Naturopathie
Rose Rouge
Beaucoup d’auteurs ont attribué à la Rose rouge une grande efficacité contre la tuberculose. Inventée par les médecins arabes, la conserve de Roses, ou djelendjoubin, était considérée par Avicenne comme spécifique de la phtisie, et ce remède continua à avoir du succès auprès des médecins du Moyen Age et de la Renaissance.
Le Dr Roques préconisait encore au siècle dernier cette conserve de Roses, et le Dr Leclerc la recommandait en citant des observations médicales à l’appui. La valeur tonique de ce remède le rend utile, de toute manière, aux gens fatigués et débilités.
Tonique et astringente, la Rose rouge est aussi prônée, à l’instar de Cazin, dans les écoulements muqueux chroniques, la leucorrhée, les hémorragies et la diarrhée.
Au temps de Napoléon, cette Rose eut une telle réputation que les médecins-majors des armées impériales venaient en personne à provins pour se ravitailler en pétales séchés et préparés : on les utilisait dans la dyspepsie, les entérites, les maux de gorge, la débilité, les maladies de peau et les affections des yeux.
L’essence de Roses contient une substance fortement anesthésique qui explique l’utilisation de l’eau distillée de Rose comme collyre, pour calmer la douleur de l’inflammation. Sa valeur antiseptique, de plus, est considérable, puisqu’une communication faite à l’Académie des sciences révèle que, employée à 1 ou 2 p. 1000, elle a une action stérilisante aussi active qu’une solution à 5 p. 1000 de phénol. Des recherches récentes, faite par P. Tanret et L. Jacques, on montré qu’une macération aqueuse de Rose rouge était douée de propriétés antibiotiques puissantes contre des ennemis aussi sérieux que le staphylocoque, le colibacille, le protéus, le pyocyanique.
Pour l’usage externe, la Rose rouge est utilisée pour son astringence, en lavements contre la diarrhée, en gargarismes contre les angines, en injections contre les pertes blanches.
Elle est très utilisée pour les soins de la peau et entre à ce titre dans de nombreux remèdes : pommade rosat, eau distillée de Rose, vinaigre de rose, encore en usage dans le nord de la France, pour traiter les plaies qui suppurent.
Elle eut aussi une certaine réputation contre les hémorroïdes. Un texte ancien d’Assyrie-Babylonie, retrouvé dans les tablettes de Gilgamesh, donne une recette de « suppositoire », composé de pétales de Rose broyés et de térébenthine, à introduire dans l’anus « graissé avec de l’huile de Cyprès ». Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin espagnol du Moyen Age, recommande la recette suivante dans son ouvrage Regimen sanitatis : « Faites bouillir dans l’eau un sachet composé de 3 parties de feuilles de Rose et de 4 de feuilles de Myrtille ; exprimez-le et que le malade y reste longtemps assis dessus, matin et soir » (en somme, une façon intelligente d’envoyer son malade dans les roses…).
La Rose à cent feuilles (Rosa centifolia) sert à préparer l’eau de Rose, ainsi que la Rose de Puteaux et la Rose de Damas.
La Rose sauvage est la fleur du Rosier sauvage ou Eglantier.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.
On l’appelle aussi Rose de Provins, Rose de France, Rose provinciale ou Rose de Champagne.
C’est une des Roses indigènes les plus cultivées pour la beauté et le parfum suave de ses fleurs veloutées, rouge foncé. On les récolte avant épanouissement pour l’usage médical.
Parfum : riche, rosacé, intense, doux
Action énergétique : yin
Planètes dominantes : Vénus, Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de pétales. 8 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Le véritable djelendjoubin arabe (ou zuccar de Rose) se prépare « en faisant sécher à l’ombre des pétales de Rose rouge non encore complètement épanouie, jusqu’à résorption de l’humidité ; broyer alors dans un mortier de pierre en ajoutant le triple de leur poids en sucre blanc ; placer le tout dans un vase de verre bouché d’un parchemin et exposer 3 mois au soleil en remuant souvent. Conserver ensuite dans un endroit frais ».
On peut, plus simplement, préparer la conserve selon la recette du Dr Leclerc : broyer les pétales avec 3 fois plus de sucre et un léger sirop de sucre, de façon à obtenir une pâte de la consistance du miel. Prendre 50 à 60 g par jour entre les repas (les tuberculeux peuvent ajouter une forte pincée de poudre de Prêle).
