Phytothérapie
Lamier blanc
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Depuis longtemps, le Lamier blanc est un remède populaire réputé contre les pertes blanches. Dodoens, déjà, le signalait pour cette vertu. Florain mettait ses propriétés astringentes à profit contre les hémorragies. Le Dr Leclerc, après l’avoir étudié, le recommandait à la fois contre la leucorrhée et les pertes utérines. Bien qu’assez peu utilisée de nos jours, la plante est utile dans les fleurs blanches, les règles trop abondantes des jeunes filles anémiées, la diarrhée et les crachements de sang.
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[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées
On l’appelle aussi Ortie blanche ou Ortie morte.
Cette plante vivace se rencontre partout, en bordure des chemins et dans les haies. Elle ressemble à l’Ortie vraie par son port et ses feuilles, mais elle n’est pas piquante.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau. Prendre une tasse le matin à jeun et une avant les deux grands repas
Externe
Décoction. 50 g de plante entière coupée par litre d’eau. Laisser bouillir 10 minutes. Utiliser en injections chaudes.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Astringente
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Euphraise
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Olivier de Serres, sur sa terre du Pradel, ne manque pas de cultiver l’Euphraise, « aussi appelée luminette pour être sa vertu esclairer les yeux ». L’eau distillée d’Euphraise officinale ou la simple décoction avaient grande réputation pour guérir l’ophtalmie, la blépharite, la conjonctivite, les larmoiements. La plante passait aussi pour rendre la mémoire. Les Américains l’ont utilisée contre le rhume de cerveau, soit en pommade nasale, soit en lavage du nez.
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[wptab name=’Description’] Famille des Scrofulariacées.
On l’appelle aussi Casse-Lunettes, comme le Bleuet, et, parfois, Herbe à l’ophtalmie.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de plante entière ou de sommités fleuries par litre d’eau. Contre le rhume de cerveau et – qui sait ? – pour rendre la mémoire. Boire 3 tasses par jour, entre les repas.
Externe
Décoction. Même quantité de plante, mais laisser bouillir 10 minutes. Utiliser en lavages des yeux contre les ophtalmies ou aspirer par le nez contre le rhume de cerveau.
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[wptab name=’Propriétés’]
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Houx
La seconde écorce du Houx sert à préparer la glu (que l’on extrait aussi d’autres végétaux et en particulier des baies de Gui). Celle-ci est parfois employée pour ramollir, résoudre et faire mûrir les abcès et furoncles.
Les feuilles de Houx – et leur principe actif, l’ilicine – ont été vanté contre les rhumatismes et les fièvres intermittentes.
Les baies sont purgatives, mais ne sont plus guère employées, car elles provoquent parfois des vomissements.
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Le Petit Houx appelé aussi Houx frelon, est le fragon.
[wptab name=’Description’]Famille des Ilicacées
Les rameaux d ce petit arbuste épineux sont bien connu, puisqu’ils constituent, avec le Gui, l’ornementation des fêtes de fin d’année.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction de feuilles. 30 g par litre d’eau bouillante, ou 40 g par litre de vin. Laisser frissonner 10 minutes et prendre 2 verres à bordeaux par jour. Les baies s’utilisent à raison de 10 à 12 au maximum, après avoir été trempées 12 heures pour les ramollir.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Antirhumatismal
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Ipecacuanha
Les effets vomitifs de l’Ipéca, dus à son principe actif, l’émétine, étaient connus des Brésiliens de temps immémorial. Il fut introduit dans la pharmacopée européenne, en 1672, par un médecin nommé Legras, qui en rapporta d’Amérique et le fit vendre par un pharmacien sous les noms de Béconquille, Mine-d’or et, surtout, Racine-d’or. Le XVIIème siècle employa beaucoup les propriétés vomitives de la nouvelle drogue.
On emploie l’Ipéca, comme vomitif, à haute dose dans les embarras gastriques, les empoisonnements. A petite dose, l’Ipéca est un expectorant et un décongestif, à employer dans les cas de congestion pulmonaire, bronchite, hémoptysie, coqueluche.
