Naturopathie
HE Oliban ou encens
- Bronchites catarrhale et asthmatiforme ; asthme ++
- Plaies, ulcère +
- Cancers ( ?) ; immunodéficience +++
- Dépression nerveuse ++.
Contre-indications : Aucune connue
[wptab name=’Description’]Famille des Burséracées
On l’appelle également : arbre à encens
L’arbre à encens se retrouve en Somalie, en Ethiopie, au Yémen et à Oman.
Cet arbre pousse dans les régions sèches du nord-est de l’Afrique et du sud de la péninsule Arabique. Il tolère les situations très exposées et on le retrouve souvent sur les pentes rocheuses et dans les ravins, jusqu’à une altitude d’environ 1 200 m. Il préfère les sols calcaires.
Parfum : chaud, riche, doux, balsamique
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Oléroésine
- Monoterpènes (40 %) : (+)-alpha-pinène, (-)-limonène
- Sesquiterpènes : alpha-gurjunène, lapha-guaiène
- Alcools terp. : (+)-bornéol, trans-pinocarvéol, farnésol
- Composés bifonctionnels : alcool-cétones : olibanol, alcool-oxydes : incensoloxyde
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale, expectorante +
- Cicatrisante +
- Antitumorale ( ?), immunostimulante +++
- Antidépressive ++
[/wptab]
[wptab name=’Beauté / Bien-Être’]
Infuences psychologiques
Que ce soit dans un contexte religieux ou magique et ésotérique, le parfum de l’encens contribue à créer un lien entre l’humain et le divin, purifie l’atmosphère des influences négatives, stimule les facultés psychiques supérieures.
C’est probablement cette capacité de rendre la respiration plus profonde qui fait de l’encens une essence qui prédispose au calme et à la méditation ; il agit sur la sphère psychique en cas d’anxiété, de stress et de peur.
Esthétique
L’encens était, par exemple, l’un des constituants principaux du khôl, cette substance foncée avec laquelle les femmes égyptiennes se teignaient les yeux et qui, au-delà de son intérêt esthétique, prévenait les maladies oculaires grâce à son pouvoir antiseptique.
Il a une action bénéfique dans la prévention des rides et pour le traitement des taches et des cicatrices (les Egyptiens l’utilisaient pour des masques de beauté).
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Datte
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Province des Arabes comme chacun sait, le Dattier leur donne surtout ses fruits, très nourrissants, mais l’arbre entier est utile, le bois pour le chauffage, les feuilles pour la vannerie, les pousses comme légume, la sève pour en faire une boisson alcoolisée : le vin de palme. Nous connaissons surtout la Datte, aliment très énergétique qui, sous un petit volume, est recommandé pour cela aux enfants, aux sportifs, aux convalescents.
[wptab name=’Description’] C’est le fruit du Palmier Dattier (Phoenix dactylifera), grand arbre de 15 à 30 m de haut, qui croît surtout dans une contrée de l’Afrique du Nord nommée le Bled el-Djérid, c’est-à-dire le pays des Dattes, la terre des Palmiers.
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[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 50 g par litre d’eau, pour favoriser l’expectoration.
Les dattes font partie, avec les Figues, les Jujules et les Raisins secs, du mélange des « quatre fruits pectoraux », très employé contre les maux de gorge.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Nourrissant
- Énergétique
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HE Menthe verte
- Infection catarrhale mucopurulente des voies respiratoires, bronchites aiguë et chronique +++
- Digestions difficiles, insuffisance biliaire ++ ;
Cystite (inflammatoire) - Nervosisme
- Plaies, cicatrice ++
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)
[wptab name=’Description’]x
On l’appelle également : menthe en épi, menthe douce
La menthe verte est une plante vivace cultivée comme plante aromatique.
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbe
- Monoterpènes : (-)-alpha-pinène (0,85%), beta-pinène (0,80%), camphène, myrcène (4,40%), (-)-limonène (8,75 – 20%), (-)-alpha-phellandrène
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (1,85%), apha-élémène, farnésène, beta-bourbonène (1,95%)
- Monoterpénols : (-)-menthol (0,5%), linalol (1,1%), bornéol (0,1%), dihydrocarvéol (1,5%), néodihydrocarvéol (1,5%), cis- et trans-carvéol (0,5%), trans-thujanol-4 (2%), alcool périllique (0,1%)
- Alcools aliph. : octan-3-ol (1,5%)
- Sesquiterpénols : farnésol, élémol, cadinol
- Esters terp. : acétates de dihjydrocarvyle (1,5%) et de cis et trans-carvyle (2%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (2,2%)
- Monoterpénones : (-)-carvone (55-65 %), (-)-dihydrocarvone (1,8 %), menthone (0,4 %), (+)-pulégone
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire +++
- Calmante (action au niveau du bulbe rachidien et du cervelet)
- Anticatarrhale, mucolytique +++
- Cholagogue, cholérétique +++
- Tonique digestive (eupeptique) ++
- Cicatrisante ++
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Navette et Colza
Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.
Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.
Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.
De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.
Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.
Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.
[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.
Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.
Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.
On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.
Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.
Externe
Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.
Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Adoucissante
- Résolutive
- Vermifuge
- Laxative
- Diurétique (graine)
- Sudorifique (graine)
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Figuier
Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.
.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.
[wptab name=’Description’]
Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.
Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.
Externe
Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Nourrissante
- Laxative
- Emolliente
- Adoucissante
- Maturative
- Purgative
- Pectorale
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HE Armoise annuelle
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Indications (VT +) :
- Infection catarrhale ++ ;
- Plaies + ;
- Cancers ( ?) ;
- Parasitoses intestinales (ascaris, ténia) ++.
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)
[wptab name=’Description’] Famille Astéracées
L’armoise annuelle est une plante annuelle glabre originaire de Chine naturalisée en Europe. L’une des substances actives extraite de ses feuilles combat efficacement le paludisme.
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbes & Fleurs
- Alcool terp. : isoartémisia alcool
- Esters terp. : acétates d’artémisyle et d’isoartémisyle
- Cétones terp. : artemisia cétone (22-34 %).
- Lactones sesquiterp.
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[wptab name=’Propriétés’]
- Mucolytique +++
- Cicatrisante +
- Anticancéreuse ( ?)
- Hormon-like (homme) +
- Antiparasitaire ++
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Kawa-kawa
Jouissant d’une activité anesthésique locale, la plante possède, en outre, une action sédative à l’égard du système nerveux central. Les explorateurs avaient remarqué que les habitants de l’archipel polynésien l’employaient non seulement pour stimuler les fonctions digestives, mais aussi pour prévenir et guérir les maladies vénériennes. Sous l’influence du Kawa-Kawa, on constate une diminution des écoulements, une atténuation de la douleur à la miction, en même temps qu’une augmentation de la diurèse. Ces effets furent confirmés par Gubler, Sanné et Henri Leclerc. Grâce à son action diurétique et antiseptique et à ses propriétés décongestionnantes et sédatives des terminaisons nerveuses, le Kawa-Kawa donne d’excellents résultats dans les affections urinaires ou gynécologiques, les cystites blennorragiques, vaginites, métrites, salpingites et inflammations prostatiques.
On utilise l’extrait sous forme de pilules, très bien tolérées par l’estomac, et, en usage externe, en suppositoires (on adjoint alors une petite quantité d’analgésique, soit Belladone, soit Jusquiame, afin de prévenir la sensation désagréable de chaleur anale, due au principe âcre de cette espèce de Poivre). Dans les îles des mers du Sud, on utilise la décoction de racine râpée, à raison de 50 g par litre, dont on prend 3 tasses par jour.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées
On l’appelle encore Poivre enivrant.
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[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anesthésique
- Sédative
- Stimulante (dig.)
- Antiseptique
- Diurétique
- Décongestionnante
[/wptab]
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HE Hernandia ou Hazomalanga
- Adénome prostatique (troubles mixtionnels) +++, prostatite ; impuissance
- Hépatites virales, ictère ++, gastrite, aérophagie ; insuffisance pancréatique ; entérocolite virale, amibiase
- Céphalalgie +
- Eczéma ; zona, grippe
Contre-indications : Aucune connue (mais dermoagressive) déconseillée chez la femme
[wptab name=’Description’]Famille des Hermandiacées
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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse
- Aldéhydes (en cours d’étude).
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-inflammatoire ++
- Décongestionnante prostatique +++
- Antiscléreuse +
- Anti-infectieuse, antibactérienne (staph.), antivirale ++, antiparasitaire (amibes)
- Tonique excitante ++, stimulante pancréatique
- Hormon-like (axe hypophyso-testiculaire)
[/wptab]
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HE Massoïa
- Infection catarrhale chronique et infection bactérienne aiguë des voies respiratoires hautes et basses
- Infections digestives bactérienne ou fongique, aiguë ou chronique, surtout entérocolite
Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse ; usage externe formellement déconseillé (hyperallergisante)
[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse
- Sesquiterpènes : Beta-caryophyllène, beta-élémène, beta-sélinène
- Lactones (<* 85 %) : -delta-lactones alpha-, beta-insaturées : (-)-6-pentyl *(65-70 %), (-)-6-heptyl (10-15 %) et (+)-6-nonyl (0,3-0,5 %)-5,6-dihydro-2H-pyran-2-one (* = massoïa lactone) ; -gamma-hexadécalactone
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antibactérienne majeure
- Anticatarrhale, mucolytique
[/wptab]
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Rhubarbe
La Rhubarbe a été utilisée de temps immémorial dans la pharmacopée chinoise. Elle est signalée dans un des traditionnels Pen ts’ao, le « Chen-nug », et surtout dans les Recettes du coffret d’or de l’Hippocrate chinois Tchang-King : ce dernier nous signale que la rhubarbe est, avec le Ricin, un des drastiques purgatifs le plus en usage. Les Grecs avec Dioscoride, les Romains avec Pline et Galien utilisèrent ensuite les propriétés purgatives de cette plante inconnue chez eux et qu’ils recevaient, comme l’écrit Dioscoride, « des pays qui sont par-delà le Bosphore ».
