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Phytothérapie

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Phytothérapie : du rêve à la réalité

Les gélules à base de plantes fleurissent ! De la beauté à la forme en passant par la mémoire, le champ d’action de ces produits semble infini. Mais attention… Ce qui est vendu n’est pas forcément autorisé et ce qui est permis n’est pas forcément efficace ! Tour d’horizon des pièges et des problèmes de la phytothérapie.

Dans les pharmacies, les grandes surfaces, les magasins diététiques on trouve de tout ou presque. La vitalité, la beauté, la minceur sont à portée de main sous forme de petites gélules anodines et tentantes.

Un marché florissant

Un marchĂ© qui affiche une croissance de 14 % pour un chiffre d’affaires de 240 millions d’€uros. Cet eldorado attire fabricants en quĂŞte de respectabilitĂ© (rĂ©unis au sein d’un syndicat qui affirme son respect du cadre rĂ©glementaire) et aventuriers sans foi ni loi. ConsĂ©quence logique de cet Ă©tat chaotique : tout ce qui est vendu n’est pas forcĂ©ment autorisĂ©. Depuis 1989, la DGCCRF, direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes a mis en place un plan de suivi des complĂ©ments alimentaires.

Des plantes non autorisées

D’après le dernier rapport d’activités de la DGCCRF, un nombre de plus en plus important de compléments utilise des plantes non autorisées. Dotées de propriétés médicinales, des plantes comme le millepertuis, le ginkgo biloba, l’aubépine ou encore la valériane sont strictement contrôlés. Le millepertuis par exemple peut être utilisé comme source d’arôme sous réserve que la teneur maximale en principe actif soit inférieur à 0,01 mg/kg dans les aliments. Toute autre utilisation doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. Ces plantes sont actives et c’est bien là le danger : elles peuvent avoir des interactions avec des médicaments.

Un problème d’étiquette

Les autres problèmes relevés par la DGCCRF proviennent de l’étiquetage : les compléments ne contiennent pas forcément les doses d’ingrédients indiqués sur l’emballage. Parfois elles dépassent les valeurs annoncées, et cela peut représenter un danger. Et si elles en contiennent moins, il y a tromperie. Du côté des allégations, il y a généralement peu de problème car les messages délivrés sur les emballages sont souvent flous et laconiques.

Ceci Ă©tant, les allĂ©gations peuvent parfois induire en erreur. “En effet, explique le Pr Luc Cynober, une substance n’est pas dangereuse mais son usage peut l’être. C’est le cas des gĂ©lules vendues pour prĂ©parer la peau au bronzage. Le bĂ©ta-carotène utilisĂ© dans ces produits n’est pas dangereux mais il ne protège pas la peau des coups de soleil”.

Doit faire ses preuves !

Tout ce qui est autorisĂ© n’est pas forcĂ©ment efficace ! “Certaines plantes, rappelle le Pr Cynober, ont Ă©tĂ© très Ă©tudiĂ©es -c’est le cas du thĂ©, du soja notamment- d’autres sont moins connues, ce qui ne signifie pas qu’elles n’ont pas de propriĂ©tĂ©s intĂ©ressantes”. Difficile dans ce cas de prĂ©juger de leurs effets. Cependant, mĂŞme si on sait qu’une plante est efficace, sa prĂ©sence parmi les ingrĂ©dients d’un complĂ©ment ne garantit pas le rĂ©sultat. “Le soja, continue le Pr Cynober, se compose de diffĂ©rentes sortes d’isoflavones, ce mĂ©lange harmonieux est potentiellement intĂ©ressant mais si on donne une dose massive d’un seul de ces composĂ©s, l’effet sera diffĂ©rent”.

En l’absence d’études sĂ©rieuses il est ainsi difficile d’avoir un avis sur les propriĂ©tĂ©s des complĂ©ments alimentaires. “En effet, confirme le Pr Cynober, ces produits peuvent ĂŞtre efficaces comme ils peuvent ne pas l’être ; ils ne font pas l’objet d’étude car cela coĂ»te cher et ce n’est pas obligatoire”.

