Magnétiseur Naturopathe
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Claude-Sophie

Notre rapport au Soi et au Corps

Qu’est-ce qu’être normal ?
Comment être reconnu sans être stigmatisé ?
Comment rester compétitif ?
Comment “tenir le coup” ?
Comment retrouver ce désir confisqué par l’incitation permanente à l’hyperconsommation ?

Autant de demandes qui peuvent trouver leur réponse dans le contact artificiel avec soi-même et les autres, procuré par les psychotropes.

Dans ces conditions, on se s’étonnera pas que les mutations du paysage pharmacologique soient caractérisée par une extension et une dilution de la notion de drogue. Ces mutations sont autant d’indices de la tendance à l’effacement des frontières entre normal-pathologique et artifice-nature d’une part, et entre usage récréatif et auomédication d’autre part.

Le modèle normatif de l’individu, d’un point de vue clinique, semble étonnamment calqué sur celui du psychotique, premier individu à vivre en permanence avec une substance psychotrope, mais sans le plaisir positif. Le psychotique ressemblerait dès lors à la posture idéale de l’individu appelé à vivre dans une société qui ne tolère pas la souffrance psychique et dont l’injonction principale est l’hédonisme obligatoire et l’euphorie perpétuelle.

Les déprimés et les handicapés du bonheur et de la forme sont devenus à présent les pestiférés et les inadaptés que la société rejette quand ils ne se soumettent pas aux nombreuses injonctions de traitements. “Adaptez-vous en vous traitant car vous êtes malade et vous ne le savez pas…”.

La modification artificielle forcée de soi-même pose en réalité surtout une question d’anthropologie sociomédicale dans la mesure où l’individu sous influence se présente comme l’incarnation d’une jouissance impossible à laquelle nous sommes condamnés faute de pouvoir souffrir en paix, la norme n’étant plus la souffrance, comme cela a été pendant des siècles, mais le bonheur et la santé à tout prix.

Nous sommes tous aujourd’hui interdits de défaillance, interdits de chagrin, de rébellion, de déprime et de questionnements existentiels, sous peine de nous faire “virer” de la société, cette société qui vous attend à la sortie avec une panoplie sans cesse grandissante de médicaments psychotropes labellisés, ces drogues licites mise à notre disposition pour ne plus souffrir et l’on aurait dû consommer avant de se faire jeter, ce soma dont parlait Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” et qui déligitime le mal de vivre en frappant la difficulté d’être du sceau de l’infirmité.

Le médicament du XXIème siècle a bel et bien réussi sa conversion économique en prothèse destinée à améliorer notre satisfaction et réduire l’angoisse au service de la productivité mondiale. On est en droit de se demander si l’individu n’est pas une nouvelle entité clinique qui ne serait rien d’autre qu’un SUJET sans souffrance, un SUJET vidé de ses incertitudes, de ses angoisses existentielles, de son indétermination, de son mal de vivre qu’il ne peut exprimer, mais aussi vidé de son désir et donc en manque aujourd’hui de ce plaisir positif dérobé et confisqué par la science, bref un sujet anesthésié et débarrassé de son symptômes par maintenance psychotropique diversifiée permanente ? Un sujet dont le seul destin est d’être productif et heureux, sans souffrir, sans parler, sans penser, gavé de médicaments psychotropes et de publicités, hypnotisé et contrôlé par la télévision, et encadré par les merveilleux “gestionnaires du stress au travail” très bien payés pour pérenniser le système qui les fait vivre.

extrait “Drogues et civilisations, une alliance ancestrale” Michel Rosenzweig

Règles d’Entretien Auto : Dans quel état serait une voiture que l’on n’alimenterait pas avec le bon carburant, que l’on ne ferait jamais réviser, et qu’en plus on conduirait sans jamais respecter le code de la route ? Une pilule dans le carburant pourrait-elle entretenir une voiture ? Sans une révision régulière, votre voiture serait rapidement dans un sale état, voire à la casse.
C’est la même chose pour nos vies : si nous nourrissons pas nos corps correctement, que nous ne nous occupons pas de leurs entretiens, de leurs révisions, que nous ne respectons pas les règles de conduite, nous allons ressortir de la vie complètement cabossés, avec des moteurs usés trop vite ou qui empêchent nos corps d’avancer à leur vitesse normale !

Une bonne santé est votre bien le plus précieux que l’on peut avoir. Cette simple vérité s’applique autant pour un nouveau-né que pour un homme âgé, un mère, un médecin, la personne ordinaire sur la rue, ou le président d’un pays. Quand votre corps tombe malade ou ne fonctionne pas à ce que vous pensez être normal, vous pouvez état d’inconfort, de peur ou de dépression qui peut seulement être remédié en restaurant l’ancien corps de votre corps santé et vitalité. Pour se sentir vraiment à l’aise vous et dans votre entourage, vous devez être capable de guérir tous les types de «malaises» que vous expérimentez.

Vous êtes en effet capable de vous guérir !

Votre état de santé n’est qu’un reflet de la façon dont vous et votre monde. Cela vous place dans la responsabilité de votre bien-être qui est – entre vos mains. Une fois que tu as atteint une santé dynamique, vous ne vous sentirez pas seulement bien. Vous serez peut-être devenus «entiers» pour
toute première fois de votre vie.

Les secrets intemporels de la santé et du rajeunissement peuvent aider à libérer l’énorme pouvoir de guérison qui sommeille en nous et rétablit l’équilibre à tous les niveaux du corps, de l’esprit et de l’esprit. Vous possédez des pouvoirs de guérison pour rétablir une zone permanente de confort ou un sentiment continu de satisfaction qui constitue la base d’une création créative et réussie et gratifiant la vie.
Lorsque vous tombez malade ou que votre corps vieillit anormalement vite, vous pouvez avoir envie de remède qui promet un soulagement rapide. Aujourd’hui, il existe un médicament ou un traitement médical pour presque tous les maladies. Vous êtes amené à croire que si vous supprimez ou éliminez uniquement les symptômes d’une maladie, comme la douleur, vous avez également éradiqué la maladie. Cette croyance mal fondée semble être profondément gravé dans nos esprits.

L’industrie médicale joue un rôle majeur dans son renforcement en nous offrant presque uniquement des traitements axés sur les symptômes. Bien sûr, notre propre impatience à guérir nous fait des candidats parfaits pour ces remèdes à action rapide. Mais à chaque fois qu’on enlève un symptôme sans s’attaquer à sa cause, nous nous éloignons encore plus de l’équilibre requis pour une santé et une vitalité continues.

Par conséquent, une bonne santé n’est qu’un rêve, et nous nous résignons à un certain degré de mauvaise santé, recourant à dire des choses comme “Eh bien, c’est la vie!” ou “Nous devons tous mourir de quelque chose!”.

Retrouver sa santé ne consiste pas à appliquer une solution miracle rapide ; c’est plutôt un processus de reconstruction  qui affecte chaque partie de votre vie comme la créativité, le travail, les relations, les émotions, le bonheur, etc.

Il serait très simpliste de supposer que quelques pilules de vitamines, une nouvelle merveille médicament, une opération ou même un traitement médical alternatif pourraient, sous l’impulsion du moment, annuler les effets de nombreuses années de négligence.

Le corps a peut-être dû endurer beaucoup l’effort de ne pas recevoir une alimentation adéquate ou un sommeil suffisant et l’exercice pendant des années. Rétablir les conditions préalables à ce que le corps sait faire le mieux – créer et maintenir l’équilibre – indépendamment de l’âge et des antécédents problèmes de santé.

Vous pouvez trouver la clé pour équilibrer chaque aspect de votre vie
en commençant prendre la responsabilité de votre propre santé.

Il s’agit de prendre en compte des problèmes de santé les plus terre-à-terre issus de notre mode de vie, notre alimentation, notre nutrition, notre exercice physique, notre routine quotidienne, notre exposition au soleil, etc., avec entre autres, des remèdes dérivés de la Médecine ayurvédique.
L’Ayurveda, qui signifie littéralement Science de la vie, est le système de soins naturels le plus complet et ancien.

En plus de découvrir les secrets de la guérison et de la longévité, vous apprendrez également à appliquer un certain nombre de procédures de nettoyage efficaces et profonds qui ont des effets apparemment miraculeux sur le bien-être physique, émotionnel et spirituel.

«Tourner la clé» de la santé et du rajeunissement

Il s’agit de mettre en lumière les maladies les plus courantes et les malentendus médicaux d’aujourd’hui. Concernant l’amélioration de la santé et du bien-être personnel, nous sommes mis au défi de faire un changement majeur dans nos attitudes individuelles et collectives envers la santé et la liberté.

La connexion intime esprit / corps, chaque pensée et sentiment, à un degré plus ou moins grand, modifie votre expérience de la santé et bien-être. Un accès de dépression peut paralyser votre système immunitaire et tomber amoureux peut le booster. Vous pouvez utiliser la même force qui provoque la destruction du corps pour la diriger vers la guérison et le rajeunissement.

Le corps est constamment engagé à renouveler ses cellules, ce qui en soi est un miracle et un processus extrêmement complexe, inégalé par tout ce que l’homme n’a jamais créé. Les nombreux types de protéines qui composent vos gènes et constituent les cellules de votre corps sont remplacées tous les 2-10 jours. 98% des atomes qui composent votre corps aujourd’hui ne sera pas là dans un an. Ce processus de renouvellement affecte toutes les parties du corps, y compris le sang, les muscles, les organes, la graisse, les os, les nerfs et, comme récemment confirmé, la matière cérébrale. Avec le remplacement continu de toutes les cellules, vous devriez pouvoir avoir un nouveau corps et, par conséquent, un nouveau bail à vie, au moins une fois toutes les quelques années.

Comprendre les mécanismes intégrés du corps qui peuvent arrêter l’horloge du vieillissement permet de savoir comment acquérir une meilleure santé et ajouter des années à votre âge chronologique. Nous sommes en plein milieu d’une formidable transformation mondiale qui a déjà considérablement influencé, sinon ébranlé, le fondement même de la médecine conventionnelle. L’ancienne division du corps et de l’esprit en entités complètement séparées et indépendantes s’effritent rapidement avec les connaissances fournies par les ailes progressistes de la science médicale telles que Psycho-Neuro-Im-munologie ou médecine de l’esprit / du corps. La division du corps et de l’esprit, qui est basée sur les paradigmes anciens et dépassés de la compréhension de la nature humaine n’a jamais vraiment existé.

Jamais-néanmoins, cette fausse notion de la vraie réalité de l’existence humaine continue de faire croire que l’homme est essentiellement un être physique. Et dans une certaine mesure, nous sommes tous d’accord avec cette idée. La pratique actuelle de la santé humaine ignore largement le rôle important de l’esprit, les sentiments et les émotions. Au lieu d’éradiquer la maladie de la surface de la terre, l’approche des soins de santé uniquement axée sur les symptômes a considérablement réduit les maladies courante, mais en fait, a contribué à la survenue de maladies chroniques et de décès plus que toute autre cause.

La guérison est absente quand le bonheur est absent

Notre vie est contrôlée par le «corps / esprit super intelligent». Sans sa présence surveillée, les 60 à 100 billions de cellules du corps, avec chacune plus d’un billion de réactions biochimiques par seconde chacune, engendreraient proportionnellement autant de chaos et de confusion que dans le cas de la dissolution de l’univers.

Vous pouvez également découvrir la relation intime entre l’esprit et le corps lorsque vous souffrez d’un maux d’estomac, vous vous sentez mal, ou lorsque vous vous évanouissez après avoir reçu une nouvelle très pénible. Certaines personnes sont littéralement devenues grises du jour au lendemain en raison d’un événement traumatisant, et d’autres rougissent quand ils se sentent gênés. Les crises cardiaques peuvent être déclenchées par une seule colère ou anxiété intense, lorsque les artères coronaires sont obstruées ou ouvertes. Tout les pensées et les sentiments sont instantanément traduits en composés biochimiques dans le cerveau et dans toutes les autres parties du corps, altérant ainsi l’apparence physique et les performances.

En fait, chaque morceau d’activité mentale nous laisse avec une sensation physique spécifique connue sous le nom d’émotions. Les émotions sont composées à la fois d’impulsions mentales et de changements physiques, expriment la totalité de votre état de santé à un moment donné.

Votre système endocrinien, qui produit des hormones en réponse à vos expériences mentales, est en effet votre pharmacie personnelle et elle est gratuite. Votre pharmacie intérieure peut fabriquer n’importe quel médicament dont vous avez besoin, et vous êtes le pharmacien qui rédige les ordonnances appropriées. Cela dépend de votre réaction ou réaction émotionnelle à un événement ou à un défi particulier, les drogues et leur les doses varient en conséquence. Ils peuvent inclure les hormones du stress, l’adrénaline, le cortisol et cholestérol. Lorsqu’il est libéré dans votre circulation sanguine en réponse à la colère, la peur ou le rejet, comme par exemple, ces hormones peuvent vous sauver la vie, mais si elles sont sécrétées de manière continue, elles peuvent endommager les vaisseaux sanguins et altérer le système immunitaire.

