Magnétiseur Naturopathe
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Monthly Archives: August 2013

Phytothérapie : du rêve à la réalité

Les gélules à base de plantes fleurissent ! De la beauté à la forme en passant par la mémoire, le champ d’action de ces produits semble infini. Mais attention… Ce qui est vendu n’est pas forcément autorisé et ce qui est permis n’est pas forcément efficace ! Tour d’horizon des pièges et des problèmes de la phytothérapie.

Dans les pharmacies, les grandes surfaces, les magasins diététiques on trouve de tout ou presque. La vitalité, la beauté, la minceur sont à portée de main sous forme de petites gélules anodines et tentantes.

Un marché florissant

Un marchĂ© qui affiche une croissance de 14 % pour un chiffre d’affaires de 240 millions d’€uros. Cet eldorado attire fabricants en quĂŞte de respectabilitĂ© (rĂ©unis au sein d’un syndicat qui affirme son respect du cadre rĂ©glementaire) et aventuriers sans foi ni loi. ConsĂ©quence logique de cet Ă©tat chaotique : tout ce qui est vendu n’est pas forcĂ©ment autorisĂ©. Depuis 1989, la DGCCRF, direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes a mis en place un plan de suivi des complĂ©ments alimentaires.

Des plantes non autorisées

D’après le dernier rapport d’activités de la DGCCRF, un nombre de plus en plus important de compléments utilise des plantes non autorisées. Dotées de propriétés médicinales, des plantes comme le millepertuis, le ginkgo biloba, l’aubépine ou encore la valériane sont strictement contrôlés. Le millepertuis par exemple peut être utilisé comme source d’arôme sous réserve que la teneur maximale en principe actif soit inférieur à 0,01 mg/kg dans les aliments. Toute autre utilisation doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. Ces plantes sont actives et c’est bien là le danger : elles peuvent avoir des interactions avec des médicaments.

Un problème d’étiquette

Les autres problèmes relevés par la DGCCRF proviennent de l’étiquetage : les compléments ne contiennent pas forcément les doses d’ingrédients indiqués sur l’emballage. Parfois elles dépassent les valeurs annoncées, et cela peut représenter un danger. Et si elles en contiennent moins, il y a tromperie. Du côté des allégations, il y a généralement peu de problème car les messages délivrés sur les emballages sont souvent flous et laconiques.

Ceci Ă©tant, les allĂ©gations peuvent parfois induire en erreur. “En effet, explique le Pr Luc Cynober, une substance n’est pas dangereuse mais son usage peut l’être. C’est le cas des gĂ©lules vendues pour prĂ©parer la peau au bronzage. Le bĂ©ta-carotène utilisĂ© dans ces produits n’est pas dangereux mais il ne protège pas la peau des coups de soleil”.

Doit faire ses preuves !

Tout ce qui est autorisĂ© n’est pas forcĂ©ment efficace ! “Certaines plantes, rappelle le Pr Cynober, ont Ă©tĂ© très Ă©tudiĂ©es -c’est le cas du thĂ©, du soja notamment- d’autres sont moins connues, ce qui ne signifie pas qu’elles n’ont pas de propriĂ©tĂ©s intĂ©ressantes”. Difficile dans ce cas de prĂ©juger de leurs effets. Cependant, mĂŞme si on sait qu’une plante est efficace, sa prĂ©sence parmi les ingrĂ©dients d’un complĂ©ment ne garantit pas le rĂ©sultat. “Le soja, continue le Pr Cynober, se compose de diffĂ©rentes sortes d’isoflavones, ce mĂ©lange harmonieux est potentiellement intĂ©ressant mais si on donne une dose massive d’un seul de ces composĂ©s, l’effet sera diffĂ©rent”.

En l’absence d’études sĂ©rieuses il est ainsi difficile d’avoir un avis sur les propriĂ©tĂ©s des complĂ©ments alimentaires. “En effet, confirme le Pr Cynober, ces produits peuvent ĂŞtre efficaces comme ils peuvent ne pas l’être ; ils ne font pas l’objet d’étude car cela coĂ»te cher et ce n’est pas obligatoire”.

Satisfaits malgré tout

Si l’efficacité de certains compléments alimentaires peut être l’objet de controverse, les utilisateurs semblent néanmoins satisfaits. Car l’engouement pour ces produits ne se dément pas.

