Phytothérapie
Agaric du Chêne
Ce champignon croît sur les vieux troncs du Chêne et du Hêtre d’Europe. On le récolte en automne, au moment des pluies, pour en faire l’amadou. C’est à Niaux, dans les Pyrénées, que l’on fabrique l’amadou. On choisit la partie moyenne du champignon et, après l’avoir trempée dans l’eau, on la bat au maillet afin de l’assouplir.
L’amadou doit-être choisi épais, souple et moelleux. Astringent, il permet d’arrêter les hémorragies bénignes et surtout les saignements de nez : il suffit, pour cela, de l’introduire dans la narine en lui imprimant un mouvement de rotation.
[wptab name=’Description’]Végétal appartenant à l’embranchement des champignons.
Encore appelé Agaric amadouvier, Amadou des chirurgiens, Bolet ou Polypore ongulé.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Après avis médical, l’écorce s’utilisait en décoction à la dose de 10 à 20 g par litre.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringeant
[/wptab]
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Glaciale
Elle se prête aux mêmes usages que le Pourpier et a été vantée jadis comme adoucissant dans les toux convulsives, la phtisie, les rétentions d’urine. Les cataplasmes de plante broyée sont encore appliqués contre les plaies et les brûlures.
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[wptab name=’Description’]Famille des Mésembryanthémacées
On appelle très souvent Cristalline cette plante du midi de l’Europe que les amateurs cultivent à cause de l’aspect singulier des vésicules transparentes qui couvrent ses feuilles épaisses, semblables à des gouttes d’eau gelées.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissant
[/wptab]
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Thé
L’action stimulante sur le système nerveux central, que chacun de nous a éprouvée, donne une augmentation de l’activité intellectuelle, avec une vigilance et un tonus psychique accrus et une grande facilité des associations d’idées. C’est un défatigant remarquable, qui aide, de plus, à dissiper les migraines et les céphalées qui accompagnent parfois la concentration intellectuelle.
Il facilite et accélère la digestion, même lorsqu’il s’agit de mets lourds et gras, et on peut certainement lui attribuer une part de la légèreté légendaire des repas chinois.
Sur le rein, ses effets diurétiques sont évidents et loin d’être négligeables.
Son action sur le système cardio-respiratoire est connue de longue date. Le Dr Leclerc, le cite d’ailleurs, le Café, pour stimuler la respiration des malades souffrant d’essoufflement au cours d’une affection pulmonaire. On a constaté aussi que le Thé est un agent très actif contre l’athérosclérose. Des expériences sur les rats et les lapins ont démontré l’effet hypocholestérolémiant du Thé, et, en fait, Chinois et buveurs de Thé montrent, en général, un taux bas de cholestérol et une absence d’athérosclérose.
Le Thé vert, enfin, se montre utile pour stopper les diarrhées bénignes.
Pour l’usage externe, le Thé fait partie des armes secrètes des coquettes. Chacune sait que rien n’est meilleur que des compresses imbibées d’une forte décoction de Thé, ou tout simplement du Thé qui reste dans la théière, pour faire disparaître les poches sous les yeux et les cernes dus à la fatigue. Et si quelque pleur diplomatique a mouillé ces yeux-là, les mêmes compresses se chargeront de faire disparaître le gonflement et les rougeurs (alterner les compresses chaudes et froides pour un résultat plus rapide).
L’infusion est aussi une excellente lotion pour resserrer les peaux grasses, et elle permet aux peaux bronzées des retours de vacances de garder longtemps leur hâle seyant.
[wptab name=’Description’]
Toutes les sortes de Thé vendues dans le commerce proviennent de Thea sinensis, arbrisseau de la famille des Caméliacées, cultivé en Chine, au Japon, à Ceylan, en Indochine.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Défatiguant
- Diurétique
- Hypercholestérolémiant
[/wptab]
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Frêne
Avant la découverte du Quinquina, l’écorce des rameaux de frêne, amère et astringente, était employée comme fébrifuge, ce qui a valu à l’arbre son nom populaire.