Vos émotions heureuses d’un autre côté se manifestent par des endorphines, de la sérotonine, de l’interleukine II ou d’autres médicaments liés à l’expérience de plaisir et de satisfaction. Si vous produisez suffisamment de ces produits chimiques, vous pouvez même être en mesure d’arrêter le processus de vieillissement. Des études soigneusement contrôlées ont montré que vous pouvez réduire votre âge biologique de 10 à 15 ans dans un délai de dix jours, à condition que votre interprétation de votre expérience de vie soit rapide et se change positivement.

En revanche, vous pouvez également accumuler 20 années supplémentaires en une seule journée si vous entrez un état de désespoir et de dépression. Les hormones produisent des effets extrêmement puissants, un sens positif et négatif. Pourtant, les pensées et les pensées sont encore plus puissantes que les hormones, à savoir les intentions qui les déclenchent.

Depuis de nombreuses années, les hôpitaux enregistrent des cas où des patients atteints de cancer ont ce qui est généralement connu sous le nom de «rémission spontanée». Une rémission d’une tumeur cancéreuse ou d’autres maladies graves peuvent survenir lorsque la personne affectée ressent soudain un sentiment de confiance profonde et un bonheur sans précédent. D’autres se sont remis d’une maladie en phase terminale lorsqu’ils sont devenus «accro» au rire. Notre composition physique est capable de fournir des produits chimiques connus et extrêmement puissants en réponse à une perception renouvelée par rapport à la réalité.

Cette capacité intrinsèque du système humain esprit / corps peut aider à faire évoluer notre système hormonal (système endocrinien) à un niveau beaucoup plus élevé d’efficacité et confèrent des capacités à notre corps qui sont au-delà de notre niveau actuel de compréhension ou d’imagination.

Le voyage pour développer un état de santé et de vitalité permanent a très peu à voir avec
la maladie, dont le traitement est le principal objectif de la médecine conventionnelle. La vraie guérison est de rétablir le lien intime qui existe entre un corps sain et un corps sain esprit. De même, la maladie disparaît en provoquant des effets sains et vitaux sur notre corps et notre esprit. L’essentiel est que la bonne santé reste un rêve irréaliste quand l’accent est mis sur la maladie.

Une loi naturelle fondamentale stipule que l’énergie suit la pensée. Si la maladie est votre point de concentration ou est un point de référence et de vérité dans votre vie, vous allez être coincé avec cela parce que votre corps se nourrit d’énergie négative. Plus de 90% de toutes les maladies de notre civilisation occidentale sont chronique par nature et il n’existe aucun traitement efficace, du moins pas dans le domaine de la médecine conventionnelle.

L’insuffisance du système médical moderne pour faire face avec succès à la maladie chronique est enracinée dans la conviction collective que nous devons nous débarrasser des symptômes de la maladie afin de retrouver notre santé. Si nous concentrions plutôt notre attention
sur la fixation des conditions préalables et la restauration des mécanismes responsables de la création de la bonne santé, la santé reviendrait tout naturellement. Ce n’est pas la maladie qui a besoin d’attention, c’est le patient qui a besoin d’amour, de soins, de nourriture et du sentiment d’être à nouveau complet.

L’expérience la plus importante dont le corps / esprit déséquilibré a besoin pour guérir est l’expérience de bonheur qui se produit lorsqu’une personne commence à prendre sa santé en mains et supprime toute congestion et déséquilibre qui peuvent exister dans le corps.

C’est un processus d’auto-responsabilisation très agréable pour le cœur, le corps et l’âme.
Une étude fascinante a montré que les gens heureux sont les moins susceptibles d’attraper un rhume, la fréquence à laquelle ils sont exposés à un virus du rhume. De plus, les amoureux se montrent plus résistants à la maladie. Créer un état de santé positif peut être un puissant facteur de bonheur.

Base solide pour la création et le maintien d’une bonne santé

Le rinçage du foie et de la vésicule biliaire peut déplacer des centaines de calculs biliaires de ces organes importants en quelques heures, peut à lui seul déclencher des vagues de bien-être absolu et éliminer la colère et la frustration profondes.

La clarification des canaux et des canaux de circulation gravement bloqués dans le corps peuvent avoir des effets vraiment heureux et certainement changer ses priorités dans la vie. Si vous souffrez d’une maladie comme le cancer, d’une maladies cardiaques ou le SIDA, en plus de traiter l’aspect physique de déséquilibre, vous devrez également vous occuper de ses homologues mentaux et émotionnels.

La maladie n’est pas quelque chose que vous attrapez. Au lieu de cela, c’est quelque chose que vous créez en définissant, à plusieurs reprises, les mêmes limitations qui empêchent votre corps et votre esprit d’être dans leur équilibre naturel.

extrait “Etonnant nettoyage du foie, de la vésicule biliaire” Andréas Moritz

Pour aller plus loin : Nettoyage du Foie | Irrigation du Côlon | Nettoyage des Reins

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, née le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » à but humanitaire et écologique dont le siège est au Kérala (extrême Sud-Ouest de l’Inde).

Appelée communément Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais déclare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualité (advaïta védanta) et de la dévotion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dévotionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de conséquence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit réaliser de nombreuses tâches ménagères et est parfois battue. Elle interrompt l’école à dix ans et devient servante chez des voisins.

À treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, à 22 ans, elle obtient la libération (moksha) à la suite d’une intense période d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Which form of herbs offers the most therapeutic benefits ?Quelle forme d’herbes offre le plus de bienfaits thérapeutiques ?

<!–:fr–>Les bénéfices thérapeutiques obtenus en utilisant des herbes dépendent d’une variété de facteurs :

  • Le produit à base de plantes contient-il tous les constituants actifs dans des proportions que l’on retrouve dans la nature, ou les constituants ont-ils été altérés ?
  • Le produit à base de plantes est-il frais ? Quelle est la durée de conservation de la plante ? La plante médicinale a-t-elle été traitée de façon à veiller à être efficace lorsque vous serez prêt l’utiliser?
  • Le produit nécessite-t-il la digestion des plantes médicinales afin d’en obtenir tous les avantages ? Est-il facile à prendre ? Est-il abordable ? Le produit traite-il vraiment le problème que vous essayez de résoudre ?

De toutes les formes disponibles d’herbes, les extraits liquides de plantes répond le mieux à tous ces facteurs. Ceci est la raison pour laquelle les herboristes recommandent le plus cette forme de prise des plantes médicinales.

Que sont extraits de plantes liquides ?

Des extraits liquides de plantes sont des plantes médicinales qui ont été traités de telle manière que leurs constituants (ingrédients actifs) sont mis en suspension dans un milieu liquéfié, généralement de l’alcool et de l’eau. Si l’alcool est laissé dans la formulation, un extrait contenant de l’alcool est le résultat. Cependant, une fois que les électeurs ont été extraites, l’alcool dans l’extrait peut être enlevé en utilisant un processus sans chaleur pour produire des extraits de plantes sans alcool. Les extraits de plantes sans alcool sont en suspension dans de la glycérine pour faire des extraits sans alcool ou en suspension dans l’huile d’olive pour créer un liquide extraits concentrés à base de plantes en gélules.

Pourquoi les herbes sous la forme d’extrait liquide de plantes sont préférables aux herbes super séchées en capsules ou sous forme de comprimés ?

Le succès des produits à base de plantes comme agents de guérison dépend de la façon dont leurs électeurs actifs (ingrédients) sont quand vous les ingérez. Par conséquent, pour un maximum de bénéfices thérapeutiques, il est important de prendre des herbes dans la forme qui capture le mieux et préserve leurs constituants actifs. Les extraits liquides de plantes atteignent cet objectif, de sorte qu’ils sont la forme la plus bénéfique thérapeutiquement disponible sur le marché aujourd’hui.

La plupart des plantes en comprimés ou sous forme de capsules sont broyées des mois avant d’apparaître sur les étagères des magasins. Ils perdent beaucoup de leurs ingrédients actifs à la fois quand ils sont broyés et lorsqu’ils sont entreposés en magasin. Les comprimés à base de plantes contiennent également des matières supplémentaires, des liants et autres matériaux nécessaires pour compresser les herbes broyées sous forme de comprimés. Les comprimés doivent également être dissous par le système digestif du corps avant que les herbes puissent être assimilés. Les gélules à base de plantes ont tendance à être mieux que les comprimés, car ils ne contiennent pas les matériaux de fabrication supplémentaires et ils se dissolvent facilement dans l’estomac. Toutefois, si le corps digère et assimile bien, les bénéfices thérapeutiques potentiels d’herbes en comprimés et capsules diminuent parce que le système digestif doit briser les constituants actifs libres de la fibre et de la cellulose. Les herbes en capsule et sous forme de comprimés perdent également en puissance car ils sont exposés à l’oxygène (les capsules s’oxydent plus rapidement que les comprimés).

Les herbes sous forme d’extrait liquide, d’autre part, ne contiennent pas de liants, d’ingrédients ou suppléments de sorte qu’ils sont immédiatement assimilés dans le corps. Rien n’a à être digéré pour que le corps les absorbe. Sous forme liquide, les herbes sont immédiatement disponibles pour l’assimilation dans le sang, les glandes et les organes. Même une personne avec une mauvaise digestion et assimilation, peut profiter au maximum des avantages des extraits liquides de plantes.

Les herboristes recommandent les extraits liquides de plantes plutôt que d’autres formes d’herbes ?

Les herboristes préfèrent les extraits liquides de plantes sur les autres formes d’herbes pour quatre raisons : la fraîcheur, la puissance, l’absorption et de formulation.

Fraîcheur : Comme indiqué dans la réponse précédente, les herbes sous forme d’extrait liquide à base de plantes conservent leur fraîcheur et la puissance beaucoup plus longtemps que les herbes broyées sous forme de capsule ou comprimé. En outre, dans de nombreux cas, l’utilisation de plantes fraîches [non séchées] est la seule façon de livrer les propriétés spécifiques nécessaires pour la guérison. Les extraits liquides de plantes commencent avec des plantes fraîches [non séchées] qui sont cueillies et traitées le jour même de sorte que les constituants actifs peuvent être conservés. Les herbes en capsules, comprimés, thés et plantes en vrac, d’autre part, doivent d’abord être séché, ce qui sape les constituants actifs frais nécessaires pour la guérison. La fraîcheur dépend aussi de la façon dont les herbes sont broyées. Le broyage super-froid (cryogénie), effectué en quelques minutes avant l’extraction des herbes, est efficace dans la préservation de l’ensemble des ingrédients actifs des herbes, car elle empêche l’évaporation des huiles essentielles et la dégradation des substances actives.

Puissance : Les herboristes ont depuis longtemps reconnu que la puissance ne consiste pas à isoler un seul “constituant actif”. La puissance résulte de l’interaction de nombreux constituants au sein de chaque herbe. Les produits à base de plantes contenant une gamme complète de constituants biodisponibles favorisent la guérison ainsi que le maintien de la santé. Les extraits liquides de plantes indépendamment de la forme, livrent des constituants biodisponibles plus que tous les autres suppléments à base de plantes.

Absorption : L’expérience a prouvé que les extraits liquides de plantes contournent le processus digestif, et entrent rapidement dans la circulation sanguine. Cela fait d’eux le moyen le plus efficace pour le corps d’absorber les herbes médicinales. Une fois assimilé, les herbes commencent à travailler dans votre corps en quelques minutes.

Formulation : Les extraits liquides de plantes peuvent effectivement fournir la puissance de guérison de plusieurs herbes à la fois. L’expérience clinique montre que ces formules à base de plantes, composées d’une combinaison de plusieurs herbes, produisent de meilleurs résultats que les herbes simples. Dans une formule, chaque plante est conçue pour soutenir un système spécifique du corps d’une manière qui complète l’action d’autres herbes, et les systèmes qu’ils soutiennent. Bien conçues, les formulations testées dans le temps répondent aux besoins de guérison complète de l’organisme.

Comment les différentes formes d’extraits de plantes liquides sont faites ?

Les extraits liquides de plantes sont disponibles dans les extraits contenant de l’alcool, des extraits sans alcool à base de plantes et gélules d’extrait liquide de plantes. Je conseille aux consommateurs de faire attention à la façon dont les différentes marques d’extraits sont formulées. Les informations concernant le produit sur les bouteilles devrait donner les informations dont vous avez besoin.

Les extraits les plus puissants et efficaces, qu’ils soient avec ou sans alcool ou en gélule doivent partager trois points communs importants :

  1. Ils devraient tous commencer par contenir de l’alcool pour assurer la puissance.
  2. La chaleur ne doit pas être utilisé dans leurs procédés de fabrication, car la chaleur est préjudiciable à l’activité d’extraits liquides de plantes liquides.
  3. Tous devraient être produits de manière à assurer que les herbes contiennent leur spectre complet des constituants actifs.