Phytothérapie : des fleurs pour des maux quotidiens

Les complĂ©ments alimentaires Ă  base de plantes ont explosĂ© depuis quelques annĂ©es ! Mais naturel ne veut pas dire inoffensif ! Pour preuve de nombreux produits ont Ă©tĂ© retirĂ©s du marchĂ© pour leur toxicitĂ©. L’agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments avait rendu un rapport alarmant en 2003 sur ces supplĂ©ments et autres aliments vĂ©gĂ©taux … A lire avant de passer au vert !

Aujourd’hui les complĂ©ments alimentaires ont envahi les rayons diĂ©tĂ©tiques et les pharmacies. La plupart des spĂ©cialitĂ©s sont Ă  base de plantes. Mais cette origine naturelle n’est pas forcĂ©ment un gage de sĂ©curitĂ©. Car difficile de s’y retrouver entre tous les vĂ©gĂ©taux employĂ©s, et les prĂ©parations Ă  base de plantes entières, d’extraits, de molĂ©cules isolĂ©es… L’agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments a dĂ©cidĂ© en 2003 de faire le tri.

Faites confiance aux traditions !

L’AFSSA prĂ©conise de se rĂ©fĂ©rer aux traditions et aux croyances populaires pour Ă©valuer les produits sur le marchĂ© ! Certes, peu d’Ă©tudes existent sur les propriĂ©tĂ©s d’une plante entière et les laboratoires ne s’intĂ©ressent souvent qu’Ă  un seul principe actif issu de la plante. Difficile alors de connaĂ®tre les effets d’extraits de parties entières. Et pourtant, l’industrie pharmaceutique utilise depuis toujours la pharmacopĂ©e traditionnelle pour dĂ©couvrir de nouveaux mĂ©dicaments, et ce n’est pas un hasard. Il est donc plus sĂ»r de se rĂ©fĂ©rer aux modes de prĂ©parations traditionnels afin de prĂ©venir les mauvaises utilisations et surtout les effets nocifs. Dans les discussions actuelles sur la nouvelle rĂ©glementation europĂ©enne, la notion d’usage traditionnel serait reconnue pour les produits utilisĂ©s depuis 30 ans au moins. Des initiatives intĂ©ressantes confirment d’ailleurs que la tradition est souvent une vĂ©ritable mine d’or pour la santĂ© : en Afrique, les pharmaciens travaillent avec les shamans et mĂ©decins “traditionnels” pour Ă©crire et traduire de façon scientifique cette tradition de soin orale. Et s’il est souvent difficile de retranscrire des siècles d’usage mĂ©dicinal, on fait parfois de grandes dĂ©couvertes. Notre vĂ©gĂ©tation regorge encore de principes actifs et efficaces alors autant se fier Ă  la tradition pour les dĂ©nicher.

L’importance du mode de préparation

Respecter les mĂ©thodes traditionnelles est sans aucun doute une solution pour choisir les plantes, mais il faut aussi impĂ©rativement respecter le mode de prĂ©paration. Car, souvent, ce n’est pas le vĂ©gĂ©tal lui-mĂŞme qui est en cause, mais le procĂ©dĂ© de fabrication. Quelques scandales ont mĂŞme Ă©grainĂ© la fin du 20ème siècle. Mais pas de panique, la plupart des produits sont soigneusement testĂ©s avant leur mise en vente et les erreurs se font de plus en plus rares. Le plus simple est encore de faire confiance Ă  votre pharmacien qui doit sĂ©lectionner des produits de qualitĂ©.

Plantes et médicaments : des liaisons dangereuses…

Autre danger de certaines plantes : leur interaction possible avec des mĂ©dicaments “classiques”. Citons par exemple le cas du Millepertuis. Cette plante est utilisĂ©e dans le traitement de la dĂ©pression lĂ©gère. Or elle a des interactions avec nombre de spĂ©cialitĂ©s classiques : thĂ©ophylline, anti-vitamine K, ciclosporine, pilules contraceptives, antiretroviraux. De mĂŞme, l’ail a des effets sur le foie qui peuvent bloquer l’action de certains traitements. Dans tous les cas, il est toujours important de parler avec son mĂ©decin ou son pharmacien de son traitement avant de prendre des complĂ©ments.

