Naturopathie & Prévention
Recherche
Eau Pure

La meilleure boisson pour l'homme : L'eau dissout toutes les toxines...

En Savoir Plus

Nourriture Nature

Utiliser la force vitale des aliments via la lumière du soleil qu'ils absorbent au cours de leur croissance...

En Savoir Plus

Youtube

Naturopathie

Yoga léger

Méditer

Chaîne gratuite
Claude-Sophie
sur

 CS

En Savoir Plus

Yoga léger

Le Corps ne s'use que si l'on ne s'en sert pas ! La sédentarité tue à petit feu...

En Savoir Plus

Méditer

Méditer en Conscience : pour guérir petit à petit de nos souffrances émotionnelles, conflits non résolus, chocs, relations... 

En Savoir Plus

Naturopathie

Pervenche

Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.

Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».

Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.

Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.

La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».

Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).

Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.

Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.

[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.

Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.

La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.

La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.

Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).

Externe

La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.

Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Tonique
  • Apéritif
  • Fortifiant
  • Antidiabétique
  • Vulnéraire

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Hysope

« Lave-moi avec l’Hysope et je serai net », dit le roi Salomon, qui employait cette plante sacrée avec le bois de Cèdre contre la lèpre. Au Moyen Age, sainte Hildegarde l’utilisait, associée à la Réglisse et à la Cannelle, comme « puissant remède des affections du foie et du poumon », et, unie à la tisane des quatre fleurs, « pour soulager les nonnes chez lesquelles le chant a provoqué de l’enrouement ».
De son côté, Trotula, la ‘Sage Matrone », une des gloires de la fameuse école de Salerne, la recommandait pour purger le poumon de son phlegme, surtout unie à la Figue.
De nos jours, c’est toujours contre les affections des bronches qu’on utilise l’Hysope. C’est un excellent expectorant, puis asséchant, qui favorise la respiration par action sur les centres nerveux. On le préconise contre la toux et l’oppression, les maladies de bronches avec essoufflement, contre m’asthme. Stimulant, il relève le tonus amoindri par la toux, mais les sujets nerveux, toutefois, ne doivent l’utiliser qu’à petites doses.
Pour l’usage externe, la plante est résolutive et vulnéraire. Elle entre d’ailleurs dans la composition de « l’alcoolat vulnéraire » officinal. On l’utilise en gargarismes dans les affections de la gorge et en cataplasmes contre les blessures, les ecchymoses, les entorses.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

C’est l’Esobh ou Herbe sacrée des Hébreux. Comme la Lavande et le Thym, l’Hysope est une plante familière des lieux arides de notre Provence. On emploie les feuilles mondées et les sommités fleuries, qui répandent une odeur forte et aromatique.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
Sirop. Se prépare avec une infusion concentrée, à raison de 100 g de plante par litre d’eau. Laisser infuser plusieurs minutes. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Prendre 5 cuillerées à soupe par jour.

Externe

Infusion concentrée : en gargarismes ou en compresses chaudes.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Asséchant
  • Stimulant
  • Vulnéraire

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’eau d’hysope, dérivée du processus de distillation de l’huile essentielle, a un caractère nettement masculin et représente un excellent tonique après rasage.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

HE Hysope officinale ssp officinale

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, emphysème, asthme, toux, pneumonie +++
  • Cystite post-infectieuse
  • Plaies, ecchymose, cicatrice, lèpre
  • Sclérose en plaques (action indirecte)
  • Troubles ovariens (à la puberté)
  • Asthénie

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse, vieillards (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

L’hysope officinale est un arbrisseau que l’on trouve dans les environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.

Parfum : doux, épicé, herbacé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

  • Monoterpènes (25-30%) : (-)-beta-pinène (15,2-22,87%)
  • Sesquiterpènes (12%) : beta-caryophyllène (2,91-3,21%), germacrène D (0,75%)
  • Sesquiterpénols (5-10%) : nérolidol (1,37%), spathulénol
  • Phénols méthyl-éthers (4%) : myrténol méthyléther (2,72%), chavicol méthy-éthers (0,8%)
  • Monoterpénones (45-58 %) : alpha- et beta-thujones (tr. Et 0,12 %), camphre, (-)-pinocamphone (11,85-12,18 %), isopinocamphone (31,67-32,57 %), (subchémotype possible : pinocamphone 53 %, isopinocamphone 5 %)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante
  • Anticatarrhale ++++, mucolytique, lipolytique, décongestionnante
  • Antiasthmatique (diminution de l’irritation des muqueuses bronchiques) ++
  • Anti-inflammatoire pulmonaire
  • Régulatrice des métabolismes des lipides (intestin grêle-foie)
  • Anti-infectieuse, bactéricide (staphylocoque, pneumocoque) + à ++, viricide +++, parasiticide +
  • Cicatrisante
  • Tonique (à faibles doses)

