Magnétiseur Naturopathe
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Claude-Sophie

Notre rapport au Soi et au Corps

Qu’est-ce qu’√™tre normal ?
Comment être reconnu sans être stigmatisé ?
Comment rester compétitif ?
Comment “tenir le coup” ?
Comment retrouver ce d√©sir confisqu√© par l’incitation permanente √† l’hyperconsommation ?

Autant de demandes qui peuvent trouver leur réponse dans le contact artificiel avec soi-même et les autres, procuré par les psychotropes.

Dans ces conditions, on se s’√©tonnera pas que les mutations du paysage pharmacologique soient caract√©ris√©e par une extension et une dilution de la notion de drogue. Ces mutations sont autant d’indices de la tendance √† l’effacement des fronti√®res entre normal-pathologique et artifice-nature d’une part, et entre usage r√©cr√©atif et auom√©dication d’autre part.

Le mod√®le normatif de l’individu, d’un point de vue clinique, semble √©tonnamment calqu√© sur celui du psychotique, premier individu √† vivre en permanence avec une substance psychotrope, mais sans le plaisir positif. Le psychotique ressemblerait d√®s lors √† la posture id√©ale de l’individu appel√© √† vivre dans une soci√©t√© qui ne tol√®re pas la souffrance psychique et dont l’injonction principale est l’h√©donisme obligatoire et l’euphorie perp√©tuelle.

Les d√©prim√©s et les handicap√©s du bonheur et de la forme sont devenus √† pr√©sent les pestif√©r√©s et les inadapt√©s que la soci√©t√© rejette quand ils ne se soumettent pas aux nombreuses injonctions de traitements. “Adaptez-vous en vous traitant car vous √™tes malade et vous ne le savez pas…”.

La modification artificielle forc√©e de soi-m√™me pose en r√©alit√© surtout une question d’anthropologie sociom√©dicale dans la mesure o√Ļ l’individu sous influence se pr√©sente comme l’incarnation d’une jouissance impossible √† laquelle nous sommes condamn√©s faute de pouvoir souffrir en paix, la norme n’√©tant plus la souffrance, comme cela a √©t√© pendant des si√®cles, mais le bonheur et la sant√© √† tout prix.

Nous sommes tous aujourd’hui interdits de d√©faillance, interdits de chagrin, de r√©bellion, de d√©prime et de questionnements existentiels, sous peine de nous faire “virer” de la soci√©t√©, cette soci√©t√© qui vous attend √† la sortie avec une panoplie sans cesse grandissante de m√©dicaments psychotropes labellis√©s, ces drogues licites mise √† notre disposition pour ne plus souffrir et l’on aurait d√Ľ consommer avant de se faire jeter, ce soma dont parlait Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” et qui d√©ligitime le mal de vivre en frappant la difficult√© d’√™tre du sceau de l’infirmit√©.

Le m√©dicament du XXI√®me si√®cle a bel et bien r√©ussi sa conversion √©conomique en proth√®se destin√©e √† am√©liorer notre satisfaction et r√©duire l’angoisse au service de la productivit√© mondiale. On est en droit de se demander si l’individu n’est pas une nouvelle entit√© clinique qui ne serait rien d’autre qu’un SUJET sans souffrance, un SUJET vid√© de ses incertitudes, de ses angoisses existentielles, de son ind√©termination, de son mal de vivre qu’il ne peut exprimer, mais aussi vid√© de son d√©sir et donc en manque aujourd’hui de ce plaisir positif d√©rob√© et confisqu√© par la science, bref un sujet anesth√©si√© et d√©barrass√© de son sympt√īmes par maintenance psychotropique diversifi√©e permanente ? Un sujet dont le seul destin est d’√™tre productif et heureux, sans souffrir, sans parler, sans penser, gav√© de m√©dicaments psychotropes et de publicit√©s, hypnotis√© et contr√īl√© par la t√©l√©vision, et encadr√© par les merveilleux “gestionnaires du stress au travail” tr√®s bien pay√©s pour p√©renniser le syst√®me qui les fait vivre.

extrait “Drogues et civilisations, une alliance ancestrale” Michel Rosenzweig

R√®gles d’Entretien Auto : Dans quel √©tat serait une voiture que l‚Äôon n‚Äôalimenterait pas avec le bon carburant, que l‚Äôon ne ferait jamais r√©viser, et qu‚Äôen plus on conduirait sans jamais respecter le code de la route ? Une pilule dans le carburant pourrait-elle entretenir une voiture ? Sans une r√©vision r√©guli√®re, votre voiture serait rapidement dans un sale √©tat, voire √† la casse.
C’est la même chose pour nos vies : si nous nourrissons pas nos corps correctement, que nous ne nous occupons pas de leurs entretiens, de leurs révisions, que nous ne respectons pas les règles de conduite, nous allons ressortir de la vie complètement cabossés, avec des moteurs usés trop vite ou qui empêchent nos corps d’avancer à leur vitesse normale !

Une bonne sant√© est votre bien le plus pr√©cieux que l’on peut avoir.¬†Cette simple v√©rit√© s’applique autant pour un nouveau-n√© que pour un homme √Ęg√©, un m√®re, un m√©decin, la personne ordinaire sur la rue, ou le pr√©sident d’un pays. Quand votre corps tombe malade ou ne fonctionne pas √† ce que vous pensez √™tre normal, vous pouvez √©tat d’inconfort, de peur ou de d√©pression qui peut seulement √™tre rem√©di√© en restaurant l’ancien corps de votre corps sant√© et vitalit√©. Pour se sentir vraiment √† l’aise vous et dans votre entourage, vous devez √™tre capable de gu√©rir tous les types de ¬ęmalaises¬Ľ que vous exp√©rimentez.

Vous êtes en effet capable de vous guérir !

Votre¬†√©tat de sant√© n’est qu’un reflet de la fa√ßon dont vous et votre monde. Cela vous¬†place dans la responsabilit√© de votre bien-√™tre¬†qui est¬†– entre vos mains. Une fois que tu as atteint une sant√© dynamique, vous ne vous sentirez pas seulement bien.¬†Vous serez peut-√™tre devenus ¬ęentiers¬Ľ pour
toute première fois de votre vie.

Les secrets intemporels de la sant√© et du rajeunissement peuvent aider √† lib√©rer l’√©norme pouvoir de gu√©rison qui sommeille en nous et r√©tablit l’√©quilibre √† tous les niveaux du corps, de l’esprit et de l’esprit. Vous poss√©dez des pouvoirs de gu√©rison pour r√©tablir une zone permanente de confort ou un sentiment continu de satisfaction qui constitue la base d’une cr√©ation cr√©ative et r√©ussie et gratifiant la vie.
Lorsque vous tombez malade ou que votre corps vieillit anormalement vite, vous pouvez avoir envie de rem√®de qui promet un soulagement rapide. Aujourd’hui, il existe un m√©dicament ou un traitement m√©dical pour presque tous les¬†maladies. Vous √™tes amen√© √† croire que si vous supprimez ou √©liminez uniquement les sympt√īmes¬†d’une maladie, comme la douleur, vous avez √©galement √©radiqu√© la maladie. Cette croyance mal fond√©e semble √™tre profond√©ment grav√© dans nos esprits.

L’industrie m√©dicale joue un r√īle majeur dans son renforcement en nous offrant presque uniquement des traitements ax√©s sur les sympt√īmes. Bien s√Ľr, notre propre impatience¬†√† gu√©rir nous fait des candidats parfaits pour ces rem√®des √† action rapide. Mais √† chaque fois qu’on enl√®ve un sympt√īme sans s’attaquer √† sa cause, nous nous √©loignons encore plus de l’√©quilibre requis pour une sant√© et une vitalit√© continues.

Par cons√©quent, une bonne sant√© n‚Äôest qu‚Äôun r√™ve, et nous nous r√©signons √† un certain degr√© de mauvaise sant√©, recourant √† dire des choses comme “Eh bien, c’est la vie!” ou “Nous devons tous mourir de quelque chose!”.

Retrouver sa sant√© ne consiste pas √† appliquer une solution miracle rapide ; c’est plut√īt un processus de reconstruction¬† qui affecte chaque partie de votre vie comme la cr√©ativit√©, le travail, les relations, les √©motions, le bonheur, etc.

Il serait tr√®s simpliste de supposer que quelques pilules de vitamines, une nouvelle merveille m√©dicament, une op√©ration ou m√™me un traitement m√©dical alternatif pourraient, sous l’impulsion du moment, annuler les effets de nombreuses ann√©es de n√©gligence.

Le corps a peut-√™tre d√Ľ endurer beaucoup l’effort de ne pas recevoir une alimentation ad√©quate ou un sommeil suffisant et l’exercice pendant des ann√©es.¬†R√©tablir¬†les conditions pr√©alables¬†√† ce que le corps sait faire le mieux – cr√©er et maintenir l’√©quilibre – ind√©pendamment de l’√Ęge et des ant√©c√©dents probl√®mes de sant√©.

Vous pouvez trouver la clé pour équilibrer chaque aspect de votre vie
en commençant prendre la responsabilité de votre propre santé.

Il s’agit de prendre en compte des probl√®mes de sant√© les plus terre-√†-terre issus de notre mode de vie, notre alimentation, notre nutrition, notre exercice physique, notre routine quotidienne, notre exposition au soleil, etc., avec entre autres, des rem√®des d√©riv√©s de la M√©decine ayurv√©dique.
L’Ayurveda, qui signifie litt√©ralement Science de la vie, est le syst√®me de soins naturels le plus complet et ancien.

En plus de découvrir les secrets de la guérison et de la longévité, vous apprendrez également à appliquer un certain nombre de procédures de nettoyage efficaces et profonds qui ont des effets apparemment miraculeux sur le bien-être physique, émotionnel et spirituel.

¬ęTourner la cl√©¬Ľ de la sant√© et du rajeunissement

Il s’agit de mettre en lumi√®re les maladies les plus courantes et les malentendus m√©dicaux d’aujourd’hui. Concernant l‚Äôam√©lioration de la sant√© et du bien-√™tre personnel, nous sommes mis au d√©fi de faire un changement majeur dans nos attitudes individuelles et collectives envers la sant√© et la libert√©.

La connexion intime esprit / corps, chaque pensée et sentiment, à un degré plus ou moins grand, modifie votre expérience de la santé et bien-être. Un accès de dépression peut paralyser votre système immunitaire et tomber amoureux peut le booster. Vous pouvez utiliser la même force qui provoque la destruction du corps pour la diriger vers la guérison et le rajeunissement.

Le corps est constamment engag√© √† renouveler ses cellules, ce qui en soi est un miracle et un processus extr√™mement complexe, in√©gal√© par tout ce que l’homme n’a jamais cr√©√©. Les nombreux types de prot√©ines qui composent vos g√®nes et constituent les cellules de votre corps sont remplac√©es tous les 2-10 jours. 98% des atomes qui composent votre corps¬†aujourd’hui ne sera pas l√† dans un an. Ce processus de renouvellement affecte toutes les parties du corps, y compris le sang, les muscles, les organes, la graisse, les os, les nerfs et, comme r√©cemment confirm√©, la mati√®re c√©r√©brale. Avec le remplacement continu de toutes les cellules, vous devriez pouvoir avoir un nouveau corps et, par cons√©quent, un nouveau bail √† vie, au moins une fois toutes les quelques ann√©es.

Comprendre les m√©canismes int√©gr√©s du corps qui peuvent arr√™ter l’horloge du vieillissement permet de savoir comment acqu√©rir une meilleure sant√© et ajouter des ann√©es √† votre √Ęge chronologique. Nous sommes en plein milieu d‚Äôune formidable transformation mondiale qui a d√©j√† consid√©rablement influenc√©, sinon √©branl√©, le fondement m√™me de la m√©decine conventionnelle. L’ancienne division du corps et de l’esprit en entit√©s compl√®tement s√©par√©es et ind√©pendantes s’effritent rapidement avec les connaissances fournies par les ailes progressistes de la science m√©dicale telles que Psycho-Neuro-Im-munologie ou m√©decine de l’esprit / du corps. La division du corps et de l’esprit, qui est bas√©e sur les paradigmes anciens et d√©pass√©s de la compr√©hension de la nature humaine n’a jamais vraiment exist√©.

Jamais-n√©anmoins, cette fausse notion de la vraie r√©alit√© de l‚Äôexistence humaine continue de faire croire que l‚Äôhomme est essentiellement un √™tre physique. Et dans une certaine mesure, nous sommes tous d’accord avec cette id√©e. La pratique actuelle de la sant√© humaine ignore largement le r√īle important de l‚Äôesprit, les sentiments et les √©motions. Au lieu d’√©radiquer la maladie de la surface de la terre, l‚Äôapproche des soins de sant√© uniquement ax√©e sur les sympt√īmes a consid√©rablement r√©duit les maladies courante, mais en fait, a contribu√© √† la survenue de maladies chroniques et de d√©c√®s plus que toute autre cause.

La guérison est absente quand le bonheur est absent

Notre vie est contr√īl√©e par le ¬ęcorps / esprit super intelligent¬Ľ. Sans sa pr√©sence surveill√©e, les 60 √† 100 billions de cellules du corps, avec chacune plus d’un billion de r√©actions biochimiques par seconde chacune, engendreraient proportionnellement autant de chaos et de confusion que dans le cas de la dissolution de l’univers.

Vous pouvez √©galement d√©couvrir la relation intime entre l’esprit et le corps lorsque vous souffrez d’un maux d’estomac, vous vous sentez mal, ou lorsque vous vous √©vanouissez apr√®s avoir re√ßu une nouvelle tr√®s p√©nible. Certaines personnes sont litt√©ralement devenues grises du jour au lendemain en raison d’un √©v√©nement traumatisant, et d’autres rougissent quand ils se sentent g√™n√©s. Les crises cardiaques peuvent √™tre d√©clench√©es par une seule¬†col√®re ou anxi√©t√© intense, lorsque les art√®res coronaires sont obstru√©es ou ouvertes. Tout¬†les pens√©es et les sentiments sont instantan√©ment traduits en compos√©s biochimiques dans le cerveau et dans toutes les autres parties du corps, alt√©rant ainsi l’apparence physique et les performances.

En fait, chaque morceau d’activit√© mentale nous laisse avec une sensation physique sp√©cifique connue sous le nom d’√©motions. Les √©motions sont compos√©es √† la fois d‚Äôimpulsions mentales et de changements physiques, expriment la totalit√© de votre √©tat de sant√© √† un moment donn√©.

Votre syst√®me endocrinien, qui produit des hormones en r√©ponse √† vos exp√©riences mentales, est en effet votre pharmacie personnelle et elle est gratuite. Votre pharmacie int√©rieure peut fabriquer n’importe quel m√©dicament¬†dont vous avez besoin, et vous √™tes le pharmacien qui r√©dige les ordonnances appropri√©es. Cela d√©pend de votre r√©action ou r√©action √©motionnelle √† un √©v√©nement ou √† un d√©fi particulier, les drogues et leur les doses varient en cons√©quence. Ils peuvent inclure les hormones du stress, l’adr√©naline, le cortisol et cholest√©rol. Lorsqu’il est lib√©r√© dans votre circulation sanguine en r√©ponse √† la col√®re, la peur ou le rejet, comme par exemple, ces hormones peuvent vous sauver la vie, mais si elles sont s√©cr√©t√©es de mani√®re continue, elles peuvent endommager les vaisseaux sanguins et alt√©rer le syst√®me immunitaire.

Vos √©motions heureuses d’un autre c√īt√© se manifestent par des endorphines, de la s√©rotonine, de l‚Äôinterleukine II ou d‚Äôautres m√©dicaments li√©s √† l‚Äôexp√©rience de plaisir et de satisfaction. Si vous produisez suffisamment de ces produits chimiques, vous pouvez m√™me √™tre en mesure d’arr√™ter le processus de vieillissement. Des √©tudes soigneusement contr√īl√©es ont montr√© que vous pouvez r√©duire votre √Ęge biologique de 10 √† 15 ans dans un d√©lai de dix jours, √† condition que votre interpr√©tation de votre exp√©rience de vie soit rapide et se change positivement.

En revanche, vous pouvez également accumuler 20 années supplémentaires en une seule journée si vous entrez un état de désespoir et de dépression. Les hormones produisent des effets extrêmement puissants, un sens positif et négatif. Pourtant, les pensées et les pensées sont encore plus puissantes que les hormones, à savoir les intentions qui les déclenchent.

Depuis de nombreuses ann√©es, les h√īpitaux enregistrent des cas o√Ļ des patients atteints de cancer ont ce qui est g√©n√©ralement connu sous le nom de ¬ęr√©mission spontan√©e¬Ľ. Une r√©mission d’une tumeur canc√©reuse ou d’autres maladies graves peuvent survenir lorsque la personne affect√©e ressent soudain un sentiment de confiance profonde et un bonheur sans pr√©c√©dent. D’autres se sont remis d’une maladie en phase terminale lorsqu’ils sont devenus ¬ęaccro¬Ľ au rire. Notre composition physique est capable de fournir des produits chimiques connus et extr√™mement puissants en r√©ponse √† une perception renouvel√©e par rapport √† la r√©alit√©.

Cette capacit√© intrins√®que du syst√®me humain esprit / corps peut aider √† faire √©voluer notre syst√®me hormonal (syst√®me endocrinien) √† un niveau beaucoup plus √©lev√© d’efficacit√© et conf√®rent des capacit√©s √† notre corps qui sont au-del√† de notre niveau actuel de compr√©hension ou d’imagination.

Le voyage pour développer un état de santé et de vitalité permanent a très peu à voir avec
la maladie, dont le traitement est le principal objectif de la m√©decine conventionnelle. La vraie gu√©rison est de r√©tablir le lien intime qui existe entre un corps sain et un corps sain esprit. De m√™me, la maladie dispara√ģt en provoquant des effets sains et vitaux sur¬†notre corps et notre esprit. L’essentiel est que la bonne sant√© reste un r√™ve irr√©aliste quand l’accent est mis sur la maladie.

Une loi naturelle fondamentale stipule que l’√©nergie suit la pens√©e. Si la maladie est votre point de concentration ou est un point de r√©f√©rence et de v√©rit√© dans votre vie, vous allez √™tre coinc√© avec cela parce que votre corps se nourrit d’√©nergie n√©gative. Plus de 90% de toutes les maladies de notre civilisation occidentale sont chronique par nature et il n‚Äôexiste aucun traitement efficace, du moins pas dans le domaine de la m√©decine conventionnelle.