Satisfaits malgré tout

Si l’efficacité de certains compléments alimentaires peut être l’objet de controverse, les utilisateurs semblent néanmoins satisfaits. Car l’engouement pour ces produits ne se dément pas.

Phytothérapie : des fleurs pour des maux quotidiens

Les complĂ©ments alimentaires Ă  base de plantes ont explosĂ© depuis quelques annĂ©es ! Mais naturel ne veut pas dire inoffensif ! Pour preuve de nombreux produits ont Ă©tĂ© retirĂ©s du marchĂ© pour leur toxicitĂ©. L’agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments avait rendu un rapport alarmant en 2003 sur ces supplĂ©ments et autres aliments vĂ©gĂ©taux … A lire avant de passer au vert !

Aujourd’hui les complĂ©ments alimentaires ont envahi les rayons diĂ©tĂ©tiques et les pharmacies. La plupart des spĂ©cialitĂ©s sont Ă  base de plantes. Mais cette origine naturelle n’est pas forcĂ©ment un gage de sĂ©curitĂ©. Car difficile de s’y retrouver entre tous les vĂ©gĂ©taux employĂ©s, et les prĂ©parations Ă  base de plantes entières, d’extraits, de molĂ©cules isolĂ©es… L’agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments a dĂ©cidĂ© en 2003 de faire le tri.

Faites confiance aux traditions !

L’AFSSA prĂ©conise de se rĂ©fĂ©rer aux traditions et aux croyances populaires pour Ă©valuer les produits sur le marchĂ© ! Certes, peu d’Ă©tudes existent sur les propriĂ©tĂ©s d’une plante entière et les laboratoires ne s’intĂ©ressent souvent qu’Ă  un seul principe actif issu de la plante. Difficile alors de connaĂ®tre les effets d’extraits de parties entières. Et pourtant, l’industrie pharmaceutique utilise depuis toujours la pharmacopĂ©e traditionnelle pour dĂ©couvrir de nouveaux mĂ©dicaments, et ce n’est pas un hasard. Il est donc plus sĂ»r de se rĂ©fĂ©rer aux modes de prĂ©parations traditionnels afin de prĂ©venir les mauvaises utilisations et surtout les effets nocifs. Dans les discussions actuelles sur la nouvelle rĂ©glementation europĂ©enne, la notion d’usage traditionnel serait reconnue pour les produits utilisĂ©s depuis 30 ans au moins. Des initiatives intĂ©ressantes confirment d’ailleurs que la tradition est souvent une vĂ©ritable mine d’or pour la santĂ© : en Afrique, les pharmaciens travaillent avec les shamans et mĂ©decins “traditionnels” pour Ă©crire et traduire de façon scientifique cette tradition de soin orale. Et s’il est souvent difficile de retranscrire des siècles d’usage mĂ©dicinal, on fait parfois de grandes dĂ©couvertes. Notre vĂ©gĂ©tation regorge encore de principes actifs et efficaces alors autant se fier Ă  la tradition pour les dĂ©nicher.

L’importance du mode de préparation

Respecter les mĂ©thodes traditionnelles est sans aucun doute une solution pour choisir les plantes, mais il faut aussi impĂ©rativement respecter le mode de prĂ©paration. Car, souvent, ce n’est pas le vĂ©gĂ©tal lui-mĂŞme qui est en cause, mais le procĂ©dĂ© de fabrication. Quelques scandales ont mĂŞme Ă©grainĂ© la fin du 20ème siècle. Mais pas de panique, la plupart des produits sont soigneusement testĂ©s avant leur mise en vente et les erreurs se font de plus en plus rares. Le plus simple est encore de faire confiance Ă  votre pharmacien qui doit sĂ©lectionner des produits de qualitĂ©.