Les extraits contenant de l’alcool efficaces sont produits en soumettant aux herbes, fraîchement moulues ou en poudre, à des rapports précis en eau et en alcool pour une durée spécifique de temps. Ceci est fait dans le but de capturer les constituants actifs de ces herbes. Deux méthodes donnent des extraits de plantes les plus puissants :

  • Fraîches, les herbes non séchées sont plus puissantes quand elles sont “macérées dynamiquement”. En utilisant cette méthode, les herbes sont d’abord agitées en continu dans une solution d’alcool et d’eau pendant 12 à 24 heures, puis trempées dans cette même solution liquide pendant au moins deux semaines.
  • Pour les herbes séchées, les ingrédients actifs sont mieux extraits avec l’utilisation d’un entonnoir en verre spécial appelé “percolateur d’extraction à froid”. En utilisant ce procédé, une solution d’alcool et d’eau est versée sur les herbes fraîchement broyées dans le percolateur extraction à froid.

Remarquez dans les deux méthodes qu’aucune chaleur est utilisée, car la chaleur est préjudiciable à la puissance des ingrédients actifs des herbes.

Encore une fois, les extraits sans alcool les plus efficaces commencent que des extraits contenant de l’alcool par le processus expliqué ci-dessus. Puis, en utilisant un procédé sous vide sans chaleur, on élimine l’alcool. L’élimination de l’alcool doit également être effectuée sans l’utilisation de chaleur car elle affecte négativement l’activité de l’extrait. Ensuite, la glycérine est ajoutée pour amener l’extrait à son volume initial. Enfin, il est important qu’un conservateur soit ajouté pour empêcher la croissance des microbes. L’acide citrique, trouvé dans les agrumes, est un conservateur naturel et sans danger.

Afin de fournir la puissance effective, les gélules à base de plantes liquides doivent également commencer par l’extrait d’alcoool comme expliqué ci-dessus. Puis, en utilisant un procédé sous vide sans chaleur, on élimine l’alcool. L’huile d’olive est ajoutée à ce concentré liquide pour permettre son encapsulation dans une capsule molle. A titre d’exemple, une gélule est normalement ce qui encapsule la vitamine E. Un compte-goutte de constituants actifs de l’extrait liquide à base de plantes est contenu dans chaque gélule.

Est-il préférable d’acheter des extraits de plantes liquides ou des gélules à base d’herbes fraîches ou d’herbes séchées ?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Cela dépend de la raison pour laquelle vous prenez les herbes que vous prenez. L’ortie, par exemple, peut être utilisée fraîche ou séchée. Si vous avez besoin d’une herbe, d’augmenter l’absorption des minéraux dans votre corps, l’ortie séchée offre le plus d’avantages. D’autre part, l’ortie fraîche vous offre un soulagement de rhume des foins optimal car une fois que cette herbe est séchée, ses propriétés du soulagement du rhume des foins disparaissent. Certaines herbes telles que Caulophylle, Dong Quai, l’Hydraste du Canada, et Chardon Marie, sont mieux séchées parce que le processus de séchage modifie et améliore leur action médicinale. D’autres herbes, comme la camomille, les graines d’avoine, de menthe poivrée et de la bourse à pasteur doivent être traitées à l’état frais, afin de préserver leurs huiles volatiles délicates et d’autres constituants fragiles.

Ces exemples montrent que si vous choisissez des herbes fraîches ou séchées dépend de constituants spécifiques de chaque plante et l’objectif thérapeutique que vous essayez d’atteindre. Par conséquent, certains extraits et gélules à base de plantes liquides sont fabriqués à partir d’herbes fraîches et d’autres sont fabriqués à partir d’herbes séchées. Dans certaines formules, les formes fraîches et séchées sont mélangées ensemble afin d’obtenir la meilleure forme de chaque herbe pour les problèmes spécifiques que vous abordez. Ceci est où l’expertise d’un herboriste dans la création de la formulation la plus efficace est nécessaire.

Pourquoi l’alcool et l’eau sont utilisés pour faire des extraits liquides de plantes de qualité ?

L’alcool et l’eau sont utilisés parce que ces deux substances sont nécessaires pour assurer l’extraction complète de tous les ingrédients actifs des plantes. Hydraste illustre le mieux ce principe. L’ébullition de cette racine pendant des heures dans l’eau vont extraire ses propriétés hydrosolubles, mais ne parviennent pas à extraire l’hydrastine, son constituant principal anti-inflammatoire. Seulement l’alcool va pouvoir extraire ce constituant précieux. La teneur en alcool dans les différents extraits varie dans des proportions qui vont de 20 à 95 %. Les quantités variables d’alcool nécessaires pour une extraction maximale sont déterminées par les propriétés des herbes. Le vinaigre et la glycérine ne peuvent pas remplacer l’alcool comme agents d’extraction efficaces.

Lorsque l’étiquette indique un extrait à 70 % de l’alcool, cela signifie que les 30 % restants sont des plantes médicinales et de l’eau ?

Non, 100 % du mélange dans la bouteille contient des herbes. Si un extrait particulier utilise 70 % d’alcool et 30 % d’eau ont été utilisés pour extraire et conserver les herbes. Les 70 % d’alcool et les 30 % d’eau sont imprégnés de plantes médicinales.

Si on est sensible à l’alcool. Combien d’alcool ingére-t-on avec une dose moyenne d’un extrait liquide à base de plantes contenant de l’alcool ?

Bien que certaines personnes peuvent être préoccupées par la quantité d’alcool dans des extraits liquides de plantes contenant de l’alcool, il y a peu de raisons d’inquiétude. En moyenne, 30 gouttes d’un extrait contenant 70 % d’alcool (voir l’étiquette sur la bouteille pour le pourcentage d’alcool) a la même quantité d’alcool comme dans une banane mûre. Lorsque nous mangeons des fruits, notre corps produit naturellement de l’alcool par le biais du processus de fermentation dans nos estomacs. La plupart des gens sensibles à l’alcool n’hésite pas à manger des fruits. Si une dose est seulement la valeur d’une banane en l’alcool, cela ne devrait pas constituer une menace pour la plupart des gens.

Les extraits sans alcool sont-ils aussi puissants que les extraits contenant de l’alcool ?

La plupart des extraits à base d’alcool sont beaucoup plus forts que les extraits sans alcool. Le fait est que les extraits sans alcool ne contiennent que quelques constituants actifs et, en tant que tels, ils ne sont pas de bonne qualité.

Généralement, les herbes dans les extraits liquides de plantes fabriqués avec de l’alcool sont plus forts parce qu’ils ont les constituants les plus actifs disponibles pour l’utilisateur, et ils ont une durée de vie plus longue ainsi.

Une étude a étudié les extraits sans alcool d’hydraste par rapport aux extraits contenant de l’alcool pour mesurer les niveaux des deux principaux alcaloïdes actifs dans chaque forme d’extrait :

  • Il y a une corrélation directe entre le pourcentage d’alcool et le niveau d’alcaloïdes présents. Les résultats on montré qu’un pourcentage bas d’alcool équivaut à des niveaux inférieurs d’alcaloïdes guérissants dans les extraits. En fait, les extraits sans alcool testés étaient si faibles en puissance qu’ils étaient pratiquement inutiles. Selon les évaluations de l’étude, il faudrait dix bouteilles d’un extrait sans alcool noté “Le Meilleur” et jusqu’à 256 bouteilles d’un extrait sans alcool noté «Le Pire» pour égaler un bonne bouteille d’extrait à base d’alcool.

N’y a-t-il pas d’extraits sans alcool puissants sur le marché ?

La bonne nouvelle est que certains fabricants ont trouvé un moyen de produire des extraits sans alcool forts. Les 2 principaux facteurs déterminent si un extrait sans alcool est puissant :

  1. Comment sont les constituants actifs des plantes extraites ?
  2. La chaleur est-elle utilisée dans le processus pour enlever l’alcool ?

Pour faire les extraits sans alcool, les fabricants sont confrontés à la question de savoir comment extraire efficacement les constituants actifs d’herbes et de faire un extrait sans alcool puissant en même temps. La plupart des fabricants, par conséquent, ont choisi la glycérine sur l’alcool dans leurs procédés d’extraction. Le problème est que la glycérine ne extrait pas efficacement les constituants actifs.

La solution est d’utiliser l’alcool dans l’extraction de l’alcool des extraits d’herbes sans alcool. Si la chaleur est utilisée dans l’élimination de l’alcool pour produire des extraits de plantes sans alcool, la chaleur détruit les constituants actifs. Le moyen est d’utiliser l’alcool, pas la glycérine, puis éliminer l’alcool par une extraction sous vide (et non le processus de chaleur).

Une étude récente menée par une université canadienne qui se spécialise dans l’analyse de l’Echinacea confirme l’efficacité de ce processus de fabrication. Dans l’étude, l’Echinacea angustifolia dans plusieurs extraits sans alcool ont été analysés à la fois pour les constituants hydrosolubles (dérivés de l’acide caféique) et des constituants solubles dans l’alcool (isobutylamides). Les résultats ont montré que l’extrait faite comme ci-dessus était de 3 à 20 fois plus fort que tous les autres grands extraits sans alcool.

Une deuxième constatation indique que ce nouvel extrait sans alcool avait les mêmes montants par volume de constituants solubles dans l’eau et solubles dans l’alcool comme le meilleur extrait contenant de l’alcool.

Qu’est-ce que la normalisation ?

La normalisation des produits à base de plantes se produit lorsque une quantité spécifique d’un “principe actif” dans une plante est artificiellement manipulé pour être à un certain niveau. Au cours des dernières années il y a eu une tendance continue dans l’industrie à base de plantes de «normaliser» les produits à base de plantes. Ce phénomène se produit principalement en raison de deux fortes influences. Tout d’abord, les médecins sont attirés par les herbes pour les patients qui supportent de plus en plus mal les drogues de synthèse. Les patients demandent des produits avec le moins d’effets secondaires, mais avec des propriétés naturelles tout aussi efficaces. Venant d’un cadre orthodoxe, axé pharmaceutique, les médecins se sentent de plus en plus à l’aise quand ils peuvent recommander des produits qui ont des «constituants actifs” en quantités mesurables et cohérentes. Ainsi, ils encouragent la normalisation des herbes. Deuxièmement, en réponse à la pression des médecins d’apporter des herbes en ligne avec la façon dont les médicaments sont normalisés, certaines fabricants d’herbes développent de tels produits.

La normalisation des herbes a-t-elle de la valeur ? Le potentiel de guérison des herbes va-t-il augmenter ?

Pour moi, la normalisation va à l’encontre de la vision globale que chaque plante est un écosystème qui combine toutes ses parties pour guérir et équilibrer notre corps. Je crois fermement que, dans la plupart des cas, l’utilisation des herbes entières est supérieure à la normalisation des fragments d’herbes. Le plus gros problème avec la normalisation des produits à base de plantes devient évident quand on regarde tous les constituants présents dans toutes les herbes. Lequel des nombreux constituants d’une herbe doit être choisi comme étant celui qui est le plus efficace ? La vérité est que nous ne savons pas quel constituant actif se trouve dans 98 % des herbes disponibles sur le marché.

La recherche sur l’échinacée illustre pourquoi la question de “Lequel des nombreux constituants est le constituant actif?” est toujours sans réponse. À la fin des années 1970 et début des années 1980, les chercheurs ont conclu que les polysaccharides dans Echinacea avaient de nombreuses activités immuno-stimulantes. Basées sur cette recherche, les entreprises européennes normalisent leurs produits d’échinacée pour atteindre un montant spécifique de polysaccharides (généralement étiquetée échinacosides). Des recherches ultérieures ont révélé que les constituants solubles dans l’alcool étaient encore plus efficaces pour soutenir le système immunitaire que les polysaccharides. Cel ne s’y arrête pas là. D’année en année, de nouveaux composés d’échinacée ont été isolés et identifiés.

Un aperçu du processus d’essayer de normaliser la Valeriane fournit également un autre cas au point. Tout d’abord, on a pensé que les huiles essentielles sont les constituants actifs de la valériane. Mais quand seules les huiles essentielles ont été administrées à des personnes, des résultats thérapeutiques partielles ont été atteints. Ensuite, on a pensé que valépotriates étaient les ingrédients actifs jusqu’à ce que des études révèlent à nouveau des résultats partiels. Plus tard encore, l’acide valérénique a été pensé pour être l’ingrédient actif. D’autres études, mêmes résultats. L’ironie est que chaque processus de test soutient effectivement le fait que la plante entière donne de meilleurs résultats que toute fraction de l’herbe.

La normalisation réussie d’environ une demi-douzaine d’herbes (myrtille, ginkgo, extrait de pépins de raisin, Gugulipid et Milk Thistle) est tout simplement pas applicable à toutes les herbes, ou applicables à toutes leurs utilisations. Rappelez-vous que dans plus de 98 % des herbes, nous ne savons tout simplement pas ce quels sont les constituants actifs. Les questions clés qui émergent de tous ces projets de recherche comprennent: “A quel constituant actif devrait être standardisé pour une herbe ?” et “Est-ce que la standardisation de certains constituants dans les herbes en fait de meilleurs produits ?”