L‚Äôinsuffisance du syst√®me m√©dical moderne pour faire face avec succ√®s √† la maladie chronique est enracin√©e dans la conviction collective que nous devons nous d√©barrasser des sympt√īmes de la maladie afin de retrouver notre sant√©. Si nous concentrions plut√īt notre attention
sur la fixation des conditions pr√©alables et la restauration des m√©canismes responsables de la cr√©ation de la bonne sant√©, la sant√© reviendrait tout naturellement. Ce n’est pas la maladie qui a besoin d’attention, c’est le patient qui a besoin d’amour, de soins, de nourriture et du sentiment d’√™tre √† nouveau complet.

L’exp√©rience la plus importante dont le corps / esprit d√©s√©quilibr√© a besoin pour gu√©rir est l’exp√©rience de bonheur qui se produit lorsqu’une personne commence √† prendre sa sant√© en mains et supprime toute congestion et d√©s√©quilibre qui peuvent exister dans le corps.

C’est un processus d’auto-responsabilisation tr√®s agr√©able pour le cŇďur, le corps et l’√Ęme.
Une √©tude fascinante a montr√© que les gens heureux sont les moins susceptibles d’attraper un rhume, la fr√©quence √† laquelle ils sont expos√©s √† un virus du rhume. De plus, les amoureux se montrent plus r√©sistants √† la maladie. Cr√©er un √©tat de sant√© positif peut √™tre un puissant facteur de bonheur.

Base solide pour la cr√©ation et le maintien d’une bonne sant√©

Le rinçage du foie et de la vésicule biliaire peut déplacer des centaines de calculs biliaires de ces organes importants en quelques heures, peut à lui seul déclencher des vagues de bien-être absolu et éliminer la colère et la frustration profondes.

La clarification des canaux et des canaux de circulation gravement bloqu√©s dans le corps peuvent avoir des effets vraiment heureux et certainement changer ses priorit√©s dans la vie.¬†Si vous souffrez d’une maladie comme le cancer, d’une maladies cardiaques ou le SIDA, en plus de traiter l‚Äôaspect physique de d√©s√©quilibre, vous devrez √©galement vous occuper de ses homologues mentaux et √©motionnels.

La maladie n’est pas quelque chose que vous attrapez. Au lieu de cela, c’est quelque chose que vous cr√©ez en d√©finissant, √† plusieurs reprises, les m√™mes limitations qui emp√™chent votre corps et votre esprit d’√™tre dans leur √©quilibre naturel.

extrait “Etonnant nettoyage du foie, de la v√©sicule biliaire” Andr√©as Moritz

Pour aller plus loin : Nettoyage du Foie¬†|¬†Irrigation du C√īlon¬†|¬†Nettoyage des Reins

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, n√©e le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l‚ÄôInde et la fondatrice de l’ONG ¬ę Embracing the World ¬Ľ √† but humanitaire et √©cologique dont le si√®ge est au K√©rala (extr√™me Sud-Ouest de l’Inde).

Appel√©e commun√©ment Amma (¬ęM√®re¬Ľ en hindi), elle est hindoue de naissance mais d√©clare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualit√© (adva√Įta v√©danta) et de la d√©votion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

D√®s l’√Ęge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et d√©votionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de cons√©quence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit r√©aliser de nombreuses t√Ęches m√©nag√®res et est parfois battue. Elle interrompt l’√©cole √† dix ans et devient servante chez des voisins.

√Ä treize ans elle a sa premi√®re extase (samadhi). En 1975, √† 22 ans, elle obtient la lib√©ration (moksha) √† la suite d’une intense p√©riode d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la ¬ęMata Amritanandamayi Mission Trust¬Ľ et le ¬ęMata Amritanandamayi Math¬Ľ, deux organisations √† but non lucratif, sont fond√©es, leur si√®ge √©tant √† Amritapuri, son principal ashram, pr√®s de Kollam dans le K√©rala.

Which form of herbs offers the most therapeutic benefits ?Quelle forme d’herbes offre le plus de bienfaits th√©rapeutiques ?

<!–:fr–>Les b√©n√©fices th√©rapeutiques obtenus en utilisant des herbes d√©pendent d’une vari√©t√© de facteurs :

  • Le produit √† base de plantes contient-il tous les constituants actifs dans des proportions que l’on retrouve dans la nature, ou les constituants ont-ils √©t√© alt√©r√©s ?
  • Le produit √† base de plantes est-il frais ? Quelle est la dur√©e de conservation de la plante ? La plante m√©dicinale a-t-elle √©t√© trait√©e de fa√ßon √† veiller √† √™tre efficace lorsque vous serez pr√™t l’utiliser?
  • Le produit n√©cessite-t-il la digestion des plantes m√©dicinales afin d’en obtenir tous les avantages ? Est-il facile √† prendre ? Est-il abordable ? Le produit traite-il vraiment le probl√®me que vous essayez de r√©soudre ?

De toutes les formes disponibles d’herbes, les extraits liquides de plantes r√©pond le mieux √† tous ces facteurs. Ceci est la raison pour laquelle les herboristes recommandent le plus cette forme de prise des plantes m√©dicinales.

Que sont extraits de plantes liquides ?

Des extraits liquides de plantes sont des plantes m√©dicinales qui ont √©t√© trait√©s de telle mani√®re que leurs constituants (ingr√©dients actifs) sont mis en suspension dans un milieu liqu√©fi√©, g√©n√©ralement de l’alcool et de l’eau. Si l’alcool est laiss√© dans la formulation, un extrait contenant de l’alcool est le r√©sultat. Cependant, une fois que les √©lecteurs ont √©t√© extraites, l’alcool dans l’extrait peut √™tre enlev√© en utilisant un processus sans chaleur pour produire des extraits de plantes sans alcool. Les extraits de plantes sans alcool sont en suspension dans de la glyc√©rine pour faire des extraits sans alcool ou en suspension dans l’huile d’olive pour cr√©er un liquide extraits concentr√©s √† base de plantes en g√©lules.

Pourquoi les herbes sous la forme d’extrait liquide de plantes sont pr√©f√©rables aux herbes super s√©ch√©es en capsules ou sous forme de comprim√©s ?

Le succ√®s des produits √† base de plantes comme agents de gu√©rison d√©pend de la fa√ßon dont leurs √©lecteurs actifs (ingr√©dients) sont quand vous les ing√©rez. Par cons√©quent, pour un maximum de b√©n√©fices th√©rapeutiques, il est important de prendre des herbes dans la forme qui capture le mieux et pr√©serve leurs constituants actifs. Les extraits liquides de plantes atteignent cet objectif, de sorte qu’ils sont la forme la plus b√©n√©fique th√©rapeutiquement disponible sur le march√© aujourd’hui.

La plupart des plantes en comprim√©s ou sous forme de capsules sont broy√©es des mois avant d’appara√ģtre sur les √©tag√®res des magasins. Ils perdent beaucoup de leurs ingr√©dients actifs √† la fois quand ils sont broy√©s et lorsqu’ils sont entrepos√©s en magasin. Les comprim√©s √† base de plantes contiennent √©galement des mati√®res suppl√©mentaires, des liants et autres mat√©riaux n√©cessaires pour compresser les herbes broy√©es sous forme de comprim√©s. Les comprim√©s doivent √©galement √™tre dissous par le syst√®me digestif du corps avant que les herbes puissent √™tre assimil√©s. Les g√©lules √† base de plantes ont tendance √† √™tre mieux que les comprim√©s, car ils ne contiennent pas les mat√©riaux de fabrication suppl√©mentaires et ils se dissolvent facilement dans l’estomac. Toutefois, si le corps dig√®re et assimile bien, les b√©n√©fices th√©rapeutiques potentiels d’herbes en comprim√©s et capsules diminuent parce que le syst√®me digestif doit briser les constituants actifs libres de la fibre et de la cellulose. Les herbes en capsule et sous forme de comprim√©s perdent √©galement en puissance car ils sont expos√©s √† l’oxyg√®ne (les capsules s’oxydent plus rapidement que les comprim√©s).

Les herbes sous forme d’extrait liquide, d’autre part, ne contiennent pas de liants, d’ingr√©dients ou suppl√©ments de sorte qu’ils sont imm√©diatement assimil√©s dans le corps. Rien n’a √† √™tre dig√©r√© pour que le corps les absorbe. Sous forme liquide, les herbes sont imm√©diatement disponibles pour l’assimilation dans le sang, les glandes et les organes. M√™me une personne avec une mauvaise digestion et assimilation, peut profiter au maximum des avantages des extraits liquides de plantes.

Les herboristes recommandent les extraits liquides de plantes plut√īt que d’autres formes d’herbes ?

Les herboristes pr√©f√®rent les extraits liquides de plantes sur les autres formes d’herbes pour quatre raisons : la fra√ģcheur, la puissance, l’absorption et de formulation.

Fra√ģcheur : Comme indiqu√© dans la r√©ponse pr√©c√©dente, les herbes sous forme d’extrait liquide √† base de plantes conservent leur fra√ģcheur et la puissance beaucoup plus longtemps que les herbes broy√©es sous forme de capsule ou comprim√©. En outre, dans de nombreux cas, l’utilisation de plantes fra√ģches [non s√©ch√©es] est la seule fa√ßon de livrer les propri√©t√©s sp√©cifiques n√©cessaires pour la gu√©rison. Les extraits liquides de plantes commencent avec des plantes fra√ģches [non s√©ch√©es] qui sont cueillies et trait√©es le jour m√™me de sorte que les constituants actifs peuvent √™tre conserv√©s. Les herbes en capsules, comprim√©s, th√©s et plantes en vrac, d’autre part, doivent d’abord √™tre s√©ch√©, ce qui sape les constituants actifs frais n√©cessaires pour la gu√©rison. La fra√ģcheur d√©pend aussi de la fa√ßon dont les herbes sont broy√©es. Le broyage super-froid (cryog√©nie), effectu√© en quelques minutes avant l’extraction des herbes, est efficace dans la pr√©servation de l’ensemble des ingr√©dients actifs des herbes, car elle emp√™che l’√©vaporation des huiles essentielles et la d√©gradation des substances actives.

Puissance : Les herboristes ont depuis longtemps reconnu que la puissance ne consiste pas √† isoler un seul “constituant actif”. La puissance r√©sulte de l’interaction de nombreux constituants au sein de chaque herbe. Les produits √† base de plantes contenant une gamme compl√®te de constituants biodisponibles favorisent la gu√©rison ainsi que le maintien de la sant√©. Les extraits liquides de plantes ind√©pendamment de la forme, livrent des constituants biodisponibles plus que tous les autres suppl√©ments √† base de plantes.

Absorption : L’exp√©rience a prouv√© que les extraits liquides de plantes contournent le processus digestif, et entrent rapidement dans la circulation sanguine. Cela fait d’eux le moyen le plus efficace pour le corps d’absorber les herbes m√©dicinales. Une fois assimil√©, les herbes commencent √† travailler dans votre corps en quelques minutes.

Formulation : Les extraits liquides de plantes peuvent effectivement fournir la puissance de gu√©rison de plusieurs herbes √† la fois. L’exp√©rience clinique montre que ces formules √† base de plantes, compos√©es d’une combinaison de plusieurs herbes, produisent de meilleurs r√©sultats que les herbes simples. Dans une formule, chaque plante est con√ßue pour soutenir un syst√®me sp√©cifique du corps d’une mani√®re qui compl√®te l’action d’autres herbes, et les syst√®mes qu’ils soutiennent. Bien con√ßues, les formulations test√©es dans le temps r√©pondent aux besoins de gu√©rison compl√®te de l’organisme.

Comment les diff√©rentes formes d’extraits de plantes liquides sont faites ?

Les extraits liquides de plantes sont disponibles dans les extraits contenant de l’alcool, des extraits sans alcool √† base de plantes et g√©lules d’extrait liquide de plantes. Je conseille aux consommateurs de faire attention √† la fa√ßon dont les diff√©rentes marques d’extraits sont formul√©es. Les informations concernant le produit sur les bouteilles devrait donner les informations dont vous avez besoin.

Les extraits les plus puissants et efficaces, qu’ils soient avec ou sans alcool ou en g√©lule doivent partager trois points communs importants :

  1. Ils devraient tous commencer par contenir de l’alcool pour assurer la puissance.
  2. La chaleur ne doit pas √™tre utilis√© dans leurs proc√©d√©s de fabrication, car la chaleur est pr√©judiciable √† l’activit√© d’extraits liquides de plantes liquides.
  3. Tous devraient être produits de manière à assurer que les herbes contiennent leur spectre complet des constituants actifs.

Les extraits contenant de l’alcool efficaces sont produits en soumettant aux herbes, fra√ģchement moulues ou en poudre, √† des rapports pr√©cis en eau et en alcool pour une dur√©e sp√©cifique de temps. Ceci est fait dans le but de capturer les constituants actifs de ces herbes. Deux m√©thodes donnent des extraits de plantes les plus puissants :

  • Fra√ģches, les herbes non s√©ch√©es sont plus puissantes quand elles sont “mac√©r√©es dynamiquement”. En utilisant cette m√©thode, les herbes sont d’abord agit√©es en continu dans une solution d’alcool et d’eau pendant 12 √† 24 heures, puis tremp√©es dans cette m√™me solution liquide pendant au moins deux semaines.
  • Pour les herbes s√©ch√©es, les ingr√©dients actifs sont mieux extraits avec l’utilisation d’un entonnoir en verre sp√©cial appel√© “percolateur d’extraction √† froid”. En utilisant ce proc√©d√©, une solution d’alcool et d’eau est vers√©e sur les herbes fra√ģchement broy√©es dans le percolateur extraction √† froid.

Remarquez dans les deux m√©thodes qu’aucune chaleur est utilis√©e, car la chaleur est pr√©judiciable √† la puissance des ingr√©dients actifs des herbes.

Encore une fois, les extraits sans alcool les plus efficaces commencent que des extraits contenant de l’alcool par le processus expliqu√© ci-dessus. Puis, en utilisant un proc√©d√© sous vide sans chaleur, on √©limine l’alcool. L’√©limination de l’alcool doit √©galement √™tre effectu√©e sans l’utilisation de chaleur car elle affecte n√©gativement l’activit√© de l’extrait. Ensuite, la glyc√©rine est ajout√©e pour amener l’extrait √† son volume initial. Enfin, il est important qu’un conservateur soit ajout√© pour emp√™cher la croissance des microbes. L’acide citrique, trouv√© dans les agrumes, est un conservateur naturel et sans danger.

Afin de fournir la puissance effective, les g√©lules √† base de plantes liquides doivent √©galement commencer par l’extrait d’alcoool comme expliqu√© ci-dessus. Puis, en utilisant un proc√©d√© sous vide sans chaleur, on √©limine l’alcool. L’huile d’olive est ajout√©e √† ce concentr√© liquide pour permettre son encapsulation dans une capsule molle. A titre d’exemple, une g√©lule est normalement ce qui encapsule la vitamine E. Un compte-goutte de constituants actifs de l’extrait liquide √† base de plantes est contenu dans chaque g√©lule.

Est-il pr√©f√©rable d’acheter des extraits de plantes liquides ou des g√©lules √† base d’herbes fra√ģches ou d’herbes s√©ch√©es ?

Il n’y a pas de r√©ponse simple √† cette question. Cela d√©pend de la raison pour laquelle vous prenez les herbes que vous prenez. L’ortie, par exemple, peut √™tre utilis√©e fra√ģche ou s√©ch√©e. Si vous avez besoin d’une herbe, d’augmenter l’absorption des min√©raux dans votre corps, l’ortie s√©ch√©e offre le plus d’avantages. D’autre part, l’ortie fra√ģche vous offre un soulagement de rhume des foins optimal car une fois que cette herbe est s√©ch√©e, ses propri√©t√©s du soulagement du rhume des foins disparaissent. Certaines herbes telles que Caulophylle, Dong Quai, l’Hydraste du Canada, et Chardon Marie, sont mieux s√©ch√©es parce que le processus de s√©chage modifie et am√©liore leur action m√©dicinale. D’autres herbes, comme la camomille, les graines d’avoine, de menthe poivr√©e et de la bourse √† pasteur doivent √™tre trait√©es √† l’√©tat frais, afin de pr√©server leurs huiles volatiles d√©licates et d’autres constituants fragiles.

Ces exemples montrent que si vous choisissez des herbes fra√ģches ou s√©ch√©es d√©pend de constituants sp√©cifiques de chaque plante et l’objectif th√©rapeutique que vous essayez d’atteindre. Par cons√©quent, certains extraits et g√©lules √† base de plantes liquides sont fabriqu√©s √† partir d’herbes fra√ģches et d’autres sont fabriqu√©s √† partir d’herbes s√©ch√©es. Dans certaines formules, les formes fra√ģches et s√©ch√©es sont m√©lang√©es ensemble afin d’obtenir la meilleure forme de chaque herbe pour les probl√®mes sp√©cifiques que vous abordez. Ceci est o√Ļ l’expertise d’un herboriste dans la cr√©ation de la formulation la plus efficace est n√©cessaire.

Pourquoi l’alcool et l’eau sont utilis√©s pour faire des extraits liquides de plantes de qualit√© ?

L’alcool et l’eau sont utilis√©s parce que ces deux substances sont n√©cessaires pour assurer l’extraction compl√®te de tous les ingr√©dients actifs des plantes. Hydraste illustre le mieux ce principe. L’√©bullition de cette racine pendant des heures dans l’eau vont extraire ses propri√©t√©s hydrosolubles, mais ne parviennent pas √† extraire l’hydrastine, son constituant principal anti-inflammatoire. Seulement l’alcool va pouvoir extraire ce constituant pr√©cieux. La teneur en alcool dans les diff√©rents extraits varie dans des proportions qui vont de 20 √† 95 %. Les quantit√©s variables d’alcool n√©cessaires pour une extraction maximale sont d√©termin√©es par les propri√©t√©s des herbes. Le vinaigre et la glyc√©rine ne peuvent pas remplacer l’alcool comme agents d’extraction efficaces.

Lorsque l’√©tiquette indique un extrait √† 70 % de l’alcool, cela signifie que les 30 % restants sont des plantes m√©dicinales et de l’eau ?

Non, 100 % du m√©lange dans la bouteille contient des herbes. Si un extrait particulier utilise 70 % d’alcool et 30 % d’eau ont √©t√© utilis√©s pour extraire et conserver les herbes. Les 70 % d’alcool et les 30 % d’eau sont impr√©gn√©s de plantes m√©dicinales.

Si on est sensible √† l’alcool. Combien d’alcool ing√©re-t-on avec une dose moyenne d’un extrait liquide √† base de plantes contenant de l’alcool ?