Plantes et médicaments : des liaisons dangereuses…

Autre danger de certaines plantes : leur interaction possible avec des mĂ©dicaments “classiques”. Citons par exemple le cas du Millepertuis. Cette plante est utilisĂ©e dans le traitement de la dĂ©pression lĂ©gère. Or elle a des interactions avec nombre de spĂ©cialitĂ©s classiques : thĂ©ophylline, anti-vitamine K, ciclosporine, pilules contraceptives, antiretroviraux. De mĂŞme, l’ail a des effets sur le foie qui peuvent bloquer l’action de certains traitements. Dans tous les cas, il est toujours important de parler avec son mĂ©decin ou son pharmacien de son traitement avant de prendre des complĂ©ments.

Depuis ce rapport de l’AFSSA la directive européenne sur les compléments alimentaires a été appliquée en France. Les produits employés sont aujourd’hui mieux contrôlés et les consommateurs mieux informés. De quoi rassurer tous les adeptes de la phytothérapie !

Médicaments et Phytothérapie : gare aux interactions !

Les thérapies alternatives et notamment la phytothérapie ne sont pas toujours considérées comme des traitements à proprement parler. Mais ce n’est pas parce que l’on peut les obtenir sans prescription qu’ils sont sans effet. Attention aux interactions de ces produits avec vos médicaments.

Compléments alimentaires à base de réglisse, d’aubépine, de millepertuis… ces petites pilules peuvent interagir avec des traitements classiques. Pour éviter les mauvaises surprises, parlez-en avec votre médecin.

Des médecines de plus en plus populaires

Hier encore décriées, les médecines dites douces tentent actuellement de plus en plus de patients et les scandales réguliers autour des médicaments plus classiques sont d’ailleurs largement vecteurs de ce phénomène. Si le recours à l’automédication caractérise le plus souvent l’homéopathie et la phytothérapie, ces médecines alternatives sont également conseillée par le pharmacien et reste ignorée par le médecin…

En effet, quoi de plus simple que de demander Ă  son pharmacien un cocktail de plantes pour les petits maux quotidiens ou mĂŞme de le commander sur Internet ?

En parler avec votre médecin traitant

Ceux qui fréquentent toujours la même pharmacie n’ont en théorie pas de gros souci à se faire. Conscient des différents médicaments pris par le patient, le pharmacien aura à coeur d’éviter à son patient une interaction dangereuse. Mais se reposer sur la seule mémoire de son pharmacien n’est pas sans poser de risques quelle que soit la conscience professionnelle de ce dernier. Dans la même officine, un changement de personne peut entraîner un oubli de votre anti-hypertenseur qui interagit avec bien des plantes en vente libre !

La véritable solution réside aussi dans le fait de parler de tout avec son médecin traitant et de bien lui signaler que vous prenez d’autres pilules ou vitamines en parallèle de votre traitement. Pas de mystère pour éviter une interaction parfois dangereuse et plus rarement fatale, il faut en parler !

Les interactions les plus fréquentes

Il serait fastidieux et bien difficile de citer toutes les interactions entre les médecins douces et les médecines plus traditionnelles.

Les plantes : les racines de la santé

Le renouveau des médecines naturelles a donné goût aux plantes. Soif d’équilibre, retour à la nature et à sa pharmacie incroyablement variée ! Il semblerait que tisanes, gélules, huiles essentielles et élixirs floraux n’ont jamais eu autant de succès.

La phytothérapie est sans doute la plus vieille médecine du monde. Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n’ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité. Plus près de nous, il suffit de consulter le Vidal, la bible pharmaceutique, pour vérifier que l’aspirine est issue de la saule, la digitaline (médicament bien connu des cardiaques) de la fleur de digitaline. Ainsi nombre de médicaments allopathiques sont élaborés à partir des molécules trouvées dans les plantes. Aujourd’hui leurs qualités sont à nouveau redécouvertes et exploitées au naturel.

La vague verte de la phytothérapie

Les plantes médicinales contiennent des principes actifs qui exercent une action biologique directe sur l’organisme. En réalité, chacune d’elle offrirait deux à trois cents composants différents. Selon les phytothérapeutes, c’est de l’interaction entre ces différentes substances que naîtrait l’efficacité thérapeutique.