Combien de temps les herbes dans différentes formes conservent leur efficacité ?

Durée de conservation en fonction de la forme

Herbe en poudre
Sacs de Thé
Capsules de plantes
Feuilles entières séchées
Tablettes de plantes
Racines entières de plantes
Gel liquide d’extrait de plantes
Extrait liquide sans alcool
Extrait liquide avec alcool
1-6 mois
1-6 mois
1-12 mois
2-12 mois
2-24 mois
1-3 ans
5 ans
5 ans
au moins 7 ans

Ce tableau indique que plus une herbe broyée ou de taille réduite, plus rapidement, il va perdre ses propriétés bénéfiques. En général, les herbes entières ont tendance à conserver leurs propriétés médicinales ou “durée de vie” plus que d’autres formes d’herbes. Ce graphique montre aussi que des extraits de plantes liquides maintenir une durée de vie plus longue que les autres formes d’herbes. Une fois que les plantes sont extraites dans un milieu liquide, très peu d’évaporation, l’oxydation ou la dégradation des principes actifs se produit.

Comment dois-je prendre soin de mes extraits ou gélules à base de plantes liquides pour les garder frais ?

Pour une durée de vie optimale des sans alcool ou extraits contenant de l’alcool, y compris les gélules, je suggère une approche en trois points. Premièrement, gardez vos extraits de plantes liquides abri du soleil / windows. Deuxièmement, garder vos extraits loin des températures chaudes, comme les stocker dans le coffre à gants de votre voiture en été. Surtout gélules, car ils vont se dissoudre. Troisièmement, gardez les capsules de bouteilles bien fermés. Bouteilles non ouvertes d’extraits de plantes liquides sans alcool ont une durée de vie de cinq ans. Une fois ouvert, il est recommandé que des extraits sans alcool être utilisé ou jeté dans les six mois. Cette précaution est nécessaire pour éviter la contamination bactérienne. Cette durée de vie de six mois pour une bouteille ouverte de l’extrait sans alcool peut être prolongée de six mois si vous Réfrigérer l’extrait.

Extraits contenant de l’alcool, ouvert ou non ouvert, ont une durée de vie d’au moins sept ans si les recommandations formulées ci-dessus sont respectées. La réfrigération est pas nécessaire. Capsules dureront cinq ans, ouvert ou non ouvert. Aucune réfrigération est nécessaire.

Comment puis-je savoir si un extrait végétal liquide a disparu “mauvais”?

Dans mon expérience avec des extraits de plantes liquides contenant de l’alcool, il est rare que des extraits de ne pas durer des années quand ils sont stockés correctement. Avec des extraits de plantes liquides sans alcool, le produit doit contenir de l’acide citrique, un conservateur naturel. Si le produit contient pas un conservateur tel que l’acide citrique, l’odeur du produit. Si le produit a une odeur de moisi ou semble avoir aucune croissance, jeter immédiatement le produit. Même avec un acide citrique contenant le produit sans alcool, jeter le produit dans les six mois de l’ouverture ou après un an si le produit a été réfrigéré.

Qu’importe si les herbes que je prends sont biologiques?

Comme un herboriste préoccupés par notre environnement, je recommande fortement que les consommateurs choisissent à base de plantes certifiées plantes de culture biologique.

Tout d’abord, le choix des herbes de culture biologique contribue à réduire la surexploitation des herbes à l’état sauvage. Par exemple, l’échinacée et l’hydraste, entre autres herbes, sont menacées d’extinction si nous ne commençons cultiver ces plantes. Deuxièmement, les agriculteurs biologiques certifiés assurez-vous qu’ils ont des cultures, année après année par pas compromettre leurs terres pour des gains à court terme. Par conséquent, en achetant bio, vous soutenez le renouvellement de la terre. Troisièmement, les agriculteurs biologiques certifiés sont inspectés par une agence de certification tiers, assurant que les agriculteurs utilisent des techniques d’agriculture durable sans produits chimiques et sans pesticides. Cela signifie que les herbes organiques soutiennent vraiment votre guérison ainsi que pour aider à préserver la santé de notre planète.

Que dois-je rechercher lorsque je acheter ou gélules à base de plantes extraits liquides?

Recherchez quantité d’alcool suffisante et le traitement à froid. Soyez conscient du processus de production que les herbes ont vécu. Choisissez extraits contenant de l’alcool avec un minimum de 20 pour cent d’alcool. L’alcool agit comme un agent de conservation et empêcher la contamination des plantes par les champignons, les bactéries et les virus. Les niveaux d’alcool plus élevé que 20 pour cent sont nécessaires pour extraire beaucoup d’herbes différentes. Par exemple, le chardon-marie et Cayenne ont besoin d’au moins 95 pour cent d’alcool afin d’en extraire les principes actifs. Échinacée et hydraste exigent 70 pour cent tandis que les herbes comme la menthe poivrée et de camomille exigent un pourcentage d’alcool beaucoup plus faible. Lorsque extraits sont fabriqués à partir de plantes entières cryobroyé (de meulage à froid) minutes avant l’extraction, pas de constituants sont détruits par la chaleur induite par la friction pendant le processus de broyage. Macération à froid cinétique pour les herbes fraîches ou procédé à froid percolation pour les herbes séchées rendements de plusieurs ingrédients actifs dans les extraits finis que dans les herbes traitées en utilisant d’autres méthodes.

  • Dans des extraits ou gélules sans alcool, s’assurer que l’extrait a été extrait avec de l’alcool, puis que l’alcool a été éliminé avec l’utilisation de la chaleur basse. L’acide citrique devrait être ajouté comme conservateur naturel. idem pour les gelules
  • Acheter des plantes de culture biologique.
  • Choisir des extraits de plantes à base d’herbes certifiées biologiques lorsque cela est possible. Lorsque les herbes certifiées biologiques ne sont pas disponibles, choisir les herbes sauvages récoltées cueillies dans les régions qui ne sont pas exposées aux pesticides, herbicides, ni engrais chimiques.

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The therapeutic benefits achieved by using herbs depend on a variety of factors. For instance, does the herbal product contain all of the active constituents in ratios found in nature, or have the constituents been altered? Is the herbal product fresh? What is the shelf life of the herb? Has the herb been processed in such a way to ensure that it will be effective when you are ready to take the product? Does the product require you to digest the herbs in order to get all of the benefits from these herbs? Is it convenient to take? Is it affordable? Does the product address the problem that you are trying to solve? Of all the available forms of herbs, liquid herbal extracts best address all of these factors. This is the reason that American herbalists recommend this form of herbs the most.

What are liquid herbal extracts ?

Liquid herbal extracts are herbs that have been processed in such a way that their active constituents (ingredients) are suspended in a liquefied medium, usually alcohol and water. If the alcohol is left in the formulation, an alcohol-containing extract is the result. However, once the constituents have been extracted, the alcohol in the extract can be removed using a heat-free process to produce alcohol-free herbal extracts. The alcohol-free herbal extracts are suspended in glycerin to make alcohol-free extracts or suspended in olive oil to create a liquid herbal concentrated extracts in softgels.

Why are herbs in liquid herbal extract form preferable over dried herbs in capsule or tablet form ?

The success of herbal products as healing agents is dependent upon how active their constituents (ingredients) are when you ingest them. For maximum therapeutic benefits, therefore, it is important to take herbs in the form that best captures and preserves their active constituents. Liquid herbal extracts achieve this, so they are the most therapeutically beneficial form of herbs available on the market today.

Most herbs in tablet or capsule form are ground months prior to appearing on store shelves. They lose many of their active ingredients both when they are ground and while they are in storage. Herbal tablets also contain fillers, binders and other materials necessary to compress ground herbs into tablet form. Tablets must also be dissolved by the body’s digestive system before the herbs can be assimilated. Herbal capsules tend to be better than tablets because they do not contain the extra manufacturing materials and they dissolve easily in the stomach. However, if the body is not digesting and assimilating well, the potential therapeutic benefits of herbs in tablet and capsule form diminishes because the digestive system must break the active constituents free from the fiber and cellulose. Herbs in capsule and tablet form also lose potency as they are exposed to oxygen (capsules oxidize more rapidly than tablets).

Herbs in liquid extract form, on the other hand, contain no fillers, binders, or “extra” ingredients so they are immediately assimilated into the body. Nothing has to be broken down or digested in order for the body to absorb them. In liquid form, the herbs are immediately available for assimilation into the bloodstream, glands and organs. Even a person with poor digestion and assimilation can enjoy maximum benefits from liquid herbal extracts.

You say herbalists recommend liquid herbal extracts over other forms of herbs. Can you explain more ?

Herbalists prefer liquid herbal extracts over other forms of herbs for four reasons: freshness, potency, absorption and formulation.

Freshness: As detailed in the previous answer, herbs in liquid herbal extract form retain their freshness and potency much longer than ground herbs in capsule or tablet form. Also, in many instances, using fresh [undried] herbs is the only way to deliver the specific properties necessary for healing. Liquid herbal extracts start with fresh [undried] herbs that are picked and processed the same day so that the active constituents can be preserved. Herbs found in capsules, tablets, teas and loose herbs, on the other hand, must first be dried, which saps them of the fresh active constituents necessary for healing. Freshness is also dependent upon how herbs are ground. Super-cold (cryogenic) grinding, done minutes before extraction of the herbs, is effective in preserving all of the herbs’ active ingredients because it prevents evaporation of essential oils and degradation of active substances.

Potency: Herbalists have long recognized that potency is not about isolating a single “active constituent”. Potency results from the interaction of many constituents within each herb. Herbal products containing a full spectrum of bioavailable constituents promote healing as well as the maintenance of health. Liquid herbal extracts regardless of form, time and again, deliver more bioavailable constituents than any other herbal supplements.

Absorption: Experience has proven that liquid herbal extracts bypass the digestive process and enter the bloodstream rapidly. This makes them the most effective way for the body to absorb medicinal herbs. Once assimilated, the herbs start working in your body within minutes.

Formulation: Liquid herbal extracts can effectively deliver the healing power of several herbs at once. Clinical experience shows those herbal formulas, comprised of a combination of several herbs, produce better results than single herbs. In a formula, each herb is designed to support a specific body system in a manner that complements the action of other herbs, and the systems they support. Well-designed, time-tested formulations address the body’s complete healing needs.

How are the different forms of liquid herbal extracts made ?

Liquid herbal extracts are available in alcohol-containing extracts, alcohol-free extracts and liquid herbal softgels. I advise consumers to pay attention to how different brands of extracts are formulated. Product information on the bottles should give you the information you need.

The most potent and effective extracts, whether they are in alcohol-factors, alcohol-free or softgel form, should share three important commonalties. They should all start as alcohol-containing extracts to ensure potency. Second, heat should not be used in their manufacturing processes, as heat is detrimental to the potency of liquid herbal extracts. Third, all should be produced in such a way to ensure that the herbs contain their full spectrum of active constituents.

Effective alcohol-containing extracts are produced by subjecting herbs, in freshly ground or powdered form, to precise ratios of water and alcohol for specified lengths of time. This is done in order to capture the active constituents of those herbs. Two methods yield the most potent herbal extracts. Fresh, undried herbs are most potent when they are “kinetically macerated”. Using this method, herbs are first continuously agitated in an alcohol and water solution for 12 to 24 hours, and then soaked in that same liquid solution for a minimum of two weeks. For dried herbs, the active ingredients are best extracted with the use of a special glass funnel called a “cold-extraction percolator”. Using this method, an alcohol and water solution is poured over freshly ground dried herbs in the cold-extraction percolator. Notice in both methods that no heat is used, since heat is damaging to the potency of the herbs’ active ingredients.

Again, the most effective alcohol-free extracts begin as alcohol-containing extracts per the process explained above. Then, using a heat-free vacuum process, the alcohol is removed. The removal of the alcohol must also be done without the use of heat as it negatively affects the potency of the extract. Next, glycerin is added to bring the extract back to its original volume. Finally, it is important that a preservative be added to prevent the growth of microbes. Citric acid, found in citrus fruits, is a safe and natural preservative.

To deliver effective potency, liquid herbal softgels must also begin as alcohol containing extracts as explained above. Then, using a heat-free vacuum process, the alcohol is removed. Olive oil is added to this liquid concentrate to permit its encapsulation into a softgel. As an example, a softgel is what normally encapsulates vitamin E. A dropperful of active constituents of a liquid herbal extract is contained in each softgel.

Is it better to buy liquid herbal extracts or softgels made from fresh herbs or dried herbs ?

There is no simple answer to this question. It depends on why you are taking the herbs that you are taking. Stinging Nettle, for example, can be used fresh or dried. If you need an herb to increase mineral absorption in your body, dried Stinging Nettle offers the most benefits. On the other hand, fresh Stinging Nettle offers you optimum hayfever relief because once this herb is dried, its hayfever-alleviating properties disappear. Certain herbs such as Blue Cohosh, Dong Quai, Goldenseal, and Milk Thistle, are better dried because the drying process modifies and enhances their medicinal action. Other herbs, such as Chamomile, Oat seed, Peppermint and Shepherd’s Purse should be processed while fresh in order to preserve their delicate volatile oils and other fragile constituents.