L’Ipéca entre dans le « sirop d’Ipécacuanha composé », appelé généralement sirop pectoral de Desessartz, et, avec la poudre d’Opium, il donne la « poudre de Dover », remèdes très populaires dans l’ancienne pharmacopée. Certains médecins utilisaient aussi les propriétés rubéfiantes de l’Ipéca dans des pommades telles que le »liniment de Hannay », composé concentrée, à raison de 100 g de plante par litre d’eau. Laisser infuser plusieurs minutes. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Prendre 5 cuillerées à soupe par jour.
[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
C’est la « racine brésilienne », qu’on appelle généralement, de son nom abrégé, Ipéca.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Infusion concentrée : en gargarismes ou en compresses chaudes[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vomitif
- Expectorant
- Décongestif
- Rubéfiant
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Ratanhia
C’est la racine fournie par Krameria triandra, de la famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil. L’écorce de cette racine, très riche en tanin, est un astringent puissant utilisé dans les diarrhées chroniques, les hémorragies, les hémorroïdes, les fissures anales. C’est aussi un excellent dentifrice. Les dames de Lima s’en servaient, de temps immémorial, pour cet usage : c’est à cause de cela que Ruiz s’intéressa à cette racine, l’étudia et l’appela d’ailleurs Raiz para los dientes (racine pour les dents).
[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de racine par litre. Rendre un demi-verre, à intervalles réguliers.
Externe
Décoction. 50 g par litre, bouillie un quart d’heure, en injections, lavements, fomentations.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Astringeant
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Sarriette des jardins
Utilisée surtout comme condiment, la Sarriette est l’aromate indispensable des plats de petits pois, de féculents et surtout de fèves, dont elle aide la digestion. Son essence antiseptique la rend précieuse aussi dans la préparation des gibiers faisandés. Pour l’usage plus spécifiquement médical, on l’emploie contre les digestions pénibles, les crampes d’estomac, les contractions nerveuses et chaque fois qu’un estomac paresseux a besoin d’être stimulé. Carminative, elle chasse les flatulences, favorise l’évacuation des gaz et empêche les fermentations intestinales. En Allemagne (et sans doute par l’action de son essence antiseptique), elle est un remède populaire contre les diarrhées.
On l’employait aussi parfois, jadis, contre les crises d’asthme.
La Sarriette fait partie avec beaucoup d’autres plantes aromatiques, de « l’alcoolat vulnéraire », qu’on appelle aussi « alcoolat polyaromatique » ou encore « eau d’arquebuse ».
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
C’est le Pebre d’aï (Poivre d’âne) des Provençaux, qui aromatise le lapin, les fèves et les pois, les écrevisses et les fromages de chèvre. On l’appelle aussi Herbe de saint Julien.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 50 g par litre. Prendre une tasse après chaque repas.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Carminative
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Thym
Les propriétés du Thym sont sensiblement les mêmes que celles du Serpolet.
C’est à la fois un tonique et un antispasmodique des voies digestives, qui facilite la digestion tout en calmant les contractions nerveuses de l’estomac et de l’intestin. Il chasse les gaz, empêche les fermentations et, de plus, stimule l’appétit.
Excellent antiseptique, il n’est pas étonnant qu’on l’utilise pour aseptiser, tout en les parfumant, les marinades, surtout celles du gibier faisandé. Au Maroc et en Tunisie, la décoction de Thym dans l’huile d’olive est encore très prôné contre les mauvaises plaies, afin de les nettoyer et de les aseptiser. Cette propriété est aussi mise à profit pour lutter contre les rhumes de cerveau, les bronchites, les rhinopharyngites.
En règle générale, le Thym active toutes les fonctions de désintoxication, favorise la transpiration et la diurèse et se recommande chaque fois qu’il est bon de favoriser l’élimination des toxines de l’organisme (grippe, rhumatisme, maladie de pléthore).