Depuis ce rapport de l’AFSSA la directive européenne sur les compléments alimentaires a été appliquée en France. Les produits employés sont aujourd’hui mieux contrôlés et les consommateurs mieux informés. De quoi rassurer tous les adeptes de la phytothérapie !

Médicaments et Phytothérapie : gare aux interactions !

Les thérapies alternatives et notamment la phytothérapie ne sont pas toujours considérées comme des traitements à proprement parler. Mais ce n’est pas parce que l’on peut les obtenir sans prescription qu’ils sont sans effet. Attention aux interactions de ces produits avec vos médicaments.

Compléments alimentaires à base de réglisse, d’aubépine, de millepertuis… ces petites pilules peuvent interagir avec des traitements classiques. Pour éviter les mauvaises surprises, parlez-en avec votre médecin.

Des médecines de plus en plus populaires

Hier encore décriées, les médecines dites douces tentent actuellement de plus en plus de patients et les scandales réguliers autour des médicaments plus classiques sont d’ailleurs largement vecteurs de ce phénomène. Si le recours à l’automédication caractérise le plus souvent l’homéopathie et la phytothérapie, ces médecines alternatives sont également conseillée par le pharmacien et reste ignorée par le médecin…

En effet, quoi de plus simple que de demander Ă  son pharmacien un cocktail de plantes pour les petits maux quotidiens ou mĂŞme de le commander sur Internet ?

En parler avec votre médecin traitant

Ceux qui fréquentent toujours la même pharmacie n’ont en théorie pas de gros souci à se faire. Conscient des différents médicaments pris par le patient, le pharmacien aura à coeur d’éviter à son patient une interaction dangereuse. Mais se reposer sur la seule mémoire de son pharmacien n’est pas sans poser de risques quelle que soit la conscience professionnelle de ce dernier. Dans la même officine, un changement de personne peut entraîner un oubli de votre anti-hypertenseur qui interagit avec bien des plantes en vente libre !

La véritable solution réside aussi dans le fait de parler de tout avec son médecin traitant et de bien lui signaler que vous prenez d’autres pilules ou vitamines en parallèle de votre traitement. Pas de mystère pour éviter une interaction parfois dangereuse et plus rarement fatale, il faut en parler !

Les interactions les plus fréquentes

Il serait fastidieux et bien difficile de citer toutes les interactions entre les médecins douces et les médecines plus traditionnelles.

Les plantes : les racines de la santé

Le renouveau des médecines naturelles a donné goût aux plantes. Soif d’équilibre, retour à la nature et à sa pharmacie incroyablement variée ! Il semblerait que tisanes, gélules, huiles essentielles et élixirs floraux n’ont jamais eu autant de succès.

La phytothérapie est sans doute la plus vieille médecine du monde. Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n’ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité. Plus près de nous, il suffit de consulter le Vidal, la bible pharmaceutique, pour vérifier que l’aspirine est issue de la saule, la digitaline (médicament bien connu des cardiaques) de la fleur de digitaline. Ainsi nombre de médicaments allopathiques sont élaborés à partir des molécules trouvées dans les plantes. Aujourd’hui leurs qualités sont à nouveau redécouvertes et exploitées au naturel.

La vague verte de la phytothérapie

Les plantes médicinales contiennent des principes actifs qui exercent une action biologique directe sur l’organisme. En réalité, chacune d’elle offrirait deux à trois cents composants différents. Selon les phytothérapeutes, c’est de l’interaction entre ces différentes substances que naîtrait l’efficacité thérapeutique.

Déjà, nos grands-mères vantaient l’efficacité des plantes contre les maux courants :

  • La sauge pour les problèmes de circulation ;
  • Le thym contre le rhume ;
  • Le tilleul en tisane pour les insomnies.

Mais attention, à l’automédication. Entre efficacité et toxicité, la frontière reste floue. Pour preuve le millepertuis, véritable antidépresseur, qui fait aujourd’hui l’objet d’une législation bien spécifique. Mieux vaut donc demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’entamer une cure.

Les plantes peuvent être utilisées sous leur forme traditionnelle, tisane ou décoction. Quant aux nouveaux conditionnements (gélules, teintures mères, micro-sphères), ils facilitent leur usage dans le cadre de nos vies modernes.