These examples show that whether you choose fresh herbs or dried herbs depends on each herb’s specific constituents and the therapeutic goal you are trying to achieve. Therefore, some liquid herbal extracts and softgels are made from fresh herbs and others are made from dried herbs. In some formulas, fresh and dried forms are blended together so that you get the best form of each herb for the specific problems you are addressing. This is where an herbalist’s expertise in creating the most effective formulation is needed.

Why are alcohol and water used to make quality liquid herbal extracts ?

Alcohol and water are used because both of these substances are necessary to ensure full extraction of all the active ingredients of the herbs. Goldenseal best illustrates this principle. Boiling this root for hours in water will extract its water-soluble properties but will fail to extract hydrastine, its main anti-inflammatory constituent. Only alcohol will extract this valuable constituent. The alcohol content in different extracts ranges from as little as 20 percent to as high as 95 percent. The varying amounts of alcohol that are needed for maximum extraction are determined by the properties of the herbs. Vinegar and glycerin cannot replace alcohol as efficient extractive agents.

When the label says an extract has 70 percent alcohol in it, does that mean the remaining 30 percent is herbs and water ?

No, it doesn’t. One hundred percent of the mixture in the bottle contains herbs. To use an analogy, let’s say you stir in one ounce of sugar into four ounces of water. You still have four ounces of water, but it is now sweet. The water is now permeated with sugar, which is no longer visible as a separate ingredient. This analogy holds with herbal formulations. If a particular extract uses 70 percent alcohol and 30 percent water to extract and preserve the herbs, both the 70 percent alcohol and the 30 percent water are imbued with herbs. They hold the herbs just as the water in this example holds the sugar.

I’m alcohol sensitive. How much alcohol will I ingest in an average dose of a liquid herbal extract containing alcohol ?

Although some people may be concerned about the amount of alcohol in alcohol-containing liquid herbal extracts, there is little cause for worry. On average, 30 drops of an extract containing 70 percent alcohol (see the label on the bottle for the percentage of alcohol) has the same amount of alcohol as one ripe banana. When we eat fruit, our bodies naturally produce alcohol via the fermentation process in our stomachs. The point I am making here is that most alcohol sensitive people do not quit eating fruit. So if one dosage is only a banana’s worth of alcohol, that should not pose a threat to most people.

I still feel that a ripe banana’s worth of alcohol is still too much for me. Is there any way I can get the maximum benefits of a liquid herbal extract AND avoid the alcohol ?

Evaporating the alcohol out of an alcohol-containing liquid herbal extract is best done on a dose-by-dose basis by putting the dose in a hot drink. Do not heat up an entire bottle of herbs, as that would damage the herbs in the extract. Instead, add as many drops of the extract as are recommended per dosage to a cup of boiling water, or, if you wish, to an herbal tea that is naturally caffeine-free. Let the mixture sit for 5-10 minutes. Forty to 60 percent of the alcohol will evaporate during that time. In an extract containing 70 percent alcohol, the remaining alcohol will be about the same as you would find in a third of a ripe banana. Evaporating the alcohol in this manner does not in any way diminish the effectiveness of the herbs in an alcohol-containing extract. Or, you can avoid all alcohol by taking an alcohol-free extract, or an alcohol-free liquid herbal softgel.

Are alcohol-free extracts as potent as alcohol-containing extracts ?

As the market stands right now, most alcohol-based extracts are much stronger than alcohol-free extracts. The fact is that most alcohol free extracts only contain a few active constituents and, as such, they are not a good value for the money.

Generally, herbs in liquid herbal extracts made with alcohol are stronger because they have more active constituents available to the user, and they have a longer shelf life as well. One study that I was involved in compared alcohol-free extracts of Goldenseal to alcohol-containing extracts of Goldenseal by measuring the levels of two major active alkaloids in each form of extract. The study verified that there was a direct correlation between the alcohol percentage and the level of alkaloids present. The results showed that the lower the percentage of alcohol equated lower levels of healing alkaloids in the extracts. In fact, the alcohol-free extracts tested were so low in potency that they were practically useless. According to the study’s ratings, you would need ten bottles of an alcohol-free extract rated “Best” and up to 256 bottles of an alcohol-free extract rated “Worst” to equal one good bottle of alcohol-based extract.

Does this mean there are no potent alcohol-free extracts on the market then ?

No, the good news is that one manufacturer, Herbs, Etc., Inc., has found a way to produce strong alcohol-free extracts. Two main factors determine if an alcohol-free extract is potent: first, how are the active constituents of the herbs extracted, and second, is heat used in the alcohol-removing process. When it comes to making alcohol-free extracts, manufacturers are faced with the question of how to effectively extract the active constituents of herbs and make a potent alcohol-free extract at the same time. Most manufacturers, therefore, choose glycerin over alcohol in their extraction processes. The problem is that glycerin does not effectively extract the active constituents, as the study cited in the last question verifies. Capitalizing on these findings, Herbs, Etc., Inc. uses alcohol in the extraction of herbs for its alcohol-free extracts. A second problem arises if heat is used in the removal of alcohol to produce alcohol-free herbal extracts as heat destroys the active constituents. Herbs, Etc., Inc. has found a way around these two issues using alcohol, not glycerin, and then removing the alcohol by a vacuum extraction, (not hot) process.

A recent study conducted by a renowned Canadian university specializing in Echinacea analysis confirms the effectiveness of Herbs, Etc., Inc.’s manufacturing process. In the study, Echinacea angustifolia in several alcohol-free extracts were analyzed both for water-soluble constituents (caffeic acid derivatives) and alcohol-soluble constituents (isobutylamides). The results showed that the extract made by Herbs, Etc., Inc. was three to 20 times stronger than any other leading alcohol-free extracts.

A second finding indicated that this new alcohol-free extract had the same amounts per volume of water-soluble and alcohol-soluble constituents as the best alcohol-containing extract.

I have read about herbs that are “standardized”. What is standardization ?

Standardization of herbal products occurs when a specific amount of one “active constituent” in an herb is artificially manipulated to be at a certain level. In the last few years there has been an ongoing trend in the herbal industry to “standardize” herbal products. This phenomenon is occurring principally because of two strong influences. First, medical doctors are being drawn to herbs by patients who are growing uncomfortable with synthetic drugs. Patients are requesting products with fewer side effects but with equally effective natural properties. Coming from an orthodox, pharmaceutically-driven framework, doctors feel more comfortable when they can recommend products that have “active constituents” in measurable and consistent amounts. Thus, they are encouraging the standardization of herbs. Second, in response to pressure from medical doctors to bring herbs in line with how drugs are standardized, some herb companies are developing such products.

Is the standardization of herbs valid in your opinion? Does it increase the healing potential of herbs ?

In my opinion, standardization runs counter to the holistic view that each herb is an ecosystem that combines all of its parts to heal and balance our bodies. I strongly believe that, in most instances, using whole herbs is superior to standardizing fragments of herbs. In support of this point of view, I point to the issues that are outstanding in the debate over this topic. The biggest problem with standardizing herbal products becomes apparent when one looks at all the constituents found in any given herb. Just which one of an herb’s numerous constituents should be chosen as being the effective one? The truth is we do not know what the active constituents are in 98 percent of the herbs that are available on the market.

Research on Echinacea illustrates why the question of “Which one of the many constituents is the active constituent?” is still unanswered. In the late 1970s and the early 1980s, researchers concluded that the polysaccharides in Echinacea had many immunostimulating activities. Based on this research, European companies standardized their Echinacea products to achieve a specific amount of polysaccharides (usually labeled as echinacosides). Subsequent research revealed that alcohol soluble constituents were even more effective in supporting the immune system than the polysaccharides. It doesn’t stop there. Year by year, new Echinacea compounds have been isolated and identified.

An overview of the process of trying to standardize Valerian also provides another case in point. First, it was thought that the essential oils were the active constituents of Valerian. But when essential oils alone were administered to people, only partial therapeutic results were achieved. Then it was thought that valepotriates were the active ingredients until studies revealed only partial results again. Still later, valerenic acid was thought to be the active ingredient. More studies, same results. The irony is that each testing process actually supports the fact that the whole herb gives better results than any fraction of the herb.

The second issue that comes up as to whether standardized herbs are the way to go is that the standardization of a few effective products has been assumed to be possible for all herbs. Yes, there have been a handful of standardized herbal products that have been shown to be effective in certain situations. For instance, Milk Thistle with standardized silymarin levels is effective for serious liver diseases. However, if one is using Milk Thistle as a liver protectant, a whole seed liquid extract protects the liver just as well as a standardized extract—at a fraction of the cost of a standardized extract. In addition, the whole seed contains many other innate substances not present in the standardized product that help support the healing of the liver.

The successful standardization of about a half dozen herbs (Bilberry, Ginkgo, Grape Seed extract, Gugulipid and Milk Thistle) is simply not applicable to all herbs, or applicable for all their uses. Remember that in over 98 percent of herbs, we simply do not know what the active constituents are. Key questions that emerge out of all these research projects include: “To which active constituent should an herb be standardized?” and “Does standardizing certain constituents in herbs make them better products?” The answers are still inconclusive.

How long do herbs in different forms retain their effectiveness ?

Form Shelf Life

Powdered Herbs
Tea Bags
Herbal Capsules
Whole dried Leaves
Herbal Tablets
Whole dried Root
Liquid Herbal Extract Softgels
Alcohol-free Liquid Extracts
Alcohol-containing Liquid Extracts
1-6 months
1-6 months
1-12 months
2-12 months
2-24 months
1-3 years
5 years
5 years
at least 7 years

This chart points out that the more an herb is ground or reduced in size, the more rapidly it will lose its beneficial properties. In general, whole herbs tend to retain their medicinal properties or “shelf life” longer than other forms of herbs. This chart also shows that liquid herbal extracts maintain a longer shelf life than other forms of herbs. Once the herbs are extracted in a liquid medium, very little evaporation, oxidation or degradation of active constituents occurs.

How should I care for my liquid herbal extracts or softgels to keep them fresh?

For optimum shelf life of alcohol-free or alcohol-containing extracts, including softgels, I suggest a three point approach. First, keep your liquid herbal extracts away from sunlight/windows. Second, keep your extracts away from hot temperatures, such as storing them in the glove compartment of your car in the summertime. Especially softgels, as they will dissolve. Third, keep bottle caps firmly closed. Unopened bottles of alcohol-free liquid herbal extracts have a five-year shelf life. Once opened, it is recommended that alcohol-free extracts be used or discarded within six months. This precaution is necessary to prevent bacterial contamination. This six-month shelf life for an opened bottle of alcohol-free extract can be extended by another six months if you refrigerate the extract.

Alcohol-containing extracts, opened or unopened, have a shelf life of at least seven years if the recommendations made above are followed. Refrigeration is not necessary. Softgels will last five years, opened or unopened. No refrigeration is necessary.

How can I tell if a liquid herbal extract has gone “bad” ?

In my experience with alcohol-containing liquid herbal extracts, it is rare for extracts not to last for years when they are stored properly. With alcohol-free liquid herbal extracts, the product should contain citric acid, a natural preservative. Should the product not contain a preservative such as citric acid, smell the product. If the product has a musty odor or seems to have any growth, immediately discard the product. Even with a citric acid containing alcohol-free product, discard the product within six months of opening it or after one year if the product has been refrigerated.

Does it matter if the herbs I take are organic ?

As an herbalist concerned about our environment, I strongly recommend that herbal consumers choose certified organically grown herbs.

First, choosing organically cultivated herbs helps lessen over-harvesting of herbs in the wild. For example, Echinacea and Goldenseal, among other herbs, are facing extinction unless we start cultivating these plants. Second, certified organic farmers make sure they have crops year after year by not compromising their land for short-term gain. Therefore, by buying organic, you support renewing the land. Third, certified organic farmers are inspected by a third-party certifying agency, insuring that the farmers utilize sustainable, chemical-free and pesticide-free farming techniques. This means that organic herbs truly support your healing as well as help preserve the health of our planet.

What should I look for when I buy liquid herbal extracts or softgels ?

