Phytothérapie
Souci
De nos jours, lorsqu’il est encore utilisé pour l’usage interne, c’est presque uniquement pour ses propriétés emménagogues : les fleurs de Souci, en effet, favorisent l’apparition des règles et les rendent moins douloureuses, surtout lorsque ces menstruations difficiles sont accompagnées, ou résultent, de dépression nerveuse et d’anémie.
Pour l’usage externe, il a gardé sa réputation d’autrefois. Anti-infectieux efficace, il nettoie et guérit les maux cutanés en un temps record (c’est le Calendula homéopathique).
Il sert toujours en bain d’yeux contre l’ophtalmie, pour panser les brûlures et les engelures, les plaies infectées, et contre diverses maladies de peau (acnés, impétigo, ulcères, eczéma). Il passait même jadis pour être anticancéreux. On l’utilise aussi contre les cors et les verrues.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.
Jadis le Souci connaissait une grande vogue en médecine populaire. Sudorifique et dépuratif, on l’utilisait contre les maladies de peau, les affections scrofuleuses, l’ictère et les engorgements des viscères abdominaux. On employait ses vertus antispasmodiques contre l’hystérie et diverses maladies nerveuses. On lui reconnaissait en outre des vertus stimulantes et antiscorbutiques.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de fleurs. 30 g par litre d’eau bouillante. Laisser 10 minutes en contact. Prendre 3 tasses par jour. Comme emménagogue, faire le traitement pendant 10 jours avant la date présumée des règles.
Teinture. Fleurs de Souci tassées sur lesquelles on verse 3 fois leur volume d’alcool à 40° et qu’on laisse macérer 10 jours. Prendre 2 à 4 g par jour.
Externe
On utilise la teinture diluée avec un peu d’eau contre les maux cutanés les plus divers, ou encore des compresses et lotions préparées avec l’infusion.
Pommade contre les ulcères, les brûlures et engelures. Elle se prépare avec une décoction concentrée de 100 g de pétales bouillis trois quart d’heure avec 300 g d’eau. Après avoir filtré, on ajoute deux fois le poids de saindoux et on laisse cuire doucement jusqu’à évaporation du liquide.
Suc de la plante entière. Mêlé à un peu de vin blanc ou d’eau-de-vie, il est excellent pour calmer les maux de dents et les névralgies faciales. Faire des bains de bouche ou des compresses.
Contre les cors et les verrues, appliquer des pétales pilés et réduits en bouillie.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Emménagogue
- Anti-infectieux
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
On peut utiliser les propriétés du souci pour adoucir les peaux très fragiles : sous forme d’une lotion obtenue en faisant infuser, pendant un quart d’heure, une poignée de fleurs et de tiges de calendula dans une eau très chaude mais non bouillante. Appliquer en compresses tièdes sur le cou et le visage.
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Laitue
Rafraîchissante et émolliente, la Laitue ne se contente pas d’apporter à l’organisme de précieuses vitamines : elle jouit aussi de propriétés médicinales.
On retire des feuilles et de la tige montée un suc laiteux qui, desséché au soleil, donne une masse dure que l’on appelle lactucarium. Ce suc était déjà employé par Dioscoride, Columelle et Galien comme calmant et antispasmodique.
La Laitue est recommandée contre les palpitations, les quintes de toux et pour régulariser l’ensemble des fonctions digestives. C’est un hypnotique léger et un sédatif de l’appareil génital.
Le Dr Leclerc la prônait beaucoup chez les enfants, comme calmant de l’excitation nerveuse et de la toux, contre les cauchemars et durant la coqueluche.
Apéritive, la Laitue favorise aussi la digestion et facilite l’exonération chez les constipés. Elle produit également d’heureux effets dans la rétention d’urine et les engorgements viscéraux et calme les inflammations douloureuses du foie, de la vésicule et des intestins.
Enfin, d’après les travaux de J. Laurin, la Laitue sous forme d’alcoolature, est capable d’abaisser la glycémie de plus de 30 p. 100 chez les diabétiques. Il est préférable, étant donné ses vertus, de la consommer crue ou cuite au repas du soir, afin de favoriser le repos et, en cas de constipation, pour faciliter l’évacuation du bol intestinal le lendemain matin.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées
Galien l’appelait l’Herbe des sages, Herbe des philosophes.
