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Claude-Sophie

Hamamélis

Employé depuis des siècles par les Indiens, l’Hamamélis n’est devenu une des médications classiques des affections veineuses qu’à la suite des travaux de Dujardin-Beaumetz et de son élève Gui. Surnommé la « digitaline des veines », on le prescrit dans toutes les variétés d’affections du système veineux : varices, hémorroïdes, congestions veineuses, séquelles de phlébite, métrorragies congestives, congestions prostatiques, etc. On l’utilise seul, ou associé à l’Hydrastis, sous forme de teinture et d’extrait fluide, dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques à usage interne ou externe.

L’Hamamélis jouit en Amérique d’une grande vogue pour les soins de la peau. Il fait merveille dans la couperose et les poussées congestives du visage. Il est également à la base de lotions oculaires reposantes et rafraîchissantes.

[wptab name=’Description’]Famille des Hamamélidacées

Appelé aussi Noisetier de la sorcière, l’Hamamélis est un arbrisseau d’Amérique du Nord.

Il fut introduit en Europe en 1736 par Collinson, mais on ne le trouve guère acclimaté que dans les jardins botaniques.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 20 g de feuilles par litre à prendre dans la journée. Le goût est âpre et amer.

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour les peaux délicates, on utilisera avantageusement une infusion de 20 grammes de feuilles d’hamamélis jetées dans un demi-litre d’eau bouillante. Au bout d’un quart d’heure, filtrer ; laisser tiédir. Se lotionner le visage à l’aide de compresses pendant une semaine par mois, matin et soir. Cette préparation contribuera à rétablir l’équilibre de l’épiderme et à lutter contre l’apparition des rides.

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HE Acore vrai ou roseau odorant à shyobunone

.

Indications (VT +) :

  • Bronchite catarrhale +++ ;
  • Insuffisance digestive, et hépato-biliaires +++.

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).

.

[wptab name=’Description’]

On l’appelle également : Canne aromatique, roseau aromatique, jonc odorant.

Cette plante se rencontre près des étangs et des fossés.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rhizome

  • Sesquiterpènes : calaménène
  • Alcools sesquiterp; : alpha-cadinol
  • Mono- et dicétones sesquiterp. : shyobunone et 6-épishyobunone (23-32 %), acorone, acorénone
  • Phénols méthyl-éthers : cis-isoasarol tri M.E. (8 – 19%)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anticatarrhale, mucolytique +++ ;
  • Tonique digestive, cholérétique +++.

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HE Baume du Pérou

Indications (VT +) :

  • Bronchite aiguë, chronique et asthmatiforme +, toux, grippe, tuberculose
  • Cystite colibacillaire ++, urétrite, pyélite
  • Dermatoses parasitaires (gale, pédiculose, teigne) +++

Contre-indications : Usage cutané prolongé (dermite de contact), usage interne (irritante).

[wptab name=’Description’] Famille des Papilionacées

Ce nom vernaculaire est inexact, l’arbre ne se trouvant pas au Pérou, mais principalement en Amérique centrale. Il s’explique par le fait que le baume du Pérou était autrefois exporté par un port de ce pays, Callao.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Oléorésine

Fraction volatile :

  • Alcools arom. : al.benzylique
  • Sesquiterpénols : farnésol, nérolidol (=péruviol)
  • Aldéhydes : acides cinnamique et benzoïque
  • Coumarines : coumarine
  • Esters (50-70 %) : benzoate de benzyle, cinnamates de benzyle et de cinnamyle
Fraction non volatile :
  • Résine : pérurésinotannol

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne +++, antiparasitaire, antiseptique
  • Anticatarrhale, expectorante +++
  • Cicatrisante (stimulation de la croissance des cellules épithéliales)
  • Antiprurigineuse

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HE Camphrier ou laurier du japon (bois)

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Indications (VT +) :

  • Rhumatismes chronique, douleurs rhumatismales et musculaires, contusions +++
  • Abcès, plaies
  • Asthénie, syncope, lipothymie ++
  • Bronchite chronique +

Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse, sujets sensibles (très neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Le camphrier ou arbre à camphre est un arbre dont on extrait le camphre par distillation de son bois, dit « bois de Ho ».