Déjà, nos grands-mères vantaient l’efficacité des plantes contre les maux courants :

  • La sauge pour les problèmes de circulation ;
  • Le thym contre le rhume ;
  • Le tilleul en tisane pour les insomnies.

Mais attention, à l’automédication. Entre efficacité et toxicité, la frontière reste floue. Pour preuve le millepertuis, véritable antidépresseur, qui fait aujourd’hui l’objet d’une législation bien spécifique. Mieux vaut donc demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’entamer une cure.

Les plantes peuvent être utilisées sous leur forme traditionnelle, tisane ou décoction. Quant aux nouveaux conditionnements (gélules, teintures mères, micro-sphères), ils facilitent leur usage dans le cadre de nos vies modernes.

La force thérapeutique des huiles essentielles

Moins connue que la phytothĂ©rapie, l’aromathĂ©rapie possède un champs d’action moins large. Ces odorantes substances concentrent jusqu’à cent fois certains principes actifs de la plante fraĂ®che. Parce que certaines molĂ©cules y sont prĂ©sente avec une importante concentration, une huile essentielle n’est pas anodine, aussi la prudence s’impose.

Selon ses prescripteurs, les huiles essentielles constitueraient, en traitant le “terrain”, une parade naturelle et efficace face aux maux de l’hiver. Cette notion de “terrain” est bien connue des adeptes de l’homĂ©opathie. Le principe en serait le suivant : Ă  chaque “terrain” correspond une rĂ©action propre Ă  l’environnement et aux agressions. Cette sensibilitĂ© individuelle aurait deux consĂ©quences : d’une part, une personne aura tendance Ă  toujours souffrir des mĂŞme types d’affections ; d’autre part, un mĂŞme traitement entraĂ®nera des effets diffĂ©rents selon les terrains.

Pour dĂ©terminer le terrain de son patient, le prescripteur l’examine et s’enquiert de ses antĂ©cĂ©dents personnels et familiaux, de ses goĂ»ts et dĂ©goĂ»ts, de ses habitudes, de ses rĂ©actions au froid, Ă  la chaleur… PrĂ©cisons que cette approche n’a jusqu’Ă  prĂ©sent reçu aucune validation scientifique.

Il semble aussi que cette thérapeutique traite avec succès le système nerveux végétatif. En particulier, l’essence de néroli, pourvue de propriétés anti-stress.

On prête à ce huiles essentielles des propriétés diverses :

  • Anti-stress pour l’essence de nĂ©roli ;
  • Digestives comme le cumin ou l’aneth ;
  • Antiallergiques comme l’hysope ;
  • SĂ©datives comme le tilleul ou l’oranger. En les diffusant dans la chambre, on favoriserait le sommeil.

On peut employer les huiles essentielles de diffĂ©rentes façons : en friction, en inhalation ou en diffusion dans l’atmosphère… Ces utilisations externes sont sans danger. Lorsqu’on les ingère en gouttes ou en doses contenues dans des gĂ©lules, il est indispensable de suivre la prescription prĂ©cise d’un mĂ©decin.

Pour les humeurs, faites-vous une fleur

Derniers-nés de la panoplie phytothérapeuthique : les élixirs floraux, prônés depuis le début du siècle par le Dr Edward Bach, homéopathe et bactériologiste anglais réputé.

En orientant ses travaux vers le monde végétal, il aurait constaté une influence des fleurs sur les états d’âme et les désordres physiologiques. Selon lui, chaque fleur possèderait une vertu particulière, qui permettrait de développer celle qui nous fait défaut. Au programme des fleurs d’optimisme, des fleurs de vitalité, etc.

Le mode de préparation est simple : les fleurs sont cueillies en pleine floraison, puis déposées dans un bol d’eau pure. Le liquide recueilli, plusieurs heures après, constitue l’élixir mère. Les élixirs floraux s’administrent par voie orale, sous forme de gouttes. Ils sont vendus en pharmacie ou dans les centres agréés.