  1. Look for sufficient alcohol amount and cold processing. Be aware of the production process that the herbs have gone through. Choose alcohol-containing extracts with a minimum of 20 percent alcohol. The alcohol acts as a preservative and prevents contamination of the herbs by fungus, bacteria and viruses. Alcohol levels higher than 20 percent are needed to extract many different herbs. For example, Milk Thistle and Cayenne need at least 95 percent alcohol in order to extract the active constituents. Echinacea and Goldenseal require 70 percent while herbs like Peppermint and Chamomile require a much lower alcohol percentage. When extracts are made from whole herbs ground cryogenically (cold grinding) minutes prior to extraction, no constituents are destroyed by friction-induced heat during the grinding process. Cold process kinetic maceration for fresh herbs or cold process percolation for dried herbs yields more active ingredients in finished extracts than in herbs processed by using other methods.
    In alcohol-free extracts or softgels, make sure that the extract was originally extracted with alcohol, then the alcohol was removed with the use of low heat. Citric acid should be added as a natural preservative. When choosing softgels, ensure that the extraction was done using alcohol and that the alcohol was then removed.
  2. Buy organically grown herbs. Choose herbal extracts made from certified organically grown herbs when possible. When certified organically grown herbs are not available, choose wild harvested herbs picked in regions that are not exposed to pesticides, herbicides, or chemical fertilizers.
  3. Choose liquid herbal extracts in formulas. The formulas listed on this web site are available in alcohol-containing extracts, alcohol-free extracts and liquid herbal softgels, and have been blended, tested and approved by Medical Herbalist.<!–:–>

Méfaits du Cannabis, Haschich…

Des patients se présentent régulièrement,
avec des symptômes d’angoisses au fond des tripes,
un encrassement des poumons,
des dérégulations au niveau digestif,
des reins fatigués,
une fatigue oculaire intense et continue…

Au ressenti des mains, c’est flagrant…
ressentis qui vont jusqu’au centre du cerveau où certaines zones sont “anormalement” bloquées ou surchargées – ce qui produit une lenteur anormale de réinitialisation des émotions, et probablement d’autres fonctions plus physiologiques.

Lorsqu’un historique de consommation est demandé au patient,
même une consommation assidue datant de plus de 5 ans continue à produire ses inconvénients.

A cet effet, voici le lien de DROGUES & dépendance

EFFETS & DANGERS DU CANNABIS

Les effets immédiats

Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus.
Les effets de la consommation de cannabis sont variables : légère euphorie accompagnée d’un sentiment d’apaisement, légère somnolence. Mais elle peut entraîner aussi parfois un malaise, une intoxication aigüe (“bad trip”) qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’étouffement, une angoisse très forte.

Le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La perception visuelle, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines (machines-outils par exemple).
Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques comme :

  • un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
  • une augmentation de l’appétit (fringales) ;
  • une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
  • une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche) ;
  • parfois une sensation de nausée.

A 17 ans, un adolescent sur cinq consomme du cannabis plus de 10 fois dans l’année, et 15% d’entre eux plusieurs fois par semaine.

LES RISQUES RESPIRATOIRES

La fumée du cannabis contient des substances cancérigènes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le système respiratoire. L’association du tabac et du cannabis entraîne des cancers du poumon plus précoces que le tabac seul. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d’inhalation (pipes à eau, “douilles”).

Les effets d’une consommation régulière

Certains effets sont loin d’être anodins et révèlent un usage problématique, donc nocif :

  • difficultés de concentration, difficultés scolaires ;
  • préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
  • risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
  • chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.

Mantras de Padmasambhava

Court Mantra : OM ĀH HŪM VAJRA GURU PADMA SIDDHI HŪM

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Long Mantra : OM ĀH HŪM VAJRA GURU PADMA TÖ TRENG TSAL VAJRA SAMAYA DZA SIDDHI PALA HŪM ĀH

Benzar Guru long.jpg

Prière en 7 Vers

Traduction
HŪM HŪM
ORGYEN YUL GYI NUB CHANG TSAM Aux confins nord-ouest du pays d’Oddiyāna,
PÉMA KESAR DONGPO LA Au cœur d’une fleur de lotus,
YA TSEN CHOG GI NGÖ DRUP NYÉ Doué du merveilleux et suprême accomplissement,
PÉMA JUNG NÉ SHYÉ SU DRAK Tu es connu sous le nom de « né du lotus »
KHOR DU KHANDRO MANG PÖ KOR Une assemblée de nombreuses dākinīs t’entoure ;
KHYÉ KYI JÉ SU DAK DRUP KYI Je te suis afin d’accomplir ta nature ;
CHIN GYI LAP CHIR SHEK SU SOL Je t’en prie : viens me bénir de ta grâce !
GURU PEMA SIDDHI HŪM GURU PADMA SIDDHI HŪM

Intelligence, ordinateurs et esprit mécanique

Seminaire de Madras, le 31 décembre 1982

Asit Chandmal : Monsieur, depuis deux ans et demi, nous parlons des ordinateurs, de la façon dont ils progressent et de l’impact que la technologie pourrait avoir sur l’esprit humain et, par conséquent, sur l’espèce. Nous avons discuté de son impact sociologique et si l’ordinateur peut être comme l’esprit humain. Le gouvernement et les meilleurs informaticiens du Japon ont décidé de créer un ordinateur qui reproduira les processus du cerveau humain et ils ont affecté des centaines de millions de dollars à ce projet. Ils appellent cela la cinquième génération d’ordinateurs. Ils disent qu’ils le feront en 1990 et que l’ordinateur parlera et comprendra plusieurs langues. Maintenant, le problème auquel ils font face est le suivant : ils ne savent pas ce qu’est l’intelligence.

Il y a suffisamment de connaissances sur le matériel avec lequel les ordinateurs sont construits. Le cerveau est une matière constituée d’hydrogène, de carbone et d’autres molécules et il fonctionne essentiellement comme un circuit électrique et par des réactions chimiques. L’ordinateur est constitué de molécules de silicium et fonctionne essentiellement comme une collection de circuits électriques de puces. Ainsi, ils peuvent maintenant rendre ces puces de plus en plus petites et de plus en plus rapides, ils peuvent mettre de côté plus de mémoire, plus de logique, que les êtres humains ne le peuvent jamais. Ils peuvent mettre en place une quantité énorme de circuits logiques, mais l’ordinateur ne peut toujours pas, ne répond pas comme un être humain parce qu’il pense les choses de manière séquentielle; il ne peut pas percevoir immédiatement, il ne peut pas travailler en parallèle.

Donc ils disent que si nous pouvons comprendre comment fonctionne l’esprit humain, nous pouvons le simuler dans un ordinateur. Ils admettent qu’ils ne comprennent pas l’esprit humain, le cerveau ou l’intelligence. Ils disent que pour comprendre l’intelligence, nous devons comprendre le processus de la pensée, car alors nous pourrions comprendre l’intelligence. Ils ne comprennent pas non plus comment fonctionne la créativité. Qu’est-ce que la créativité? La plupart des gens disent que l’esprit humain a la capacité de faire un bond. Ils étudient donc ce qu’est l’intelligence et ce qu’est le processus de réflexion et ce qu’est la créativité, car ils pensent que s’ils peuvent comprendre cela, ils peuvent le reproduire dans un ordinateur et cela leur donnera de l’intelligence et de la créativité. Et vous dites que l’intelligence n’a rien à voir avec la pensée.

Krishnamurti : Vous êtes presque certain qu’ils le feront ?

Asit Chandmal : Ils appellent cela une attaque majeure contre l’inconnu, qui est l’esprit, et ils disent que c’est notre perception de l’avenir – l’industrie future, la technologie future et tout ça. Les Américains sont très inquiets à ce sujet. Donc, IBM, tous, investissent des centaines de millions de dollars dans des recherches similaires.

Krishnamurti : Les Américains le font aussi !

Asit Chandmal : Il existe en Amérique une organisation que la plupart des gens ne connaissent pas, la National Security Agency. Il a dix milles carrés couverts d’ordinateurs. C’est tellement grand qu’il a sa propre université. Il a plus de doctorats que toutes les universités d’Europe, toutes orientées vers le travail de défense. Ils travaillent également sur de tels ordinateurs mais ils ne reçoivent pas de publicité. Il y a une somme incroyable d’argent, et des spécialistes hautement qualifiés travaillent à la création d’une machine qui fonctionnera comme l’esprit humain. Donc ce que je veux vous demander est ceci : s’ils réussissent à faire cela, alors, comme je le vois, l’esprit humain actuel doit finalement s’éteindre : il est obsolète ; il ne peut pas rivaliser. En termes d’évolution, il ne peut pas survivre.

Alors, quelle est notre réponse à cela ?
Là encore, si l’esprit humain actuel est différent d’être simplement une machine à penser, Quelle est la différence ?
Est-ce la créativité, c’est l’intelligence, et si oui, alors Qu’est-ce que la créativité et Qu’est-ce que l’intelligence ?
Donc, nous allons prendre la première question monsieur : nos esprits sont-ils simplement programmés en pensant à des machines, nos esprits sont-ils mécaniques?

Krishnamurti : Où commençons-nous à discuter, à explorer cela ?

Asit Chandmal : Je pense que nous devrions partir de la façon dont nous fonctionnons dans notre vie quotidienne. Toute action est basée sur la pensée et la pensée est un processus matériel. Il me semble assez clair qu’un tel esprit doit disparaître parce qu’il sera remplacé par une technologie supérieure.

Krishnamurti : Feriez -vous la différence entre l’esprit et le cerveau ou utiliseriez-vous seulement le mot «esprit» pour transmettre l’intégralité de l’esprit humain ?

Asit Chandmal : J’utilise le mot «esprit» en termes de ce qu’est un être humain. Il a un cerveau avec la pensée, les émotions et toutes les réactions.

Krishnamurti : Donc, vous utilisez le mot «esprit» dans le sens où il inclut toutes les réactions, les émotions, les souvenirs, la confusion, le désir, le plaisir, le chagrin, l’affection. Si tout cela est l’esprit, alors quelle est la relation entre cela et le cerveau?

Asit Chandmal : Que voulez-vous dire par le cerveau?

Krishnamurti : Ce cerveau est-il un cerveau individuel, ou le résultat de tout le processus d’évolution de l’être humain ?

Asit Chandmal : Physiquement, c’est un cerveau séparé. Mais dites-vous que les cellules de mon cerveau ou celles de quelqu’un d’autre ont le même contenu ?

Krishnamurti : Est-ce que le cerveau, qui a évolué, mon cerveau ou le cerveau de cette formidable évolution?

Asit Chandmal : C’est évidemment l’évolution.

Krishnamurti: Donc ce n’est pas mon cerveau ; pas ma pensée. C’est penser. Que ce soit un homme pauvre ou un homme riche ou un professeur, c’est penser. Vous pouvez penser différemment, je peux penser différemment, mais c’est toujours penser. Êtes-vous en train de dire que la pensée fait partie intégrante du cerveau ?

Asit Chandmal : Il semble être.

Krishnamurti: C’est-à-dire que cette réflexion a créé tous les problèmes humains ainsi que les problèmes technologiques. Et la pensée essaye de résoudre ces problèmes et trouve qu’elle ne peut pas.

Asit Chandmal : Et ça dit que ça ne peut pas parce que je ne pense pas assez bien.

Krishnamurti : La pensée elle-même dit que : Il est général à toute l’humanité, que ce soit le scientifique supérieur ou le pauvre villageois ignorant, et que la pensée a créé la guerre, la division des personnes, des églises, des temples, des mosquées. Il a créé toutes ces divisions et il essaie de créer un dieu, qui n’est pas divisible. Dans la relation humaine, la pensée a créé des problèmes et elle ne les a pas résolus. Cela ne peut pas parce que la pensée elle-même est limitée. La pensée est le résultat de l’expérience, de la connaissance, de la mémoire. La connaissance n’est jamais complète. Par conséquent, la pensée ne peut jamais être complète.
Comme la connaissance est limitée, la pensée doit être limitée et cette pensée limitée crée les problèmes. Toutes les limitations doivent créer des problèmes et alors cette pensée même qui a créé le problème essaie de résoudre le problème. Donc, cela ne peut pas résoudre le problème.

Asit Chandmal : Êtes-vous en train de dire que les problèmes sont créés parce que la connaissance est limitée et que les instruments de la connaissance sont limités ?

Krishnamurti : Et la pensée est limitée à cause de la connaissance.

Asit Chandmal : Dites-vous que la pensée est limitée parce qu’elle n’a pas été capable de tout savoir ?

Krishnamurti : La pensée est le résultat d’une vaste expérience, de la mémoire, tout cela. Vous avez vu l’ordinateur. C’est une forme d’ordinateur qui a beaucoup d’expérience, beaucoup de connaissances, et la pensée et les connaissances sont limitées.

PJ : Quelle est la distinction entre la pensée et l’esprit ?

Krishnamurti : Ils sont tous deux les mêmes mouvements.

Asit Chandmal : En d’autres termes, vous dites que toute nouvelle connaissance est essentiellement contenue dans l’ancienne connaissance et résulte de la pensée.

Krishnamurti : Bien sûr. Toute connaissance est le résultat de la pensée.

Asit Chandmal : Êtes-vous en train de dire que découvrir une nouvelle chose en physique ou en mathématiques n’est pas de la créativité ? La même connaissance limitée augmente-t-elle ?

Krishnamurti : Regardez, nous devons garder la création pour le moment, car cela peut avoir un sens différent pour vous ou pour elle. Soyons clairs. toutes les connaissances sont limitées. Les scientifiques ajoutent ; cela continuera pendant les mille prochaines années, mais tout ce qui est ajouté doit être limité, car il y a toujours quelque chose de plus à ajouter.

Asit Chandmal : Est-ce limité à un moment donné ?

