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Phytothérapie

Maïs

  • Les stigmates de Maïs ont une action diurétique incontestable. Ils augmentent remarquablement le volume des urines, ce qui les rend précieux dans toutes les maladies où ce but est recherché.
  • On les utilise contre la gravelle, la goutte, les coliques néphrétiques, l’albumine, la cystite, les affections inflammatoires aiguës ou chroniques de la vessie. Ils exercent en même temps une sédation des douleurs de l’appareil urinaire.
  • Au point de vue alimentaire, le Maïs et sa farine sont très nourrissants et recommandés dans les convalescences.

[wptab name=’Description’]Famille des Graminacées.

On l’appelle aussi Gaude

Plante surtout alimentaire ou fourragère, le maïs ne fournit réellement à la médecine que les stigmates plumeux de ses fleurs longs de 0,15 à 0,20 m, appelés généralement barbe ou cheveux de Maïs.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Décoction (assez longue) de 30 g de stigmates séchés par litre d’eau pendant au moins 2 heures.
Boire à volonté.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique[/wptab]

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Garance

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A la Renaissance, on l’utilisait contre toutes les hémorragies et pertes de sang, puisqu’on attribuait aux plantes des propriétés en fonction de leur couleur ou de leur forme. Raspail l’utilisait contre le rachitisme et les affections osseuses qui lui sont imputables. D’autres la recommandaient contre la jaunisse, l’anémie et les dartres. Leclerc, enfin, en 1933, confirma ses propriétés diurétiques. C’est pour ses dernières propriétés que les Arabes l’emploient encore, ainsi que pour faciliter l’accouchement, en décoction de 20 g de racine par litre.

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[wptab name=’Description’]Famille des rubiacées

La racine de cette plante est utilisée par les teinturiers pour la teinture en rouge. Colorant puissant, elle teinte fortement en rouge les urines et même les os des individus soumis à son traitement.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique

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Lampsane

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Comme l’indique son nom populaire, la Lampsane est très estimée pour ses propriétés émollientes et résolutives, qui la fond employer, appliquée en cataplasme, dans les engorgements des seins des nourrices et de jeunes accouchées.
Mais elle est aussi recommandée contre les insuffisances hépatiques et contre la constipation.
Enfin, la Lampsane est une des plantes antidiabétiques : elle fait baisser le taux de sucre et calme les démangeaisons qui accompagnent souvent le diabète.

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[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées

On l’appelle souvent Herbe aux mamelles et, dans la Haute-Saône, on la mange jeune en salade sous le nom de Poule-Grasse.

C’est une mauvaise herbe, estimée des lapins de clapier, qui pousse dans les friches et dans les chemins abandonnés.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. 3 à 4 cuillerées à soupe par jour.
Infusion. 25 g de plante par litre. (Cette infusion est à la fois fade et un peu amère.) On préfèrera manger la Lampsane crue, en salade, ou cuite, comme le recommande le Dr Leclerc (son goût rappelle celui du pissenlit).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Emolliente
  • Résolutive
  • Antidiabétique

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Origan

Les sommités fleuries de l’Origan sont très renommées contre l’inflammation aigüe et chronique des bronches. Expectorantes, elles sont aussi sédatives de la toux et constituent un excellent traitement des maladies des voies respiratoires, un des plus agréables aussi.

Dioscoride disait déjà de lui qu’il était un des meilleurs remèdes pour ceux qui ont perdu l’appétit. Il est, en effet, un apéritif remarquable, en même temps qu’il facilite la digestion en stimulant les estomacs paresseux et qu’il lute contre la constipation.

Le Dr Leclerc la recommande particulièrement aux estomacs atoniques et dilatés. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et même excitantes qui le font recommander aux asthéniés et aux jeunes filles alanguies par leur formation, dont il facilite les règles.

On l’emploie également dans le rhumatisme aigu ou chronique, non seulement sous forme de tisane, mais aussi en applications chaudes sur le membre douloureux. Les sommités fleuries fraîches entrent dans « l’alcoolat vulnéraire » (ou « eau d’arquebusade ») et, sèches, dans les « espèces vulnéraires », tous deux préparés par l’officine.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle parfois Marjolaine sauvage ou bâtarde.