Bien que certaines personnes peuvent √™tre pr√©occup√©es par la quantit√© d’alcool dans des extraits liquides de plantes contenant de l’alcool, il y a peu de raisons d’inqui√©tude. En moyenne, 30 gouttes d’un extrait contenant 70 % d’alcool (voir l’√©tiquette sur la bouteille pour le pourcentage d’alcool) a la m√™me quantit√© d’alcool comme dans une banane m√Ľre. Lorsque nous mangeons des fruits, notre corps produit naturellement de l’alcool par le biais du processus de fermentation dans nos estomacs. La plupart des gens sensibles √† l’alcool n’h√©site pas √† manger des fruits. Si une dose est seulement la valeur d’une banane en l’alcool, cela ne devrait pas constituer une menace pour la plupart des gens.

Les extraits sans alcool sont-ils aussi puissants que les extraits contenant de l’alcool ?

La plupart des extraits √† base d’alcool sont beaucoup plus forts que les extraits sans alcool. Le fait est que les extraits sans alcool ne contiennent que quelques constituants actifs et, en tant que tels, ils ne sont pas de bonne qualit√©.

G√©n√©ralement, les herbes dans les extraits liquides de plantes fabriqu√©s avec de l’alcool sont plus forts parce qu’ils ont les constituants les plus actifs disponibles pour l’utilisateur, et ils ont une dur√©e de vie plus longue ainsi.

Une √©tude a √©tudi√© les extraits sans alcool d’hydraste par rapport aux extraits contenant de l’alcool pour mesurer les niveaux des deux principaux alcalo√Įdes actifs dans chaque forme d’extrait :

  • Il y a une corr√©lation directe entre le pourcentage d’alcool et le niveau d’alcalo√Įdes pr√©sents. Les r√©sultats on montr√© qu’un pourcentage bas d’alcool √©quivaut √† des niveaux inf√©rieurs d’alcalo√Įdes gu√©rissants dans les extraits. En fait, les extraits sans alcool test√©s √©taient si faibles en puissance qu’ils √©taient pratiquement inutiles. Selon les √©valuations de l’√©tude, il faudrait dix bouteilles d’un extrait sans alcool not√© “Le Meilleur” et jusqu’√† 256 bouteilles d’un extrait sans alcool not√© ¬ęLe Pire¬Ľ pour √©galer un bonne bouteille d’extrait √† base d’alcool.

N’y a-t-il pas d’extraits sans alcool puissants sur le march√© ?

La bonne nouvelle est que certains fabricants ont trouvé un moyen de produire des extraits sans alcool forts. Les 2 principaux facteurs déterminent si un extrait sans alcool est puissant :

  1. Comment sont les constituants actifs des plantes extraites ?
  2. La chaleur est-elle utilis√©e dans le processus pour enlever l’alcool ?

Pour faire les extraits sans alcool, les fabricants sont confront√©s √† la question de savoir comment extraire efficacement les constituants actifs d’herbes et de faire un extrait sans alcool puissant en m√™me temps. La plupart des fabricants, par cons√©quent, ont choisi la glyc√©rine sur l’alcool dans leurs proc√©d√©s d’extraction. Le probl√®me est que la glyc√©rine ne extrait pas efficacement les constituants actifs.

La solution est d’utiliser l’alcool dans l’extraction de l’alcool des extraits d’herbes sans alcool. Si la chaleur est utilis√©e dans l’√©limination de l’alcool pour produire des extraits de plantes sans alcool, la chaleur d√©truit les constituants actifs. Le moyen est d’utiliser l’alcool, pas la glyc√©rine, puis √©liminer l’alcool par une extraction sous vide (et non le processus de chaleur).

Une √©tude r√©cente men√©e par une universit√© canadienne qui se sp√©cialise dans l’analyse de l’Echinacea confirme l’efficacit√© de ce processus de fabrication. Dans l’√©tude, l’Echinacea angustifolia dans plusieurs extraits sans alcool ont √©t√© analys√©s √† la fois pour les constituants hydrosolubles (d√©riv√©s de l’acide caf√©ique) et des constituants solubles dans l’alcool (isobutylamides). Les r√©sultats ont montr√© que l’extrait faite comme ci-dessus √©tait de 3 √† 20 fois plus fort que tous les autres grands extraits sans alcool.

Une deuxi√®me constatation indique que ce nouvel extrait sans alcool avait les m√™mes montants par volume de constituants solubles dans l’eau et solubles dans l’alcool comme le meilleur extrait contenant de l’alcool.

Qu’est-ce que la normalisation ?

La normalisation des produits √† base de plantes se produit lorsque une quantit√© sp√©cifique d’un “principe actif” dans une plante est artificiellement manipul√© pour √™tre √† un certain niveau. Au cours des derni√®res ann√©es il y a eu une tendance continue dans l’industrie √† base de plantes de ¬ęnormaliser¬Ľ les produits √† base de plantes. Ce ph√©nom√®ne se produit principalement en raison de deux fortes influences. Tout d’abord, les m√©decins sont attir√©s par les herbes pour les patients qui supportent de plus en plus mal les drogues de synth√®se. Les patients demandent des produits avec le moins d’effets secondaires, mais avec des propri√©t√©s naturelles tout aussi efficaces. Venant d’un cadre orthodoxe, ax√© pharmaceutique, les m√©decins se sentent de plus en plus √† l’aise quand ils peuvent recommander des produits qui ont des ¬ęconstituants actifs” en quantit√©s mesurables et coh√©rentes. Ainsi, ils encouragent la normalisation des herbes. Deuxi√®mement, en r√©ponse √† la pression des m√©decins d’apporter des herbes en ligne avec la fa√ßon dont les m√©dicaments sont normalis√©s, certaines fabricants d’herbes d√©veloppent de tels produits.

La normalisation des herbes a-t-elle de la valeur ? Le potentiel de guérison des herbes va-t-il augmenter ?

Pour moi, la normalisation va √† l’encontre de la vision globale que chaque plante est un √©cosyst√®me qui combine toutes ses parties pour gu√©rir et √©quilibrer notre corps. Je crois fermement que, dans la plupart des cas, l’utilisation des herbes enti√®res est sup√©rieure √† la normalisation des fragments d’herbes. Le plus gros probl√®me avec la normalisation des produits √† base de plantes devient √©vident quand on regarde tous les constituants pr√©sents dans toutes les herbes. Lequel des nombreux constituants d’une herbe doit √™tre choisi comme √©tant celui qui est le plus efficace ? La v√©rit√© est que nous ne savons pas quel constituant actif se trouve dans 98 % des herbes disponibles sur le march√©.

La recherche sur l’√©chinac√©e illustre pourquoi la question de “Lequel des nombreux constituants est le constituant actif?” est toujours sans r√©ponse. √Ä la fin des ann√©es 1970 et d√©but des ann√©es 1980, les chercheurs ont conclu que les polysaccharides dans Echinacea avaient de nombreuses activit√©s immuno-stimulantes. Bas√©es sur cette recherche, les entreprises europ√©ennes normalisent leurs produits d’√©chinac√©e pour atteindre un montant sp√©cifique de polysaccharides (g√©n√©ralement √©tiquet√©e √©chinacosides). Des recherches ult√©rieures ont r√©v√©l√© que les constituants solubles dans l’alcool √©taient encore plus efficaces pour soutenir le syst√®me immunitaire que les polysaccharides. Cel ne s’y arr√™te pas l√†. D’ann√©e en ann√©e, de nouveaux compos√©s d’√©chinac√©e ont √©t√© isol√©s et identifi√©s.

Un aper√ßu du processus d’essayer de normaliser la Valeriane fournit √©galement un autre cas au point. Tout d’abord, on a pens√© que les huiles essentielles sont les constituants actifs de la val√©riane. Mais quand seules les huiles essentielles ont √©t√© administr√©es √† des personnes, des r√©sultats th√©rapeutiques partielles ont √©t√© atteints. Ensuite, on a pens√© que val√©potriates √©taient les ingr√©dients actifs jusqu’√† ce que des √©tudes r√©v√®lent √† nouveau des r√©sultats partiels. Plus tard encore, l’acide val√©r√©nique a √©t√© pens√© pour √™tre l’ingr√©dient actif. D’autres √©tudes, m√™mes r√©sultats. L’ironie est que chaque processus de test soutient effectivement le fait que la plante enti√®re donne de meilleurs r√©sultats que toute fraction de l’herbe.

La normalisation r√©ussie d’environ une demi-douzaine d’herbes (myrtille, ginkgo, extrait de p√©pins de raisin, Gugulipid et Milk Thistle) est tout simplement pas applicable √† toutes les herbes, ou applicables √† toutes leurs utilisations. Rappelez-vous que dans plus de 98 % des herbes, nous ne savons tout simplement pas ce quels sont les constituants actifs. Les questions cl√©s qui √©mergent de tous ces projets de recherche comprennent: “A quel constituant actif devrait √™tre standardis√© pour une herbe ?” et “Est-ce que la standardisation de certains constituants dans les herbes en fait de meilleurs produits ?”

Combien de temps les herbes dans différentes formes conservent leur efficacité ?

Durée de conservation en fonction de la forme

Herbe en poudre
Sacs de Thé
Capsules de plantes
Feuilles entières séchées
Tablettes de plantes
Racines entières de plantes
Gel liquide d’extrait de plantes
Extrait liquide sans alcool
Extrait liquide avec alcool
1-6 mois
1-6 mois
1-12 mois
2-12 mois
2-24 mois
1-3 ans
5 ans
5 ans
au moins 7 ans

Ce tableau indique que plus une herbe broy√©e ou de taille r√©duite, plus rapidement, il va perdre ses propri√©t√©s b√©n√©fiques. En g√©n√©ral, les herbes enti√®res ont tendance √† conserver leurs propri√©t√©s m√©dicinales ou “dur√©e de vie” plus que d’autres formes d’herbes. Ce graphique montre aussi que des extraits de plantes liquides maintenir une dur√©e de vie plus longue que les autres formes d’herbes. Une fois que les plantes sont extraites dans un milieu liquide, tr√®s peu d’√©vaporation, l’oxydation ou la d√©gradation des principes actifs se produit.

Comment dois-je prendre soin de mes extraits ou gélules à base de plantes liquides pour les garder frais ?

Pour une dur√©e de vie optimale des sans alcool ou extraits contenant de l’alcool, y compris les g√©lules, je sugg√®re une approche en trois points. Premi√®rement, gardez vos extraits de plantes liquides abri du soleil / windows. Deuxi√®mement, garder vos extraits loin des temp√©ratures chaudes, comme les stocker dans le coffre √† gants de votre voiture en √©t√©. Surtout g√©lules, car ils vont se dissoudre. Troisi√®mement, gardez les capsules de bouteilles bien ferm√©s. Bouteilles non ouvertes d’extraits de plantes liquides sans alcool ont une dur√©e de vie de cinq ans. Une fois ouvert, il est recommand√© que des extraits sans alcool √™tre utilis√© ou jet√© dans les six mois. Cette pr√©caution est n√©cessaire pour √©viter la contamination bact√©rienne. Cette dur√©e de vie de six mois pour une bouteille ouverte de l’extrait sans alcool peut √™tre prolong√©e de six mois si vous R√©frig√©rer l’extrait.

Extraits contenant de l’alcool, ouvert ou non ouvert, ont une dur√©e de vie d’au moins sept ans si les recommandations formul√©es ci-dessus sont respect√©es. La r√©frig√©ration est pas n√©cessaire. Capsules dureront cinq ans, ouvert ou non ouvert. Aucune r√©frig√©ration est n√©cessaire.

Comment puis-je savoir si un extrait v√©g√©tal liquide a disparu “mauvais”?

Dans mon exp√©rience avec des extraits de plantes liquides contenant de l’alcool, il est rare que des extraits de ne pas durer des ann√©es quand ils sont stock√©s correctement. Avec des extraits de plantes liquides sans alcool, le produit doit contenir de l’acide citrique, un conservateur naturel. Si le produit contient pas un conservateur tel que l’acide citrique, l’odeur du produit. Si le produit a une odeur de moisi ou semble avoir aucune croissance, jeter imm√©diatement le produit. M√™me avec un acide citrique contenant le produit sans alcool, jeter le produit dans les six mois de l’ouverture ou apr√®s un an si le produit a √©t√© r√©frig√©r√©.

Qu’importe si les herbes que je prends sont biologiques?

Comme un herboriste préoccupés par notre environnement, je recommande fortement que les consommateurs choisissent à base de plantes certifiées plantes de culture biologique.

Tout d’abord, le choix des herbes de culture biologique contribue √† r√©duire la surexploitation des herbes √† l’√©tat sauvage. Par exemple, l’√©chinac√©e et l’hydraste, entre autres herbes, sont menac√©es d’extinction si nous ne commen√ßons cultiver ces plantes. Deuxi√®mement, les agriculteurs biologiques certifi√©s assurez-vous qu’ils ont des cultures, ann√©e apr√®s ann√©e par pas compromettre leurs terres pour des gains √† court terme. Par cons√©quent, en achetant bio, vous soutenez le renouvellement de la terre. Troisi√®mement, les agriculteurs biologiques certifi√©s sont inspect√©s par une agence de certification tiers, assurant que les agriculteurs utilisent des techniques d’agriculture durable sans produits chimiques et sans pesticides. Cela signifie que les herbes organiques soutiennent vraiment votre gu√©rison ainsi que pour aider √† pr√©server la sant√© de notre plan√®te.

Que dois-je rechercher lorsque je acheter ou gélules à base de plantes extraits liquides?

Recherchez quantit√© d’alcool suffisante et le traitement √† froid. Soyez conscient du processus de production que les herbes ont v√©cu. Choisissez extraits contenant de l’alcool avec un minimum de 20 pour cent d’alcool. L’alcool agit comme un agent de conservation et emp√™cher la contamination des plantes par les champignons, les bact√©ries et les virus. Les niveaux d’alcool plus √©lev√© que 20 pour cent sont n√©cessaires pour extraire beaucoup d’herbes diff√©rentes. Par exemple, le chardon-marie et Cayenne ont besoin d’au moins 95 pour cent d’alcool afin d’en extraire les principes actifs. √Čchinac√©e et hydraste exigent 70 pour cent tandis que les herbes comme la menthe poivr√©e et de camomille exigent un pourcentage d’alcool beaucoup plus faible. Lorsque extraits sont fabriqu√©s √† partir de plantes enti√®res cryobroy√© (de meulage √† froid) minutes avant l’extraction, pas de constituants sont d√©truits par la chaleur induite par la friction pendant le processus de broyage. Mac√©ration √† froid cin√©tique pour les herbes fra√ģches ou proc√©d√© √† froid percolation pour les herbes s√©ch√©es rendements de plusieurs ingr√©dients actifs dans les extraits finis que dans les herbes trait√©es en utilisant d’autres m√©thodes.

  • Dans des extraits ou g√©lules sans alcool, s’assurer que l’extrait a √©t√© extrait avec de l’alcool, puis que l’alcool a √©t√© √©limin√© avec l’utilisation de la chaleur basse. L’acide citrique devrait √™tre ajout√© comme conservateur naturel. idem pour les gelules
  • Acheter des plantes de culture biologique.
  • Choisir des extraits de plantes √† base d’herbes certifi√©es biologiques lorsque cela est possible. Lorsque les herbes certifi√©es biologiques ne sont pas disponibles, choisir les herbes sauvages r√©colt√©es cueillies dans les r√©gions qui ne sont pas expos√©es aux pesticides, herbicides, ni engrais chimiques.

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The therapeutic benefits achieved by using herbs depend on a variety of factors. For instance, does the herbal product contain all of the active constituents in ratios found in nature, or have the constituents been altered? Is the herbal product fresh? What is the shelf life of the herb? Has the herb been processed in such a way to ensure that it will be effective when you are ready to take the product? Does the product require you to digest the herbs in order to get all of the benefits from these herbs? Is it convenient to take? Is it affordable? Does the product address the problem that you are trying to solve? Of all the available forms of herbs, liquid herbal extracts best address all of these factors. This is the reason that American herbalists recommend this form of herbs the most.

What are liquid herbal extracts ?

Liquid herbal extracts are herbs that have been processed in such a way that their active constituents (ingredients) are suspended in a liquefied medium, usually alcohol and water. If the alcohol is left in the formulation, an alcohol-containing extract is the result. However, once the constituents have been extracted, the alcohol in the extract can be removed using a heat-free process to produce alcohol-free herbal extracts. The alcohol-free herbal extracts are suspended in glycerin to make alcohol-free extracts or suspended in olive oil to create a liquid herbal concentrated extracts in softgels.

Why are herbs in liquid herbal extract form preferable over dried herbs in capsule or tablet form ?

The success of herbal products as healing agents is dependent upon how active their constituents (ingredients) are when you ingest them. For maximum therapeutic benefits, therefore, it is important to take herbs in the form that best captures and preserves their active constituents. Liquid herbal extracts achieve this, so they are the most therapeutically beneficial form of herbs available on the market today.

Most herbs in tablet or capsule form are ground months prior to appearing on store shelves. They lose many of their active ingredients both when they are ground and while they are in storage. Herbal tablets also contain fillers, binders and other materials necessary to compress ground herbs into tablet form. Tablets must also be dissolved by the body’s digestive system before the herbs can be assimilated. Herbal capsules tend to be better than tablets because they do not contain the extra manufacturing materials and they dissolve easily in the stomach. However, if the body is not digesting and assimilating well, the potential therapeutic benefits of herbs in tablet and capsule form diminishes because the digestive system must break the active constituents free from the fiber and cellulose. Herbs in capsule and tablet form also lose potency as they are exposed to oxygen (capsules oxidize more rapidly than tablets).

Herbs in liquid extract form, on the other hand, contain no fillers, binders, or “extra” ingredients so they are immediately assimilated into the body. Nothing has to be broken down or digested in order for the body to absorb them. In liquid form, the herbs are immediately available for assimilation into the bloodstream, glands and organs. Even a person with poor digestion and assimilation can enjoy maximum benefits from liquid herbal extracts.

You say herbalists recommend liquid herbal extracts over other forms of herbs. Can you explain more ?

Herbalists prefer liquid herbal extracts over other forms of herbs for four reasons: freshness, potency, absorption and formulation.

Freshness: As detailed in the previous answer, herbs in liquid herbal extract form retain their freshness and potency much longer than ground herbs in capsule or tablet form. Also, in many instances, using fresh [undried] herbs is the only way to deliver the specific properties necessary for healing. Liquid herbal extracts start with fresh [undried] herbs that are picked and processed the same day so that the active constituents can be preserved. Herbs found in capsules, tablets, teas and loose herbs, on the other hand, must first be dried, which saps them of the fresh active constituents necessary for healing. Freshness is also dependent upon how herbs are ground. Super-cold (cryogenic) grinding, done minutes before extraction of the herbs, is effective in preserving all of the herbs’ active ingredients because it prevents evaporation of essential oils and degradation of active substances.