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Elle a un effet tonique sur l’esprit, qu’elle rend plus clair et lucide. Son action est semblable à celle de l’essence de basilic, quoiqu’elle soit moins incisive et pénétrante. De nombreux peuples de l’Antiquité parfumaient le pain avec de l’hysope pour purifier le sang et l’esprit.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

HE Mandarine dit « zestes de mandarine »

Indications (VT +) :

  • Insomnie, excitation, angoisse +++
  • Eréthisme cardio-vasculaire +
  • Dyspepsies, gastralgie, hoquet, aérophagie ++
  • Dyspnée +

Contre-indications : Usage externe, sauf localisé (photosensibilisante)

[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

Parfum : frais, doux, d’agrume
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Zeste

Fraction volatile :

  • Monoterpènes : limonène (65-94 %)
  • Alcools non terp. : nonanol (0,1%), octanol (0,09%)
  • Monoterpénols : citronnellol(0,01-0,5%), linalol (0,03-6,1%)
  • Esters arom. : acétate de benzyle
  • Composés azotés (esters) : n-méthyl-anthranylate de méthyle (0-0,85%), anthranylate de diméthyle (0,9%)
  • Ald. non terp. : décanal (0,04-0,9%)
  • Coumarines et furocoumarines
Fraction non volatile :
  • Flavonoïdes, caroténoïdes, stéroïdes, coumarines et furocoumarines

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Modératrice du SNC, sympathicolytique (dim. sensibilité), relaxante, sédative, hypnotique légère +++
  • Antispasmodique légère +
  • Cholagogue
  • Antiseptique +
  • Antifongique +

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

Elle est utile aussi en cas d’agitation, de difficultés à s’endormir (dans ce cas, 2 gouttes d’essence versées sur l’oreiller ou vaporisées dans la pièce seront très bénéfiques). Elle facilite la digestion en stimulant la fonction gastrique et hépatique.

Esthétique

Elle améliore la circulation lymphatique en favorisant la résorption des liquides des tissus en cas de rétention hydrique et de cellulite.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

HE Matricaire

Indications (VT +) :

  • Dermatoses, plaies infectées, ulcère, eczéma ++
  • Dyspepsies +, ulcère gastroduodénal ++
  • Cystites
  • Aménorrhée, dysménorrhées

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées

On l’appelle également : Camomille sauvage,Camomille vraie, Matricaire camomille, Petite Camomille

La Matricaire est une plante herbacée annuelle.

Elle fleurit de mai à novembre et on la rencontre dans toutes les régions à l’état sauvage en particulier le long des chemins.

Parfum : herbeux, doux
Action énergétique : yin
Planète dominante :Soleil
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fleurs

  • Sesquiterpènes : chamazulène (<5%), dihydrochamazulènes I et II, bisabolènes, trans-beta-farnésène
  • Sesquiterpénols : (-)-alpha-bisabolol (8%), spathulénom, farnésol
  • Oxydes sesquiterp. : bisabololoxydes A (23 %), B (10 %), et C, époxy-bisabolol
  • Lactones sesquiterpéniques
  • Coumarines et méthoxycoumarines : ombelliférone, herniarine,
  • Ethers : « éther bicyclique polyénique » (1-10%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique digestive, stomachique +
  • Anti-inflammatoire ++, cicatrisante
  • Antiallergique
  • Décongestive
  • Hormon-like +
  • Antispasmodique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Influence psychologique

C’est un antidépresseur et lorsqu’on l’utilise pour un massage de la région du foie, elle atténue la colère des sujets « atrabilaires ».
Son action se combine très bien à celle d’essences telles que celle de rose et de lavande qui ont aussi un effet sur le système nerveux et que l’on peut ajouter, en parts égales, à l’eau d’un bain régénérant et relaxant.