On rencontre l’Origan dans les régions méridionales montueuses et arides, qu’il affectionne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 8 à 15 g de sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.

Vin. 50 g de sommités par litre de vin doux, genre muscat ou banyuls. Laisser macérer 10 jours. Prendre 3 verres à madère par jour. Ces deux préparations se prennent avant le repas (effet apéritif), pendant ou après ‘effet digestif), entre les repas (effet stimulant et béchique).

Externe

Cataplasme. Contre les rhumatismes et le torticolis : mettre la plante fraîche écrasée dans un linge ; laisser l’ensemble sur un couvercle de casserole contenant de l’eau bouillante. Lorsque le cataplasme est chaud, l’appliquer sur la région douloureuse.

On peut encore chauffer la plante à sec en remuant dans une poêle en fer, mais l’application est moins facile.

Lotion capillaire. On utilise l’essence d’Origan comme excitant de la repousse des cheveux.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Sédatif
  • Apéritif
  • Stimulant

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les propriétés toniques de l’origan peuvent être utilisées efficacement à partir d’une préparation obtenue en faisant infuser pendant dix minutes deux pincées de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. Cette lotion, préalablement filtrée et refroidie, appliquée sur le visage en compresses froides, donnera un « coup de fouet » qui sera particulièrement apprécié des épidermes fatigués.

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Ellebore Noir

Vénéneuse, la plante est un purgatif extrêmement violent. Chez les Hindous, le livre de Susruta, où sont énumérées 760 plantes, cite l’Ellébore comme hallucinogène. Avec Hippocrate (Vème s. av. J.-C.) apparaît la théorie de la « bile noire », source de diverses maladies, dont la mélancolie et la folie furieuse. L’Ellébore, purgatif drastique, semble tout indiqué pour débarrasser l’organisme de cette fameuse « bile noire ». Les druides l’utilisaient aussi pour combattre les maladies mentales et guérir la folie. La foi en cette propriété fut longtemps conservée dans les campagnes : le bon La Fontaine ne nous en fait-il pas part dans ses fables ? Au XIXème s., Pinel, ce médecin si humain qui fit tomber les chaînes des aliénés, s’attacha à l’étude de l’Ellébore. De nos jours, cette plante dangereuse n’est plus jamais utilisée pour l’usage interne. Et, bien que Cazin recommande la décoction de racines en lotions comme étant un excellent remède contre les dartres invétérées, mieux vaut peut-être employer un traitement moins dangereux…

L’Ellébore blanc (Veratum album) ou Vératre, appelé aussi Varaire, de la famille des Colchicacées, est une plante vivace des hautes montagnes de l’Europe. Elle possède des feuilles plissées et des fleurs blanchâtres. On utilisait la racine, à la fois purgatif et émétique violent. On en faisait aussi des pommades contre la gale et les dartres. Bien trop dangereux, l’Ellébore blanc n’est plus employé de nos jours, comme d’ailleurs l’Ellébore noir.

[wptab name=’Description’] Famille des Renonculacées.

C’est la Rose de Noël, cette fleur qui apporte un peu de gaieté dans un hiver morose.

Plante vivace des montagnes d’Europe, la Rose de Noël est aussi une plante ornementale cultivée ; ses feuilles, vert sombre, sont très découpées ; ses jolies fleurs, blanc rosé, ont des sépales persistants. On utilisait sa racine, noirâtre à l’extérieur, blanchâtre à l’intérieur, chargée de radicules entremêlées, d’odeur nauséeuse et de saveur âcre.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Emétique

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Lierre grimpant

De tout temps, le Lierre attira l’attention de l’homme. Les anciens Egyptiens l’avaient consacré à Osiris. Pour les Grecs, il préservait de l’ivresse et symbolisait la victoire du guerrier. C’était aussi une des plantes de la pharmacopée des druides. Attribut des petites divinités secondaires, le Lierre était utilisé au point de vue médicinal contre la toux, la coqueluche et – déjà – contre la cellulite ; mais il fallait cueillir ses feuilles sur la tête d’une statue et les appliquer sur le front, enfermées dans une étoffe de couleur rouge…
L’écorce fut utilisée contre la syphilis et contre les dartres.