Le Frêne fut étudié successivement par Boerhaave, puis par Lémery au XVIIIème siècle. C’est un simple médecin de campagne, le Dr Peynaud, qui mit au point, au XIXème siècle, le traitement de la goutte par la feuille de frêne. Diurétiques, les feuilles de Frêne possèdent des vertus antirhumatismales certaines. On les emploie contre les douleurs articulaires et la goutte, car elles diminuent l’acide urique du sang et le font éliminer par les urines. Elles sont aussi toniques et légèrement laxatives, sans jamais provoquer de coliques. On les recommande à qui veut vivre vieux.
D’autres espèces de frêne, et particulièrement le Frêne à manne (Fraxinus ornus), qui croît dans le Midi et en Italie, donnent un suc sucré qui exsude spontanément du tronc ou qu’on récolte en été. Cette « manne en larmes », de saveur douce et un peu fade, paraît avoir été connue depuis l’Antiquité et par Dioscoride. Les Anciens la nommaient miel de l’air ou miel de rosée et, au XVIème siècle, Matthiole prétendait encore que la manne était la salive ou un excrément de quelque astre. La manne est un purgatif doux qui convient aux enfants et aux vieillards ; elle entre dans des laits, des potions, des pastilles (dites « de Calabre ») purgatifs.
[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées
On l’appelle encore Quinquina d’Europe.
Bel arbre de nos forêts, qui peut atteindre 35 m de haut, dont le bois est recherché pour l’ébénisterie, le Frêne a des feuilles composées et dentées et des bourgeons d’un noir velouté.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction d’écorce. Tonique et fébrifuge, elle se prépare à raison de 20 à 60 g par litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant les repas. Elle est peu usitée de nos jours.
Infusion de feuilles. 30 à 40 g par litre d’eau. On peut associer le Cassis, la Reine-des-prés et la Menthe à la feuille de Frêne.
Externe
Décoction concentrée de feuilles, bouillie un quart d’heure. Préconisée en compresses contre la goutte et les rhumatismes.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringente
- Amère
- Antirhumatismale
- Fébrifuge
- Diurétique
- Laxative
- Tonique
[/wptab]
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Guimauve
La plante entière est mucilagineuse, ce qui lui donne ses vertus curatives. La Guimauve est émolliente et adoucissante ; ses propriétés thérapeutiques sont connues et utilisées depuis la Grèce antique, et, en particulier, son efficacité contre la toux. On l’emploie journellement, chaque fois qu’il faut calmer les irritations et inflammations : celles de la gorge et des voies respiratoires, de la vessie, de l’intestin (entérite et constipation). Pour l’usage externe, elle est aussi valable contre toutes les inflammations.
[wptab name=’Description’]Famille des Malvacées
On l’appelle parfois Mauve blanche.
Haute d’un mètre et plus, la Guimauve est commune en Europe dans les terrains humides.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Sirop. Préparé avec une décoction concentrée de racine (15 à 20 g de racine pour un 1/2 l d’eau), à laquelle on ajoute 1 kg de sucre.
Externe
Décoction concentrée de plante, à raison de 30 à 50 g par litre d’eau, bouillie 15 minutes. Cette décoction peut servir en gargarismes, en bains de bouche, en lavages, en injections, en lavements, en compresses, en bains de siège. Pulvérisée, elle est très adoucissante pour les peaux fines, sèches et dartreuses, et décongestionnante pour les peaux couperosées et sensibles. La racine est donnée à mâcher aux enfants afin de favoriser la dentition.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Émolliente
- Adoucissante
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Les peaux délicates peuvent utiliser avec profit les propriétés adoucissantes de la guimauve. Il suffit pour cela de préparer une décoction en faisant bouillir pendant une dizaine de minutes une ou deux pincées de fleurs et de feuilles de guimauve dans un demi-litre d’eau. Cette préparation peut être utilisée en lotion pour calmer les épidermes fragiles.