Potency: Herbalists have long recognized that potency is not about isolating a single “active constituent”. Potency results from the interaction of many constituents within each herb. Herbal products containing a full spectrum of bioavailable constituents promote healing as well as the maintenance of health. Liquid herbal extracts regardless of form, time and again, deliver more bioavailable constituents than any other herbal supplements.

Absorption: Experience has proven that liquid herbal extracts bypass the digestive process and enter the bloodstream rapidly. This makes them the most effective way for the body to absorb medicinal herbs. Once assimilated, the herbs start working in your body within minutes.

Formulation: Liquid herbal extracts can effectively deliver the healing power of several herbs at once. Clinical experience shows those herbal formulas, comprised of a combination of several herbs, produce better results than single herbs. In a formula, each herb is designed to support a specific body system in a manner that complements the action of other herbs, and the systems they support. Well-designed, time-tested formulations address the body’s complete healing needs.

How are the different forms of liquid herbal extracts made ?

Liquid herbal extracts are available in alcohol-containing extracts, alcohol-free extracts and liquid herbal softgels. I advise consumers to pay attention to how different brands of extracts are formulated. Product information on the bottles should give you the information you need.

The most potent and effective extracts, whether they are in alcohol-factors, alcohol-free or softgel form, should share three important commonalties. They should all start as alcohol-containing extracts to ensure potency. Second, heat should not be used in their manufacturing processes, as heat is detrimental to the potency of liquid herbal extracts. Third, all should be produced in such a way to ensure that the herbs contain their full spectrum of active constituents.

Effective alcohol-containing extracts are produced by subjecting herbs, in freshly ground or powdered form, to precise ratios of water and alcohol for specified lengths of time. This is done in order to capture the active constituents of those herbs. Two methods yield the most potent herbal extracts. Fresh, undried herbs are most potent when they are “kinetically macerated”. Using this method, herbs are first continuously agitated in an alcohol and water solution for 12 to 24 hours, and then soaked in that same liquid solution for a minimum of two weeks. For dried herbs, the active ingredients are best extracted with the use of a special glass funnel called a “cold-extraction percolator”. Using this method, an alcohol and water solution is poured over freshly ground dried herbs in the cold-extraction percolator. Notice in both methods that no heat is used, since heat is damaging to the potency of the herbs’ active ingredients.

Again, the most effective alcohol-free extracts begin as alcohol-containing extracts per the process explained above. Then, using a heat-free vacuum process, the alcohol is removed. The removal of the alcohol must also be done without the use of heat as it negatively affects the potency of the extract. Next, glycerin is added to bring the extract back to its original volume. Finally, it is important that a preservative be added to prevent the growth of microbes. Citric acid, found in citrus fruits, is a safe and natural preservative.

To deliver effective potency, liquid herbal softgels must also begin as alcohol containing extracts as explained above. Then, using a heat-free vacuum process, the alcohol is removed. Olive oil is added to this liquid concentrate to permit its encapsulation into a softgel. As an example, a softgel is what normally encapsulates vitamin E. A dropperful of active constituents of a liquid herbal extract is contained in each softgel.

Is it better to buy liquid herbal extracts or softgels made from fresh herbs or dried herbs ?

There is no simple answer to this question. It depends on why you are taking the herbs that you are taking. Stinging Nettle, for example, can be used fresh or dried. If you need an herb to increase mineral absorption in your body, dried Stinging Nettle offers the most benefits. On the other hand, fresh Stinging Nettle offers you optimum hayfever relief because once this herb is dried, its hayfever-alleviating properties disappear. Certain herbs such as Blue Cohosh, Dong Quai, Goldenseal, and Milk Thistle, are better dried because the drying process modifies and enhances their medicinal action. Other herbs, such as Chamomile, Oat seed, Peppermint and Shepherd’s Purse should be processed while fresh in order to preserve their delicate volatile oils and other fragile constituents.

These examples show that whether you choose fresh herbs or dried herbs depends on each herb’s specific constituents and the therapeutic goal you are trying to achieve. Therefore, some liquid herbal extracts and softgels are made from fresh herbs and others are made from dried herbs. In some formulas, fresh and dried forms are blended together so that you get the best form of each herb for the specific problems you are addressing. This is where an herbalist’s expertise in creating the most effective formulation is needed.

Why are alcohol and water used to make quality liquid herbal extracts ?

Alcohol and water are used because both of these substances are necessary to ensure full extraction of all the active ingredients of the herbs. Goldenseal best illustrates this principle. Boiling this root for hours in water will extract its water-soluble properties but will fail to extract hydrastine, its main anti-inflammatory constituent. Only alcohol will extract this valuable constituent. The alcohol content in different extracts ranges from as little as 20 percent to as high as 95 percent. The varying amounts of alcohol that are needed for maximum extraction are determined by the properties of the herbs. Vinegar and glycerin cannot replace alcohol as efficient extractive agents.

When the label says an extract has 70 percent alcohol in it, does that mean the remaining 30 percent is herbs and water ?

No, it doesn’t. One hundred percent of the mixture in the bottle contains herbs. To use an analogy, let’s say you stir in one ounce of sugar into four ounces of water. You still have four ounces of water, but it is now sweet. The water is now permeated with sugar, which is no longer visible as a separate ingredient. This analogy holds with herbal formulations. If a particular extract uses 70 percent alcohol and 30 percent water to extract and preserve the herbs, both the 70 percent alcohol and the 30 percent water are imbued with herbs. They hold the herbs just as the water in this example holds the sugar.

I’m alcohol sensitive. How much alcohol will I ingest in an average dose of a liquid herbal extract containing alcohol ?

Although some people may be concerned about the amount of alcohol in alcohol-containing liquid herbal extracts, there is little cause for worry. On average, 30 drops of an extract containing 70 percent alcohol (see the label on the bottle for the percentage of alcohol) has the same amount of alcohol as one ripe banana. When we eat fruit, our bodies naturally produce alcohol via the fermentation process in our stomachs. The point I am making here is that most alcohol sensitive people do not quit eating fruit. So if one dosage is only a banana’s worth of alcohol, that should not pose a threat to most people.

I still feel that a ripe banana’s worth of alcohol is still too much for me. Is there any way I can get the maximum benefits of a liquid herbal extract AND avoid the alcohol ?

Evaporating the alcohol out of an alcohol-containing liquid herbal extract is best done on a dose-by-dose basis by putting the dose in a hot drink. Do not heat up an entire bottle of herbs, as that would damage the herbs in the extract. Instead, add as many drops of the extract as are recommended per dosage to a cup of boiling water, or, if you wish, to an herbal tea that is naturally caffeine-free. Let the mixture sit for 5-10 minutes. Forty to 60 percent of the alcohol will evaporate during that time. In an extract containing 70 percent alcohol, the remaining alcohol will be about the same as you would find in a third of a ripe banana. Evaporating the alcohol in this manner does not in any way diminish the effectiveness of the herbs in an alcohol-containing extract. Or, you can avoid all alcohol by taking an alcohol-free extract, or an alcohol-free liquid herbal softgel.

Are alcohol-free extracts as potent as alcohol-containing extracts ?

As the market stands right now, most alcohol-based extracts are much stronger than alcohol-free extracts. The fact is that most alcohol free extracts only contain a few active constituents and, as such, they are not a good value for the money.

Generally, herbs in liquid herbal extracts made with alcohol are stronger because they have more active constituents available to the user, and they have a longer shelf life as well. One study that I was involved in compared alcohol-free extracts of Goldenseal to alcohol-containing extracts of Goldenseal by measuring the levels of two major active alkaloids in each form of extract. The study verified that there was a direct correlation between the alcohol percentage and the level of alkaloids present. The results showed that the lower the percentage of alcohol equated lower levels of healing alkaloids in the extracts. In fact, the alcohol-free extracts tested were so low in potency that they were practically useless. According to the study’s ratings, you would need ten bottles of an alcohol-free extract rated “Best” and up to 256 bottles of an alcohol-free extract rated “Worst” to equal one good bottle of alcohol-based extract.

Does this mean there are no potent alcohol-free extracts on the market then ?

No, the good news is that one manufacturer, Herbs, Etc., Inc., has found a way to produce strong alcohol-free extracts. Two main factors determine if an alcohol-free extract is potent: first, how are the active constituents of the herbs extracted, and second, is heat used in the alcohol-removing process. When it comes to making alcohol-free extracts, manufacturers are faced with the question of how to effectively extract the active constituents of herbs and make a potent alcohol-free extract at the same time. Most manufacturers, therefore, choose glycerin over alcohol in their extraction processes. The problem is that glycerin does not effectively extract the active constituents, as the study cited in the last question verifies. Capitalizing on these findings, Herbs, Etc., Inc. uses alcohol in the extraction of herbs for its alcohol-free extracts. A second problem arises if heat is used in the removal of alcohol to produce alcohol-free herbal extracts as heat destroys the active constituents. Herbs, Etc., Inc. has found a way around these two issues using alcohol, not glycerin, and then removing the alcohol by a vacuum extraction, (not hot) process.

A recent study conducted by a renowned Canadian university specializing in Echinacea analysis confirms the effectiveness of Herbs, Etc., Inc.’s manufacturing process. In the study, Echinacea angustifolia in several alcohol-free extracts were analyzed both for water-soluble constituents (caffeic acid derivatives) and alcohol-soluble constituents (isobutylamides). The results showed that the extract made by Herbs, Etc., Inc. was three to 20 times stronger than any other leading alcohol-free extracts.

A second finding indicated that this new alcohol-free extract had the same amounts per volume of water-soluble and alcohol-soluble constituents as the best alcohol-containing extract.

I have read about herbs that are “standardized”. What is standardization ?

Standardization of herbal products occurs when a specific amount of one “active constituent” in an herb is artificially manipulated to be at a certain level. In the last few years there has been an ongoing trend in the herbal industry to “standardize” herbal products. This phenomenon is occurring principally because of two strong influences. First, medical doctors are being drawn to herbs by patients who are growing uncomfortable with synthetic drugs. Patients are requesting products with fewer side effects but with equally effective natural properties. Coming from an orthodox, pharmaceutically-driven framework, doctors feel more comfortable when they can recommend products that have “active constituents” in measurable and consistent amounts. Thus, they are encouraging the standardization of herbs. Second, in response to pressure from medical doctors to bring herbs in line with how drugs are standardized, some herb companies are developing such products.

Is the standardization of herbs valid in your opinion? Does it increase the healing potential of herbs ?

In my opinion, standardization runs counter to the holistic view that each herb is an ecosystem that combines all of its parts to heal and balance our bodies. I strongly believe that, in most instances, using whole herbs is superior to standardizing fragments of herbs. In support of this point of view, I point to the issues that are outstanding in the debate over this topic. The biggest problem with standardizing herbal products becomes apparent when one looks at all the constituents found in any given herb. Just which one of an herb’s numerous constituents should be chosen as being the effective one? The truth is we do not know what the active constituents are in 98 percent of the herbs that are available on the market.

Research on Echinacea illustrates why the question of “Which one of the many constituents is the active constituent?” is still unanswered. In the late 1970s and the early 1980s, researchers concluded that the polysaccharides in Echinacea had many immunostimulating activities. Based on this research, European companies standardized their Echinacea products to achieve a specific amount of polysaccharides (usually labeled as echinacosides). Subsequent research revealed that alcohol soluble constituents were even more effective in supporting the immune system than the polysaccharides. It doesn‚Äôt stop there. Year by year, new Echinacea compounds have been isolated and identified.

An overview of the process of trying to standardize Valerian also provides another case in point. First, it was thought that the essential oils were the active constituents of Valerian. But when essential oils alone were administered to people, only partial therapeutic results were achieved. Then it was thought that valepotriates were the active ingredients until studies revealed only partial results again. Still later, valerenic acid was thought to be the active ingredient. More studies, same results. The irony is that each testing process actually supports the fact that the whole herb gives better results than any fraction of the herb.

The second issue that comes up as to whether standardized herbs are the way to go is that the standardization of a few effective products has been assumed to be possible for all herbs. Yes, there have been a handful of standardized herbal products that have been shown to be effective in certain situations. For instance, Milk Thistle with standardized silymarin levels is effective for serious liver diseases. However, if one is using Milk Thistle as a liver protectant, a whole seed liquid extract protects the liver just as well as a standardized extract‚ÄĒat a fraction of the cost of a standardized extract. In addition, the whole seed contains many other innate substances not present in the standardized product that help support the healing of the liver.

The successful standardization of about a half dozen herbs (Bilberry, Ginkgo, Grape Seed extract, Gugulipid and Milk Thistle) is simply not applicable to all herbs, or applicable for all their uses. Remember that in over 98 percent of herbs, we simply do not know what the active constituents are. Key questions that emerge out of all these research projects include: “To which active constituent should an herb be standardized?” and “Does standardizing certain constituents in herbs make them better products?” The answers are still inconclusive.

How long do herbs in different forms retain their effectiveness ?

Form Shelf Life

Powdered Herbs
Tea Bags
Herbal Capsules
Whole dried Leaves
Herbal Tablets
Whole dried Root
Liquid Herbal Extract Softgels
Alcohol-free Liquid Extracts
Alcohol-containing Liquid Extracts
1-6 months
1-6 months
1-12 months
2-12 months
2-24 months
1-3 years
5 years
5 years
at least 7 years

This chart points out that the more an herb is ground or reduced in size, the more rapidly it will lose its beneficial properties. In general, whole herbs tend to retain their medicinal properties or “shelf life” longer than other forms of herbs. This chart also shows that liquid herbal extracts maintain a longer shelf life than other forms of herbs. Once the herbs are extracted in a liquid medium, very little evaporation, oxidation or degradation of active constituents occurs.

How should I care for my liquid herbal extracts or softgels to keep them fresh?

For optimum shelf life of alcohol-free or alcohol-containing extracts, including softgels, I suggest a three point approach. First, keep your liquid herbal extracts away from sunlight/windows. Second, keep your extracts away from hot temperatures, such as storing them in the glove compartment of your car in the summertime. Especially softgels, as they will dissolve. Third, keep bottle caps firmly closed. Unopened bottles of alcohol-free liquid herbal extracts have a five-year shelf life. Once opened, it is recommended that alcohol-free extracts be used or discarded within six months. This precaution is necessary to prevent bacterial contamination. This six-month shelf life for an opened bottle of alcohol-free extract can be extended by another six months if you refrigerate the extract.

Alcohol-containing extracts, opened or unopened, have a shelf life of at least seven years if the recommendations made above are followed. Refrigeration is not necessary. Softgels will last five years, opened or unopened. No refrigeration is necessary.

How can I tell if a liquid herbal extract has gone “bad” ?

In my experience with alcohol-containing liquid herbal extracts, it is rare for extracts not to last for years when they are stored properly. With alcohol-free liquid herbal extracts, the product should contain citric acid, a natural preservative. Should the product not contain a preservative such as citric acid, smell the product. If the product has a musty odor or seems to have any growth, immediately discard the product. Even with a citric acid containing alcohol-free product, discard the product within six months of opening it or after one year if the product has been refrigerated.

Does it matter if the herbs I take are organic ?

As an herbalist concerned about our environment, I strongly recommend that herbal consumers choose certified organically grown herbs.

First, choosing organically cultivated herbs helps lessen over-harvesting of herbs in the wild. For example, Echinacea and Goldenseal, among other herbs, are facing extinction unless we start cultivating these plants. Second, certified organic farmers make sure they have crops year after year by not compromising their land for short-term gain. Therefore, by buying organic, you support renewing the land. Third, certified organic farmers are inspected by a third-party certifying agency, insuring that the farmers utilize sustainable, chemical-free and pesticide-free farming techniques. This means that organic herbs truly support your healing as well as help preserve the health of our planet.

What should I look for when I buy liquid herbal extracts or softgels ?

  1. Look for sufficient alcohol amount and cold processing. Be aware of the production process that the herbs have gone through. Choose alcohol-containing extracts with a minimum of 20 percent alcohol. The alcohol acts as a preservative and prevents contamination of the herbs by fungus, bacteria and viruses. Alcohol levels higher than 20 percent are needed to extract many different herbs. For example, Milk Thistle and Cayenne need at least 95 percent alcohol in order to extract the active constituents. Echinacea and Goldenseal require 70 percent while herbs like Peppermint and Chamomile require a much lower alcohol percentage. When extracts are made from whole herbs ground cryogenically (cold grinding) minutes prior to extraction, no constituents are destroyed by friction-induced heat during the grinding process. Cold process kinetic maceration for fresh herbs or cold process percolation for dried herbs yields more active ingredients in finished extracts than in herbs processed by using other methods.
    In alcohol-free extracts or softgels, make sure that the extract was originally extracted with alcohol, then the alcohol was removed with the use of low heat. Citric acid should be added as a natural preservative. When choosing softgels, ensure that the extraction was done using alcohol and that the alcohol was then removed.
  2. Buy organically grown herbs. Choose herbal extracts made from certified organically grown herbs when possible. When certified organically grown herbs are not available, choose wild harvested herbs picked in regions that are not exposed to pesticides, herbicides, or chemical fertilizers.
  3. Choose liquid herbal extracts in formulas. The formulas listed on this web site are available in alcohol-containing extracts, alcohol-free extracts and liquid herbal softgels, and have been blended, tested and approved by Medical Herbalist.<!–:–>

M√©faits du Cannabis, Haschich…

Des patients se présentent régulièrement,
avec des sympt√īmes d’angoisses au fond des tripes,
un encrassement des poumons,
des dérégulations au niveau digestif,
des reins fatigués,
une fatigue oculaire intense et continue…

Au ressenti des mains, c’est flagrant…
ressentis qui vont jusqu’au centre du cerveau o√Ļ certaines zones sont “anormalement” bloqu√©es ou surcharg√©es – ce qui produit une lenteur anormale de r√©initialisation des √©motions, et probablement d’autres fonctions plus physiologiques.

Lorsqu’un historique de consommation est demand√© au patient,
même une consommation assidue datant de plus de 5 ans continue à produire ses inconvénients.

A cet effet, voici le lien de DROGUES & dépendance

EFFETS & DANGERS DU CANNABIS

Les effets immédiats

Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus.
Les effets de la consommation de cannabis sont variables : l√©g√®re euphorie accompagn√©e d’un sentiment d’apaisement, l√©g√®re somnolence. Mais elle peut entra√ģner aussi parfois un malaise, une intoxication aig√ľe (“bad trip”) qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’√©touffement, une angoisse tr√®s forte.