Le Thym est aussi un stimulant qui a la réputation d’exciter l’intelligence, à la manière du Thé ; son infusion est recommandée, après les repas, aux intellectuels sédentaires pour vaincre la somnolence due à la digestion et leur permettre de se remettre au travail.
Le Thym est aussi un bon vermifuge, qu’on peut administrer sans danger aux enfants.
Pour l’usage externe, le Thym est tout indiqué chaque fois qu’il faut nettoyer et aseptiser : plaies, ulcères, pertes blanches.
Il est aussi très efficace comme calmant des douleurs rhumatismales, de la goutte, de l’arthrite. Il permet de préparer des bains fortifiants très recommandés aux enfants chétifs. Même la beauté y trouve son compte, puisque le Thym constitue pour certains coiffeurs, un tonique du cuir chevelu qui arrête et empêche la chute des cheveux, les épaissit et active leur repousse.
C’est aussi un bon dentifrice, fortifiant des gencives, désinfectant de l’haleine, préventif des caries.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
C’est la Farigoule des garrigues provençales.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 à 30 g de plante par litre d’eau bouillante, dont on prendra 3 ou 4 tasses par jour comme stimulant, contre les rhumes et les mauvaises digestions. A la dose de 50 g, l’infusion se montre plus excitante.
Sirop contre la coqueluche : faire dissoudre 175 g de miel dans 100 g d’infusion chaude.
Externe
Infusion de Thym (15 g) et Tanaisie (5 à 10 g) par litre d’eau bouillante. Laisser en contact un quart d’heure, passer et injecter en lavement à bonne température, contre les vers.
Contre les douleurs, on utilise du Thym fais, qu’on fait chauffer à sec dans une poêle en fer. Appliquer bien chaud entre deux mousselines sur la région douloureuse. On peut aussi faire une pâte avec du Son, de l’eau et du Thym, et l’appliquer chaude en cataplasmes.
Bain de Thym. Il est fortifiant, revigorant, ou antidouleurs, et se prépare avec une décoction de 500 g de Thym bouilli dans quelques litres d’eau, qu’on ajoute à l’eau du bain.
Lotion capillaire. Elle est tonique et faite avec une décoction concentrée, à raison de 100 g par litre d’eau qu’on laisse réduire de moitié. Frictionner le cuir chevelu avec cette lotion et en rincer les cheveux après le shampooing. Cette même décoction peut servir en lavages ou en compresses pour panser les plaies.
On peut remplacer le dentifrice habituel, plusieurs fois par semaine, par du Thym sec pulvérisé dont on imprègne la brosse.
Elixir dentifrice. Mettre 100 g de Thym à macérer 10 jours dans un litre d’eau-de-vie. Ajouter une cuillerée à café à l’eau du verre à dents. Cet élixir peut aussi servir à aseptiser les plaies ou à frictionner les douleurs.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Tonique
- Antispasmodique
- Antiseptique
- Sudorifique
- Stimulant
- Vermifuge
- Calmant
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
L’infusion astringente et odorante obtenue en jetant dans 1 litre d’eau bouillante une poignée de thym frais et de romarin est aussi agréable que rafraîchissante pour laver le visage. A utiliser le jour même.
Sur la peau, on l’applique avec une éponge, en lavage, en application diluée, en cas d’infection, de furoncle, d’acné, de coupure, de piqûre d’insecte, de dermatite du cuir chevelu (elle agit aussi en cas de parasitose : présence de poux, par exemple).
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Iris de Florence
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On a jadis utilisé la poudre du rhizome comme expectorant dans les rhumes et les bronchites. Le remède est abandonné, car il devenait vomitif et purgatif pour peu qu’on dépassât tant soit peu la dose.
On emploie encore parfois cette poudre en prises, pour faire éternuer et dégager les muqueuses nasales en cas de rhume de cerveau.
Saupoudrée et bien répartie sur la chevelure, elle constitue un excellent shampooing sec, qu’il faut éliminer après quelques minutes de pose par un énergique brossage.
Le rhizome frais contient un principe âcre et irritant, qu’il conserve en partie après dessiccation : on l’utilise pour faire des pois à cautères, dits « pois d’Iris », destinés à entretenir une suppuration nécessaire.