La confiture de Roses, très efficace contre les diarrhées, se prépare en faisant infuser 60 g de pétales dans 2 litres d’eau bouillante. Laisser en contact 24 heures. Faire bouillir avec 1 Kg de sucre jusqu’à consistance de sirop. Absorber plusieurs cuillerées par jour jusqu’à la cessation complète des troubles.
Externe
Infusion concentrée, à raison de 50 à 60 g par litre d’eau bouillante pour les gargarismes, les lavements, les injections, les lavages des yeux enflammés.
Pour la beauté des yeux, des compresses froides imbibées de cette infusion sont excellentes, mais imbibées d’eau de Rose du commerce elles sont aussi radicales pour apaiser l’inflammation des paupières détendre et faire briller le regard.
Miel rosat. Appelé encore mellite de Rose, il se prépare en laissant infuser une demi-heure à feu doux 100 g de pétales dans 400 g d’eau bouillante. Passer et faire dissoudre 650 g de miel dans le liquide. A utiliser en collutoire ou à ajouter au liquide des gargarismes (30 g par tasse).
Pommade rosat. Sa réputation contre les gerçures des lèvres n’est plus à faire. Elle se prépare en faisant fondre à feu doux 50 g de cire blanche. Y mêler 100 g d’huile d’Amandes douces. Laisser refroidir et ajouter alors, en mélangeant bien, 50 cg de carmin délayé dans un peu d’huile et 10 gouttes d’essence de Roses.
Vinaigre rosat. Il se prépare en mettant à macérer 100 g de pétales séchés dans un litre de vinaigre blanc. On peut ajouter quelques racines d’Iris bien sèches, qui parfumeront davantage. Bien boucher et exposer 10 jours au soleil. On utilise ce vinaigre (à raison de 5 à 25 g par tasse) comme astringent à ajouter à l’eau des gargarismes et des injections, et à celle des ablutions pour les soins de beauté de la peau. Etendu d’eau bouillie, il stérilise et fait cicatriser les blessures ; il est souverain contre les coups de soleil.
Ne jamais utiliser d’instruments en fer pour toutes ces préparations.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Tonifiant
- Astringent
- Anesthésique
- Antiseptique
- Antibiotique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
Elle élimine les humeurs colériques et l’amertume (elle adoucit et apaise). Son parfum donne un « coup de fouet » à l’esprit, c’est un antidépresseur qui combat les états d’abattement et de douleur.
L’essence de rose calme également les névroses anxieuses et les somatisations cardiaques, avec palpitations et accélération des battements.
Esthétique
L’eau de rose est un tonique astringent qui peut être utilisé soit comme démaquillant, soit comme lotion, pour le cou et le visage. On peut obtenir une eau de rose en faisant infuser, pendant une demi-heure, dans 1 litre d’eau bouillante la valeur de quatre ou cinq poignées de pétales secs de roses rouges. Filtrée, cette préparation peut être utilisée en compresses tièdes sur le visage. On peut la conserver trois ou quatre jours au réfrigérateur.
En compresses froides sur les paupières, cette lotion repose et embellit les yeux fatigués.
Depuis la nuit des temps, un flacon d’eau de rose fait partie des instruments de la toilette féminine et, appliquée délicatement sur la peau, elle l’aide à retrouver sa fraîcheur et son tonus.
Si l’eau de rose représente l’aspect le plus léger de la fleur, comme la rosée qui se pose sur la peau, l’huile a plus de corps, elle pénètre en profondeur, apaise et adoucit comme une caresse : la peau irritée, fatiguée et « stressée » est soulagée par la caresse de la rose, elle retrouve ce qu’elle perd quotidiennement, elle se calme et retrouve son équilibre.
L’huile essentielle de rose est, avec celle du jasmin, une alliée précieuse pour le traitement de tous les types de peau, en particulier en cas de problèmes de couperose, car elle a un effet astringent, prévient les rides et soigne les peaux rougies ou asphyxiées. Ajoutée à des crèmes ou des masques de beauté, en massage pour le visage et le corps, elle prévient le vieillissement et tonifie les tissus.
La rose, le jasmin et la fleur d’oranger sont les trois meilleures essences florales, les plus délicates et les plus coûteuses et elles sont toutes les trois très bénéfiques pour la peau. Utilisées en très petites quantités (une goutte de chacune), elles enrichiront un traitement de beauté du visage, le rendant digne d’une princesse de légende.