La force thérapeutique des huiles essentielles

Moins connue que la phytothĂ©rapie, l’aromathĂ©rapie possède un champs d’action moins large. Ces odorantes substances concentrent jusqu’à cent fois certains principes actifs de la plante fraĂ®che. Parce que certaines molĂ©cules y sont prĂ©sente avec une importante concentration, une huile essentielle n’est pas anodine, aussi la prudence s’impose.

Selon ses prescripteurs, les huiles essentielles constitueraient, en traitant le “terrain”, une parade naturelle et efficace face aux maux de l’hiver. Cette notion de “terrain” est bien connue des adeptes de l’homĂ©opathie. Le principe en serait le suivant : Ă  chaque “terrain” correspond une rĂ©action propre Ă  l’environnement et aux agressions. Cette sensibilitĂ© individuelle aurait deux consĂ©quences : d’une part, une personne aura tendance Ă  toujours souffrir des mĂŞme types d’affections ; d’autre part, un mĂŞme traitement entraĂ®nera des effets diffĂ©rents selon les terrains.

Pour dĂ©terminer le terrain de son patient, le prescripteur l’examine et s’enquiert de ses antĂ©cĂ©dents personnels et familiaux, de ses goĂ»ts et dĂ©goĂ»ts, de ses habitudes, de ses rĂ©actions au froid, Ă  la chaleur… PrĂ©cisons que cette approche n’a jusqu’Ă  prĂ©sent reçu aucune validation scientifique.

Il semble aussi que cette thérapeutique traite avec succès le système nerveux végétatif. En particulier, l’essence de néroli, pourvue de propriétés anti-stress.

On prête à ce huiles essentielles des propriétés diverses :

  • Anti-stress pour l’essence de nĂ©roli ;
  • Digestives comme le cumin ou l’aneth ;
  • Antiallergiques comme l’hysope ;
  • SĂ©datives comme le tilleul ou l’oranger. En les diffusant dans la chambre, on favoriserait le sommeil.

On peut employer les huiles essentielles de diffĂ©rentes façons : en friction, en inhalation ou en diffusion dans l’atmosphère… Ces utilisations externes sont sans danger. Lorsqu’on les ingère en gouttes ou en doses contenues dans des gĂ©lules, il est indispensable de suivre la prescription prĂ©cise d’un mĂ©decin.

Pour les humeurs, faites-vous une fleur

Derniers-nés de la panoplie phytothérapeuthique : les élixirs floraux, prônés depuis le début du siècle par le Dr Edward Bach, homéopathe et bactériologiste anglais réputé.

En orientant ses travaux vers le monde végétal, il aurait constaté une influence des fleurs sur les états d’âme et les désordres physiologiques. Selon lui, chaque fleur possèderait une vertu particulière, qui permettrait de développer celle qui nous fait défaut. Au programme des fleurs d’optimisme, des fleurs de vitalité, etc.

Le mode de préparation est simple : les fleurs sont cueillies en pleine floraison, puis déposées dans un bol d’eau pure. Le liquide recueilli, plusieurs heures après, constitue l’élixir mère. Les élixirs floraux s’administrent par voie orale, sous forme de gouttes. Ils sont vendus en pharmacie ou dans les centres agréés.

Besoin d’ésotĂ©risme ou transmission d’un savoir ancestral, qu’elles prĂŞtent Ă  sourire ou qu’elles soient l’objet de profondes certitudes, les mĂ©decines dĂ®tes “douces” si elles ne font pas de bien, restent en gĂ©nĂ©ral sans danger… Ă  partir du moment oĂą elles sont prescrites par un mĂ©decin qui saura passer Ă  un traitement allopathique en cas de besoins.

Des plantes pour booster votre rentrée

Après des vacances bien mĂ©ritĂ©es, vous vous sentez prĂŞts Ă  attaquer la rentrĂ©e en pleine forme. Pourtant, ce brusque changement de rythme s’accompagne parfois d’une baisse de tonus physique, mais aussi intellectuel. Les plantes peuvent alors vous ĂŞtre utiles pour faire face.