Esthétique

L’utilisation de la camomille pour la beauté est aussi ancienne que son emploi en herboristerie. Ses propriétés la destinent plus particulièrement aux peaux fragiles, sensibles aux intempéries. Aujourd’hui, en cosmétologie on l’utilise seule ou associée à d’autres plantes telle que le romarin, la bruyère et la pensée sauvage.
Sans avoir toutes ces prétentions, la simple infusion de camomille en usage externe sur le visage rendra cependant les meilleurs services dans l’entretien de l’épiderme.
Le shampooing à la camomille nuance discrètement les cheveux clairs en y ajoutant un peu de soleil.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

HE Niaouli

Indications (VT +) :

  • Coronarite, endocardite, artérite +++, athérosclérose, hémogliase ; varices ++, hémorroïdes ++, hémorroïdes hémorragiques
  • Infection respiratoire catarrhale chronique, sinusite ++, rhinopharyngite, bronchite +++, tuberculose ; blépharites
  • Herpès génital +++, condylome acuminé +, lésions planes +++, dysplasie du col +++, vulvovaginite, vaginite leucorrhéique ; fibromes (certains) ++
  • Cancer du sein non-hormono-dépendant (adj.)
  • Amygdalite, aérophagie, gastrite, ulcères gastrique et duodénal, hépatites virales +++, 1 petite insuffisance hépatique +, lithiase biliaire, entérite virale, diarrhées, choléra, cancer du rectum (adj.)
  • Urétrite, et prostatite (Instillation huileuse à 5-10 %)
  • Psoriasis, piqûre de moustique, furoncle, dermite mycosique, lèpre, plaies surinfectées et d’électrocoagulation, rides
  • Peau « cartonnée » (préventif, avant radiothérapie, en usage local)
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Dépression nerveuse (étiologie ; infections virales)

Contre-indications : Aucune connue, mais prudence chez la femme enceinte et le jeune enfant

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

On l’appelle également :

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Monoterpènes (17%) : alpha- et beta-pinènes (7,5% et 3%), alpha-phellandrène (tr.), alpha- et gamma-terpinènes, limonène (4-8%)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (2%), aromadendrène, allo-aromadendrène, viridiflorène, delta-cadinène
  • Monoterpénols : linalol, terpinène-1-ol-4 (2%), (-)-alpha-terpinéol (9-14%)
  • Sesquiterpénols : (-)-globulol, (+)-viridiflorol (6-15%), nérolidol (1-7%)
  • Oxydes terp. : 1,8-cinéole (38-58 %), époxycaryophyllène II
  • Aldéhydes aliph. : isovalérald., benzald (tr.-0,8%)
  • Composés soufrés

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne (peu ou pas active sur les entérobactéries, mais active à très active sur les coques gr. + : staph. doré ++++, pneumo. +, strep. b-hém. Gr. A +++, entéro. ++), antimycobactérienne (BK d’origine pulmonaire, urogén., lympho.gg. +++, bac. de Hansen), antifongique (cand. ++ à +++), antivirale +++ (incluant les virus lents), antiparasitaire (plasmodium) et antiseptique
  • Fébrifuge
  • Anticatarrhale, expectorante +++, excitante balsamique
  • Anti-inflammatoire + (dim. A-1-glob.), antirhumatismale, temporisatrice des phénomènes allergiques, analgésique, antiprurigineuse
  • Antihypertensive
  • Stimulante hépatocytaire
  • Décongestionnante veineuse ++
  • Litholytique +
  • Hormon-like (action au niveau de l’axe hypophyso-ovarien, oestrogen-like et hypophyso-testiculaire)
  • Tonique cutané, topique
  • Antitumorale ( ?)
  • Protectrice cutané (radioprotectrice)

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Mûrier noir

L’écorce de la racine a longtemps passé pour purgative et ténifuge, mais, après les expériences du Dr Bérenger, elle a été rayée de la liste des ténifuges.

Les fruits, avant leur maturité, sont astringents et très acidulés (un litre de jus contient 20 à 25 g d’acide citrique). On employait ce jus, jadis, contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, les règles trop abondantes. On prépare encore, avec les fruits récoltés avant complète maturité, un sirop très renommé, utilisé en gargarismes contre les maux de gorge ou comme boisson rafraîchissante.

A maturité complète, ces fruits deviennent laxatifs.

Les feuilles de Mûrier noir étaient depuis longtemps employées couramment en infusion contre le diabète.

Les travaux récents de Bart ont prouvé l’efficacité de ce traitement, qui permet d’entraîner la diminution, et même la disparition, de la glycosurie.

[wptab name=’Description’]Famille des Moracées.

Originaire de Perse, cet arbre au port élevé est acclimaté en France.

Le Mûrier blanc (Morus alba) est le Mûrier du ver à soie. Ses fruits, blancs, sont comestibles, mais ne doivent pas se substituer à ceux du Mûrier noir au point de vue médicinal.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. 60 g par litre d’eau, dont on prend une tasse avant chaque repas, mais on utilise généralement l’extrait fluide pharmaceutique. Contre le diabète.

Décoction d’écorce. A absorber le matin à jeun, à la dose de 5 à 12 g pour un demi-litre d’eau. Comme purgatif.