Le cannabis diminue les capacit√©s de m√©moire imm√©diate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La perception visuelle, la vigilance et les r√©flexes sont √©galement modifi√©s. Ces effets peuvent √™tre dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines (machines-outils par exemple).
Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques comme :

  • un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
  • une augmentation de l’app√©tit (fringales) ;
  • une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
  • une diminution de la s√©cr√©tion salivaire (bouche s√®che) ;
  • parfois une sensation de naus√©e.

A 17 ans, un adolescent sur cinq consomme du cannabis plus de 10 fois dans l’ann√©e, et 15% d’entre eux plusieurs fois par semaine.

LES RISQUES RESPIRATOIRES

La fum√©e du cannabis contient des substances canc√©rig√®nes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le syst√®me respiratoire. L’association du tabac et du cannabis entra√ģne des cancers du poumon plus pr√©coces que le tabac seul. Les risques respiratoires sont amplifi√©s dans certaines conditions d’inhalation (pipes √† eau, “douilles”).

Les effets d’une consommation r√©guli√®re

Certains effets sont loin d’√™tre anodins et r√©v√®lent un usage probl√©matique, donc nocif :

  • difficult√©s de concentration, difficult√©s scolaires ;
  • pr√©occupations centr√©es sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
  • risques pour l’usager et son entourage, li√©s aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
  • chez certaines personnes vuln√©rables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxi√©t√©, la panique et favoriser la d√©pression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouff√©e d√©lirante qui n√©cessite une hospitalisation dans un service sp√©cialis√©. Le cannabis est √©galement susceptible, chez les sujets pr√©dispos√©s, de r√©v√©ler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophr√©nie.

Mantras de Padmasambhava

Court Mantra : OM ńÄH HŇ™M VAJRA GURU PADMA SIDDHI HŇ™M

Benzar Guru.jpg

Long Mantra : OM ńÄH HŇ™M VAJRA GURU PADMA T√Ė TRENG TSAL VAJRA SAMAYA DZA SIDDHI PALA HŇ™M ńÄH

Benzar Guru long.jpg

Prière en 7 Vers

Traduction
HҙM HҙM
ORGYEN YUL GYI NUB CHANG TSAM Aux confins nord-ouest du pays d’OddiyńĀna,
P√ČMA KESAR DONGPO LA Au cŇďur d’une fleur de lotus,
YA TSEN CHOG GI NG√Ė DRUP NY√Č Dou√© du merveilleux et supr√™me accomplissement,
P√ČMA JUNG N√Č SHY√Č SU DRAK Tu es connu sous le nom de ¬ę¬†n√© du lotus¬†¬Ľ
KHOR DU KHANDRO MANG P√Ė KOR Une assembl√©e de nombreuses dńĀkinńęs t’entoure¬†;
KHY√Č KYI J√Č SU DAK DRUP KYI Je te suis afin d’accomplir ta nature¬†;
CHIN GYI LAP CHIR SHEK SU SOL Je t’en prie¬†: viens me b√©nir de ta gr√Ęce¬†!
GURU PEMA SIDDHI HҙM GURU PADMA SIDDHI HҙM

Intelligence, ordinateurs et esprit mécanique

Seminaire de Madras, le 31 décembre 1982

Asit Chandmal¬†:¬†Monsieur, depuis deux ans et demi, nous parlons des ordinateurs, de la fa√ßon dont ils progressent et de l’impact que la technologie pourrait avoir sur l’esprit humain et, par cons√©quent, sur l’esp√®ce. Nous avons discut√© de son impact sociologique et si l’ordinateur peut √™tre comme l’esprit humain. Le gouvernement et les meilleurs informaticiens du Japon ont d√©cid√© de cr√©er un ordinateur qui reproduira les processus du cerveau humain et ils ont affect√© des centaines de millions de dollars √† ce projet. Ils appellent cela la cinqui√®me g√©n√©ration d’ordinateurs. Ils disent qu’ils le feront en 1990 et que l’ordinateur parlera et comprendra plusieurs langues. Maintenant, le probl√®me auquel ils font face est le suivant : ils ne savent pas ce qu’est l’intelligence.

Il y a suffisamment de connaissances sur le mat√©riel avec lequel les ordinateurs sont construits. Le cerveau est une mati√®re constitu√©e d’hydrog√®ne, de carbone et d’autres mol√©cules et il fonctionne essentiellement comme un circuit √©lectrique et par des r√©actions chimiques. L’ordinateur est constitu√© de mol√©cules de silicium et fonctionne essentiellement comme une collection de circuits √©lectriques de puces. Ainsi, ils peuvent maintenant rendre ces puces de plus en plus petites et de plus en plus rapides, ils peuvent mettre de c√īt√© plus de m√©moire, plus de logique, que les √™tres humains ne le peuvent jamais. Ils peuvent mettre en place une quantit√© √©norme de circuits logiques, mais l’ordinateur ne peut toujours pas, ne r√©pond pas comme un √™tre humain parce qu’il pense les choses de mani√®re s√©quentielle; il ne peut pas percevoir imm√©diatement, il ne peut pas travailler en parall√®le.

Donc ils disent que si nous pouvons comprendre comment fonctionne l’esprit humain, nous pouvons le simuler dans un ordinateur. Ils admettent qu’ils ne comprennent pas l’esprit humain, le cerveau ou l’intelligence. Ils disent que pour comprendre l’intelligence, nous devons comprendre le processus de la pens√©e, car alors nous pourrions comprendre l’intelligence. Ils ne comprennent pas non plus comment fonctionne la cr√©ativit√©. Qu’est-ce que la cr√©ativit√©? La plupart des gens disent que l’esprit humain a la capacit√© de faire un bond. Ils √©tudient donc ce qu’est l’intelligence et ce qu’est le processus de r√©flexion et ce qu’est la cr√©ativit√©, car ils pensent que s’ils peuvent comprendre cela, ils peuvent le reproduire dans un ordinateur et cela leur donnera de l’intelligence et de la cr√©ativit√©. Et vous dites que l’intelligence n’a rien √† voir avec la pens√©e.

Krishnamurti : Vous √™tes presque certain qu’ils le feront ?

Asit Chandmal¬†: Ils appellent cela une attaque majeure contre l’inconnu, qui est l’esprit, et ils disent que c’est notre perception de l’avenir – l’industrie future, la technologie future et tout √ßa. Les Am√©ricains sont tr√®s inquiets √† ce sujet. Donc, IBM, tous, investissent des centaines de millions de dollars dans des recherches similaires.

Krishnamurti : Les Américains le font aussi !

Asit Chandmal¬†: Il existe en Am√©rique une organisation que la plupart des gens ne connaissent pas, la National Security Agency. Il a dix milles carr√©s couverts d’ordinateurs. C’est tellement grand qu’il a sa propre universit√©. Il a plus de doctorats que toutes les universit√©s d’Europe, toutes orient√©es vers le travail de d√©fense. Ils travaillent √©galement sur de tels ordinateurs mais ils ne re√ßoivent pas de publicit√©. Il y a une somme incroyable d’argent, et des sp√©cialistes hautement qualifi√©s travaillent √† la cr√©ation d’une machine qui fonctionnera comme l’esprit humain. Donc ce que je veux vous demander est ceci : s’ils r√©ussissent √† faire cela, alors, comme je le vois, l’esprit humain actuel doit finalement s’√©teindre : il est obsol√®te ; il ne peut pas rivaliser. En termes d’√©volution, il ne peut pas survivre.

Alors, quelle est notre réponse à cela ?
L√† encore, si l’esprit humain actuel est diff√©rent d’√™tre simplement une machine √† penser,¬†Quelle est la diff√©rence ?
Est-ce la cr√©ativit√©, c’est l’intelligence, et si oui, alors¬†Qu’est-ce que la cr√©ativit√© et Qu’est-ce que l’intelligence ?
Donc, nous allons prendre la première question monsieur : nos esprits sont-ils simplement programmés en pensant à des machines, nos esprits sont-ils mécaniques?

Krishnamurti : O√Ļ commen√ßons-nous √† discuter, √† explorer cela ?

Asit Chandmal¬†: Je pense que nous devrions partir de la fa√ßon dont nous fonctionnons dans notre vie quotidienne. Toute action est bas√©e sur la pens√©e et la pens√©e est un processus mat√©riel. Il me semble assez clair qu’un tel esprit doit dispara√ģtre parce qu’il sera remplac√© par une technologie sup√©rieure.

Krishnamurti : Feriez -vous la diff√©rence entre l’esprit et le cerveau ou utiliseriez-vous seulement le mot ¬ęesprit¬Ľ pour transmettre l’int√©gralit√© de l’esprit humain ?

Asit Chandmal¬†: J’utilise le mot ¬ęesprit¬Ľ en termes de ce qu’est un √™tre humain. Il a un cerveau avec la pens√©e, les √©motions et toutes les r√©actions.

Krishnamurti : Donc, vous utilisez le mot ¬ęesprit¬Ľ dans le sens o√Ļ il inclut toutes les r√©actions, les √©motions, les souvenirs, la confusion, le d√©sir, le plaisir, le chagrin, l’affection. Si tout cela est l’esprit, alors quelle est la relation entre cela et le cerveau?

Asit Chandmal : Que voulez-vous dire par le cerveau?

Krishnamurti : Ce cerveau est-il un cerveau individuel, ou le r√©sultat de tout le processus d’√©volution de l’√™tre humain ?

Asit Chandmal¬†: Physiquement, c’est un cerveau s√©par√©. Mais dites-vous que les cellules de mon cerveau ou celles de quelqu’un d’autre ont le m√™me contenu ?

Krishnamurti : Est-ce que le cerveau, qui a évolué, mon cerveau ou le cerveau de cette formidable évolution?

Asit Chandmal¬†: C’est √©videmment l’√©volution.

Krishnamurti: Donc ce n’est pas mon cerveau ; pas ma pens√©e. C’est penser. Que ce soit un homme pauvre ou un homme riche ou un professeur, c’est penser. Vous pouvez penser diff√©remment, je peux penser diff√©remment, mais c’est toujours penser. √ätes-vous en train de dire que la pens√©e fait partie int√©grante du cerveau ?

Asit Chandmal : Il semble être.

Krishnamurti: C’est-√†-dire que cette r√©flexion a cr√©√© tous les probl√®mes humains ainsi que les probl√®mes technologiques. Et la pens√©e essaye de r√©soudre ces probl√®mes et trouve qu’elle ne peut pas.

Asit Chandmal : Et ça dit que ça ne peut pas parce que je ne pense pas assez bien.

Krishnamurti : La pens√©e elle-m√™me dit que : Il est g√©n√©ral √† toute l’humanit√©, que ce soit le scientifique sup√©rieur ou le pauvre villageois ignorant, et que la pens√©e a cr√©√© la guerre, la division des personnes, des √©glises, des temples, des mosqu√©es. Il a cr√©√© toutes ces divisions et il essaie de cr√©er un dieu, qui n’est pas divisible. Dans la relation humaine, la pens√©e a cr√©√© des probl√®mes et elle ne les a pas r√©solus. Cela ne peut pas parce que la pens√©e elle-m√™me est limit√©e. La pens√©e est le r√©sultat de l’exp√©rience, de la connaissance, de la m√©moire. La connaissance n’est jamais compl√®te. Par cons√©quent, la pens√©e ne peut jamais √™tre compl√®te.
Comme la connaissance est limitée, la pensée doit être limitée et cette pensée limitée crée les problèmes. Toutes les limitations doivent créer des problèmes et alors cette pensée même qui a créé le problème essaie de résoudre le problème. Donc, cela ne peut pas résoudre le problème.

Asit Chandmal : Êtes-vous en train de dire que les problèmes sont créés parce que la connaissance est limitée et que les instruments de la connaissance sont limités ?

Krishnamurti : Et la pensée est limitée à cause de la connaissance.

Asit Chandmal¬†: Dites-vous que la pens√©e est limit√©e parce qu’elle n’a pas √©t√© capable de tout savoir ?

Krishnamurti : La pens√©e est le r√©sultat d’une vaste exp√©rience, de la m√©moire, tout cela. Vous avez vu l’ordinateur. C’est une forme d’ordinateur qui a beaucoup d’exp√©rience, beaucoup de connaissances, et la pens√©e et les connaissances sont limit√©es.

PJ : Quelle est la distinction entre la pens√©e et l’esprit ?

Krishnamurti : Ils sont tous deux les mêmes mouvements.

Asit Chandmal¬†: En d’autres termes, vous dites que toute nouvelle connaissance est essentiellement contenue dans l’ancienne connaissance et r√©sulte de la pens√©e.

Krishnamurti : Bien s√Ľr. Toute connaissance est le r√©sultat de la pens√©e.

Asit Chandmal¬†: √ätes-vous en train de dire que d√©couvrir une nouvelle chose en physique ou en math√©matiques n’est pas de la cr√©ativit√© ? La m√™me connaissance limit√©e augmente-t-elle ?

Krishnamurti : Regardez, nous devons garder la création pour le moment, car cela peut avoir un sens différent pour vous ou pour elle. Soyons clairs. toutes les connaissances sont limitées. Les scientifiques ajoutent ; cela continuera pendant les mille prochaines années, mais tout ce qui est ajouté doit être limité, car il y a toujours quelque chose de plus à ajouter.

Asit Chandmal : Est-ce limité à un moment donné ?

Krishnamurti : Bien s√Ľr. Donc, la connaissance doit toujours aller avec l’ignorance. La pens√©e est n√©e de la connaissance. Si vous n’avez aucune connaissance, vous ne penseriez pas. Vous pouvez atteindre un √©tat total d’amn√©sie ou quoi que ce soit appel√© ; vous serez compl√®tement vide.

Asit Chandmal¬†: Comme vous dites que toutes les connaissances sont limit√©es, je dois poser cette question de la cr√©ativit√© telle que nous la connaissons. Aujourd’hui, si quelqu’un compose une nouvelle symphonie ou √©crit une nouvelle √©quation en physique, diriez-vous que ce n’est pas la cr√©ativit√© dans le vrai sens du terme?

Krishnamurti : Je n’appellerai pas cette cr√©ativit√©. J’ai peut-√™tre tort. Je ne pose pas la loi.

Asit Chandmal¬†: Dans ce cas, monsieur, vous dites en fait que nos esprits, tels que nous les connaissons et qu’ils agissent dans notre vie quotidienne, sont enti√®rement m√©caniques. Dans ce cas, c’est ce que les Japonais vont faire – construire un ordinateur qui poss√®de une vaste r√©serve de connaissances, et un cerveau extr√™mement ¬ęintelligent¬Ľ, logique – d√©ductif et inductif – bien meilleur que le cerveau humain. Alors, qu’arrive-t-il √† notre cerveau?

PJ : L’esprit humain – que Krishnaji dit √™tre √† la fois l’esprit individuel et l’esprit de l’humanit√© –
a lui-m√™me √©t√© un entrep√īt pour l’esprit de l’humanit√© √† enqu√™ter et √† en tirer parti.
La banque de m√©moire de l’ordinateur ne peut jamais √™tre la banque de m√©moire de l’esprit racial.

Asit Chandmal : Pourquoi dites-vous cela ?

Interlocuteur : L’esprit racial est le r√©sultat de l’√©volution. Donc, dans un sens, alors que toutes les options qui s’y trouvent peuvent encore √™tre limit√©es, toutes les options de la m√©moire de l’humanit√© sont disponibles.

Asit Chandmal¬†: Il peut avoir plus d’options, plus de m√©moire que l’ordinateur, mais essentiellement, il fait toujours la m√™me chose – fonctionner hors de la m√©moire et des connaissances.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, bien s√Ľr.

Asit Chandmal¬†: Les informaticiens disent que nous pouvons mettre un plus grand r√©servoir de connaissances dans l’ordinateur en mettant en r√©seau des ordinateurs, etc. Maintenant, superficiellement, c’est vrai ; aucun √™tre humain ne peut se souvenir de tout dans l’encyclop√©die. Donc, ext√©rieurement, la m√©moire de l’ordinateur est bien meilleure. Dans un sens beaucoup plus profond, puisqu’il n’a pas de souvenirs subconscients ou raciaux, le cerveau humain peut avoir beaucoup plus acc√®s √† la connaissance et plus de m√©moire, mais c’est toujours la m√™me chose – l’acc√®s √† plus de m√©moire.

Krishnamurti : Oui, monsieur, allez-y.

Asit Chandmal¬†: Et vous dites que tout acte de cet esprit n’est pas cr√©atif, y compris la composition de symphonies, la d√©couverte d’Einstein, l’√©criture de po√©sie – rien de tout cela. Tout est une projection de la connaissance, de la m√©moire, peut √™tre juste des permutations et des combinaisons.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, bien s√Ľr.

Asit Chandmal¬†: Au moment o√Ļ vous acceptez cela, l’ordinateur deviendra d√©finitivement sup√©rieur √† l’homme, l’esprit humain, dans cette fonction.

AP : Ce que vous dites équivaut à dire que le processus évolutif du cerveau a pris fin.

Asit Chandmal¬†: C’est correct.

AP : Maintenant, je pose cette question ?
Je dis que l’esprit tel qu’il est, le cerveau tel qu’il est, a pris fin
parce que ce cerveau particulier va être remplacé par un cerveau,
l’ordinateur, qui peut remplir ces fonctions.
C’est juste une hypoth√®se…

Asit Chandmal¬†: Ce n’est pas une hypoth√®se. D√©j√†, il accomplit beaucoup de fonctions bien mieux que l’esprit humain. Il ne peut pas tous les faire, alors ils travaillent l√†-dessus. Pourquoi devriez-vous croire que la mati√®re faite de mol√©cules d’hydrog√®ne et de carbone est intrins√®quement sup√©rieure √† quelque chose faite de mol√©cules de silicium ou que les circuits √©lectriques du cerveau humain sont intrins√®quement et √† jamais sup√©rieurs √† ceux des ordinateurs?

Krishnamurti : Achyutji, Asit, seriez-vous d’accord sur un point – que l’ordinateur a une cause comme le cerveau humain a une cause ? Alors qu’est-ce qui a une cause, a une fin. Maintenant, y a-t-il quelque chose qui est sans cause ? S’il y a une chose qui est sans cause, c’est la cr√©ation.

RR : Ce que vous dites, c’est qu’il y a un esprit extraordinaire.

Krishnamurti : Non, je ne m’en suis pas encore occup√©. Apr√®s quarante ou cinquante mille ans, nous avons atteint ce point – le cerveau. L’ordinateur a atteint ce point. Entre les deux, il n’y a pas beaucoup de diff√©rence ; les deux sont cr√©√©s par la pens√©e.

AP : Je ne veux pas admettre que ce que le cerveau humain a créé
est entr√© en possession de toutes les facult√©s de son cr√©ateur : c’est ce que vous dites, Asit ?