Krishnamurti : Bien sûr. Donc, la connaissance doit toujours aller avec l’ignorance. La pensée est née de la connaissance. Si vous n’avez aucune connaissance, vous ne penseriez pas. Vous pouvez atteindre un état total d’amnésie ou quoi que ce soit appelé ; vous serez complètement vide.

Asit Chandmal : Comme vous dites que toutes les connaissances sont limitées, je dois poser cette question de la créativité telle que nous la connaissons. Aujourd’hui, si quelqu’un compose une nouvelle symphonie ou écrit une nouvelle équation en physique, diriez-vous que ce n’est pas la créativité dans le vrai sens du terme?

Krishnamurti : Je n’appellerai pas cette créativité. J’ai peut-être tort. Je ne pose pas la loi.

Asit Chandmal : Dans ce cas, monsieur, vous dites en fait que nos esprits, tels que nous les connaissons et qu’ils agissent dans notre vie quotidienne, sont entièrement mécaniques. Dans ce cas, c’est ce que les Japonais vont faire – construire un ordinateur qui possède une vaste réserve de connaissances, et un cerveau extrêmement «intelligent», logique – déductif et inductif – bien meilleur que le cerveau humain. Alors, qu’arrive-t-il à notre cerveau?

PJ : L’esprit humain – que Krishnaji dit être à la fois l’esprit individuel et l’esprit de l’humanité –
a lui-même été un entrepôt pour l’esprit de l’humanité à enquêter et à en tirer parti.
La banque de mémoire de l’ordinateur ne peut jamais être la banque de mémoire de l’esprit racial.

Asit Chandmal : Pourquoi dites-vous cela ?

Interlocuteur : L’esprit racial est le résultat de l’évolution. Donc, dans un sens, alors que toutes les options qui s’y trouvent peuvent encore être limitées, toutes les options de la mémoire de l’humanité sont disponibles.

Asit Chandmal : Il peut avoir plus d’options, plus de mémoire que l’ordinateur, mais essentiellement, il fait toujours la même chose – fonctionner hors de la mémoire et des connaissances.

Krishnamurti : Bien sûr, bien sûr.

Asit Chandmal : Les informaticiens disent que nous pouvons mettre un plus grand réservoir de connaissances dans l’ordinateur en mettant en réseau des ordinateurs, etc. Maintenant, superficiellement, c’est vrai ; aucun être humain ne peut se souvenir de tout dans l’encyclopédie. Donc, extérieurement, la mémoire de l’ordinateur est bien meilleure. Dans un sens beaucoup plus profond, puisqu’il n’a pas de souvenirs subconscients ou raciaux, le cerveau humain peut avoir beaucoup plus accès à la connaissance et plus de mémoire, mais c’est toujours la même chose – l’accès à plus de mémoire.

Krishnamurti : Oui, monsieur, allez-y.

Asit Chandmal : Et vous dites que tout acte de cet esprit n’est pas créatif, y compris la composition de symphonies, la découverte d’Einstein, l’écriture de poésie – rien de tout cela. Tout est une projection de la connaissance, de la mémoire, peut être juste des permutations et des combinaisons.

Krishnamurti : Bien sûr, bien sûr.

Asit Chandmal : Au moment où vous acceptez cela, l’ordinateur deviendra définitivement supérieur à l’homme, l’esprit humain, dans cette fonction.

AP : Ce que vous dites équivaut à dire que le processus évolutif du cerveau a pris fin.

Asit Chandmal : C’est correct.

AP : Maintenant, je pose cette question ?
Je dis que l’esprit tel qu’il est, le cerveau tel qu’il est, a pris fin
parce que ce cerveau particulier va être remplacé par un cerveau,
l’ordinateur, qui peut remplir ces fonctions.
C’est juste une hypothèse…

Asit Chandmal : Ce n’est pas une hypothèse. Déjà, il accomplit beaucoup de fonctions bien mieux que l’esprit humain. Il ne peut pas tous les faire, alors ils travaillent là-dessus. Pourquoi devriez-vous croire que la matière faite de molécules d’hydrogène et de carbone est intrinsèquement supérieure à quelque chose faite de molécules de silicium ou que les circuits électriques du cerveau humain sont intrinsèquement et à jamais supérieurs à ceux des ordinateurs?

Krishnamurti : Achyutji, Asit, seriez-vous d’accord sur un point – que l’ordinateur a une cause comme le cerveau humain a une cause ? Alors qu’est-ce qui a une cause, a une fin. Maintenant, y a-t-il quelque chose qui est sans cause ? S’il y a une chose qui est sans cause, c’est la création.

RR : Ce que vous dites, c’est qu’il y a un esprit extraordinaire.

Krishnamurti : Non, je ne m’en suis pas encore occupé. Après quarante ou cinquante mille ans, nous avons atteint ce point – le cerveau. L’ordinateur a atteint ce point. Entre les deux, il n’y a pas beaucoup de différence ; les deux sont créés par la pensée.

AP : Je ne veux pas admettre que ce que le cerveau humain a créé
est entré en possession de toutes les facultés de son créateur : c’est ce que vous dites, Asit ?

Krishnamurti : Non, monsieur. Il ne dit pas ça. L’ordinateur ne peut pas voir les étoiles et regarder la beauté des étoiles.

RR : Mais il peut le simuler.

Krishnamurti : Bien sûr. Mais il n’a pas la perception de l’œil humain regardant le ciel et disant quelle merveilleuse nuit c’est.

RR : Pourquoi concédez-vous ce point, Asit?

Asit Chandmal : Je ne l’ai pas concédé. En fait, ils peuvent simuler tout cela.

Krishnamurti : Bien sûr, ils peuvent le simuler.

RR : Est-ce que tu dis ça parce que les émotions sont aussi le résultat de la perception sensorielle et de la pensée ?

Krishnamurti : Y a-t-il une perception qui n’est pas le produit de la pensée ?

Asit Chandmal : Est-ce que l’esprit humain a une telle chose ?

Krishnamurti : Probablement pas.

Asit Chandmal : L’ordinateur ne l’a pas non plus. Mais ils auront dans vingt ou trente ans le temps – l’ordinateur sera supérieur aux êtres humains.

Krishnamurti : Bien sûr, je suis enclin à être d’accord avec vous.

PJ : Je suis enclin à vous interroger, monsieur.

AP : Si nous observons l’esprit humain qui est entré dans la fabrication de l’ordinateur,
vous supposez qu’il a épuisé son potentiel en créant l’ordinateur :
Ayant créé, ayant donné naissance au bébé, la mère meurt. C’est ce que vous dites.

Krishnamurti : Non, non.

AP : Je refuse de l’accepter.

Asit Chandmal : Pourquoi refusez-vous de l’accepter ? Avoir donné naissance à des armes nucléaires … ces armes anéantiront des êtres humains.

AP : D’accord.

Asit Chandmal : Alors, ayant donné naissance à des ordinateurs qui conçoivent et fabriquent de nouveaux ordinateurs qui rendront les ordinateurs meilleurs et plus rapides, pourquoi dites-vous qu’ils ne pourront pas détruire l’homme qui les a fabriqués ?

RR : Et même s’ils n’ont pas détruit, pourquoi le bébé n’a-t-il pas toutes les potentialités de la mère ?

Rupert Sheldrake : Alors, pourquoi ai-je besoin des Japonais, de tous les meilleurs informaticiens,
du gouvernement japonais et de vingt-cinq entreprises internationales,
pour produire ces ordinateurs si les ordinateurs le permettent déjà ?

Asit Chandmal : C’est la cible. Les ordinateurs ne peuvent pas déjà le faire.

RS : Le fait est que c’est une cible mais ce n’est rien.
Alchimistes pour le passé tant d’années ont essayé de créer de l’or, mais ils ont échoué.
Nous parlons de ce qui est dans l’esprit comme de la fantaisie.

Asit Chandmal : Sais-tu ce qu’ils essaient de faire ? Les chercheurs en génétique se sont réunis avec des informaticiens. Ils disent, pourquoi utilisez-vous le silicium ? Le cerveau humain a des molécules d’hydrogène et de carbone. Prenons donc des molécules d’hydrogène et de carbone, utilisons des cellules cérébrales pour fabriquer des ordinateurs. Une autre approche est la suivante : Nos gènes sont programmés pour que certaines cellules deviennent un œil, d’autres deviennent le nez et ainsi de suite. Si vous pouvez briser ce code génétique, vous pouvez le programmer pour devenir un cerveau ou un ordinateur. Il y a beaucoup de recherches en cours dans ce domaine.

RS : Je connais cette recherche.
Je considère cela aussi comme un fantasme, parce que je pense que le tout repose sur de fausses prémisses
concernant la nature du cerveau, la nature de la vie et ainsi de suite.
Mais cela détournerait le problème principal, je pense.

Je préférerais revenir sur le fait que, par rapport à la production d’ordinateurs plus grands et meilleurs qui pourraient remplacer certaines puissances humaines, il s’agit de l’activité humaine, appelons-la pensée ou ce que vous voulez. Et ces ordinateurs sont le produit de l’activité humaine. Il ne fait aucun doute que beaucoup de choses que les êtres humains font dépassent les capacités humaines, mais il y a une limite. Les machines peuvent faire beaucoup de choses que les êtres humains ne peuvent pas faire. Néanmoins, ils sont les produits des êtres humains et il me semble improbable que ces choses puissent en aucun cas supplanter les êtres humains. Ils peuvent remplacer des facultés particulières d’êtres humains.

Asit Chandmal : Quelles sont les choses qu’ils ne pourront pas remplacer ?

RS : Ils n’ont pas encore remplacé la capacité d’inventer la cinquième génération d’ordinateurs.

Asit Chandmal : Oui, mais les Japonais ne peuvent pas le faire sans ordinateurs. C’est fait par les Japonais et par les ordinateurs. Et si vous le mesurez, peut-être que 20% de l’effort sera humain, 80% sera celui de l’ordinateur.

RS : Eh bien, tout ce que nous faisons aujourd’hui dans le monde moderne est aidé par la machine.

Asit Chandmal : Qu’est-ce qui, dans un être humain, ne peut pas être fait par des machines dans les vingt-cinq ou cinquante prochaines années?

RS : Eh bien, c’est un sujet que nous abordons maintenant – la créativité.

Laissez-nous prendre un point plus petit – humour. Et l’une des choses les plus frappantes est que la plupart d’entre nous ne se comportent pas comme des machines à calculer desséchées. La plupart des gens mènent leur vie avec un certain sens de l’humour. Vous voyez des gens rire de toutes sortes de choses. Je n’ai jamais vu un ordinateur rire.

Asit Chandmal : Si vous avez entendu l’ordinateur rire, accepteriez-vous qu’il puisse faire ce que les êtres humains peuvent faire ?

RS : Non. Vous pouvez faire rire un magnétophone.

Asit Chandmal : Qu’est-ce qui va vous convaincre ?

RS : Rien.

Asit Chandmal : Vous avez pris votre décision.

RS : J’ai des préjugés.

Asit Chandmal : Pourquoi avez-vous des préjugés ? Si vous voyez un bébé, vous direz que le bébé sera capable, lorsqu’il grandira, de faire beaucoup de choses que les ordinateurs ne peuvent pas faire. Mais si un groupe de personnes conçoit un nouveau type d’ordinateur, vous direz a priori que les ordinateurs ne pourront jamais faire ce que le bébé peut faire. Pourquoi ? Qu’est-ce que c’est dans ce bébé qui vous persuade ?

RS : Vous voyez, il y a beaucoup de choses que nous reconnaissons et comprenons directement sans pouvoir tout mettre dans des programmes de reconnaissance explicitement stockés.  Je peux reconnaître beaucoup de différentes sortes de fleurs, d’arbres et d’animaux. Si je dois dire comment je les reconnais, qu’est-ce qui me fait les reconnaître, ce sera très difficile pour moi de vous le dire. Je pense que ce sera difficile pour toi aussi.

Krishnamurti : Mais, monsieur, quand vous reconnaissez, c’est basé sur la mémoire.

Asit Chandmal : Ils travaillent sur la reconnaissance des formes. Il y a énormément de recherches là-dessus aujourd’hui. Les ordinateurs commencent à reconnaître visuellement certaines choses.

RS : Mais il y a un certain sens intuitif.

Asit Chandmal : Qu’est-ce que l’intuition ?

RS : Il est notoirement difficile de dire ce qu’est l’intuition.

Asit Chandmal : C’est juste un mot. À moins que vous ne sachiez ce que cela signifie, vous ne pouvez pas utiliser ce mot.

RS : Non. Vous n’avez pas besoin d’être en mesure d’épeler dans une formule mathématique quels que soient les mots.

Asit Chandmal : Épelez-le avec des mots. Qu’est-ce que l’intuition ?

RS : L’intuition consiste à saisir quelque chose de plus, à voir quelque chose de plus,
à comprendre quelque chose qui implique un type direct de connaissance qui n’a pas à passer par un processus de mots,
de pensée et d’action.