Besoin d’ésotĂ©risme ou transmission d’un savoir ancestral, qu’elles prĂŞtent Ă  sourire ou qu’elles soient l’objet de profondes certitudes, les mĂ©decines dĂ®tes “douces” si elles ne font pas de bien, restent en gĂ©nĂ©ral sans danger… Ă  partir du moment oĂą elles sont prescrites par un mĂ©decin qui saura passer Ă  un traitement allopathique en cas de besoins.

Quinquina

Les indiens connaissaient, en fait, depuis belle lurette les propriétés fébrifuges du Quinquina, qu’ils appelaient Kina-kina, c’est-à-dire « l’écorce des écorces ».
En 1738, l’Académie des sciences envoya au Pérou une mission scientifique, dirigée par la Condamine et Jussieu, pour étudier « l’arbre à fièvre », auquel Linné donne, par reconnaissance justifiée envers la Comtesse, le nom de Cinchona. Ils établirent une sélection parmi les nombreuses variétés de l’espèce Cinchona et classèrent les quatre principales sortes officinales d’écorces, qui sont les Quinquinas gris de Loxa et Huanuco, les Quinquinas jaunes Calisaya, les Qinquinas rouges. Plus tard, des plantations furent entreprises aux Inde, à Ceylan et à Java, car les forêts des Andes avaient été si mal exploitées qu’on pouvait craindre la disparition du précieux Quinquina. La découverte, en 1820, de la Quinine, principal actif du Quinquina, par les Français Pelletier et Caventou donna une auréole de plus au Quinquina, surtout après que le médecin militaire Maillot eut institué son emploi dans le service qu’il dirigeait à Bône, où le paludisme décimait nos troupes : grâce à la quinine, le service de Maillot devint « le service où l’on ne meurt pas ».
Enfin, le Quinquina est à l’origine de l’homéopathie, puisque c’est grâce à lui que Hahnemann constata sur lui-même que, pris à petites doses, il provoquait les symptômes des maladies qu’il guérissait à dose habituelle. C’est ainsi que fut découvert le principe similia similibus de l’homéopathie. De nos jours, bien que le paludisme ne sévisse plus, le Quinquina reste un précieux remède. C’est un des meilleurs antigrippes connus, qui lutte à la fois contre la fièvre et contre l’asthénie grippale ou post-grippale.
Par son action tonique et cordiale, il est indiqué dans toutes les débilités générales et est recommandé aux convalescents et aux asthéniques. Il entre à ce titre dans des apéritifs divers, agréables au goût très appréciés. Depuis Brillat-Savarin, qui le signale dans sa Physiologie du goût, on sait aussi que le Quinquina est un bon réducteur des graisses de l’organisme et que son usage empêcherait l’obésité de s’installer.
On lui reconnaît, d’autre part, un effet analgésique dans le domaine des crampes musculaires et des courbatures fébriles, et un rôle modérateur dans l’excitabilité cardiaque.

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Famille des Rubiacées.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • Purgatif

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Cannelle de Ceylan

Comme le Poivre, la Cannelle est utilisĂ©e de temps immĂ©moriaux, puisqu’elle est dĂ©jĂ  mentionnĂ©e en Chine 2 700 ans av. J-C. Elle Ă©tait d’ailleurs tellement en honneur dans ce pays qu’aucun mĂ©decin chinois n’aurait dĂ©livrĂ© une ordonnance sans Cannelle. Dans ses Recettes du coffret d’or, Tchang King, l’Hippocrate chinois, nous rĂ©vèle qu’il l’utilisait dans les affections respiratoires. Les Arabes l’employaient comme condiment et comme drogue mĂ©dicinale destinĂ©e Ă  hâter la digestion. Au Moyen Age, c’Ă©tait aussi un stimulant stomacal et, pour Albert le Grand, “elle calme la toux et fortifie le foie”. A la Renaissance, si elle entre dans beaucoup de prĂ©parations culinaires, dont “la saulce chaude, la cameline et le “saupiquet” du cĂ©lèbre Taillevent, elle n’en est pas moins jugĂ©e digne de lutter contre la peste, comme nous l’apprend le “TraitĂ© de la peste” de l’apothicaire Guillaume Busnel.
Au XVIIIème siècle, sa faveur et si grande qu’elle entre dans la plupart des prĂ©parations alors en honneur, tels le diascordium de Fracastor, le laudanum, l’Ă©lixir de Garus.