Krishnamurti : Non, monsieur. Il ne dit pas √ßa. L’ordinateur ne peut pas voir les √©toiles et regarder la beaut√© des √©toiles.

RR : Mais il peut le simuler.

Krishnamurti : Bien s√Ľr. Mais il n’a pas la perception de l’Ňďil humain regardant le ciel et disant quelle merveilleuse nuit c’est.

RR : Pourquoi concédez-vous ce point, Asit?

Asit Chandmal¬†: Je ne l’ai pas conc√©d√©. En fait, ils peuvent simuler tout cela.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, ils peuvent le simuler.

RR : Est-ce que tu dis ça parce que les émotions sont aussi le résultat de la perception sensorielle et de la pensée ?

Krishnamurti : Y a-t-il une perception qui n’est pas le produit de la pens√©e ?

Asit Chandmal¬†: Est-ce que l’esprit humain a une telle chose ?

Krishnamurti : Probablement pas.

Asit Chandmal¬†: L’ordinateur ne l’a pas non plus. Mais ils auront dans vingt ou trente ans le temps – l’ordinateur sera sup√©rieur aux √™tres humains.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, je suis enclin √† √™tre d’accord avec vous.

PJ : Je suis enclin à vous interroger, monsieur.

AP : Si nous observons l’esprit humain qui est entr√© dans la fabrication de l’ordinateur,
vous supposez qu’il a √©puis√© son potentiel en cr√©ant l’ordinateur :
Ayant cr√©√©, ayant donn√© naissance au b√©b√©, la m√®re meurt. C’est ce que vous dites.

Krishnamurti : Non, non.

AP : Je refuse de l’accepter.

Asit Chandmal¬†: Pourquoi refusez-vous de l’accepter ? Avoir donn√© naissance √† des armes nucl√©aires … ces armes an√©antiront des √™tres humains.

AP : D’accord.

Asit Chandmal¬†:¬†Alors, ayant donn√© naissance √† des ordinateurs qui con√ßoivent et fabriquent de nouveaux ordinateurs qui rendront les ordinateurs meilleurs et plus rapides, pourquoi dites-vous qu’ils ne pourront pas d√©truire l’homme qui les a fabriqu√©s ?

RR : Et m√™me s’ils n’ont pas d√©truit, pourquoi le b√©b√© n’a-t-il pas toutes les potentialit√©s de la m√®re ?

Rupert Sheldrake : Alors, pourquoi ai-je besoin des Japonais, de tous les meilleurs informaticiens,
du gouvernement japonais et de vingt-cinq entreprises internationales,
pour produire ces ordinateurs si les ordinateurs le permettent déjà ?

Asit Chandmal¬†: C’est la cible. Les ordinateurs ne peuvent pas d√©j√† le faire.

RS : Le fait est que c’est une cible mais ce n’est rien.
Alchimistes pour le pass√© tant d’ann√©es ont essay√© de cr√©er de l’or, mais ils ont √©chou√©.
Nous parlons de ce qui est dans l’esprit comme de la fantaisie.

Asit Chandmal¬†: Sais-tu ce qu’ils essaient de faire ? Les chercheurs en g√©n√©tique se sont r√©unis avec des informaticiens. Ils disent, pourquoi utilisez-vous le silicium ? Le cerveau humain a des mol√©cules d’hydrog√®ne et de carbone. Prenons donc des mol√©cules d’hydrog√®ne et de carbone, utilisons des cellules c√©r√©brales pour fabriquer des ordinateurs. Une autre approche est la suivante : Nos g√®nes sont programm√©s pour que certaines cellules deviennent un Ňďil, d’autres deviennent le nez et ainsi de suite. Si vous pouvez briser ce code g√©n√©tique, vous pouvez le programmer pour devenir un cerveau ou un ordinateur. Il y a beaucoup de recherches en cours dans ce domaine.

RS : Je connais cette recherche.
Je considère cela aussi comme un fantasme, parce que je pense que le tout repose sur de fausses prémisses
concernant la nature du cerveau, la nature de la vie et ainsi de suite.
Mais cela détournerait le problème principal, je pense.

Je pr√©f√©rerais revenir sur le fait que, par rapport √† la production d’ordinateurs plus grands et meilleurs qui pourraient remplacer certaines puissances humaines, il s’agit de l’activit√© humaine, appelons-la pens√©e ou ce que vous voulez. Et ces ordinateurs sont le produit de l’activit√© humaine. Il ne fait aucun doute que beaucoup de choses que les √™tres humains font d√©passent les capacit√©s humaines, mais il y a une limite. Les machines peuvent faire beaucoup de choses que les √™tres humains ne peuvent pas faire. N√©anmoins, ils sont les produits des √™tres humains et il me semble improbable que ces choses puissent en aucun cas supplanter les √™tres humains. Ils peuvent remplacer des facult√©s particuli√®res d’√™tres humains.

Asit Chandmal¬†: Quelles sont les choses qu’ils ne pourront pas remplacer ?

RS : Ils n’ont pas encore remplac√© la capacit√© d’inventer la cinqui√®me g√©n√©ration d’ordinateurs.

Asit Chandmal¬†: Oui, mais les Japonais ne peuvent pas le faire sans ordinateurs. C’est fait par les Japonais et par les ordinateurs. Et si vous le mesurez, peut-√™tre que 20% de l’effort sera humain, 80% sera celui de l’ordinateur.

RS : Eh bien, tout ce que nous faisons aujourd’hui dans le monde moderne est aid√© par la machine.

Asit Chandmal¬†: Qu’est-ce qui, dans un √™tre humain, ne peut pas √™tre fait par des machines dans les vingt-cinq ou cinquante prochaines ann√©es?

RS : Eh bien, c’est un sujet que nous abordons maintenant – la cr√©ativit√©.

Laissez-nous prendre un point plus petit – humour. Et l’une des choses les plus frappantes est que la plupart d’entre nous ne se comportent pas comme des machines √† calculer dess√©ch√©es. La plupart des gens m√®nent leur vie avec un certain sens de l’humour. Vous voyez des gens rire de toutes sortes de choses. Je n’ai jamais vu un ordinateur rire.

Asit Chandmal¬†: Si vous avez entendu l’ordinateur rire, accepteriez-vous qu’il puisse faire ce que les √™tres humains peuvent faire ?

RS : Non. Vous pouvez faire rire un magnétophone.

Asit Chandmal¬†: Qu’est-ce qui va vous convaincre ?

RS : Rien.

Asit Chandmal : Vous avez pris votre décision.

RS : J’ai des pr√©jug√©s.

Asit Chandmal¬†: Pourquoi avez-vous des pr√©jug√©s ? Si vous voyez un b√©b√©, vous direz que le b√©b√© sera capable, lorsqu’il grandira, de faire beaucoup de choses que les ordinateurs ne peuvent pas faire. Mais si un groupe de personnes con√ßoit un nouveau type d’ordinateur, vous direz a priori que les ordinateurs ne pourront jamais faire ce que le b√©b√© peut faire. Pourquoi ? Qu’est-ce que c’est dans ce b√©b√© qui vous persuade ?

RS : Vous voyez, il y a beaucoup de choses que nous reconnaissons et comprenons directement sans pouvoir tout mettre dans des programmes de reconnaissance explicitement stock√©s.¬† Je peux reconna√ģtre beaucoup de diff√©rentes sortes de fleurs, d’arbres et d’animaux. Si je dois dire comment je les reconnais, qu’est-ce qui me fait les reconna√ģtre, ce sera tr√®s difficile pour moi de vous le dire. Je pense que ce sera difficile pour toi aussi.

Krishnamurti : Mais, monsieur, quand vous reconnaissez, c’est bas√© sur la m√©moire.

Asit Chandmal¬†: Ils travaillent sur la reconnaissance des formes. Il y a √©norm√©ment de recherches l√†-dessus aujourd’hui. Les ordinateurs commencent √† reconna√ģtre visuellement certaines choses.

RS : Mais il y a un certain sens intuitif.

Asit Chandmal¬†: Qu’est-ce que l’intuition ?

RS : Il est notoirement difficile de dire ce qu’est l’intuition.

Asit Chandmal¬†: C’est juste un mot. √Ä moins que vous ne sachiez ce que cela signifie, vous ne pouvez pas utiliser ce mot.

RS : Non. Vous n’avez pas besoin d’√™tre en mesure d’√©peler dans une formule math√©matique quels que soient les mots.

Asit Chandmal¬†: √Čpelez-le avec des mots. Qu’est-ce que l’intuition ?

RS : L’intuition consiste √† saisir quelque chose de plus, √† voir quelque chose de plus,
√† comprendre quelque chose qui implique un type direct de connaissance qui n’a pas √† passer par un processus de mots,
de pens√©e et d’action.

Asit Chandmal¬†: Comment savez-vous qu’il n’a pas travers√© le processus de la parole ou de la pens√©e? Il aurait pu le faire subconsciemment dans votre esprit, le cerveau y a travaill√©, et il √©merge instantan√©ment, et vous l’appelez intuition. Cela ne signifie pas qu’il n’a pas travers√© le processus de la pens√©e.

RS : Il a peut-√™tre travers√© de tels processus. Si, pour tout ce que je dis, vous allez postuler des processus cach√©s …

Asit Chandmal : Je ne postule pas.

RS : Oui, vous l’√™tes.

PJ : Monsieur, le problème semble être que si le cerveau est un circuit fermé seulement, ce que dit Asit est vrai.
Mais le ¬ęmais¬Ľ intervient parce que toute la raison de notre pr√©sence ici,
peut-il y avoir une acc√©l√©ration de la capacit√© m√™me du cerveau pour qu’il cesse d’√™tre un processus ?
Le cerveau est-il un circuit fermé ?

RS : Le probl√®me, c’est qu’il faut beaucoup de temps pour r√©pondre √† ces questions. J’ai ma propre th√©orie sur la biologie qui nierait la plupart de ces pr√©misses fondamentales. Vous voyez, la th√©orie conventionnelle de la biologie, y compris la th√©orie conventionnelle du cerveau, part de l’hypoth√®se qu’il y a simplement des processus m√©caniques, chimiques ou physiques dans l’organisme. Maintenant, seulement 99 pour cent de la biologie est bas√©e sur cette hypoth√®se, et par cons√©quent, le genre de langage dans lequel nous parlons est bas√© sur ce genre de pens√©e.

Je ne suis pas d’accord avec l’hypoth√®se, premi√®rement, que le cerveau est un circuit ferm√©.
Deuxièmement, cela fonctionne entièrement mécaniquement ou chimiquement ou électriquement et ainsi de suite.

Donc, je pense que nous avons une th√©orie de la vie qui dit que les organismes vivants ne sont que des machines, et ensuite nous avons une th√©orie qui dit que cela n’a rien √† voir avec les machines. Pourquoi ne pouvons-nous pas les mod√©liser par des machines ? C’est la base de votre argument, et cela semble assez raisonnable √† premi√®re vue, mais il y a un certain nombre d’hypoth√®ses.

PJ : Il a pos√© trois choses : si le cerveau tel qu’il est aujourd’hui est un circuit ferm√© ;
Qu’est-ce que l’intelligence ? Quelle est la cr√©ativit√© ?

Asit Chandmal¬†: Je n’ai pas dit que le cerveau √©tait un circuit ferm√©.

Krishnamurti : Puis-je poser une question, monsieur ? Consid√©rez-vous que le cerveau a une capacit√© infinie ? Ne dites pas ¬ęnon¬Ľ tout de suite. Utilisons le mot ¬ęcapacit√©¬Ľ. Je n’aime pas le mot ¬ęcapacit√©¬Ľ car pour nous la capacit√© est une connaissance √©duqu√©e et tout √ßa. Mais si je peux utiliser ce mot, le cerveau a une capacit√© infinie. Regardez ce qu’il a fait dans le monde technologique, y compris l’ordinateur.

Asit Chandmal : Vous ne pouvez pas dire que la pensée est limitée et ensuite dire que le cerveau a une capacité infinie.

Krishnamurti : Oui, je vais y venir. La pens√©e a limit√© le cerveau, conditionn√© le cerveau. L’accepteriez-vous ? Je suis un hindou, je crois √† toutes les superstitions, √†¬†tous les non-sens. D’accord ?

Asit Chandmal : Vous séparez la pensée et le cerveau.

Krishnamurti : Non non. Je veux savoir si le cerveau peut √™tre lib√©r√© de sa propre limitation, pens√©e, connaissance, √©motion. Tr√®s bien, appelez √ßa pens√©e. Est-ce que le cerveau qui a √©t√© conditionn√© par la pens√©e, si ce conditionnement est en quelque sorte lib√©r√©, il l’a …

Asit Chandmal : Vous ne pouvez pas dire ça.

Krishnamurti : Peut-√™tre. Vous comprenez maintenant ? Vous avez √©t√© √† la lune, le cerveau a cr√©√© des missiles de croisi√®re, il a eu un mouvement technologique extraordinaire. D’accord ? Maintenant, y a-t-il un instrument qui n’est pas pens√©e ? Ce n’est pas une sp√©culation romantique. Je demande juste ; Je ne dis pas qu’il y a ou il n’y en a pas. Vous comprenez ma question ? La pens√©e est un instrument us√©. Je pense qu’il a atteint ses limites, parce qu’il n’a pas r√©solu le probl√®me humain. Alors, y a-t-il une mani√®re de regarder qui n’est pas pens√©e mais qui peut au lieu d’aller l√†-bas, aller au ciel et tout cela, se tourner vers l’int√©rieur ? Ce mouvement int√©rieur est l’infini.

RR : Pourtant, il n’a pas r√©solu le probl√®me humain.

Krishnamurti : Je vais le montrer. Non, la pens√©e ne r√©soudra pas les probl√®mes humains. Soit c’est un fait ou ce n’est pas un fait. Au contraire, cela augmente les probl√®mes humains. D’accord ?

Interlocuteur : Votre question est la suivante : y a-t-il autre chose que de la pensée qui pourrait être un instrument ?

Krishnamurti : Oui, vous n’√™tes peut-√™tre pas d’accord avec ce que je vais dire tout √† l’heure. Alors, peut-√™tre, cet instrument peut regarder √† la fois vers l’ext√©rieur et vers l’int√©rieur, et cela est infini.

Interlocuteur : Les psychologues essaient de d√©couvrir ce qu’il y a dedans ; au moins, ils professent faire cela.

Krishnamurti : Je sais, monsieur, ce qu’ils disent est tout m√©canique.

Auditeur : J’accepte ce que vous dites.

Krishnamurti : N’acceptez pas, monsieur. J’h√©site √† accepter ce que je dis aussi. Je veux d’abord √™tre tr√®s clair que la pens√©e n’a pas r√©solu les probl√®mes humains. Il a r√©solu des probl√®mes technologiques et non humains – ma relation avec ma femme, ma relation avec la communaut√©, ma relation avec le ciel et tout le reste. Et la pens√©e essaie de r√©soudre ces probl√®mes et cela a empir√© les choses. C’est tellement √©vident. Donc, je demande maintenant, y a-t-il quelque chose qui n’est pas pens√©, qui n’est pas m√©canique ?

Asit Chandmal¬†: Vous demandez en d’autres termes ce que Pupulji demandait l’autre jour : Y a-t-il une perception sensorielle sans pens√©e ?

Krishnamurti : Oui – Voulez-vous √©couter quelque chose ? La vie est un mouvement qui va et vient, comme la mar√©e. Je cr√©e le monde, et le monde me contr√īle ensuite. Et je r√©agis au monde. C’est un mouvement. Seriez-vous d’accord avec cela ? Maintenant, si vous voyez la m√™me chose que je vois – pas que vous le devez – c’est un mouvement de¬†dehors et dedans, c’est notre vie, notre action et notre r√©action, notre r√©compense et notre punition. Ce mouvement peut-il s’arr√™ter ?

PJ : Vous devez sortir de votre circuit ferm√© de l’ordinateur pour faire face √† cette question.

Krishnamurti : Non, ne quittez pas le circuit. C’est notre vie. Maintenant, aussi longtemps que ce mouvement existe, je suis pris dans le temps, c’est l’√©volution.

RS : Pourquoi ne pas simplement dire que c’est la vie, l’√©volution ?

Krishnamurti : Oui, et c’est : J’√©volue. Ce mouvement va mieux, pire, c’est toujours du mouvement. Donc, tant que ce mouvement existe, je suis m√©canique.

Auditeur : Seulement mécanique ?

Krishnamurti : Oui, je vois une femme et je la veux – je vois un jardin, je le veux. C’est l’action et la r√©action, la r√©compense et la punition, la punition et la r√©compense. O√Ļ est l’intelligence dans tout √ßa ? Tant que vous √™tes pris dans cela, votre intelligence est √©teinte ; c’est une intelligence m√©canique : Tu me d√©testes et je te d√©teste.

AC : Je suis ça.

Krishnamurti : Si vous acceptez cela, l’intelligence est quelque chose de totalement diff√©rent de la pens√©e.

RS : Si ce que vous dites est ce que je pense, peut-√™tre pourriez-vous dire que c’est la cause et l’effet, l’action et la r√©action, au lieu de ¬ęm√©canique¬Ľ.

Krishnamurti : Oui, oui.

RS : Maintenant, il y a un certain type d’activit√© de bas niveau…

ce que les gens appellent habituellement l’intelligence, que nous pouvons peut-√™tre mieux appeler ing√©niosit√©, o√Ļ, pour obtenir quelque chose que vous voulez – mais vous ne pouvez pas l’obtenir facilement – Vous devrez peut-√™tre recourir √† une m√©thode assez originale, √† un nouveau type de comp√©tence, √† des documents bidons, etc. Il y a une certaine ing√©niosit√© qui n’est pas purement m√©canique. Il est r√©duit √† un certain ensemble de d√©sirs m√©caniques et √† l’int√©rieur de celui-ci est le cadre d’une certaine inventivit√©. Le cadre peut donc √™tre celui de l’action-r√©action, mais dans ce cadre nous faisons preuve d’une ing√©niosit√© et d’une inventivit√© consid√©rables.

Krishnamurti : Je n’appellerais pas cette intelligence.

RS : Non. Mais dans le langage ordinaire, on l’appelle souvent intelligence.
Un homme d’affaires intelligent est celui qui penserait
√† des moyens d’obtenir plus de ce qu’il veut.

Krishnamurti : Oui. Je n’appellerais pas cette intelligence.

RS : Je l’appellerais ing√©niosit√© ou inventivit√©.

Krishnamurti : Appelez cela de l’inventivit√©. Je ne l’appellerai pas intuition parce que c’est une chose diff√©rente.