La laitue de nos jardins, avec ses nombreuses variétés de pommées et de romaines, est très connue comme plante potagère et c’est une de nos salades les plus appréciées.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 60 à 80 g de feuilles par litre d’eau. A prendre dans le 24 heures. Mais de préférence, pour éviter l’aspect peut engageant de cette tisane, un « bouillon d’herbes » plus appétissant sera apprêté en ajoutant à la Laitue un peu de Poireau, de Cerfeuil et d’Oseille.
On peut aussi demander chez le pharmacien du « sirop de lactucarium simple du Codex » (1 à 5 cuillerées à soupe par jour) contre l’insomnie et l’anxiété.
Externe
Lotion contre les méfaits du froid, pour le visage. Utiliser la décoction d’une Laitue bien lavée dans un demi-litre d’eau. Laisser frémir 2 heures. Cette lotion est également décongestionnante pour la couperose et les peaux sèches et fragiles.
Cataplasmes chauds de feuilles cuites. Ils résorbent les furoncles et panaris.
Décoction de graines. Une cuillerée à café par tasse d’eau. C’est excellent pour laver les yeux en cas d’inflammation.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Rafraîchissante
- Emoliente
- Calmante
- Antispsasmodique
- Hypnotique
- Sédatif (ap.génital)
- Apéritive
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Néflier
Riche en sucre, en tanin, en acides, la Nèfle n’est pas si méprisable : très digestive, elle est supportée par les estomacs les plus délicats.
Elle est aussi extrêmement précieuse dans les diarrhées dysentériques, l’entérite rebelle : non seulement elle arrête le flux, mais elle fortifie aussi les muqueuses intestinales, à tel point que le malade peut, petit à petit, relâcher son régime.
Les feuilles, astringentes elles aussi, sont utilisées en gargarismes contre les aphtes et les inflammations de la gorge.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.
Le Néflier croît dans les bois de presque toute l’Europe et s’accommode de tous les sols. On n’éprouve guère de considération pour son fruit, la Nèfle, puisqu’on l’appelait jadis Cul-de-Chien et que l’argot populaire sanctionne par « des nèfles » toute exigence inopportune.
C’est Jules César qui, d’Italie, apporta la Nèfle en Gaule.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
On peut manger les Nèfles crues ou cuites en compote. Encore acerbe et astringente à maturité, le fruit devient sucré et très rafraîchissant quand il est blet (l’oublier, avant de le déguster, sur un lit de paille ou sur le plancher du grenier). On confectionne une compote avec même poids de fruits et de sucre, ce qui permet d’avoir la Nèfle plus longtemps à sa disposition.
Consommer 200 à 300 g par jour de fruits, quelle qu’en soit la présentation.
Sirop de Nèfle. Selon la recette du Dr Leclerc, pour régulariser le transit intestinal, faire cuire et laisser bouillir pendant une heure 1 kg de Nèfles avec 800 g de sucre et 500 g d’eau. Répartir en 4 flacons bien bouchés. Prendre un flacon dans la matinée.
Externe
Décoction. 50 g de feuilles par litre d’eau, pour faire des gargarismes et des bains de bouche.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Digestive
- Astringente
[/wptab]
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Lobélies
La Lobélie antisyphilitique (Lobelia syphilitica), appelée Mercure végétal, est cultivée en France sous le nom de Cardinale bleue. Oubliée aujourd’hui les médecins lui accordaient une grande confiance (surtout les Américains) dans le traitement de la syphilis. C’est Kalm, élève de Linné, qui découvrit cette plante dans les forêts marécageuses du Canada et la fit connaître comme remède de toutes les maladies vénériennes. Le traitement qu’instituaient les sauvages canadiens était élémentaire : selon la gravité du mal, on faisait bouillir 4 à 6 racines de Lobélie et le malade buvait autant qu’il pouvait de cette décoction. A l’extérieur, elle servait contre les ulcérations de la maladie. Durée du traitement : 15 jours.
La Lobélie enflée (Lobelia inflata) est encore appelée Tabac indien. Cultivée en France, c’est une plante dangereuse par l’alcaloïde qu’elle contient.
Utilisée depuis longtemps comme expectorant par les indigènes, elle a été introduite dans la pharmacopée européenne vers 1840. On l’utilise à doses faibles thérapeutiques (à doses élevées, elle est vomitive et toxique) contre la dyspnée de l’asthme, la coqueluche, les essoufflements des affections pulmonaires. On emploie généralement la teinture ou la poudre de feuilles (0,05 à 0,3 g).