Intimité
Connue depuis des siècles comme aphrodisiaque, elle n’a pas un effet stimulant comme d’autres essences, mais agit sur la tension nerveuse, réconfortant le cœur et vivifiant l’esprit. Il semblerait qu’elle stimule la production de spermatozoïdes, qui diminue à cause d’un stress chronique, ce qui est souvent une cause de stérilité dans un couple.
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Cumin
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Le Cumin figurait dans la plupart des recettes culinaires des Romains et, de nos jours, il est particulièrement apprécié des Allemands, des Hollandais et des Anglais, qui l’utilisent comme condiment dans les pains et gâteaux, les fromages, etc. Stomachique et carminatif, le Cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques et, comme l’Anis, il favorise la sécrétion du lait chez les nourrices. Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant. Les Arabes utilisent comme aphrodisiaque un mélange de miel, de Cumin et de Poivre, dont ils usent deux fois par jour.
On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.
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[wptab name=’Description’]Famille des Ombéllifères.
On le surnomme Faux Anis.
Avec sa tige grêle et rameuse et ses feuilles découpées en lanières, le Cumin n’est pas sans rappeler le Fenouil. La saveur aromatique de ces fruits comme leur action médicinale les apparentent à ceux de l’Anis.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Condiment. Mêler le Cumin aux aliments dont la digestion n’est pas de tout repos ou qui provoque des gaz intestinaux (fromages forts genre Munster, choucroute, haricots, viande en daube, plats orientaux).
Infusion. Une cuillerée de semences par tasse d’eau bouillante. On laisse 10 minutes en contact et on prend une tasse après chaque repas.
Externe
Cataplasmes résolutifs. Se préparent avec des semences infusées dans l’eau bouillante et glissées, chaudes entre deux épaisseurs de linge fin.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Stomachique
- Carminatif
- Stimulant
- Diurétique
- Aphrodisiaque
[/wptab]
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HE Lavande hybride ou lavandin clone Reydovan
- Entérocolite infectieuse ++
- Rhino-pharyngite, bronchite +++
- Asthénie ++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
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[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
Les lavandins résultent de l’hybridation entre la lavande vraie et la lavande sauvage. Ils sont plus riches en essence dont les caractéristiques sont proches de celles des plantes d’origine.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommités fleuries
- Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes
- Alcools non terp. et terp. : linalol
- Esters : acétate de linalyle (25%)
- Oxydes : 1,8-cinéol
- Cétones non terp. et terp. : camphre
- Coumarines : herniarine
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antimicrobienne, bactéricide, fongicide, viricide ++
- Tonique, neurotonique ++
- Anticatarrhale, expectorante ++
[/wptab]
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HE Sauge sclarea
- Aménorrhée ++++, oligoménorrhée
- Préménopause +++, infections génitales (par suite d’insuffisance hormonale)
- Troubles circulatoires, varices, hémorroïdes, anévrisme veineux
- Cholestérol
- Mycose cutanée
- Fatigue nerveuse
Contre-indications : Mastoses, et cancéroses
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
(plus de 250 constituants; dont certains à squelette germacrane ou salvialane)
- Monoterpènes (2,5%) : alpha et beta-pinènes, caamphène, myrcène, limonène, cis- et trans-ocimènes, allo-ocimène, paracymène, terpinolène
- Sesquiterpènes (5%) : beta-caryophyllène (3%), beta-gurjunène (?), +)-germacrène D (2,5-4%), curcumène, trans-calaménène
- Alcools non terp. : cis-3-hexen-1-ol, n-pentol, 3-octanol, furfurol
- Monoterpénols (15%) : linaol (6-16%), terpinène+-1-ol-4, alpha-terpinéol (0,8%), trans-beta-terpinéol, citronnellol, nérol, géraniol, bornéol, isobornéol, thujol, p-cymène-8-ol
- Sesquiterpénols : spathulénol, junénol, alpha-bisabolol, 10-épi-gamma-eudesmol, beta-eudesmol, caryophyllénol I et II
- Diterpénols (5%) : diols : sclaréol (1,6-7%)