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Moutarde Noire
L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
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L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.
Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.
Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.
Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.
[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.
C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.
Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.
Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.
La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.
Externe
Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.
Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.
Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Révulsif
- Rubéfiant
[/wptab]
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Romarin
Notre époque moderne, plus réaliste, reconnaît au Romarin une action stimulante et tonique certaine, qui le fait recommander pour améliorer la circulation du sang, exciter la digestion de certains dyspeptiques, relever le tonus des surmenés et des convalescents. Son action stimulante sur la fonction biliaire et son effet tonifiant sur le foie sont réputés depuis longtemps. On l’utilise donc avec profit dans de nombreuses affections : congestion du foie et inflammation de la vésicule biliaire accompagnées de crises douloureuses ; paresse d’estomac ; surmenage physique et intellectuel et abattement succédant à une maladie grave. Il est précieux aussi contre le cortège des symptômes accompagnant ces diverses affections : migraines, vertiges, palpitations, oppression, insomnie, nervosité, troubles intestinaux. Pour l’usage externe on l’utilise en bains fortifiants pour les enfants ou les convalescents, ou calmants contre les douleurs rhumatismales.
Il entre dans des préparations destinées à apaiser les maux de dents. Il lui est resté encore, malgré le scepticisme de notre époque, un peu de son ancienne auréole de panacée de jeunesse et de beauté : il est toujours réputé pour entretenir la beauté, la santé et la jeunesse de la peau ; il entre dans des lotions capillaires destinées à favoriser la repousse ou l’entretien de la chevelure et dans la formule des eaux de Cologne.
[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées. On l’appelle aussi Rose marine, Encensier et Romarin des troubadours
Cette plante chère aux jardins médiévaux a connu jadis une très grande vogue. La dameuse « eau de la reine de Hongrie », simple alcoolat de Romarin, jouit d’une célébrité inouïe. La recette en fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie, par un ermite aussi saint qu’inconnu : véritable eau de jouvence, semble-t-il, cette eau la guérit des rhumatismes, goutte et autres infirmités dont elle était atteinte ; « même elle s’en lavait le visage, ce qui la rendit plus belle », nous dit Mme Fouquet dans son Recueil des remèdes faciles et domestiques (édition de 1678).
L’eau miraculeuse guérit aussi un illustre malade, sa Majesté Louis quatorzième du nom, « d’un rhumatisme qui lui occupait l’épaule et le bras ».
Le Romarin entrait dans beaucoup de remèdes les plus représentatifs de l’ancienne pharmacopée : le baume Tranquille, le baume Opodeldoch, l’alcoolat vulnéraire, le vin aromatique, le vinaigre des quatre voleurs.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion de sommités fleuries. 20 à 30 g par litre d’eau bouillante.
Vin. Il est obtenu par macération, pendant 3 jours, de 30 à 60 g par litre de bon vin. Prendre 2 ou 3 verres à bordeaux par jour.
Externe
Le vin de Romarin peut servir en compresses contre les maux cutanés divers et spécialement contre les engorgements pâteux et indolents, les gonflements articulaires, les entorses, les chevilles enflées par la fatigue.
Infusion concentrée. 50 à 60 g par litre d’eau. Utilisée en lotions ou en vaporisations, elle donne un teint frais, raffermit la peau et atténue les rides. Cette même infusion peut servir à bassiner les régions rhumatisantes douloureuses et, ajoutée à l’eau du bain en quantité convenable, donne des bains antirhumatismaux, ou fortifiants et stimulants, destinés aux enfants et aux convalescents.
Teinture. Faire macérer 80 g de plante dans un litre d’eau à 90° pendant un mois. Elle est excellente en frictions contre les rhumatismes. En cas de maux de dents, se rincer la bouche avec le liquide et le garder le plus longtemps possible sur la dent malade.