Les baies sont purgatives et émétiques. Employées autrefois en infusion, elles ne sont plus jamais utilisées de nos jours, car elles sont toxiques et ont déjà causé la mort accidentelle d’enfants imprudents.
Le bois du Lierre était renommé, en médecine populaire, contre la coqueluche et les toux quinteuses : certains paysans utilisaient un gobelet creusé dans le tronc d’un vieux Lierre et y mettaient à macérer du vin destiné au malade. Au Maroc, de même, on utilise couramment l’extrait du vieux tronc de Lierre. Cette observation a conduit un médecin de Bordeaux, François Leuret, à mettre au point une teinture de Lierre grimpant contre les quintes de toux, et un laboratoire pharmaceutique à commercialiser l’extrait.
Mais la grande victoire thérapeutique du Lierre demeure la cellulite. Beaucoup de pommades anticellulites du commerce sont à base de Lierre grimpant. La plante détend la peau crispée et surtout calme les douleurs provoquées par la cellulite. Elle diminue l’empâtement de façon notable et assouplit les régions envahies par les nodosités et les placards caractéristiques de cette maladie du tissu conjonctif. Elle agit de façon remarquable aussi sur les vergetures provoquées par la distension des téguments (grossesse, obésité). C’est, en plus, un excellent remède des douleurs rhumatismales, des névralgies, du lumbago, de la sciatique.

[wptab name=’Description’] Famille des Araliacées

Son nom latin Hedera est dérivé du celtique hedra, qui signifie la « corde ».

Cette plante grimpante des vieux murs, des décombres et des ruines cache de son épais manteau bien des misères.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Alcoolature de bois de Lierre : Faire macérer 10 g de bois frais dans 100 g d’alcool. Prendre, en 5 prises, de 10 à 40 gouttes par jour. Ne pas dépasser la dose.

Externe

Décoction : 200 g de feuilles qu’on laisse cuire à feu doux pendant 3 heures dans 1 l d’eau. Contre la cellulite et les douleurs, imbiber des compresses de cette décoction chaude. Les compresses imbibées d’eau chaude additionnée d’alcoolature (500 g d’eau pour 2 cuillerées à soupe) sont aussi efficaces.

Cataplasmes de feuilles fraîches broyées, qu’on renouvellera dans le même dessein toutes les 2 heures, sur les endroits douloureux. Appliquer ce cataplasme chaud chaque soir sur les amas graisseux.

Vinaigre de Lierre : Macérer une bonne poignée de feuilles fraîches hachées dans 1 l de vinaigre bouillant pendant 6 heures. Filtrer. Les feuilles ainsi macéréres appliquées sur un cor douloureux sont, par ailleurs, très efficaces.

Huile : Massages au moyen d’une huile composée de 10 g d’alcoolature pour 30 g d’huile de Camomille. Si les douleurs sont particulièrement vives ou tenaces, ajouter au mélange 20 g de baume tranquille.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antitussif
  • Purgatif
  • Emetique

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour obtenir un bain relaxant, tonifiant et décontractant, mettre dans l’eau une préparation obtenue en faisant cuire doucement dans 1 litre d’eau, pendant deux ou trois heures, quatre ou cinq poignées de feuilles de lierre grimpant.
Une décoction obtenue en mettant en contact, tout en agitant, pendant quinze ou vingt minutes, une petite poignée de feuilles de lierre grimpant avec 1 litre d’eau bouillante fournira un excellent shampooing.

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Germandrée

Déjà en honneur comme fébrifuge chez les anciens Egyptiens, la Germandrée possède les propriétés communes aux plantes amères et aromatiques, c’est-à-dire qu’elle est tonique, apéritive, fébrifuge et qu’elle stimule la digestion. Elle combat la paresse de l’estomac, celle du foie et de l’ensemble du tube digestif (la Germandrée entre d’ailleurs dans la composition de divers apéritifs et liqueurs digestives : vermouths, Chartreuse). On la recommande aussi contre la bronchite, le rhumatisme et la goutte.

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L’Ivette musquée (Teucrium iva), préconisée par les Arabes contre le choléra, est très employée aussi par eux contre d’autres maladies. Contre la piqûre de scorpion, ils font boire, aussitôt après la piqûre, une décoction de Germandrée ivette (Teucrium chamoepitys).