- Esters terp. (> 75 %) : acétates de (-)-linalyle (62,5-75 % et jusqu’à 82 %), de 1,2-dyhydrolinalyle (0,9 %), de terpényle, de terpinényle, de citronnellyle, de néryle, de géranyle (0,65 %), et de bornyle ; propionates ; butyrates ; valérates
- Monoterpénoïdes bifonctionnels : alcool, esters, cétones et époxy dérivés de l’ac.de linalyle (01%)
- Ethers :méthyl-héxyl-éther
- Oxydes : 1,8-cinéole, linalol oxyde, (-)-caryophyllène oxyde, caryophyllène époxyde, 2-pentyl-furane, furano-mono et sesquiterpènes , 1,5-époxy-salvial-4 (14)-ène, sclaréol oxyde, manool oxyde
- Cétones non terp. et terp. mono et sesquiterp. : 6, 10 ,14-triméthylpentadécan-2-one, alpha- et beta-thujones, (+)-salvial-4(14)-ène-1-one
- Aldéhydes : tr. -2-haxanal, 2 aldéhydes dérivés du curcumène, caryophyllénals
- Trans-lactones
- Coumarines : coumarine
- Sesquiterpènes soufrés : (-)-mint-sulfide
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Positivante puis surtout négative
- Oestrogen-like (similitude du sclaréol avec les oestrogènes), aphrodisiaque ;
Phlébotonique - Antidiabétique (en cours d’étude)
- Anti-hyper-cholestérolémiante
- Anti-infectieuse mineure, antibactérienne occasionnelle (klebsielles, pyocyaniques), antimycosique
- Antispasmodique, antiépileptisante, relaxante
- Neurotonique (action au niveau du bulbe et du cervelet)
[/wptab]
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HE Thym vulgaire à linalol
- Stomatite candidosique +++, gastrite, entérocolites bactérienne (surtout staphylococcique +++), candidosique +++, virale + ; colite parasitaire ++ ; diabète (adj.)
- Cystite candidosique, pyélonéphrite staphylococcique, tuberculose rénale, prostatite virale, vaginite candidosique, métrite et salpingite staphylococciques
- Bronchite, bronchopneumonie, pleurésie, tuberculose
- Fatigue nerveuse ++
- Rhumatismes musculaires
- Psoriasis, verrues
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Familles des Lamiacées
Ce sont des plantes rampantes ou en coussinet portant de petites fleurs rose pâle ou blanches. Ces plantes sont riches en huiles essentielles et à ce titre font partie des plantes aromatiques.
Parfum : frais, balsamique, fort
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Mercure, Vénus
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité Fleurie
- Monoterpènes (faible %)
- Monoterpénols : linalol (60-80 %), terpinène- 1 –ol-4
- Esters terp. : acétates de linalyle (% variable)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Positivante
- Antimicrobienne, antibactérienne, fongicide (Candida albicans +++), viricide, parasiticide ou vermifuge (ténia, ascaris, oxyures)
- Tonique, neurotonique (SNC, bulbe, cervelet), utérotonique, aphrodisiaque
- Antispasmodique légère
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Influences Psychologiques
En tant que stimulant, le thym agit à la fois au niveau de la psyché, éveillant l’intelligence et améliorant la mémoire et la capacité de concentration, en cas de fatigue mentale, de stress et de surmenage.
En cas de faiblesse physique ou mentale, de convalescence, de fatigue, il est bon de puiser à la source de la sagesse des Anciens et de retrouver son énergie et restaurer les échanges entre une fonction et l’autre de l’organisme grâce à cette plante mercurienne. Une douche ou un bain enrichis de 2 gouttes d’essence de thym permettent de passer rapidement du sommeil à l’éveil, de coordonner l’esprit et le corps et de remettre à neuf les fonctions sensorielles (vue, ouïe) et de communication (langage). Les essences naturelles étant d’une souplesse d’utilisation extraordinaire, cette action stimulante est modulable, dans le sens où elle est aussi rééquilibrante et sédative en cas d’insomnie et de nervosité. On peut donc les utiliser dans le bain ou pendant les douches revitalisantes du matin.
Intimité
Il a en outre une action légèrement aphrodisiaque et favorise les menstruations.
[/wptab]
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Anis Vert
Les graines, verdâtres, allongées, récoltées à la fin de l’été, ont une saveur sucrée très aromatique : elles sont utilisées pour l’usage médical, la confiserie (anis de Flavigny), la distillerie (anisette), la pâtisserie (pain d’épice, biscuits).