Son aire d’origine se situe en Chine, à Taïwan et au Japon. Il s’est naturalisé dans les autres continents, et se comporte parfois comme une espèce envahissante.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Bois

  • Sesquiterpènes (très faible %) : camphazulène
  • Diterpènes : alpha et beta-camphorènes, hishorène
  • Alcools sesquiterp. : apha et beta – bisabolol, T-cadinol, cubénol, épicubénol
  • Phénols méthyl-éthers : eugénol M.E.
  • Esters-oxydes : safole (0,8 – 18 %)
  • Oxydes terp : 1,8-cinéole (20 – 30 %), linalol oxyde
  • Cétones terp. : (+)-camphre (40-50 %), pipéritone

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique et stimulante générale, et cardiorespiratoire (à faible dose) ++, puis excitante (à doses plus élevées), et, enfin, neurotoxique, et épileptisante
  • Analgésique, antirhumatismale +++
  • Anticatarrhale, mucolipolytique +

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HE Cannelier dit « écorces de cannelle du Vietnam »

Indications (VT +) :

  • Entérocolite infectieuse, amibiase +++
  • Colibacillose urinaire +++
  • Infection et fièvre tropicales +++
  • Asthénie ++

Contre-indications : Usage cutané (sauf localisé).

.

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Parfum : chaud, épicé, sec, doux
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mars

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorces

  • Adéhydes arom. : cinnamaldéhyde (70 %).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-infectieuse, antibactérienne à large spectre d’action, antivirale, antifongique, antiparasitaire +++
  • Tonique stimulante

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HE Linaloe

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Indications (VT +) :

  • Pathologies spasmodiques +++
  • Pathologies infectieuses en général +

Contre-indications : Aucune connue (bien tolérée par les enfants)

.

[wptab name=’Description’]Famille des Burséracées

Ces arbres se répartissent du sud des États-Unis au nord de l’Argentine.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Bois et graines

  • Alcools terp. : linalol (30-47 %), alpha-terpinéol (8,5 %)
  • Esters terp. : acétates de linalyle (40-47%), et de géranye (30,5%)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique +++, équilibrante (action sur le plexus solaire)
  • Anti-infectieuse à spectre d’action variable +

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HE Persil frisé

Indications (VT +) :

  • Troubles nerveux, épilepsie +++
  • Entérocolites spasmodique et inflammatoire ++
  • Troubles rénaux, petite insuffisance rénale +

Contre-indications : Prudence, toxicité aiguë ou chronique en cours d’études (présence de myristicine).

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

Le persil ‘est une plante herbacée, couramment utilisée en cuisine pour ses feuilles très divisées, et en Europe centrale pour sa racine pivot. C’est également une plante médicinale.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

(variations chimiques en fonction des var. horticoles)

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes (4 et 2,8 % et jusqu’à 22 et 17 %), myrcène (3,5-5 %), beta-phellandrène (13-14 %), terpinolène (3-4,5 %), p-menthatriène-1,3,8 (28-50 %)
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (1,2%)
  • Alcools terp. : linalol (5,8%), carotoll
  • Esther-oxydes : myristicine (4,85-17,2%)
  • Aldéhydes terp. : p-menthadiène-1,4-al-7
  • Acétophénones : p-méthyl-acétophénone

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiépileptique +++
  • Antispasmodique ++
  • Diurétique +

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Cognassier

Le Coing est antidiarrhéique très efficace. Il contient une grande quantité de tanin, ce qui le fait recommander dans les diarrhées des débilités, des tuberculeux, des convalescents, des enfants et des vieillards. Son astringence le fait employer aussi contre les crachements de sang, les hémorroïdes saignantes, les affections de la bouche et des gencives et les relâchements du vagin.
Les pépins contiennent beaucoup de mucillage : celui-ci servait autrefois à préparer la « bandoline » des coiffeurs et entre encore dans certains collyres. Très adoucissants, on les utilise contre les gerçures des lèvres et des mamelons, les engelures, l’eczéma des mains, les brûlures, les conjonctivites, les hémorroïdes enflammées.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées

Vivant dans le Midi à l’état sauvage, cet arbre de petite taille, aux rameaux tortueux, est cultivé dans toute l’Europe.