Réveil matinal, longues journées, stress de la reprise, autant de facteurs qui rendent parfois la rentrée difficile. Le résultat : un coup de fatigue physique et intellectuel. La phytothérapie peut alors vous permettre de vivre cette transition en douceur. Découvrez les plantes pour booster votre rentrée.

Tonifiez votre santé

Pour attaquer la rentrĂ©e en pleine forme et faire face Ă  l’arrivĂ©e de l’hiver, les vitamines sont le meilleur alliĂ© de votre santĂ©. En tĂŞte de liste : l’extrait de camu camu. Ce fruit est la source naturelle la plus riche en vitamine C, qui apporte Ă©nergie et vitalitĂ©. D’autres plantes sont Ă©galement connues pour leurs effets stimulants. Ainsi, l’extrait de Ginseng a fait ses preuves contre les “coups de pompe”. L’extrait de noix de Kola est aussi indiquĂ© pour son effet dynamisant. Enfin, la gelĂ©e royale est recommandĂ©e en cas de fatigue, notamment lors d’une convalescence.

Par ailleurs, le meilleur moyen de faire face aux attaques hivernales est de prĂ©parer son organisme. De nombreuses plantes peuvent alors renforcer l’immunitĂ©. Ainsi, une substance cireuse produite par les abeilles, la Propolis, consolide les dĂ©fenses naturelles grâce Ă  ses propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes. Sa forte concentration en vitamines en fait Ă©galement un excellent tonifiant.

Si le rhume ou la toux s’installent, les plantes peuvent Ă©galement vous aider. L’extrait de Sureau est notamment indiquĂ© en cas d’Ă©tat grippal. Pour les voies respiratoires, l’extrait de Thym constitue une excellente arme contre les quintes de toux. L’extrait d’Eucalyptus permet quant Ă  lui de dĂ©gager les bronches.

Dynamisez votre cerveau

Souvent Ă©voquĂ©es pour leurs propriĂ©tĂ©s physiques, on oublie que les plantes sont aussi d’excellents partenaires de notre intellect. Alors qu’on a mis notre cerveau au repos pendant les vacances, la reprise s’accompagne parfois d’un stress et de difficultĂ©s Ă  la concentration.

L’extrait de Rhodiola est un alliĂ© du tonus intellectuel. En effet, ses diffĂ©rents composĂ©s agissent sur l’ensemble des fonctions cognitives et renforcent ainsi la concentration et la mĂ©moire. Il est Ă©galement indiquĂ© dans la lutte contre le stress. Les extraits de Ginseng, de Soja et de Ginkgo ont aussi des effets bĂ©nĂ©fiques sur la mĂ©morisation. Les extraits d’AubĂ©pine et de Passiflore sont connus pour leurs vertus apaisantes, aidant ainsi Ă  lutter contre le stress de la rentrĂ©e.

UtilisĂ©es depuis des millĂ©naires, les plantes sont une source naturelle de bien-ĂŞtre pour le corps et l’esprit. Contenant de nombreuses substances actives, celles-ci doivent ĂŞtre prises avec prĂ©caution. Pour Ă©viter les effets secondaires ou de possibles interactions mĂ©dicamenteuses, il est recommandĂ© de demander conseil Ă  votre mĂ©decin ou Ă  votre pharmacien.

Le miel Ă  l’hĂ´pital : un alliĂ© pour la cicatrisation

Un travail sur le pouvoir antibactérien et cicatrisant des miels mené au CHU de Limoges a montré comment les pansements et les soins au miel pouvaient réduire grandement le temps de cicatrisation, sans infection ni effets secondaire. Explications de Ghislaine Pautard, infirmière engagée auprès du Pr Descottes dans de domaine de recherche.

Aujourd’hui, un groupe de recherche1 cherche Ă  comprendre pourquoi le miel aide Ă  la cicatrisation des plaies.

Miel et cicatrisation : 27 ans de travaux au CHU de Limoges

“Nous avons commencĂ© Ă  utiliser le miel dans le service de chirurgie viscĂ©rale et transplantations en 1984, sous l’impulsion du Pr Bernard Descottes, chirurgien, chef de service”, raconte Ghislaine Pautard. Celui-ci avait lu des travaux rĂ©alisĂ©s Ă  l’Ă©tranger sur les pouvoirs de cicatrisationdu miel. “Ă€ l’Ă©poque, nous avions peu de produits efficaces pour la cicatrisation”, prĂ©cise l’infirmière. Le Pr Descottes propose Ă  son Ă©quipe de faire des recherches bibliographiques sur le sujet et d’observer les effets des pansements au miel sur les patients. L’aventure commence !