La Germandrée aquatique ou Germandrée d’eau (Teucrium scordium) dégage, quand on la froisse, une odeur d’ail que n’a pas la Germandrée Petit Chêne. On l’emploie pour les mêmes usages, mais aussi à l’extérieur en lotions contre les ulcères et, autrefois, contre la gangrène.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées

On l’appelle aussi Germandrée Petit Chêne, Chênette.

On utilise généralement les sommités fleuries ou encore la plante entière, mais sans les racines.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 40 g de sommités fleuries ou de fleurs et feuilles dans un litre d’eau ou de vin. Prendre 3 ou 4 verres à bordeaux par jour.
Il existe une dizaine d’autres variétés de Germandrées, auxquelles on reconnaissait les mêmes propriétés qu’à la Germandrée Petit Chêne, et dont beaucoup ne sont plus utilisées.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Apéritive
  • Stimulant (digestive)

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Mélisse

Les médecins arabes ont vanté les vertus de cette plante antispasmodique de grande réputation. Au XVIIème siècle, elle était l’arme des médecins pour lutter contre la dépression nerveuse, qui apparaît, par conséquent, ne pas avoir été seulement la maladie de notre siècle.

On la recommande de nos jours dans les digestions pénibles, les troubles digestifs avec palpitations, les vertiges les syncopes. Des travaux modernes ont prouvé que la fleur de Mélisse excite la sécrétion hépatique en augmentant le flux biliaire : il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’elle agisse aussi dans les troubles nerveux, si souvent liés à une insuffisance hépatobiliaire.

Elle est efficace aussi contre les crises de nerfs et contre les petits accidents nerveux tels que ceux qui accompagnent ou précèdent la fonction menstruelle. La Mélisse est la base de la célèbre « eau des Carmes » qui, au XVIIème siècle, était le véritable « or portable » du frère Ange.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.
Appelée communément Citronnelle, Herbe au citron, Piment des abeilles.

Cette plante herbacée assez élevée (0.60 à 0.80 m) est fréquente dans les bois, le long des haies ou des sentiers forestiers.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 25 à 50 g de feuilles et de sommités fleuries par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.

Mais il est préférable, pour parer aux éventualités, d’avoir le remède prêt d’avance dans la pharmacie familiale sous forme de vin ou d’eau de Mélisse.

Vin
Laisser macérer 50 g de plante pendant 48 heures dans un litre de vin blanc. Prendre 2 cuillerées à soupe en cas de besoin.

Eau de Mélisse familiale
Faire macérer 15 jours dans un litre d’eau-de-vie blanche 50 g de Mélisse, 5 g de Cannelle, 15 g de zeste de Citron frais, 10 g d’Angélique, 15 g de Coriandre, 10 g de Clous de Girofle et 15 g de Muscade. Filtrer en pressant. Conserver en bouteille et absorber une cuillère à café en cas de malaise.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique
  • Digestive
  • Hépatique
  • Cholérétique
  • Emménagogue

[/wptab]

[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

La mélisse a une action tonique et relaxante sur le système nerveux : elle calme les états nerveux et l’anxiété, et agit sur les troubles somatiques qui en découlent : palpitations, maux de tête, mauvaise digestion, etc., grâce à son action antispasmodique puissante. Utilisée dans des bains, sur des compresses en inhalation et massage, elle rétablit l’équilibre au niveau des organes perturbés par des problèmes émotionnels. Elle a une action spécifique sur l’appareil digestif et est indiquée aussi en cas d’hyperexcitabilité, avec nausées, état que l’on constate souvent pendant la grossesse.

Esthétique

Les peaux sèches et déshydratées se trouveront bien d’une lotion obtenue en faisant infuser pendant une dizaine de minutes de 10 à 12 grammes de feuilles et de bourgeons de mélisse dans 1 litre d’eau bouillante. Filtrer, laisser refroidir. Cette lotion, appliquée en compresse sur le visage, combat l’apparition des rides et le dessèchement de la peau.
Elle a une action tonique et stimulante utile pour les traitements esthétiques. C’est un cicatrisant, elle est antimicrobienne, décongestionnante, elle possède des caractéristiques antivirales, en cas d’herpès.