[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées
On cultive cette plante, pour les besoins de la parfumerie, en Toscane, au Maroc, dans l’Ain et le Gard. En effet, le rhizome noueux et rampant de l’Iris, qui n’a pas d’odeur à l’état frais, développe en séchant une suave odeur de violette, et c’est avec lui que les parfumeurs préparent les parfums dit « de violette ».
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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorant
- Vomitif
- Purgatif
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Bleuet
Bien qu’on ait utilisé les fleurs de Bleuet comme diurétique et antirhumatismal, c’est presque uniquement pour leurs propriétés calmantes contre les affections inflammatoires des yeux qu’on les emploie de nos jours. Cette réputation de guérir la conjonctivite, l’irritation et la rougeur des paupières, les orgelets, etc, est d’ailleurs tout fait méritée. L’eau distillée de Bleuet avait même la renommée de rendre la vue plus claire – ce qui était quand même exagéré.
[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
Encore appelé Blavette, Barbeau, Aubifoin, mais aussi Casse-Lunette, ce qui évoque ses qualités ophtalmiques.
Connu de tous, le Bleuet abonde en été dans les moissons.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. Une cuillerée à dessert de fleurs de Bleuet par tasse d’eau. Laisser tiédir et baigner abondamment les paupières. La même infusion coupée d’eau de rose, utilisée en compresses, donne après 10 minutes d’application, un regard brillant et des paupières reposées.
Breuvage anti-rhumatismal. On faisait naguère dans le Nord, un breuvage avec 25 g de Bleuets macérés dans 1 l de bière.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Antirhumatismal
- Calmante (pour les yeux)
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[wptab name=’Propriétés’]
Esthétique
Autrefois utilisé pour les soins du cuir chevelu, le bleuet entre aujourd’hui dans la composition de lotions capillaires antipelliculaires. Une infusion préparée avec 25 grammes de pétales dans un demi-litre d’eau bouillante et appliquée en compresse tiède sur le visage montre une action à la fois tonique et adoucissante, elle lutte efficacement aussi contre l’apparition des rides.
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Ronce
Toute la plante contient un tanin et jouit de propriétés astringentes. Cazin recommandait l’écorce de la racine contre les diarrhées atoniques et les inflammations de l’intestin, mais cette partie de la plante est peu utilisée de nos jours.
Les feuilles, déjà vantées par sainte Hildegarde contre les hémorragies du fondement, sont toujours utilisées de nos jours, avec les boutons et les tiges tendres, contre la diarrhée, le sang dans les urines et les pertes blanches. Comme le recommandaient Cazin, Pinel et Bauhin, elles constituent encore de nos jours un remède populaire contre les angines, les ulcérations de la gorge, les aphtes, les stomatites, l’inflammation des gencives.
Les Mûres sont, elles aussi, réputées, en sirop, en gelée et en confiture, contre la diarrhée et les maux de gorge.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.
On l’appelle souvent Mûrier des haies, Mûrier sauvage.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 à 30 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour, qu’on peut édulcorer avec du sirop de Mûres.
Sirop de Mûres. Ecraser les fruits et laisser reposer la purée au frais pendant 24 heures. Passer ensuite le jus et lui ajouter 900 g de sucre par livre de jus. Faire faire quelques bouillons sur le feu et écumer. Mettre en bouteilles lorsque le sirop est froid.
Externe
Gargarismes, et bains de bouche, contre les inflammations de la gorge et de la bouche, avec une décoction de 100 g de feuilles par litre d’eau bouillante. Laisser bouillir un quart d’heure. Ajouter à la décoction du miel ou, mieux, un verre de sirop de Mûres et faire 5 à 6 gargarismes par jour.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut préparer soi-même une lotion astringente pour les peaux grasses en faisant bouillir, pendant dix minutes, environ 20 à 25 grammes de feuilles de ronce. Cette décoction sera utilisée matin et soir, en lotion sur le visage
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