De nos jours, on admet les propriĂ©tĂ©s stimulantes certaines de la Cannelle sur les systèmes respiratoire et circulatoire. Elle augmente aussi la sĂ©crĂ©tion du suc gastrique et stimule l’ensemble des fonctions digestives.
Tonifiante, elle est bonne pour les convalescents, les gens fatiguĂ©s ou manquant d’appĂ©tit, et on la recommande particulièrement dans les asthĂ©nies post-grippales. D’ailleurs, la Cannelle est aussi un excellent prĂ©servatif de la grippe et des refroidissements. Le vin chaud Ă  la Cannelle n’est-il pas la panacĂ©e antigrippe familiale par excellence ? Ce vin possède des propriĂ©tĂ©s toniques et stimulantes incontestables et procure une accĂ©lĂ©ration du cĹ“ur et de la respiration. Ces qualitĂ©s sont d’ailleurs utilisĂ©es en pharmacie dans la “potion de Todd” et le “vin de Cannelle composĂ©”, qu’on distribuait autrefois si gĂ©nĂ©reusement dans les hĂ´pitaux. Enfin, la Cannelle a une rĂ©putation sans doute mĂ©ritĂ©e d’ĂŞtre aphrodisiaque, et le vin obtenu par macĂ©ration de 60 g de Cannelle et 30 g de vanille dans 1 l de frontignan a grande renommĂ©e.

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La meilleure Canelle nous arrive de Ceylan ; celles de Chine, de Guyane, de Java sont moins réputées.

C’est l’Ă©corce dessĂ©chĂ©e d’un arbrisseau de la famille des Lauriers.

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[wptab name=’Utilisation’]

voir les différentes HE de Cannelier

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[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • Tonique
  • Stimulante
  • Aphrodisiaque

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[wptab name=’BeautĂ© / Bien-ĂŠtre’]

Intimité

Pour les Orientaux, elle communique de la force et de l’énergie et elle est utile en cas de diminution de la vigueur sexuelle et de frigidité. On peut l’utiliser soit comme épice, soit sous forme d’essence pour des massages et des bains stimulants.

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Jusquiame noire

Les propriétés de la Jusquiame furent connues il y a bien longtemps. En Assyrie-Babylonie, on l’employait comme hallucinatoire, tandis que les Hindous s’en servaient comme anesthésiant, ainsi que le précise le livre de Susruta. Les druides l’utilisaient pour troubler la raison des patients et pour plonger les sorciers qui recouraient aux incantations dans une espèce d’état second. C’était, pour eux, une plante maudite, mais aussi l’accessoire indispensable aux rites magiques : en période de sécheresse, par exemple, il suffisait qu’une vierge entre dans l’eau et se fasse asperger d’une décoction de Jusquiame par ses compagnes pour que tombe la pluie…
Roger de Salerne nous apprend, dans son Manuscrit chirurgical, que les chirurgiens de la célèbre école du Moyen Age appliquaient sur la bouche et le nez des patients une éponge somnifère imbibée de diverses drogues, dont la principale était le suc de Jusquiame, afin de réaliser une anesthésie primitive. Considérée comme hautement toxique, la drogue connut ensuite un léger temps d’oubli jusqu’en 1762. A cette date, Storck, un médecin viennois qui, s’intéressa surtout aux toxiques, la réhabilita dans les maladies nerveuses et l’épilepsie.
De nos jours, on utilise les feuilles, les racines et les semences de la plante sous forme de poudre de feuilles, d’extrait et de teinture. On l’associe à la Valériane dans les pilules de Meglin et elle entre dans la composition du baume tranquille et de l’onguent populéum. C’est un narcotique analogue à la Belladone et d’une toxicité semblable. On l’utilise plus particulièrement comme antispasmodique et comme hypnotique dans les affections nerveuses.
En usage externe, les feuilles cuites et broyées enveloppées dans une feuille de Chou sont parfois utilisées en cataplasmes dans les douleurs aiguës de la goutte ou des rhumatismes.