Au Moyen Age, les racines de Rhubarbe, plantes toujours aussi mystérieuse par ses origines et ses diverses variétés, arrivent par caravanes de Russie et du centre de l’Asie et sont vendues par les apothicaires. L’école de Salerne lui reconnaît, en plus de ses vertus purgatives, une action sur le foie.
Toutes les anciennes pharmacopées usèrent et abusèrent de la Rhubarbe. Lémery la trouvait « propre pour le cours du ventre, nettoyer et fortifier l’estomac, exciter l’appétit, tuer les vers et purger doucement l’humeur bileuse ».
Sydenham préparé avec la Rhubarbe une bière stomachique qui faisait merveille, d’après lui, chez les enfants anémiés par une fièvre chronique. Klein, au siècle dernier, avait sa poudre digestive et le Dr Roques ses « pilules gourmandes » à base de Rhubarbe. Il y avait aussi le sirop de Rhubarbe et d’innombrables préparations au nom prometteur : grains de santé, grains de vie, élixirs viscéraux, etc. Quant aux célèbres pilules de Belloste, qui unissaient la Rhubarbe à l’aloès, à la Scammonée, au Poivre noir et au Mercure, et dont la formule longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui-même, puis par sa famille, elles eurent longtemps la réputation, malgré leur efficacité douteuse, d’être le spécifique des « coups de pieds de Vénus ». De nos jours, on n’utilise plus guère la Rhubarbe, bien qu’on lui reconnaisse toujours ses propriétés apéritives et toniques et surtout purgatives. Elle a aussi une action très nette sur la sécrétion biliaire : son effet sur l’intestin s’exerce d’ailleurs par l’intermédiaire de la stimulation de la sécrétion biliaire. Mais elle présence certains inconvénients qui ont fait abandonner pratiquement son usage : son emploi ne doit pas être prolongé, car elle constipe après avoir purgé. Elle est interdite aux gouteux et aux graveleux à cause de sa teneur élevée en oxalates ; aux dyspeptiques, car elle augmente l’acidité de l’estomac ; aux hémorroïdaires, à cause de son effet congestif ; aux nourrices, dont elle rend le lait amer.
Le Rhapontic est la variété de Rhubarbe plutôt alimentaire, surtout cultivée en France et en Angleterre (on l’appelle parfois Rhubarbe de France). Sa racine possède les mêmes propriétés que la Rhubarbe officinale. Les pétioles, appelés généralement « bâtons » après avoir été pelés et coupés, sont cuits en marmelades et en confitures, estimées en Belgique, en Hollande, dans le nord de la France et surtout en Angleterre, où elles entrent dans un grand nombre de pâtisseries. Il n’est pas du tout recommandé de manger, les feuilles à la façon des Epinards, comme cela se faisait parfois jadis. Elles irritent l’intestin et ont déjà causé des intoxications graves.
[wptab name=’Description’]Familles des Polygonacées.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion prolongée avec 6 à 10 g de poudre pour ¼ de litre d’eau bouillante, à prendre le matin à jeun comme purgatif, ou macération à froid préparée avec la double dose.
Poudre de racine. 1 à 3 g comme purgatif et 0,5 g comme tonique digestif.
Teinture. 200 g de Rhubarbe concassée. Mettre à macérer 10 jours dans un litre d’alcool à 60°. Agiter de temps en temps, puis filtrer. Prendre 1 à 4 g comme tonique, 10 à 15 g comme purgatif.
Vin de Rhubarbe. 60 g de racine mise à macérer 10 jours dans un litre de vin de Grenache. Prendre 1 à 2 cuillerées à soupe comme purgatif.
Sirop de Rhubarbe composé (très renommé comme dépuratif), avec de la Rhubarbe, de la Chicorée, de l’Alkékenge, de la Fumeterre et de la Cannelle (ce sirop est aussi appelé « sirop de Chicorée composée »).
Externe
Décoction de fleurs de Rhubarbe ou décoction de poudre de racine. Elles étaient jadis employées pour éclaircir les cheveux et leur donner une couleur blonde.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Purgatif
[/wptab]
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