RS : Non, l’ing√©niosit√©.

Krishnamurti : √ätre ing√©nieux, c’est r√©soudre les probl√®mes de Dieu, les probl√®mes du ciel, les probl√®mes de peinture, etc. C’est dans le m√™me domaine, dans le m√™me domaine. Je peux passer d’un coin √† l’autre du m√™me champ et j’appelle cela de l’ing√©niosit√© et je dis tout ce qui n’a rien √† voir avec l’intelligence. L’intelligence est quelque chose de totalement diff√©rent.

Interlocuteur : Voulez-vous √©laborer sur ce que nous appelons l’intelligence ?

Krishnamurti : Je ne veux pas √©laborer. L’ing√©niosit√©, le choix, l’intelligence, le d√©placement d’un point √† un autre, d’un coin √† l’autre mais dans le m√™me champ, voil√† ce que nous faisons.

PJ : C’est le domaine du connu.

Krishnamurti : Oui, oui. Je ne veux pas utiliser ce mot pour le moment.

Asit Chandmal : Je me demandais juste pourquoi nous avons évolué comme ça.

Krishnamurti : Il est essentiellement basé sur la récompense et la punition.

Asit Chandmal : Mais je demande quelle est la raison en particulier que nous avons évolué comme ça ?

Krishnamurti : Quelle en était la cause ?

Asit Chandmal : Il doit avoir eu un énorme avantage.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, c’est compl√®tement s√©curis√©. S√Ľr dans le sens, au moins pour l’instant, mais le moment est en train de cr√©er des guerres. Nous n’avons donc pas √† √©laborer. Iriez-vous jusqu’√† ce point que ce n’est pas du renseignement ?

Asit Chandmal : Oui.

Krishnamurti : C’est vrai. Alors, interrogeons-nous sur ce qu’est l’intelligence. Si ce n’est pas une th√©orie, si elle est hors de mon syst√®me, cela signifie que le mouvement de r√©action s’est arr√™t√©, et c’est le mouvement du temps. D’accord ?

Asit Chandmal : Quand tu dis le temps, je ne comprends pas.

Krishnamurti : Du temps dans le sens o√Ļ j’ai √©volu√© dans ce processus.

Interlocuteur : C’est le mouvement de la vie.

Krishnamurti : Oui. Et c’est l’inintelligence. Par cons√©quent, ne l’appelez pas intelligence. Alors, qu’est-ce que l’intelligence ? Tant que je suis dans ce champ, il n’y a pas d’intelligence ; c’est l’adaptabilit√©.

Asit Chandmal : Mais il faut répondre.

Krishnamurti : Nous le saurons. Si ce n’est pas l’intelligence, alors nous devons aller dans quelque chose de tr√®s diff√©rent. D’accord ? Si je nie totalement, pas verbalement mais en r√©alit√©, ce n’est pas l’intelligence, alors qu’arrive-t-il √† l’esprit qui a √©t√© pris dans cela ? Comprenez-vous ma question ? Tant que nous fonctionnons dans le temps, la cause, l’effet, l’action, la r√©action, qui est ce mouvement de la mar√©e qui va et vient, aussi longtemps que toute mon attitude envers la vie est cela et je refuse de sortir de l√†, Il n’y a rien √† dire. Mais si je vois cela, cela ne r√©soudra pas les probl√®mes de l’humanit√© ; alors je dois regarder dans une autre direction.

PJ : Qu’est-ce que √ßa regarde?

Krishnamurti : Mes yeux ont toujours √©t√© dans cette direction seulement. Et vous venez me dire, regardez dans d’autres directions. Je ne peux pas parce que ma vue a √©t√© si conditionn√© que je ne me retourne m√™me pas pour regarder. Donc, je dois √™tre le premier libre de cela. Je ne peux pas regarder dans une autre direction si je ne suis pas libre de cela.

PJ : Je veux vous poser une question. Puis-je regarder mon propre instrument ?
La perception peut-elle regarder son propre instrument ?
La perception, qui est un flux, peut-elle se voir ?

Krishnamurti : Ne l’appelez pas un instrument.

PJ : Une faculté.

Krishnamurti : Non, je n’appellerai m√™me pas cela une facult√©.

PJ : La perception peut-elle se percevoir ?

Krishnamurti : La perception peut-elle se voir comme percevant ? La perception se voit en action, en se voyant une perception.

PJ : N’apportez pas d’action.

Krishnamurti : Perception se voyant percevoir – alors ce n’est pas la perception.

PJ : Vous voyez, vous avez pos√© une question qui est totalement irr√©futable…

que ce mouvement, qui bouge, refl√®te le mouvement … puis-je voir la fausset√© de celui-ci et y mettre fin ? J’ai toujours pens√© que c’√©tait une mauvaise question. Il ne peut jamais voir cela parce que la perception est autonome.

Krishnamurti : Diriez-vous que ce mouvement est l’errance du d√©sir ?

PJ : Oui. Ce mouvement est l’errance du d√©sir.

Krishnamurti : Ce d√©sir peut-il √™tre vu comme un tout, non comme l’objet du d√©sir, mais comme le d√©sir lui-m√™me ? Peut-il se voir comme un mouvement d’attraction ?

PJ : Au lieu de cela, m√™me sans attirer l’attraction, le d√©sir peut-il se voir ?

Krishnamurti : Pour comprendre si le d√©sir peut se voir, il faut aller dans le d√©sir. Le d√©sir n’existe que lorsque la pens√©e vient √† la sensation.

Asit Chandmal¬†: Cette question est tr√®s importante. Nous op√©rons dans ce domaine. Tout ce qui fonctionne dans ce domaine …

PJ : Ne peut jamais nier ce champ.

Krishnamurti : Bien s√Ľr. Il y a ce mouvement. Tant que je suis dans ce mouvement, vous ne pouvez pas me demander de le consid√©rer comme faux et de le nier.

PJ : Par cons√©quent, o√Ļ puis-je regarder ?

Krishnamurti : Vous n’avez pas √† regarder. La chose est, arr√™ter ce mouvement. D√©couvrez, d√©couvrez par vous-m√™me comment mettre fin √† ce mouvement. Est-ce possible ?

PJ : Je pense qu’il est possible de couper.

Krishnamurti : Soyez prudent lorsque vous utilisez le mot ¬ęcouper¬Ľ. Qui est le coupeur ?

PJ : Sans le cutter.

Krishnamurti : Par cons√©quent, qu’est-ce que cela signifie ? Continue. Ne compliquez pas le probl√®me. Il suffit de voir qui est le coupeur. Il n’y a pas de coupeur. Alors qu’est-ce qui se passe ? S’il n’y a pas d’entit√© qui puisse couper, arr√™tez, alors …

PJ : C’est juste percevoir.

Krishnamurti : C’est tout. Il n’y a que la perception. Il n’y a pas le percepteur qui per√ßoit ni le percepteur qui √©tudie ce qu’il per√ßoit. Il n’y a que la perception, n’est-ce pas ? Perception de ce qui est faux.

PJ : La perception jette la lumi√®re sur le faux. Il n’y a que la perception.

Krishnamurti : Il n’y a que la perception. Il faut s’en tenir √† √ßa. Ensuite, nous allons nous enqu√©rir de ce qui est per√ßu. Qu’est-ce que la perception sans la parole, sans le nom, sans les souvenirs, percevant quelque chose que l’on appelle l’intuition ? Je n’aime pas utiliser ce mot, pardonnez-moi. La perception est un aper√ßu direct.

PJ : La question est-elle d’√™tre compl√®tement √©veill√© ?

Krishnamurti : Appelleriez -vous cette attention ?

PJ : Etre compl√®tement r√©veill√©, c’est de l’attention.

Krishnamurti : C’est tout.

PJ : Que l’ordinateur ne peut jamais faire.

Krishnamurti : Asit le prend, il ne r√©pond pas. Monsieur, y a-t-il une fin √† la pens√©e ? Le temps doit s’arr√™ter, n’est-ce pas ?

AC : Je comprends.

RR : Puis-je vous poser une question :
que se passe-t-il lorsque nous percevons avec perspicacité ?

Krishnamurti : Il y a cette perception de la perspicacit√© et les cellules du cerveau elles-m√™mes changent. Votre pens√©e peut-elle s’arr√™ter quand votre cerveau a √©t√© conditionn√© dans le temps, dans ce mouvement … cause, effet, action, r√©action et tout ce qui s’arr√™te soudainement ? Le cerveau n’a-t-il pas subi un changement radical ? Bien s√Ľr que √ßa l’a √©t√©.

RR : Je dois vous poser cette question à nouveau.
S’il y a une telle vision que les cellules c√©r√©brales changent,
que se passe-t-il apr√®s l’avoir per√ßu ?

Asit Chandmal¬†:¬†Seul le cerveau physique a chang√© et j’ai peur qu’il meure.

Krishnamurti : C’est pourquoi nous abordons la question de la conscience.

Asit Chandmal¬†:¬†Est-ce que cela se termine par la mort ? Alors tout cela sera diff√©rent de l’ordinateur …

Krishnamurti : Monsieur, comment allez-vous traduire tout cela à vos amis qui sont des experts en informatique ?

Asit Chandmal¬†:¬† Ils vont continuer √† faire ce qu’ils font – essayer de produire des super-ordinateurs.

PJ : La question se pose alors.¬† Comment l’homme peut-il acc√©l√©rer l’autre pour¬†√™tre dans cette nouvelle perception ?

Asit Chandmal¬†: On ne peut voir que ce mouvement et ne rien faire d’autre.

Krishnamurti : C’est tout.

L’avenir de l’homme

Seminaire New Delhi, le 4 Novembre 1981

 

Achyut Patwardhan : Monsieur, il y a un sentiment g√©n√©ral d’une crise qui s’aggrave. Ce sentiment est d√Ľ √† divers facteurs dans l’environnement – la course aux armements, la pollution, les probl√®mes √©conomiques, sous-jacents √† tout cela, un profond sentiment de d√©clin moral; dans un pays comme l’Inde, ce sentiment est assez accablant. Il serait utile de comprendre la relation entre cette crise morale interne et ses manifestations ext√©rieures qui menacent la survie de l’homme. Le probl√®me est: Pouvons-nous d√©couvrir par nous-m√™mes la relation de la crise dans l’homme et la crise ext√©rieure ?

Romesh Thapar : Monsieur, je voudrais juste ajouter un mot √† ce qu’a dit Achyutji. Moi, en tant que personne qui a analys√© les probl√®mes, pr√©sentant une perspective dans un laps de temps d’environ vingt-cinq √† trente ans, regardez le monde et voyez-le r√©tr√©cir. Quand je regarde le probl√®me dans mon pays, je vois que je dois fa√ßonner en l’an 2000 une soci√©t√© pour un milliard de personnes. Je sais que la texturation de cette soci√©t√© ne peut √™tre faite de la m√™me fa√ßon que d’autres soci√©t√©s ont √©t√© textur√©es. Si je veux √™tre honn√™te avec mon peuple, le texturage doit √™tre sp√©cial. Le fondement civilisationnel doit √™tre particulier. Mais avec le monde qui r√©tr√©cit et avec les communications qui jouent le r√īle qu’ils font, les syst√®mes de valeurs auxquels je m’attarde sont constamment attaqu√©s et peuvent m√™me d√©truire les √©l√©ments de modernisation qui existent dans la soci√©t√©. Maintenant je me demande¬†: Est-il possible d’√©laborer un syst√®me de pens√©e qui me prot√©gera de ce sc√©nario horrible ? Car, si je suis incapable de retracer ma soci√©t√© sur des principes justes, et ind√©pendamment de ce qui se passe ailleurs dans la corruption, j’√©tablirai une soci√©t√© tr√®s brutale et injuste.

TN Madan : Je voudrais demander une clarification concernant la premi√®re question qui a √©t√© soulev√©e. Je ne connais pas l’√Ęge, le temps, la culture ou le pays o√Ļ les gens n’ont pas senti qu’il y avait une crise morale. La question semble donc √™tre qu’il faut d’abord d√©finir quelle est la nature de notre crise morale ; Autrement, nous nous approchons trop de nos probl√®mes imm√©diats et de notre environnement imm√©diat et pensons que le n√ītre est le pire des temps, que le meilleur des temps √©tait dans le pass√© ; ou nous pensons en termes d’utopies. Donc, en premier lieu, pourrions-nous d√©finir la nature de la crise morale ? Et un indice √† cela pourrait r√©sider dans ce que M. Thapar disait. Nous adh√©rons aux valeurs que nous jugeons bonnes, mais peut-√™tre que ces valeurs n’existent plus parce que le monde s’est r√©tr√©ci. Les valeurs de la communaut√© villageoise ne serviront pas la communaut√© mondiale. Nous semblons √™tre pris dans une scission – une scission repr√©sent√©e par des changements qui nous sont impos√©s, et des syst√®mes de valeurs dont nous avons h√©rit√© et que nous pensons naturellement pr√©cieux. Comment pouvons-nous r√©soudre ce dilemme entre un monde qui r√©tr√©cit que nous devons accepter et le monde des valeurs que nous ne voulons pas quitter, ne veulent pas s’√©loigner?

Rajni Kothari : Monsieur, je dirais qu’un sentiment de crise morale est apparu de¬†tous temps essentiellement lorsque les institutions s’effondrent. Il y a beaucoup de points de vue sur la crise actuelle. La premi√®re est que nous traversons une p√©riode de transformation si rapide que cette crise est in√©vitable ; Par cons√©quent, nous devrons restructurer tout cela √† un moment donn√©. Je ne vois pas clairement les contours d’un syst√®me alternatif, d’une nouvelle mani√®re de restructurer l’activit√© humaine ou l’intellect humain, et comme il n’y a rien qui prenne la place de ce qui s’effondre, ce sentiment de crise morale est venu.

Ashish Nandy : Franchement, je ne vois pas de v√©ritable crise morale. Mais il y a une crise morale chez les gens comme nous, et cela s’est manifest√© pendant de nombreuses ann√©es. Je suis un grand adepte de l’homme ordinaire, et je ne pense pas qu’il souffre d’une crise morale ; il souffre d’une crise de survie.

Interlocuteur : L’un des faits les plus significatifs est que nous disposons aujourd’hui de certains outils technologiques qui auront un impact important sur l’avenir de l’homme. Il se trouve que je suis informaticien et que je suis au courant de certaines choses tr√®s importantes qui se d√©roulent dans le domaine de l’informatique. Et ce que j’aimerais beaucoup apprendre de ce s√©minaire, c’est comment quantifier et penser √† ces syst√®mes de valeurs pour que les machines qui vont arriver dans le futur, les ordinateurs √©lectroniques qui auront la capacit√© de penser et d’apprendre, puissent faire le bon type de choix.

Sudhir Kakkar : Je remets en question le sentiment de crise morale, ainsi que le pessimisme exprimé par les précédents orateurs.

PJ : Je me demande pourquoi nous utilisons le mot ¬ęmoral¬Ľ. La crise face √† l’√™tre humain est-elle de m√™me nature que les crises du pass√© ? Ou, en raison d’un ensemble particulier de circonstances, en raison des pressions g√©n√©r√©es par l’action des √™tres humains – g√©nie g√©n√©tique, g√©nie informatique et possibilit√©s illimit√©es de l’ordinateur reprenant les fonctions de l’esprit humain – est la crise d’un tout autre commande ?

Ce n’est pas seulement une crise morale ; nous avons eu des crises morales dans le pass√©, mais la crise qui frappe les racines de l’esprit humain est d’un ordre tr√®s diff√©rent. Je pense qu’il est temps que nous abordions cet aspect, que la crise √† laquelle l’homme est confront√© aujourd’hui est la crise de la survie. Avec la croissance de la g√©n√©tique moderne et de la technologie informatique, des m√©thodes seront adopt√©es pour prendre en charge les fonctions de l’esprit humain ; la possibilit√© distincte de l’atrophie de l’esprit humain est quelque chose que nous ne pouvons plus ignorer. Si tel est le cas, ne devrions-nous pas commencer √† penser √† la crise √† laquelle nous sommes confront√©s aujourd’hui ? Quelques ann√©es plus tard, cela pourrait ne plus √™tre envisag√©. S’il y a une menace √† la racine m√™me de l’esprit humain, √† la survie de ce qu’on appelle humain, alors quelle est l’action de l’homme ? Y a-t-il une telle menace ? Est-il possible de la rencontrer ? S’il est possible de la rencontrer, avec quels outils, quels instruments de notre √™tre, la rencontrons-nous ? alors quelle est l’action de l’homme ?

Achyut Patwardhan :¬†Puis-je expliquer le point que j’ai soulev√© ? Consid√©rez Sakharov, le scientifique, qui, sous la pression des circonstances, √©tait responsable de l’invention de la bombe √† hydrog√®ne, mais, plus tard, trouvant qu’il √©tait responsable d’une menace colossale pour la survie humaine, a cherch√© des moyens de r√©pondre √† la crise. Cela peut √™tre dramatique dans le cas des scientifiques. Mais la crise existe autant pour le fermier du village que pour le citoyen ordinaire de la ville. Il y a un d√©fi √† son int√©grit√©, cr√©√© par la pression de l’environnement.

JU : Il y a une crise politique, scientifique, sociale et aussi morale. Quelle est la résolution de cette crise ? Est-ce la foi ?

Jai Shankar : Nous avons tous parl√© d’une crise morale. La question est : existe-t-elle pour tout le monde ? Je ne pense pas qu’une crise morale existe, par exemple, pour les fabricants d’ordinateurs, ou pour les fabricants d’armements et ceux qui les ach√®tent, ou pour les gens qui exercent le pouvoir politique √† tout prix. Et √† l’autre extr√©mit√© du spectre, comme l’a dit le Dr Nandy, les pauvres ne sont confront√©s √† aucune crise morale ; ils font face √† une crise de survie. Alors, de quelle crise parlons-nous ? La crise n’est vraiment pas une crise morale en soi, mais le r√©sultat de la dissociation de la morale et de la connaissance.

KV : A propos de tout ce qui a √©t√© dit, la peur joue-t-elle un r√īle dans cette connaissance amorale ?

PJ : Je ne pense pas que quiconque contestera la pr√©misse qu’un outil n’est ni moral ni immoral. C’est seulement l’application de l’outil qui est morale ou immorale. Personne ne peut arr√™ter de fabriquer des outils ; mais leur application, la fa√ßon dont ils sont utilis√©s, peuvent √™tre contr√īl√©s.