[wptab name=’Description’]
Les Lobéliacées sont des plantes à latex incolore, originaires d’Amérique du Nord. Leur nom fut donné en l’honneur de Lobelius par le P. Plumier, qui fut souvent le parrain des plantes.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.
Externe
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[wptab name=’Propriétés’]
- Expectorant
- Vomitive
- Coqueluche
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Pensée sauvage
On utilise soit la plante entière fleurie, soit les fleurs seules, leurs propriétés étant les mêmes.
La Pensée sauvage est une de nos meilleures plantes dépuratives, à la fois laxative et diurétique.
On l’utilise contre les rhumatismes, mais surtout contre toutes les maladies de peau : dartres, eczéma, herpès, acné, psoriasis, furonculose et, en général, toutes les dermatoses d’origine neuro-arthritique.
Elle est renommée aussi contre les croûtes de lait et l’impétigo des enfants.
La racine est vomitive, comme celle de la violette.
[wptab name=’Description’]Famille des Violacées.
On l’appelle souvent Violette tricolore, Violette des champs ou Herbe de la Trinité.
Jolie petite plante des champs pierreux, des vignes et des terres incultes, la Pensée sauvage se reconnaît facilement à sa fleur, qui apparaît d’avril en octobre et qui est l’exact modèle réduit d’une pensée cultivée dans les jardins.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Suc. Broyer la plante fraîche et absorber 50 à 100 g par jour.
Infusion. 20 à 30 g de plante fraîche par litre d’eau bouillante.
Décoction. 10 à 20 g de plante sèche par litre.
Boire 2 ou 3 tasses par jour de ces tisanes, dont une le matin à jeun. Pour les enfants, mélanger à du lait fortement sucré.
Sirop. Se fait à partir d’une infusion forte de 60 g de fleurs fraîches dans un litre d’eau bouillante. Laisser réduire à feu très doux, 6 heures environ, jusqu’au tiers du liquide. Passer et ajouter alors 0,300 Kg de sucre. Faire fondre pour obtenir un sirop dont on prendra 2 à 3 cuillérées à soupe par jour, dont une le matin à jeun (ce sirop peut être absorbé dans une tasse de tisane très aromatique pour en masquer le goût).
Décoction. 2 à 5 g de racines. Utilisée, mais rarement, comme vomitif.
Externe
On réserve parfois une partie de l’infusion pour laver les éruptions.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Dépurative
- Laxative
- Diurétique
- Vomitive (racine)
[/wptab]
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Dentelaire
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La racine de Dentelaire passait autrefois pour guérir les maux de dents (d’où le nom de la plante). Toxique, on ne l’utilisait que pour l’usage externe. Réputée jadis pour guérir la gale et les cancers de la peau, d’où lui vient son nom populaire, on ne l’emploie plus que fort peu de nos jours.
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[wptab name=’Description’] Famille des Plombaginacées.
On l’appelle ordinairement Herbe aux cancers.
Plante assez élevée des terrains rocailleux et arides, la Dentelaire a des feuilles ovales et dentées, des fleurs en corymbe bleues, blanches ou rosées. On utilise la racine âcre et vésicante.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Liniment. Faire infuser une heure au bain-marie 200 g de racine dans 400 g d’huile d’olive. Passer et exprimer dans un torchon. Ce liniment est bon également contre les rhumatismes et les névralgies.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Vésicante
- Antirhumatismale
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Fraisier
Les racines, les feuilles et feuilles sont depuis longtemps utilisées contre les affections du rein et de la vessie et contre les calculs urinaires. Elles se montrent aussi fort efficaces contre le rhumatisme et la goutte. Astringentes, elles sont excellentes contre les diarrhées, les entérites, et en gargarismes, contre l’angine.
La Fraise, à elle seule, mérite bien le nom de « bienfait des dieux » que lui donna l’illustre Linné, guéri grâce à elle d’une goutte opiniâtre.
Lobelius, à la Renaissance, avait déjà souligné ses propriétés diurétiques si remarquables « qu’elle est capable de rompre même les plus gros calculs ». Boerhaave, au XVIIIème siècle, l’utilisait non seulement contre la goutte, mais aussi contre la phtisie.
Grâce à son effet à la fois diurétique et laxatif, la Fraise est recommandée dans toutes les maladies de pléthore, c’est-à-dire arthritisme, rhumatisme, artériosclérose, lithiases, affections du foie, etc. Une cure de Fraises en saison est alors extrêmement bénéfique. Possédant une grande valeur nutritive, dont une teneur en fer qui mérite d’être signalée, la Fraise est recommandée aux affaiblis et aux tuberculeux. Elle peut aussi entrer dans le régime des diabétiques, son sucre étant de la lévulose (Dr Leclerc).