Sirop de mûres. Se prépare, avant la maturité totale des fruits, avec 1 Kg de mûres et 1 Kg de sucre. Faire bouillir jusqu’à l’obtention d’un sirop et passer. Délicieux l’été, ajouté à de l’eau glacée.

Externe

On emploie le sirop pur ou coupé d’un peu d’eau pour les gargarismes.

Infusion de feuilles. En bains de bouche, elle est, paraît-il, efficace contre les rages de dents.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Astringent
  • Laxatif

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Adonis

C’est un des « pères allemands » de la botanique, Bock, dit Tragus, qui signala le premier, à l’époque de la Renaissance, les propriétés de l’Adonis. Utilisée autrefois contre les néphrites et l’urémie, c’est surtout comme tonique du cœur qu’on l’emploie de nos jours : elle fut signalée en 1879 par Budnow et étudiée par Fukelman et Chevalier, lesquels découvrirent son principe actif. L’adonis régularise les mouvements du cœur, agit sur la circulation sanguine et augmente la pression artérielle (son emploi est donc interdit aux personnes souffrant d’hypertension). Elle se place, d’après les auteurs, come une excellente médication intermédiaire entre la Digitale et le Stophantus. Tout en facilitant les fonctions du rein par son pouvoir diurétique, c’est à la fois un précieux tonique du cœur et un bon sédatif, qui possède, de plus, la faculté de s’éliminer très vite.
Moins puissant que la Digitale, certes, mais aussi moins toxique, l’Adonis se révèle comme un excellent remède ne nécessitant pas de pause dans le traitement, très recommandable aussi bien dans le cas d’insuffisance cardiaque que dans les cas de baisse de la tension artérielle (hypotension).

[wptab name=’Description’]Famille des Renonculacées.

On l’appelle aussi Adonide de printemps.

Il existe plusieurs Adonis, mais seule l’espèce vernalis est officinale. Elle pousse volontiers sur les plateaux calcaires des Causses et des Cévennes.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

2 g de feuilles dans 200 g d’eau bouillante à prendre en 24 heures, bien que l’Adonis soit surtout employée en pharmacie sous forme d’extraits aqueux ou alcooliques, ou sous forme de teinture.

[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Diurétique
  • Sédatif

[/wptab]

[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Asaret

On utilisé jadis l’Asaret comme vomitif, avant l’importation de l’Ipécacuanha. Son nom de Cabaret lui vient de ce que, dans certains pays et particulièrement en Russie, on utilisé cette propriété émétique pour dissiper l’ivresse.
Le rhizome est, en outre, fortement purgatif. Toutefois d’après Brissemoret, il n’est actif qu’à l’état frais ou dans les six mois suivant la récolte.
A dose moins élevée, l’Asaret jouit de propriétés expectorantes, signalées par le Dr Leclerc, et on l’utilisait contre les catarrhes et la coqueluche. Le rhizome, réduit en poudre, est sternutatoire, mais on emploie plus spécialement les feuilles pulvérisées pour cet usage, soit seules, soit mêlées à d’autres substances comme dans la « poudre de Saint-Ange » (cette poudre était vendue à Paris comme remède secret).

L’Asaret du Canada (Asarum canadense), appelé souvent Wild Ginger, c’est-à-dire Gigembre sauvage, diffère par sa composition chimique de l’espèce européenne. On l’utilise comme stimulant et on le considère comme légèrement sudorifique. Mais on l’emploie aussi comme épice, en remplacement du Gingembre.
[wptab name=’Description’]Famille des Aristolochiacées.

Connue généralement sous son nom populaire, Oreille d’homme, la plante est parfois appelée Cabaret, Rondelle, Nard sauvage, Oreillette.

Cette petite plante toujours verte tapisse les rochers et les ruines dans les lieux humides et les bois ombragés.
La médecine employait le rhizome et les feuilles.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Poudre de rhizome sec. 1 g pour une tasse d’eau chaude (recommandé par le Dr Leclerc, comme expectorant).

Infusion. 3 à 4 feuilles par tasse d’eau bouillante, également comme expectorant.
Poudre de rhizome à la dose de 3 g comme émétique et purgatif, et infusion de feuilles, avec 6 à 10 feuilles par tasse d’eau bouillante, comme émétique et purgatif.

Externe

La véritable poudre de Saint-Ange, selon Guibourt, se composait, paraît-il, de 500 g d’Asaret, 12 g de Bétoine, 4 g de Verveine et 4 g de crapaud. Une autre formule, donnée par Baumé, sous le nom de « poudre capitale de Saint-Ange », se compose de 24 g de feuilles d’Asaret et de 1 g d’Ellébore blanc.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Vomitif
  • Émétique
  • Purgatif
  • Expectorant
  • Sternutatoire

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]