Intimité

La mélisse aide en cas de frigidité et d’impuissance, favorise la conception en cas de stérilité ayant des origines nerveuses, tout en calmant l’hyperexcitation sexuelle. Plante rééquilibrante dans son emploi magique, elle protège contre les illusions amoureuses et les passions fugaces, donnant une finalité supérieure à la passion amoureuse. Cette signature de la plante se retrouve dans le fait que ses fleurs ont la caractéristique d’être tournées toutes vers le même côté, signe de fidélité au partenaire choisi. En temps que parfum magique, cette essence amènerait une plus grande attention à son propre aspect et aiderait à capter l’intérêt et l’amour des autres, grâce à l’arme de la mélisse, c’est-à-dire la douceur.

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Verge-d’or

La Verge-d’Or est à la fois astringente, ce qui la fait utiliser dans les diarrhées diverses, et diurétique, donc recommandée dans les maladies des reins et de la vessie. Elle possède, d’autre part, une action cholérétique et antiallergique non négligeable.
On l’emploie dans l’entérite muco-membraneuse, la diarrhée des tuberculeux, les diarrhées des enfants au cours de la dentition, les entérocolites. Elle est très efficace dans la cystite, la gravelle, la néphrite calculeuse, l’albuminurie, l’hydropisie. Puisqu’elle agit aussi dans les inflammations intestinales, on l’emploiera, de préférence, lorsque l’affection des reins ou de la vessie s’accompagne de colite (colibacilloses). Augmentant modérément le flux biliaire, elle draine ainsi le foie et les reins, ce qui la rend précieuse dans toutes les maladies de surcharge (pléthore, cellulite, etc.).
A l’extérieur, la plante était jadis utilisée comme vulnéraire pour aider la cicatrisation des plaies, nettoyer les vieux ulcères des jambes et ceux de la bouche, raffermir les gencives qui saignent.

[wptab name=’Description’]

Famille des Synanthéracées. On l’appelle parfois Solidago ou Herbe des juifs.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. Verser 1 litre d’eau bouillante sur 50 g de sommités fleuries. Faire bouillir 10 minutes et laisser en contact 12 heures. Passer alors et boire cette tisane en 2 jours.
Sirop, contre la diarrhée des enfants. Un demi-litre de la décoction précédente à laquelle on ajoute 750 g de sucre. Donner une cuillerée à soupe par heure jusqu’à cessation des troubles.
Macérations. 3 g de plante séchée et pulvérisée, laissée une nuit dans un verre de vin blanc sec. Arnault de Villeneuve la recommandait contre la gravelle. 12 à 15 jours de traitement suffisaient, selon lui, à éliminer la gravelle des reins et de la vessie.

Externe

On utilisait des cataplasmes de fleurs et feuilles broyées contre les ulcères des jambes, et des bains de bouche avec la décoction contre les inflammations.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Diurétique
  • Cholérétique
  • Antiallergique
  • Vulnéraire

[/wptab]
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Drosera

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Cette plante aux mœurs étranges et carnivores, très grêle, habite les marécages et les tourbières des régions tempérées et chaudes.
Au contact d’un insecte, la feuille ouverte se referme en emprisonnant sa proie, qui est tuée et digérée ensuite par le liquide acide, riche en pepsine, que secrètent ses glandes et qui a valu à cette tueuse le nom poétique d’Herbe à la rosée. Après la digestion de la victime, le piège se rouvre, prêt à fonctionner par la médecine.

Décrite à la Renaissance par Clusius et Dodoens, cette plante curieuse attira l’attention de Darwin. La plante fraîche renferme un principe possédant des propriétés rubéfiantes, d’après Brissemoret, mais qui ne sont pas retenues par la médecine.

[wptab name=’Description’] Famille des Droséracées.

On l’appelle très souvent Rossolis, mais aussi Rosée du soleil, Herbe à la rosée et Tue-Mouches.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Teinture antispasmodique contre la coqueluche, préparée à partir de la plante entière (5 à 20 gouttes, 3 à 5 fois dans les 24 heures) pour calmer les quintes, diminuer leur fréquence et la durée des paroxysmes. Le remède exerce aussi une action sédative sur les vomissements de la coqueluche. L’homéopathie utilise aussi le Drosera contre la tuberculose pulmonaire.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Rubéfiante
  • Antispasmodique

[/wptab]
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