Lotion capillaire. Prendre 60 g de Romarin, 60 g de racine de Bardane et 60 g de racine d’Ortie, et les faire macérer 15 jours dans un litre d’alcool (on peut aussi y mettre du Buis et de la Capucine). Frictionner chaque soir le cuir chevelu avec la lotion.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Stimulant
- Tonifiant
- Fortifiant
- Calmant
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Pour retrouver forme et tonus, une bonne solution : un bain tonique et odorant au romarin. On utilisera environ de 200 à 250 grammes de plantes séchées dans un sachet de gaze ou, plus simplement, dans un gant de toilette que l’on déposera au fond de la baignoire ou que l’on placera directement sous le robinet d’eau chaude.
On peut obtenir une bonne lotion tonique pour le visage en faisant infuser dans 1 litre d’eau bouillante 50 grammes de romarin, auxquels on pourra ajouter le même poids de pelures d’orange.
Pour les problèmes de peau et de cuir chevelu, il stimule et nettoie en cas de séborrhée, de pellicules, de faiblesse des cheveux, d’acné. Pour le traitement de l’épiderme, il est recommandé d’utiliser, comme tonique, l’eau aromatique obtenue par le processus de distillation de l’huile essentielle.
[/wptab]
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Fève commune
La fève a toujours eu la réputation d’être diurétique. La médecine populaire utilisait, depuis des siècles, les cendres obtenues par la combustion des tiges et des gousses, comme diurétique et sédatif des douleurs urinaires. Cazin, le professeur A. Robin et le Dr Bouloumié ont préconisé l’infusion de fleurs dans le traitement des pyélonéphrites et des rhumatismes.
Les fleurs sont employées, comme calmant des douleurs, dans les coliques néphrétiques, les affections aiguës des reins, la gravelle et les inflammations vésiculaires des prostatiques.
Mais on utilise aussi les gousses, que certains auteurs conseillent dans l’albuminurie.
La farine de Fève contient une diastase qui facilite et active la panification : elle est parfois mêlée à la farine de blé destinée à faire du pain dans une proportion qui ne doit pas, toutefois, dépasser 2 p. 100.
La pharmacie connaît aussi la Fève de saint Ignace (Strychnos ignatii), famille des Loganiacées, qui nous vient des tropiques. Active par la strychnine et la brucine qu’elle renferme, la Fève de saint Ignace a les propriétés et les indications thérapeutiques de la Noix vomique et de la strychnine. Plus toxique que la Noix vomique, elle a une saveur extrêmement amère et est utilisée en teinture à doses faibles.
La Fève tonka (Coumarouna odorata), famille des Papilionacées, est la semence d’un arbre d’Amérique tropicale dont les indigènes utilisent l’écorce et le bois pour les mêmes usages que le Gaïac. Cette semence est de la taille d’une Fève des marais, mais noirâtre à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Elle dégage une odeur aromatique particulière et très agréable due à la coumarine qu’elle contient, rappelant le Mélilot et l’Aspérule odorante (ces deux plantes étant elles-mêmes, d’ailleurs, des plantes « à coumarine »).
La Fève tonka sert à parfumer le tabac destiné à la pipe, et est aussi utilisée par les parfumeurs.
[wptab name=’Description’] Famille des Papilionacées.
On l’appelle encore Fève des marais, mais il en existe diverses variétés cultivées (Grosse du Nord, Séville, Goliath à grains verts, etc.).
Cultivée dans nos jardins, la Fève est une plante herbacée bien connue, à feuilles composées et qui porte des fleurs blanches à taches violacées groupées en grappe.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. Une pincée de fleurs sèches par tasse. Prendre 5 à 6 tasses par jour.
Décoction. 250 g de fleurs sèches par litres, bouillies 2 minutes, et abandonnées 12 heures. Passer et absorber 2 ou 3 tasses par jour.
Poudre. Les gousses, séchées au four, sont réduites en poudre. Mettre à infuser une nuit dans un verre de vin blanc 3 g de cette poudre et boire le matin à jeun.