“Nous avons d’abord utilisĂ© du miel toutes fleurs, que l’on trouvait dans la rĂ©gion”, indique Ghislaine Pautard. “Puis, une thèse en pharmacie, rĂ©alisĂ©e Ă  la facultĂ© de Limoges, sur le pouvoir antibactĂ©rien des miels a montrĂ© que les nectars issus de plantes ayant des propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes, telles la lavande et surtout le thym, avaient une activitĂ© antibactĂ©rienne encore plus forte”, ajoute-t-elle. Les bons rĂ©sultats sont au rendez-vous ! “Nous avons vite vu que le miel avait un rĂ©el intĂ©rĂŞt dans la cicatrisation”, souligne l’infirmière.

Une Ă©tude comparative en double aveugle2 rĂ©alisĂ©e en 1988 a montrĂ© que, sur trois types de plaies, la vitesse de cicatrisation Ă©tait presque deux fois plus rapide avec le miel qu’avec deux autres dispositifs mĂ©dicaux reconnus (Biogaze, DĂ©brisan). “De 1984 Ă  aujourd’hui, plus de 3 000 patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de pansements au miel dans notre service”, indique Ghislaine Pautard.

Miel et cicatrisation : en pratique

“Le miel est utilisĂ© dans le service de chirurgie digestive principalement pour la cicatrisation de deuxième intention : plaies non fermĂ©es par des points ou des agrafes”, prĂ©cise Ghislaine Pautard. Les pansements sont rĂ©alisĂ©s avec du miel s’il y a des complications dans la cicatrisation ou si le chirurgien n’a pas souhaitĂ© refermer la plaie – c’est parfois le cas par exemple lors d’un rĂ©tablissement de continuitĂ© digestive.

La technique du pansement au miel est diffĂ©rente selon les divers stades de la cicatrisation. Celle-ci se dĂ©roule suivant trois phases : phase de dĂ©tersion, phase de bourgeonnement et phase d’Ă©pithĂ©lialisation. “Nous avons observĂ© que le miel accĂ©lĂ©rait surtout la cicatrisation au stade du bourgeonnement”, explique Ghislaine Pautard. Au dĂ©but des Ă©tudes, le miel utilisĂ© au CHU de Limoges Ă©tait achetĂ© directement auprès de producteurs sĂ©lectionnĂ©s et Ă©tait analysĂ© afin de voir s’il ne contenait pas de bactĂ©ries. “Aujourd’hui, il existe du miel en tube stĂ©rilisĂ© par rayons Gamma et notre hĂ´pital l’utilise aussi”, prĂ©cise Ghislaine Pautard.

D’autres services utilisent-ils le miel aujourd’hui ? “Des mĂ©decins, des soignants nous contactent pour des renseignements ou pour rĂ©cupĂ©rer notre protocole de soin”, informe-t-elle. Ces protocoles de soins au miel sont envoyĂ©s uniquement aux personnels mĂ©dicaux.

Miel et cicatrisation : comprendre le pouvoir cicatrisant

Pourquoi le miel a-t-il ce pouvoir cicatrisant ? “On sait dĂ©jĂ  que le miel possède des propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes liĂ©es entre autres Ă  son osmolaritĂ© et Ă  la production d’eau oxygĂ©nĂ©e. La glucose-oxydase, enzyme sĂ©crĂ©tĂ©e par les glandes hypopharyngiennes de l’abeille, transforme le glucose prĂ©sent dans le nectar en acide gluconique, avec libĂ©ration d’eau oxygĂ©nĂ©e”, explique Ghislaine Pautard. “Par contre, on ignore encore ce qui se passe au niveau des plaies”, poursuit-elle. Un groupe de recherche, composĂ© de chercheurs de la facultĂ© de pharmacie de Limoges, de l’IUT de Bourges et du CHU de Limoges, s’intĂ©resse Ă  la physiologie de la cicatrisation par le miel. Celui-ci n’a pas encore livrĂ© tous ses secrets !