Pline l’Ancien accordait à l’Anis le pouvoir de faire dormir et de garder la jeunesse du visage.
L’Anis est un bon antispasmodique qui calme les estomacs douloureux et les menstruations difficiles. Il est surtout recommandé contre les troubles nerveux dyspeptiques (contractions, douleurs des organes digestifs, vertiges, palpitations et sensation d’opression après les repas, aérophagie). Il soulage fort bien les coliques venteuses.
Son action apaisante le fait recommander aussi par le Dr Leclerc contre l’asthme et la toux quinteuse.
L’Anis est encore un galactogène très réputé qui augmente la sécrétion lactée chez les nourrices, tout en calmant les coliques des nourrissons (d’après le Dr Cazin).
Enfin, on a recommandé l’Anis contre la fatigue générale accompagnée de migraines et de défaillance cérébrale.
[wptab name=’Description’] Famille des ombellifères
On l’appelle également : Anis d’Europe, petit anis
Plante herbacées qui vient d’Egypte. Elle est cultivée autour de la Méditerranée.
Originaire du Levant, l’Anis vert est une plante cultivée qui fut introduite en Europe au XVIème siècle. En France, l’Anis vert est cultivé près d’Albi, en Anjou et en Touraine. On trouve dans le commerce plusieurs variétés : Anis d’Espagne et de Malte, A
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 15 g de graines par litre d’eau ou une cuillerée à café par tasse. Prendre 2 ou 3 tasses par jour. Contre les coliques des enfants, on peut infuser les graines d’Anis dans le lait.
Liqueur digestive d’Anis. Faire macérer au moins un mois 50 g d’Anis et 1 g de Cannelle dans un demi-litre d’eau-de-vie blanche pour fruits.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Apaisant
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour fortifier les gencives et conserver une haleine fraîche, on peut se rincer la bouche avec une préparation obtenue en faisant macérer pendant une quinzaine de jours 15 grammes de semences d’anis vert dans un demi-litre d’alcool à 40° ou un volume équivalent d’eau-de-vie de pays.
[/wptab]
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Pavot officinal
Les Assyro-Babyloniens utilisaient déjà le Pavot comme anesthésiant, ainsi d’ailleurs que les Hindous.
Mais ce sont surtout les Chinois qui mire en honneur, comme narcotique, le suc du Pavot ou opium. En dehors de la guérison, l’apaisement de la douleur n’a-t-il pas toujours été le but suprême de la médecine ? C’est pourquoi, de son côté, Sydenham a pu déclarer que « sans le suc de Pavot, la Médecine aurait été manchote et bancale ».
En France, les capsules de Pavots ne sont plus délivrées en pharmacie, en l’absence de prescription médicale, depuis le décret de 14 avril 1911.
Elles étaient utilisées après avoir été privées de leurs graines, qui sont dépourvues de pouvoir narcotique et apportent un élément huileux indésirable. On les employait comme sédatif général, comme calmant de la toux et de la douleur. Mêlées à la racine de Guimauve, elles permettent de préparer le « gargarisme calmant du Codex ». On les utilisait aussi en lavements contre les douleurs abdominales. Les feuilles de Pavot entrent dans la composition de baume Tranquille.
Quant à l’opium, il était un des éléments de la plupart des calmants et, à ce titre, il entrait dans plusieurs préparations galéniques, dont beaucoup sont abandonnées par la thérapeutique actuelle (extrait thébaïque, poudre de Dover, teinture d’opium, sirop diacode). D’autres sont encore utilisées (laudanum de Sydenham élixir parégorique), mais assez rarement, à titre d’antalgique. En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.
[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.
On l’appelle encore Pavot à opium.
On emploie rarement les feuilles pour l’usage médical. Ce sont surtout les têtes ou capsules de Pavot, renfermant de nombreuses graines blanches, qui sont utilisées. En Orient, pour obtenir l’opium, on incise la capsule au moment où celle-ci passe de la couleur verte à la couleur jaune : c’est avec suc ou latex qui s’écoule qu’on prépare l’opium.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anesthésiant
- Narcotique
- Sédatif
- Antalgique
[/wptab]
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Dauphinelle
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Comme l’indique son nom latin (consolida), la Dauphinelle était la Consoude royale des anciens chirurgiens, réputée pour consolider les plaies et blessures. Dangereuse, la plante est émétique et irritante, et on ne l’emploie jamais pour l’usage interne. On ne l’utilise plus guère que pour détruire les poux de la tête et du pubis, comme d’ailleurs une plante très voisine, le Staphisaigre (Delphinium staphisagria).