Décoction. 100 g de gousses par litre d’eau.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
- Sédatif
- Calmant
[/wptab]
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Fougère mâle
Très ancien médicament, la Fougère mâle était employée par les Anciens. Théophraste et Dioscoride la recommandaient contre les vers larges ou grêles. Celse, médecin du siècle d’Auguste, dans son célèbre De re medica, s’attache lui aussi à ses propriétés vermifuges. Longtemps négligée ensuite, c’est Louis XVI qui tira la drogue de l’oubli. Ce secret consistait en 12 g de poudre de rhizome de Fougère dans 190 g d’eau de Tilleul. Louis XV1 chargea son ministre Turgot de répandre ensuite le remède dans le public.
Depuis, de nombreux travaux on prouvé les grandes vertus vermifuges de la Fougère mâle contre les lombrics, le tænia saginata et le bothriocéphale (elle serait toutefois moins efficace contre le tænia solium armé).
On utilise généralement l’extrait éthéré pharmaceutique, commercialisé sous forme de capsules, où il est parfois associé à des purgatifs. Toutefois, le remède semble être actuellement en disgrâce : son succès thérapeutique n’est pas toujours certain, et il donne lieu à des manifestations d’intolérance (nausées, vomissements, lipothymies). Aujourd’hui, il semble qu’on puisse considérer que l’emploi de la Fougère mâle doit être limité aux cas ayant mis en échec les autres thérapeutiques.
Les frondes de la Fougère mâle, comme d’ailleurs celles des autres Fougères, étaient recommandées pour faire des paillasses sur lesquelles on faisait coucher les enfants rachitiques et les rhumatisants.
Deux autres variétés de Fougères, la Fougère femelle (Athyrium filix femina) et la Fougère à l’aigle (Pteridium aquilinum), étaient jadis employées concurremment avec la Fougère mâle, mais elles sont dépourvues, en réalité, d’activité médicamenteuse.
D’autres Fougère encore, la Lunaire, la Serpentine (Ophioglessum vulgatum), utilisées parfois comme astringent et vulnéraire, sont de nos jours totalement oubliées.
La Fougère royale (smunda regalis), appelée encore Osmonde royale, elle aussi vulnéraire et astringente, possède, de plus, des vertus diurétiques, bien mises en évidence par Aubert.
On l’emploie, très peu de nos jours il est vrai, contre la gravelle, l’hydropisie, la pierre. Elle était aussi renommée contre le rachitisme et les affections scrofuleuses. Cazin l’utilisait contre les engorgements de la rate et les inflammations du péritoine.
Décoction de racine. 30 à 40 g par litre.
[wptab name=’Description’] Famille des Fougères.
Elle croît en abondance dans les lieux humides, les haies ou les bois, où elle forme parfois de véritables touffes. Plante cryptogame, elle ne done jamais de fleurs et n’a pas de tiges aériennes.
On utilise le rhizome, qui doit être recueilli à la fin de l’automne ou en hiver, provenir si possible d’un terrain rocailleux pour être plus actif, et qu’il ne faut pas conserver en réserve plus d’un an.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 à 60 g de rhizome par litre d’eau, que l’on fait réduire de moitié. Prendre le matin à jeun ; une heure après, absorber un purgatif doux (Bourdaine, par exemple). Ne jamais prendre de purge huileuse.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vermifuge
[/wptab]
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Lilas
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On le dit fébrifuge et efficace dans les engorgements des foies surmenés, à la dose de 6 feuilles par tasse d’eau bouillante. Mais ce remède ne semble guère utilisé.
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[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées
Présente dans presque tous les jardins, qu’il embaume au printemps du suave parfum de ses grappes blanches ou mauves, le Lilas semble être résolument cantonné, en France, dans son rôle de charmeur des yeux et de l’odorat.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
Externe
Huile de Lilas, renommée en frictions, contre les rhumatismes. Pour la préparer, on laisse macérer un mois, en exposant le plus possible au soleil, 150 g de feuilles et 150 g de fleurs de Lilas dans un litre d’huile. Elle est utilisée fréquemment en Russie.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Fébrifuge
[/wptab]
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