Rajni Kothari¬†: Je pense que M. Jai Shankar faisait r√©f√©rence √† une partie int√©grante de la nature de la science moderne, dont le motif, la force dynamique, est la manipulation, la conqu√™te de la nature, le r√©ordonnancement de la soci√©t√© ; et ce n’est pas qu’il n’y a pas de perspective morale derri√®re la science moderne. Il y a une perspective morale qui a conduit aujourd’hui √† prendre conscience du type de savoir manipulateur qui s’av√®re amoral. Je pense qu’Achyutji l’a d√©j√† signal√© dans le cas de Sakharov : c’est √©galement vrai d’Einstein. Apr√®s ce qu’ils ont invent√©, ils se sont sentis d√©sol√©s pour ce qui √©tait arriv√© en cons√©quence. Je pense que Jai Shankar parle de quelque chose d’inh√©rent √† la nature du savoir moderne, qui tend √† rendre la science et la technologie amorales.

Jai Shankar¬†: Quand l’outil cesse-t-il d’√™tre un outil et devient le ma√ģtre ? Telle est la question. Vous pr√©sumez qu’√† tout moment, les outils peuvent √™tre contr√īl√©s. Je pense qu’il pourrait y avoir des outils qui pourraient vous d√©passer ; en fait, les outils vous ont d√©j√† d√©pass√©s ; ils vous contr√īlent, et il y a tr√®s peu de libert√© qui vous reste.

OV Vijayan : Je me demandais si cette crise est moderne du tout, si ce n’est pas la r√©p√©tition d’une crise p√©renne avec une r√©f√©rence contemporaine et moderne. Qu’est-ce qui cause l’effondrement de la moralit√© ?

JU : Il est vrai que les d√©veloppements scientifiques et politiques ont affect√© la conscience humaine. Cependant, je sens que si la conscience humaine ou ce qui est au centre de la conscience humaine est fortifi√©e, alors la conscience humaine sera toujours la ma√ģtresse de tous les outils qu’elle cr√©e. Le probl√®me est d’√©veiller la conscience humaine afin qu’elle puisse ma√ģtriser l’outil qu’elle cr√©e.

Krishnamurti : √Ä quel moment les outils deviennent-ils des ma√ģtres?

Rajni Kothari¬†: Il y a une agitation fantastique de la conscience au niveau de la personne ordinaire. En fait, le r√©tr√©cissement dont parle Romesh n’est pas seulement le r√©tr√©cissement que les t√©l√©communications et la technologie ont provoqu√© ; c’est aussi un r√©tr√©cissement entre les couches inf√©rieures et sup√©rieures de la soci√©t√©. Et ce r√©tr√©cissement donne lieu √† des formes et des probl√®mes que l’esprit a d√©couvert. Je n’ai pas de r√©ponses √† ces deux questions ; c’est un processus extr√™mement compliqu√©. Un processus de transformation de la conscience se poursuit d’une mani√®re si radicale que cela me rend nerveux.

Krishnamurti : Si je peux le souligner, je ne pense pas que la crise soit dans la moralit√© ou les valeurs du tout. Je pense que la crise est dans la conscience et la connaissance. √Ä moins que les √™tres humains ne transforment radicalement cette conscience, nous allons nous retrouver dans des guerres sanglantes. La connaissance a-t-elle transform√© l’homme √† tout moment ? C’est la vraie crise. L’homme a v√©cu vingt-cinq mille ans, d’apr√®s ce que la d√©couverte moderne a montr√©. Pendant ces deux cent cinquante si√®cles, il n’a pas radicalement chang√©. L’homme est anxieux, effray√©, d√©prim√©, malheureux, agressif, solitaire, tout cela. La crise est l√†, et la crise est dans la connaissance moderne. Quel chaos, la connaissance a-t-elle jou√© ? A-t-elle une place quelconque dans la transformation de l’homme ? Telle est la vraie question. Nous devons comprendre, non pas intellectuellement, non verbalement, mais profond√©ment dans notre √™tre la nature de notre conscience et cette √©norme accumulation de connaissances dans les cent cinquante derni√®res ann√©es, que cela ait provoqu√© la destruction de l’homme, ou l’ascension de homme, ou s’il y a une place quelconque dans la transformation de l’homme.

PJ : De quel genre de connaissances parlez-vous ? Quand vous demandez : ¬ęQuelle place a la connaissance dans la transformation de l’homme ?¬ĽNe devrions-nous pas clarifier votre conception de la connaissance ?

T.N. Madan : Nous avons s√Ľrement un probl√®me ici de communication et de compr√©hension mutuelle, j’essayais de m’expliquer ce que Krishnaji voulait dire par son observation de la connaissance, et de sugg√©rer que peut-√™tre ce qu’il voulait dire √©tait la volont√© d’√™tre humain par l’exp√©rience, convertir les connaissances en exp√©rience. Maintenant, cela pourrait √™tre la connaissance √† n’importe quel niveau. Cela pourrait √™tre la connaissance des scientifiques. Permettez-moi, un instant, d’√™tre l’avocat du diable et de dire que la rubrique du scientifique est assez mauvaise mais que sa droiture morale peut √™tre pire. Et il faut se rappeler que le scientifique qui produit l’ordinateur ne le fait pas au nom de la r√©alisation de la libert√© humaine. Je pense que nous devrions essayer de d√©terminer s’il s’agit d’un probl√®me de crise morale ou de la nature de la connaissance ou de l’acquisition de connaissances.

PJ : Nous semblons tourner autour de ce facteur de connaissance. Vous avez parl√© de la conscience, qui contient non seulement des connaissances sur les machines, les ordinateurs, etc., mais aussi sur des choses plus puissantes, la peur, la cupidit√©, le chagrin, l’envie, la solitude. Ce n’est pas la connaissance dans le sens ordinairement reconnu du mot, bien que vous puissiez consid√©rer toute cette partie du processus de la connaissance parce qu’elle provient de l’exp√©rience.

Krishnamurti : J’aimerais discuter de ce qu’est la conscience et de la nature de la connaissance. Ces deux facteurs semblent dominer le monde. La pens√©e est la connaissance. La connaissance est l’exp√©rience. La connaissance, la m√©moire, la pens√©e, l’action – c’est le cycle dans lequel l’homme a √©t√© pris pendant vingt-cinq mille ans. Je pense qu’il n’y a pas de diff√©rend √† ce sujet. Ce cycle a √©t√© un processus d’accumulation de connaissances et de fonctionnement √† partir de ces connaissances, soit habilement ou maladroitement. Le processus est stock√© dans le cerveau en tant que m√©moire, et la m√©moire r√©agit en action. C’est le cycle dans lequel l’homme est pris ; toujours dans le domaine du connu. Maintenant, qu’est-ce qui va changer l’homme ? C’est un probl√®me.
L’autre est la conscience. La conscience est son contenu. son contenu constitue la conscience. Toutes les superstitions, croyances, divisions de classes, impressions brahmaniques, tout ce qui tombe dans la conscience. L’idole, la croyance, l’id√©e de Dieu, la souffrance, la douleur, l’anxi√©t√©, la solitude, le d√©sespoir, la d√©pression, l’incertitude, l’ins√©curit√©, tout ce qui est dans la conscience humaine. Ce n’est pas ma conscience; c’est la conscience humaine, parce que partout o√Ļ vous allez, en Am√©rique ou en Russie, vous rencontrez le m√™me probl√®me. Les √™tres humains portent ce fardeau complexe de la conscience qui contient toutes les choses que la pens√©e a rassembl√©es.

Rajni Kothari : Je voudrais une définition du contenu de la conscience. Est-ce tout ce que la pensée a mis ensemble ? Est-ce que vous dites que les deux sont co-terminaux ?

Krishnamurti : Nous y viendrons maintenant. Lorsque vous examinez votre propre conscience, que vous soyez m√©decin, scientifique, philosophe ou gourou, vous trouvez vos propres angoisses, vos incertitudes, tout ce qui est votre conscience. Et cette conscience est le fondement sur lequel repose toute l’humanit√©.

Jai Shankar : Est-ce tout ? Tout cela est-il additionné à la somme de la conscience ? ou est la conscience plus que cette somme ?

GN : Si vous dites que le contenu de la conscience est la somme des pens√©es pass√©es de l’homme, des choses que l’homme a connues, alors il n’y a rien qui soit ajout√© par l’agr√©gation. La question est la suivante : La conscience est-elle la somme de ses pens√©es pass√©es, de ses connaissances, de tout ce qui est mis en place, ou y a-t-il quelque chose de plus ?

Krishnamurti : Est-ce la question ?

Rajni Kothari¬†:¬†Y a-t-il quelque chose dans la conscience qui ne soit pas seulement une agr√©gation d’anxi√©t√© et de peur ?

Jai Shankar¬†:¬† Il y a eu aussi des discussions dans notre tradition sur la conscience pure, une conscience qui n’est pas un agr√©gat d’anxi√©t√©, de douleur, de d√©sespoir. Celle-l√† est plus que la somme de ces parties est une possibilit√© qui doit √™tre consid√©r√©e.

Krishnamurti : M√™me poser une chose en tant que conscience pure fait partie de notre conscience. Est-ce que vous √™tes d’accord jusqu’√† pr√©sent : quelle que soit ce que la pens√©e a mis ensemble, que ce soit super-conscience, la conscience ultime, la conscience pure, fait toujours partie de notre conscience, fait toujours partie de la pens√©e, et la pens√©e na√ģt de la connaissance, et, par cons√©quent, compl√®tement limit√© ? Toutes les connaissances sont limit√©es. Il n’y a pas de connaissance compl√®te de l’ordinateur ou de la bombe atomique ou de quoi que ce soit.

PJ : La conscience est-elle un assemblage de plusieurs fragments
de différents types, ou a-t-elle une qualité holistique?

T.N. Madan : La conscience doit être intégrée.

Krishnamurti : Si c’est limit√©, ce n’est pas holistique.

T.N. Madan¬†: Si la conscience n’est pas holistique, qu’en est-il de la connaissance ?

Krishnamurti : La conscience est la connaissance. Ne dirais-tu pas que toute notre existence est exp√©rience ? De l’exp√©rience – qu’elle soit scientifique, √©motionnelle ou sexuelle – nous acqu√©rons des connaissances. Et cette connaissance est stock√©e dans le cerveau en tant que m√©moire. La r√©ponse de la m√©moire est pens√©e. Mais de toute fa√ßon, le processus est cela.

Sudhir Kakkar : La pensée est née de la peur.

Krishnamurti : La peur est le produit de la pens√©e, et non l’inverse. Admettez-vous que la pens√©e d√©coule de la connaissance, que la connaissance ne peut jamais √™tre compl√®te √† propos de quoi que ce soit ? Par cons√©quent, la pens√©e est toujours limit√©e, et toutes nos actions – scientifiques, spirituelles, religieuses – sont limit√©es. Donc la crise est dans la connaissance, qui est la conscience.

PJ : La question qui a √©t√© soulev√©e est la suivante : la peur est-elle ind√©pendante de la pens√©e ? La pens√©e appara√ģt-elle comme une r√©action √† la peur ? Comment la peur appara√ģt-elle ?

Jai Shankar¬†: Vous aviez dit que la pens√©e na√ģt de la connaissance.

Krishnamurti : C’est un fait.

Sudhir Kakkar¬†: Eh bien, je sugg√©rais qu’il y a une √©tape interm√©diaire, que la connaissance vient d’abord de la peur ; la peur est le p√®re de la pens√©e plut√īt que l’inverse.

JU : La connaissance se construit à travers un processus : la connaissance antérieure est remplacée par de nouvelles connaissances, il y a la conquête de la connaissance par la connaissance ; la connaissance chevauche ses propres épaules.

KV : Est-ce que cela constitue alors la conscience ou non ? Upadhyayaji a dit ¬ęoui¬Ľ, certains d’entre nous disent certainement ¬ęnon¬Ľ.

Krishnamurti : Je ne suis pas tout √† fait l’argument.

PJ : Nous ne communiquons pas ; peut-√™tre que si vous ouvrez tout le probl√®me de la connaissance, de la pens√©e, de la conscience, il peut √™tre plus simple d’arriver √† un point de rencontre.

Krishnamurti : Monsieur, qu’est-ce que la r√©alit√© ? J’aimerais explorer cette question. Qu’est-ce que la nature, l’arbre, le tigre, le cerf ? La nature n’est pas cr√©√©e par la pens√©e ; ce qui n’est pas cr√©√© par la pens√©e est la r√©alit√©. La pens√©e a cr√©√© tout ce que je connais – tous les temples, les √©glises, les mosqu√©es. Il n’y a rien de sacr√© dans la pens√©e ; les rituels, la messe, le namaz, les pri√®res, tout ce qui est l’invention de la pens√©e. Alors je me demande : Qu’est-ce que penser ? Si vous me demandez mon nom, je r√©ponds imm√©diatement parce que je le connais. Mais si vous me demandez quelque chose qui est plus complexe, il faut du temps pour enqu√™ter, pour r√©pondre. Autrement dit, je regarde dans ma m√©moire et j’essaie de trouver la r√©ponse ou je consulte des livres ou parle √† quelqu’un pour trouver la r√©ponse.
Il y a donc : une r√©ponse imm√©diate, une r√©ponse au temps, et la r√©ponse qui dit : ¬ęJe ne sais vraiment pas.¬Ľ Nous ne disons jamais : ¬ę Je ne sais pas. ¬Ľ Nous r√©pondons toujours de m√©moire. Ce souvenir se trouve dans les cellules de mon cerveau, d√©riv√© de la tradition, de l’√©ducation, de l’exp√©rience, de la perception, de l’ou√Įe, etc. Je suis tout √ßa. N√© en Inde, √©duqu√© √† l’√©tranger, le contenu de ma conscience est le r√©sultat de la culture indienne, de la culture europ√©enne, de la culture italienne, etc. le contenu de ma conscience est le r√©sultat d’innombrables entretiens, discussions avec des scientifiques, des religieux. Ma conscience est moi ; Je ne suis pas diff√©rent de ma conscience. Donc l’observateur est l’observ√©. C’est un fait. Ma conscience est la conscience de l’humanit√©; ce n’est pas s√©par√©. Et cette conscience a connu des conflits, de la souffrance. Il a invent√© Dieu.
Voyant tout cela, que dois-je faire ? Ce que je suis est le reste du monde ; Je suis le monde. Ce n’est pas une id√©e intellectuelle, mais un fait. Je suis un homme ordinaire, pas un type tr√®s intellectuel. J’ai regard√© les gourous ; ils ne m’ont pas aid√© ; les politiciens ne m’ont pas aid√© ; les scientifiques ne m’ont pas aid√© ; au contraire, ils m’ont d√©truit, mis √† part la commodit√© technologique, la communication et tout √ßa. Leurs bombes atomiques, leur technologie militaire, perp√©tuent perp√©tuellement les guerres. Au cours des cinq mille derni√®res ann√©es, nous avons eu des guerres chaque ann√©e. C’est un fait historique. Cependant, toute cette accumulation de connaissances extraordinaires m’aidera-t-elle √† changer tout cela ? C’est la vraie crise. J’ai compt√© sur tout le monde pour m’aider. Je dois me d√©barrasser de toute cette aide totalement. Je sens la crise est l√†¬†et non dans le monde de la technologie ou dans le monde intellectuel ou dans le monde totalitaire.

Rajni Kothari¬†: N’attribuez-vous pas une certaine homog√©n√©it√© √† tout ? Vous donnez le m√™me caract√®re √† diff√©rentes civilisations, diff√©rents syst√®mes religieux, syst√®mes de la science moderne et syst√®mes de pens√©e qui cr√©ent des guerres partout dans le monde.

Krishnamurti : Bien s√Ľr, je ne vois aucune diff√©rence.

Rajni Kothari¬†: Je n’ai aucune difficult√© √† voir qu’un √™tre humain est le r√©sultat de tous ces facteurs. Mais donner le m√™me genre de caract√®re √† tout cela sans diff√©renciation, que je ne vois pas.

Krishnamurti : Physiquement, vous √™tes plus grand, je suis plus petit ; et psychologiquement, il existe certaines tendances caract√©ristiques d√©pendant de cultures diff√©rentes, suivant certaines valeurs. A un certain niveau, nous sommes diff√©rents. Mais au niveau de ce que nous sommes, je pense qu’il a un point. Que vous viviez dans la jungle amazonienne ou dans une ville moderne, voici une universalit√© fondamentale de la situation humaine. Mais s√Ľrement en termes de ce que nous avons, que nous ayons l’ordinateur ou la machine √† coudre, il y a une diff√©rence.

Rajni Kothari¬†: La question n’est pas la diff√©renciation, mais le courant de conscience qui s’est pass√© dans le pass√©. Vous parlez en termes de vingt-cinq mille ans. La vision moderne, scientifique, homocentrique de la connaissance et son impact sur la conscience peuvent-ils √™tre mis sur un pied d’√©galit√© avec certains des anciens courants de la conscience ? En d’autres termes, l’exp√©rience et l’accumulation de l’exp√©rience ne nous offrent-elles aucun choix en ce moment de l’histoire, ou sommes-nous condamn√©s ?

PJ : Tant que nous continuons dans notre conscience connue, son souci du moins mauvais, du moins pire, nous sommes toujours pris dans l’emprise de quelque chose dont nous ne semblons pas pouvoir sortir.

Krishnaji fait allusion √† un saut quantique, et nous sommes toujours dans la structure du temps. Peut-√™tre demain nous verrons peut-√™tre clairement, mais pouvons-nous le faire avec les instruments avec lesquels nous voyons le monde, quels sont les instruments que nous avons ? Pouvons-nous arriver √† ce point d’o√Ļ nous voyons ? Sinon, nous¬†tournerons en rond :¬†nous pouvons √™tre meilleurs, plus moraux, moins moraux, moins destructeurs ou plus destructeurs, mais nous serons toujours pris dans ce cadre. Je pense que c’est le probl√®me.

Jai Shankar¬†: Monsieur, je comprends votre angoisse. Mais je ne comprends pas le probl√®me. Si tel est le cas depuis vingt-cinq mille ans sans changement, nous ne pouvons pas revenir √† une p√©riode ou √† un √©tat o√Ļ les choses seraient plus souhaitables qu’elles ne le sont. Si c’est ce que nous sommes, je ne vois pas comment nous pouvons faire le saut quantique.

Jai Shankar : C’√©tait exactement mon point de vue.

Krishnamurti : Ma question est la suivante: au bout de vingt-cinq mille ans, je suis ce que je suis. Nous le voyons tous. Hitler a laiss√© son empreinte sur nous ; le Bouddha a aussi ; si J√©sus a d√©j√† v√©cu, il l’a aussi. Le r√©sultat de tout √ßa est mon conditionnement. Est-il possible d’√™tre totalement inconditionn√© ? Je dis ¬ęoui¬Ľ, il est possible d’√™tre compl√®tement inconditionn√©.