[wptab name=’Description’]Famille des SolanacĂ©es

C’était la Hannebane gauloise, mais la plante a encore bien d’autres noms populaires : Porcelet, Potelé, Herbe aux engelures, Herbe aux teignes, Mort-aux-Poules.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • AnesthĂ©siant
  • Antispasmodique
  • Hypnotique

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Dictame de Crète

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Dans l’Antiquité reculée, le Dictame était célèbre comme le plus précieux des vulnéraires, dont les dieux eux-mêmes faisaient usage. Les Grecs l’employaient dans les accouchements et pour favoriser la venue des règles.
Il est assez peu usité de nos jours pour l’usage interne, c’est-à-dire comme emménagogue et tonique. Mais on l’utilise encore comme vulnéraire pour guérir les plaies et les contusions. Il entre toujours dans la formule du baume de Fioravanti du pharmacien.

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[wptab name=’Description’] Famille des LabiacĂ©es.

On l’appelle aussi Origan Dictame.

Haut de 0,50 m environ, le Dictame de Crète est une plante cultivée dans le Midi. Il croissait jadis plus particulièrement en Crète, sur le mont Dicte, ce qui lui a valu son nom.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 4 à 15 g de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. On prendre 2 tasses à thé par jour.
Macération. 30 g par litre de vin blanc. Laisser 15 jours en contact et prendre 2 verres à Bordeaux par jour.

Externe

Cataplasme. Obtenu avec les sommités fleuries broyées.

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[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • VulnĂ©raire
  • EmmĂ©nagogue
  • Tonique

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Eupatoire

Mithridate Eupator, roi du Pont, laissa son nom à l’Eupatoire, qu’il avait découverte. C’était une des plantes du jardin médicinal d’Olivier de Serres, dont il disait qu’elle « est bonne contre la dysenterie, morsures des serpents et désopile le foie ». Apéritive, stimulante, tonique, la plante, dont on emploie les feuilles et surtout la racine, est aussi un bon cholagogue, très recommandé contre les obstructions du foie et la constipation occasionnée par l’insuffisance hépatique et l’atonie des organes internes.
A l’extérieur, elle a eu grande réputation comme résolutif des tumeurs du fondement ou du scrotum.

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[wptab name=’Description’] Famille des SynanthĂ©racĂ©es.

On l’appelle encore Eupatoire d’Avicenne, Herbe de sainte Cunégonde, Origan des marais. Il ne faut pas la confondre avec l’Aigremoine, qu’on appelle souvent Herbe d’Eupatoire ou Eupatoire des Grecs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. 30 g par litre d’eau.
Décoction. 30 g de racine coupée, durant une nuit, dans 1 litre de vin blanc ou de bière, au choix.

Externe

Contre les tumeurs, on utilise soit le cataplasme de feuilles pilées, soit des compresses chaudes imbibées de décoction concentrée de racine.

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[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • ApĂ©ritive
  • Stimulante
  • Tonique
  • Cholagogue

[/wptab]
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Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.
[wptab name=’Description’]Famille des PipĂ©racĂ©es.

Son nom scientifique et les noms qu’il porte dans diverses langues (anglais, Pepper ; italien, Pipe ; etc.) dériveraient tous du sanscrit pilpali. Son nom français n’a rien à voir avec celui de Pierre Poivre, naturaliste et administrateur français, qui introduisit la culture des épices dans les possessions françaises de l’océan Indien.

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[wptab name=’Utilisation’]Externe

Pour l’usage externe, on utilise encore le Poivre noir pulvérisé pour saupoudrer des cataplasmes rubéfiants.[/wptab]

[wptab name=’PropriĂ©tĂ©s’]

  • Digestive
  • FĂ©brifuge
  • Tonique
  • Tonifiant
  • Aphrodisiaque

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