Enfin, Eugène Gley lui a trouvé des propriétés hypotensives.
Un seul inconvénient à la consommation des Fraises, pour certains défavorisés : l’urticaire. Pour éviter, on peut essayer de pratiquer une espèce de désensibilisation en prenant chaque jour, pendant une semaine, une petite parcelle de fraise écrasée, insuffisante par elle-même à déclencher l’urticaire. On peut encore mettre à fondre sous la langue, une demi-heure avant les repas aux Fraises, un petit morceau de fruit. Enfin, le vin ayant des propriétés anaphylactiques, on peut aussi écraser les Fraises dans du vin rouge, un quart d’heure avant de s’en régaler, comme le conseil Weissenbach.
Pour l’usage externe, la Fraise est renommée pour ses propriétés embellissantes. La belle Mme Tallien, Notre-Dame de Thermidor, ne prenait-elle pas des bains d’eau de Fraise pour entretenir l’éclat de son teint ? Dix kilos de Fraises étaient nécessaire, ce qui ne met pas la beauté, évidemment, à la portée de tout le monde.
[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées
Trop connu pour être décrit, le Fraisier est une plante vivace qui existe dans les bois à l’état sauvage, mais qui est cultivée pour l’excellence de ses fruits.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction de racines concassées et feuilles. 25 g par litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes et boire à volonté dans la journée.
Infusion de feuilles seules (mêmes proportions), cueillies au printemps et séchées. Excellent succédané du thé, doué de propriétés diurétiques.
Sirop de fraises. Parfumé, désaltérant, il se prépare en cuisant 3 kg de sucre en sirop. Ajouter 1,5 kg de Fraises des bois ou de Fraises cultivées. Laisser 5 minutes sur le feu, puis faire macérer 24 heures couvert. Filtrer.
Cure de Fraises. Absorber 300 à 500 g de fruit par jour, ce qui est une bien agréable ordonnance.
Externe
. Décoction concentrée (30 à 50 g par litre) de racines et de feuilles. S’emploie en gargarismes contre l’angine ou en lavements contre la diarrhée.
Cataplasme de feuilles fraîches pilées : préconisé contre les ulcères.
Masque de beauté aux fraises. On peut appliquer des Fraises simplement écrasées sur le visage démaquillé et maintenir la bouillie avec de la gaze. Garder 10 minutes et rincer à l’eau de rose. Pour les peaux grasses, on ajoute un blanc d’œuf battu à la purée de Fraises.
Pour les peaux sèches, on ajoute une cuillerée à café d’huile d’Amandes douces, une de crème fraîche, une de fécule.
Lait aux Fraises. Astringent et désincrustant, il se prépare avec le jus de Fraises passé, auquel on ajoute une même quantité de lait frais et quelques gouttes d’eau de Cologne.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Astringente
- Diurétique
- Laxative
- Hypotensive
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
La fraise, tonique, rafraîchissante aide l’épiderme à retrouver son éclat et sa souplesse.
Rappelons simplement que, sauf allergie spécifique à la fraise, on peut utiliser avec profit un masque obtenu en écrasant quatre ou cinq fraises bien mûres qu’on appliquera directement sur le visage et que l’on conservera pendant une vingtaine de minutes. On se rincera ensuite avec de l’eau minérale plate ou de l’eau de pluie recueillie très proprement et légèrement tiédie.
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Fusain
Purgatif et émétique violent, le Fusain, trop dangereux, n’est plus utilisé pour l’usage interne. On l’employait jadis dans les campagnes, soit à la dose de 3 ou 4 fruits, soit en infusion de 5 g de jeunes pousses, soit, selon Cazin, en infusion de feuilles ou de fruits à la dose de 5 à 10 g par litre.
On l’utilise encore, parfois, contre la gale et les poux.
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L’écorce de la racine d’un autre Fusain, originaire de l’Amérique septentrionale, le Fusain noir pourpré (Evonymus atropurpureus), est employée par les Indiens, sous le nom de Wahoo, comme remède souverain de l’hydropisie et des maladies de foie. On utilise en thérapeutique l’extrait de cette écorce sous le nom d’évonymine, comme cholagogue et laxatif.
[wptab name=’Description’]Famille des Célastracées
On l’appelle aussi Bonnet carré, Bonnet-de-Prêtre.