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[wptab name=’Description’]
Famille des Renonculacées. On l’appelle très souvent Pied-d’Alouette et, moins poétiquement, Herbe aux poux.
Très abondante dans les moissons, cette plante herbacée croît dans tous les terrains. La variété améliorée (Delphinium ajacis) est cultivée dans les jardins pour sa beauté ornementale.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Poudre de semences. Obtenue par pulvérisation (contre la vermine) : prendre garde de ne pas faire tomber dans les yeux.
Infusion. 3 g de fleurs dans 100 g de vinaigre.
Macération. 3 g de fleurs dans 100 g d’eau pendant 36 heures. Ces deux préparations sont recommandées par Benvenuti afin de détruire aussi les lentes.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Emétique
- Irritante
[/wptab]
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Ficaire
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L’herbe aux hémorroïdes fut décrite pour la première fois par Rembert Dodoens, l’érudit flamand tellement savant qu’on le surnomma le Théophraste néerlandais. Elle est demeurée le remède spécifique des hémorroïdes, (hémorroïdes simples, prolapsus hémorroïdaire, anite hémorroïdaire), surtout en Belgique, sous l’impulsion de Van Holsbeck.
On l’administre en extraits, intraits, pommades, sirop, poudre, infusion, décoction. On mange aussi les feuilles, en Belgique et dans le Nord de la France surtout, car, cuites à la manière des Epinards, elles en constituent un agréable succédané.
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[wptab name=’Description’] Famille des Renonculacées.
On l’appelle aussi Petite Eclaire, Petite Chélidoine, mais son nom populaire d’Herbe aux hémorroïdes est bien plus significatif.
Cette petite plante des bois et des lieux humides et ombragés est très commune au Nord de la Loire. Ses petites racines, en forme de tubercules, ont une ressemblance frappante avec des hémorroïdes, ce qui les avait fait utiliser dès le XVIème siècle dans leur traitement (à cette époque, en effet, on appliquait dans son intégralité la célèbre théorie des « signatures » ou des « similaires » ; ainsi les plantes à suc jaune – Rhubarbe, Aloès – étaient indiquées dans les maladies du foie ; celle à suc rouge – Garance – contre les hémorragies ; la Pulmonaire, par sa ressemblance avec le tissu des poumons, l’était dans les maladies de poitrine, etc., le plus étonnant étant, d’ailleurs, que cette théorie se vérifiait à maintes reprises !).
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion ou décoction courte. 50 à 60 g de racines par litre d’eau.
Externe
Suc de la plante fraîche obtenu par expression ; on en badigeonne les hémorroïdes. Les feuilles cuites sont appliquées en cataplasme chaud. On peut encore mélanger une forte décoction de feuilles, réduite au tiers, avec de la farine de Lin ou de la farine de Fenugrec, pour en faire un cataplasme appliqué très chaud.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
[/wptab]
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HE Aneth odorant
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Indications (VT +) :
- Bronchite catarrhale aiguë +++ ;
- Insuffisance hépato-biliaire ++, dyspepsies + ;
- Hémogliase, risque d’infarctus +.
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).
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[wptab name=’Description’] Famille des Apiacées
L’aneth est une plante annuelle à racine fusiforme, fibreuse et blanchâtre. La tige, de 50 centimètres à 1 mètre, est cylindrique, striée, peu rameuse et creuse à l’intérieur. Les feuilles, alternes, d’un beau vert, sont décomposées en segments linéaires. D’avril à juillet apparaissent les fleurs, petites et jaunâtres, formant de larges ombelles terminales, et donnant des fruits un peu comprimés, aplatis, ovales, marqués de dix cottes longitudinales.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Graine
- Monoterpènes (25 – 50 %) : (+)-limonène (25 – 40%), alpha-phellandrène (25%), paracymène (0,2%)
- Monoterpénones (40-60 %) : (+)-carvone (28,5 % mini, 40,8 %), iso et dihydrocarvones (0,6 et 0,9 %)
- Coumarines (<4%) : ombelliférine, ombelliprénine
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale, mucolytique +++ ;
- Cholagogue, cholérétique +++ ;
- Eupeptique + ;
- Anticoagulante +.
[/wptab]
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