Les Coings, très astringents, ne peuvent se manger crus, mais, après cuisson, donnent des sirops, des gelées, de pâtes, des liqueurs délicieusement parfumés, et le cotignac, gloire légitime de la confiserie orléanaise.

A Athènes, le Coing passait pour être le fruit de Vénus, que la jeune épousée devait déguster avant d’entrer dans la chambre nuptiale.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le suc de Coing étendu d’eau est délicieusement rafraîchissant. On peut transformer le fruit en savoureuses friandises qui n’en conservent pas moins les propriétés astringentes pour lesquelles on l’utilise : marmelade, gelée ou cotignac (en donner 100 à 200 g par jour), pâte.

Externe

Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l d’eau jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.

Décoction. Faire bouillir un beau Coing entier, finement coupé, dans 1 l de vin rouge (ce qui la rend encore plus astringente) jusqu’à réduction de moitié, en ajoutant 50 g de sucre.

Décoction. Elle peut s’employer en injections, et la décoction vineuse est excellente en gargarismes contre les affections de la bouche et des gencives. Macération de pépins. Une cuillerée à soupe par verre d’eau (ou 30 à 40 g par litre). Elle donne une émulsion très émolliente et adoucissante, à employer en lotions ou en compresses, dans n’importe quel cas d’irritation. Elle est excellente aussi pour la toilette des peaux sèches et dartreuses.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antidiarrhéique
  • Astringent
  • Adoucissant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour décongestionner les paupières et reposer les yeux fatigués, on peut appliquer directement des tranches de fruits frais, soigneusement lavés au préalable. Pour lutter contre l’apparition des rides, on utilisera avec profit une lotion préparée en faisant macérer pendant une quinzaine de jours des pelures de coing dans une eau légèrement alcoolisée.

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HE Acore vrai ou roseau odorant à asarone

Indications (VT +) :

  • Gastrite ++++, entérocolite spasmodique +++ ;
  • Bronchite asthmatiforme + ;
  • Congestion rénale (après intoxication) ++++, cystites +++ ;
  • Goutte ;
  • Hypotension artérielle.

Contre-indications : Usage prolongé (carcinogène ?).

[wptab name=’Description’]

On l’appelle également : Canne aromatique, roseau aromatique, jonc odorant.

Cette plante se rencontre près des étangs et des fossés.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rhizome

  • Phénols méthyl-éthers : cis-isoasarol tri M.E. (b-asarone) (75-80 %), transisoasarol tri M.E. (a-asarone) (1-2 %), cis- et trans- isoeugénol M.E. (2,5-25 % et 0,5-2 %).
  • Aldéhydes : asaronald (0,2 – 6%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique ++++, relaxante ++ ;
  • Anti-inflammatoire (gastro-entéro-rénale) ++++ ;
  • Stomachique +++.

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HE Lentisque pistachier

Indications (VT +) :

  • Troubles cardio-vasculaires
  • Endocardite rhumatismale (adj.)
  • Varices, hémorroïdes externes et internes, thrombophlébite +++
  • Aérophagie, aérocolie, ulcère gastrique, colite spasmodique, diabète (adj.)
  • Sinusite (décongestionnant) ++
  • Prostatite +++

Contre-indications : Aucune connue

[wptab name=’Description’]Famille des Anacardiacées

On l’appelle également : Arbre au mastic

Pistachier lentisque est un arbuste poussant dans les garrigues et les maquis des climats méditerranéens. Plante à feuillage persistant, elle donne des fruits, d’abord rouges, puis noirs.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Rameau & feuilles

  • Monoterpènes : alpha-pinénène (6,5-20 %) ; myrcène (4-15 %) ; sabinène (1,5-15 %), d-3-carène (0,2-0,8 %)
  • Sesquiterpènes : muurolène, cadinènes
  • Monoterpénols : terpinène-1-ol-4
  • Sesquiterpénols : alpha-cadinol

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puis négativante
  • Décongestionnante veineuse et lymphatique +++
  • Décongestionnante prostatique +++

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