Assez commun en France et en Allemagne, le Fusain se multiplie spontanément dans les forêts, mais il sert souvent à faire des haies.
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[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Poudre de graines séchées. S’utilise en frictions sèches contre les poux.
Décoction de fruits. 15 à 30 g par litre d’eau, à laquelle on ajoute du vinaigre. On l’emploi contre la gale.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
- Emétique
[/wptab]
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Myrte commun à acétate de myrtényle
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Indications (VT +) :
- Entérocolite spasmodique
- Dysménorrhées (adj.)
- Hémorroïdes, varices +++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques
[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées
Parfum : frais, rappelle celui de l’eucalyptus
Action énergétique : yang
Planètes dominantes : Mercure, Vénus
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Monoterpènes : alpha-pinène, beta-pinène (0,3%), myrcène (0,2%), paracymène (0,5%), terpinolène (0,5%)
- Sesquiterpènes : apha-copzène (0,1%), beta-caryophyllène, alpha-humulène (0,2%), delta-cadinène (2,5%)
- Alcools monoterp. : linallol (1%), terpinène-1-ol-4, alpha-terpoinéol, myrténol, géraniol (0,1%)
- Esters aliph. : 2-méthylproprionates de myrtényle et de géranyle (0,45%)
- Esters monoterp. : acétates de linalye (1,2%), de bornyle (1,4%), de terpényle, de myrtényle (21%), de cis-myrtanyle, de trans-carvyle et de géranyle
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (45 %), caryophyllène oxyde (0,1 %)
- Aldéhydes terp. myrténal
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Décongestionnante veineuse, et lymphatique +++
[/wptab]
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Fenugrec
Les anciens Egyptiens utilisaient déjà le Fenugrec pour donner de l’embonpoint, et l’Orient l’a employé de temps immémorial pour donner à se femmes la beauté plantureuse en honneur dans le monde oriental. Il entrait aussi dans l’alimentation des athlètes et des gladiateurs, afin de leur faire prendre du poids et de leur donner des mensurations avantageuses. Le Fenugrec est toujours utilisé pour faire engraisser les maigres, et ses propriétés reconstituantes le font apprécier au cours des convalescences de maladies infectieuses ou dans la tuberculose. Les Arabes l’emploient aussi comme aphrodisiaque. Bourquelot et Hérissey, d’autre part, ont signalé dans la graine la présence d’un ferment soluble particulier, agissant sur les hydrates de carbone pour les transformer en sucres réducteurs assimilables. Certains auteurs ont, en conséquence, préconisé l’utilisation de la graine de Fenugrec dans le traitement du diabète.
Le seul ennui réside dans l’odeur et le goût désagréables de la graine, attribués à l’action d’une diastase. On y remédie soit en stabilisant la plante fraîche, soit en traitant les graines par des dissolvants appropriés. On conseille aussi de faire germer la graine, puis de dessécher à four doux la graine germée.
Pour l’usage externe, le Fenugrec, adoucissant et émollient, révèle des propriétés résolutives non négligeables. Il mûrit et résout les abcès, les lymphangites, les panaris, les furoncles. Il est utilisé avec succès contre les plaques de cellulite souvent douloureuses. La farine de graines peut s’utiliser en cataplasme, comme la farine de Lin, certains trouvant même sa vertu curative supérieure à cette dernière.
[wptab name=’Description’] Famille des Papilionacées.
On l’appelle parfois Sénégrain ou Trigonelle.
Cultivé dans le Midi et en Touraine, où les éleveurs l’utilisent pour faire promptement engraisser les bestiaux, le Fenugrec, haut de 0,30 m environ, a des tiges menues garnies de feuilles rappelant celles du Trèfle.
Il a de petites fleurs blanches. La graine, qui est la seule partie de la plante utilisée en médecine, se présente dans une gousse allongée.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Extrait fluide du pharmacien.
Farine. 2 g, deux ou trois fois par jour.
Décoction. Faire bouillir 40 à 60 g de graines par litre d’eau.
Externe
Compresses imbibées d’une décoction concentrée de semences : 60 à 120 g par litre. Cette décoction est excellente en gargarismes contre l’angine.
Cataplasme chaud de graines cuites ou cataplasme chaud et humide obtenu en délayant à l’eau chaude la farine de graines de Fenugrec.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Reconstituante
- Aphrodisiaque
- Adoucissante
- Emolliente
[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]