Asit Chandmal : Comment savez-vous qu’il n’a pas traversé le processus de la parole ou de la pensée? Il aurait pu le faire subconsciemment dans votre esprit, le cerveau y a travaillé, et il émerge instantanément, et vous l’appelez intuition. Cela ne signifie pas qu’il n’a pas traversé le processus de la pensée.

RS : Il a peut-être traversé de tels processus. Si, pour tout ce que je dis, vous allez postuler des processus cachés …

Asit Chandmal : Je ne postule pas.

RS : Oui, vous l’êtes.

PJ : Monsieur, le problème semble être que si le cerveau est un circuit fermé seulement, ce que dit Asit est vrai.
Mais le «mais» intervient parce que toute la raison de notre présence ici,
peut-il y avoir une accélération de la capacité même du cerveau pour qu’il cesse d’être un processus ?
Le cerveau est-il un circuit fermé ?

RS : Le problème, c’est qu’il faut beaucoup de temps pour répondre à ces questions. J’ai ma propre théorie sur la biologie qui nierait la plupart de ces prémisses fondamentales. Vous voyez, la théorie conventionnelle de la biologie, y compris la théorie conventionnelle du cerveau, part de l’hypothèse qu’il y a simplement des processus mécaniques, chimiques ou physiques dans l’organisme. Maintenant, seulement 99 pour cent de la biologie est basée sur cette hypothèse, et par conséquent, le genre de langage dans lequel nous parlons est basé sur ce genre de pensée.

Je ne suis pas d’accord avec l’hypothèse, premièrement, que le cerveau est un circuit fermé.
Deuxièmement, cela fonctionne entièrement mécaniquement ou chimiquement ou électriquement et ainsi de suite.

Donc, je pense que nous avons une théorie de la vie qui dit que les organismes vivants ne sont que des machines, et ensuite nous avons une théorie qui dit que cela n’a rien à voir avec les machines. Pourquoi ne pouvons-nous pas les modéliser par des machines ? C’est la base de votre argument, et cela semble assez raisonnable à première vue, mais il y a un certain nombre d’hypothèses.

PJ : Il a posé trois choses : si le cerveau tel qu’il est aujourd’hui est un circuit fermé ;
Qu’est-ce que l’intelligence ? Quelle est la créativité ?

Asit Chandmal : Je n’ai pas dit que le cerveau était un circuit fermé.

Krishnamurti : Puis-je poser une question, monsieur ? Considérez-vous que le cerveau a une capacité infinie ? Ne dites pas «non» tout de suite. Utilisons le mot «capacité». Je n’aime pas le mot «capacité» car pour nous la capacité est une connaissance éduquée et tout ça. Mais si je peux utiliser ce mot, le cerveau a une capacité infinie. Regardez ce qu’il a fait dans le monde technologique, y compris l’ordinateur.

Asit Chandmal : Vous ne pouvez pas dire que la pensée est limitée et ensuite dire que le cerveau a une capacité infinie.

Krishnamurti : Oui, je vais y venir. La pensée a limité le cerveau, conditionné le cerveau. L’accepteriez-vous ? Je suis un hindou, je crois à toutes les superstitions, à tous les non-sens. D’accord ?

Asit Chandmal : Vous séparez la pensée et le cerveau.

Krishnamurti : Non non. Je veux savoir si le cerveau peut être libéré de sa propre limitation, pensée, connaissance, émotion. Très bien, appelez ça pensée. Est-ce que le cerveau qui a été conditionné par la pensée, si ce conditionnement est en quelque sorte libéré, il l’a …

Asit Chandmal : Vous ne pouvez pas dire ça.

Krishnamurti : Peut-être. Vous comprenez maintenant ? Vous avez été à la lune, le cerveau a créé des missiles de croisière, il a eu un mouvement technologique extraordinaire. D’accord ? Maintenant, y a-t-il un instrument qui n’est pas pensée ? Ce n’est pas une spéculation romantique. Je demande juste ; Je ne dis pas qu’il y a ou il n’y en a pas. Vous comprenez ma question ? La pensée est un instrument usé. Je pense qu’il a atteint ses limites, parce qu’il n’a pas résolu le problème humain. Alors, y a-t-il une manière de regarder qui n’est pas pensée mais qui peut au lieu d’aller là-bas, aller au ciel et tout cela, se tourner vers l’intérieur ? Ce mouvement intérieur est l’infini.

RR : Pourtant, il n’a pas résolu le problème humain.

Krishnamurti : Je vais le montrer. Non, la pensée ne résoudra pas les problèmes humains. Soit c’est un fait ou ce n’est pas un fait. Au contraire, cela augmente les problèmes humains. D’accord ?

Interlocuteur : Votre question est la suivante : y a-t-il autre chose que de la pensée qui pourrait être un instrument ?

Krishnamurti : Oui, vous n’êtes peut-être pas d’accord avec ce que je vais dire tout à l’heure. Alors, peut-être, cet instrument peut regarder à la fois vers l’extérieur et vers l’intérieur, et cela est infini.

Interlocuteur : Les psychologues essaient de découvrir ce qu’il y a dedans ; au moins, ils professent faire cela.

Krishnamurti : Je sais, monsieur, ce qu’ils disent est tout mécanique.

Auditeur : J’accepte ce que vous dites.

Krishnamurti : N’acceptez pas, monsieur. J’hésite à accepter ce que je dis aussi. Je veux d’abord être très clair que la pensée n’a pas résolu les problèmes humains. Il a résolu des problèmes technologiques et non humains – ma relation avec ma femme, ma relation avec la communauté, ma relation avec le ciel et tout le reste. Et la pensée essaie de résoudre ces problèmes et cela a empiré les choses. C’est tellement évident. Donc, je demande maintenant, y a-t-il quelque chose qui n’est pas pensé, qui n’est pas mécanique ?

Asit Chandmal : Vous demandez en d’autres termes ce que Pupulji demandait l’autre jour : Y a-t-il une perception sensorielle sans pensée ?

Krishnamurti : Oui – Voulez-vous écouter quelque chose ? La vie est un mouvement qui va et vient, comme la marée. Je crée le monde, et le monde me contrôle ensuite. Et je réagis au monde. C’est un mouvement. Seriez-vous d’accord avec cela ? Maintenant, si vous voyez la même chose que je vois – pas que vous le devez – c’est un mouvement de dehors et dedans, c’est notre vie, notre action et notre réaction, notre récompense et notre punition. Ce mouvement peut-il s’arrêter ?

PJ : Vous devez sortir de votre circuit fermé de l’ordinateur pour faire face à cette question.

Krishnamurti : Non, ne quittez pas le circuit. C’est notre vie. Maintenant, aussi longtemps que ce mouvement existe, je suis pris dans le temps, c’est l’évolution.

RS : Pourquoi ne pas simplement dire que c’est la vie, l’évolution ?

Krishnamurti : Oui, et c’est : J’évolue. Ce mouvement va mieux, pire, c’est toujours du mouvement. Donc, tant que ce mouvement existe, je suis mécanique.

Auditeur : Seulement mécanique ?

Krishnamurti : Oui, je vois une femme et je la veux – je vois un jardin, je le veux. C’est l’action et la réaction, la récompense et la punition, la punition et la récompense. Où est l’intelligence dans tout ça ? Tant que vous êtes pris dans cela, votre intelligence est éteinte ; c’est une intelligence mécanique : Tu me détestes et je te déteste.

AC : Je suis ça.

Krishnamurti : Si vous acceptez cela, l’intelligence est quelque chose de totalement différent de la pensée.

RS : Si ce que vous dites est ce que je pense, peut-être pourriez-vous dire que c’est la cause et l’effet, l’action et la réaction, au lieu de «mécanique».

Krishnamurti : Oui, oui.

RS : Maintenant, il y a un certain type d’activité de bas niveau…

ce que les gens appellent habituellement l’intelligence, que nous pouvons peut-être mieux appeler ingéniosité, où, pour obtenir quelque chose que vous voulez – mais vous ne pouvez pas l’obtenir facilement – Vous devrez peut-être recourir à une méthode assez originale, à un nouveau type de compétence, à des documents bidons, etc. Il y a une certaine ingéniosité qui n’est pas purement mécanique. Il est réduit à un certain ensemble de désirs mécaniques et à l’intérieur de celui-ci est le cadre d’une certaine inventivité. Le cadre peut donc être celui de l’action-réaction, mais dans ce cadre nous faisons preuve d’une ingéniosité et d’une inventivité considérables.

Krishnamurti : Je n’appellerais pas cette intelligence.

RS : Non. Mais dans le langage ordinaire, on l’appelle souvent intelligence.
Un homme d’affaires intelligent est celui qui penserait
à des moyens d’obtenir plus de ce qu’il veut.

Krishnamurti : Oui. Je n’appellerais pas cette intelligence.

RS : Je l’appellerais ingéniosité ou inventivité.

Krishnamurti : Appelez cela de l’inventivité. Je ne l’appellerai pas intuition parce que c’est une chose différente.

RS : Non, l’ingéniosité.

Krishnamurti : Être ingénieux, c’est résoudre les problèmes de Dieu, les problèmes du ciel, les problèmes de peinture, etc. C’est dans le même domaine, dans le même domaine. Je peux passer d’un coin à l’autre du même champ et j’appelle cela de l’ingéniosité et je dis tout ce qui n’a rien à voir avec l’intelligence. L’intelligence est quelque chose de totalement différent.

Interlocuteur : Voulez-vous élaborer sur ce que nous appelons l’intelligence ?

Krishnamurti : Je ne veux pas élaborer. L’ingéniosité, le choix, l’intelligence, le déplacement d’un point à un autre, d’un coin à l’autre mais dans le même champ, voilà ce que nous faisons.

PJ : C’est le domaine du connu.

Krishnamurti : Oui, oui. Je ne veux pas utiliser ce mot pour le moment.

Asit Chandmal : Je me demandais juste pourquoi nous avons évolué comme ça.

Krishnamurti : Il est essentiellement basé sur la récompense et la punition.

Asit Chandmal : Mais je demande quelle est la raison en particulier que nous avons évolué comme ça ?

Krishnamurti : Quelle en était la cause ?

Asit Chandmal : Il doit avoir eu un énorme avantage.

Krishnamurti : Bien sûr, c’est complètement sécurisé. Sûr dans le sens, au moins pour l’instant, mais le moment est en train de créer des guerres. Nous n’avons donc pas à élaborer. Iriez-vous jusqu’à ce point que ce n’est pas du renseignement ?

Asit Chandmal : Oui.

Krishnamurti : C’est vrai. Alors, interrogeons-nous sur ce qu’est l’intelligence. Si ce n’est pas une théorie, si elle est hors de mon système, cela signifie que le mouvement de réaction s’est arrêté, et c’est le mouvement du temps. D’accord ?

Asit Chandmal : Quand tu dis le temps, je ne comprends pas.

Krishnamurti : Du temps dans le sens où j’ai évolué dans ce processus.

Interlocuteur : C’est le mouvement de la vie.

Krishnamurti : Oui. Et c’est l’inintelligence. Par conséquent, ne l’appelez pas intelligence. Alors, qu’est-ce que l’intelligence ? Tant que je suis dans ce champ, il n’y a pas d’intelligence ; c’est l’adaptabilité.

Asit Chandmal : Mais il faut répondre.

Krishnamurti : Nous le saurons. Si ce n’est pas l’intelligence, alors nous devons aller dans quelque chose de très différent. D’accord ? Si je nie totalement, pas verbalement mais en réalité, ce n’est pas l’intelligence, alors qu’arrive-t-il à l’esprit qui a été pris dans cela ? Comprenez-vous ma question ? Tant que nous fonctionnons dans le temps, la cause, l’effet, l’action, la réaction, qui est ce mouvement de la marée qui va et vient, aussi longtemps que toute mon attitude envers la vie est cela et je refuse de sortir de là, Il n’y a rien à dire. Mais si je vois cela, cela ne résoudra pas les problèmes de l’humanité ; alors je dois regarder dans une autre direction.

PJ : Qu’est-ce que ça regarde?

Krishnamurti : Mes yeux ont toujours été dans cette direction seulement. Et vous venez me dire, regardez dans d’autres directions. Je ne peux pas parce que ma vue a été si conditionné que je ne me retourne même pas pour regarder. Donc, je dois être le premier libre de cela. Je ne peux pas regarder dans une autre direction si je ne suis pas libre de cela.

PJ : Je veux vous poser une question. Puis-je regarder mon propre instrument ?
La perception peut-elle regarder son propre instrument ?
La perception, qui est un flux, peut-elle se voir ?

Krishnamurti : Ne l’appelez pas un instrument.

PJ : Une faculté.

Krishnamurti : Non, je n’appellerai même pas cela une faculté.

PJ : La perception peut-elle se percevoir ?

Krishnamurti : La perception peut-elle se voir comme percevant ? La perception se voit en action, en se voyant une perception.

PJ : N’apportez pas d’action.

Krishnamurti : Perception se voyant percevoir – alors ce n’est pas la perception.

PJ : Vous voyez, vous avez posé une question qui est totalement irréfutable…

que ce mouvement, qui bouge, reflète le mouvement … puis-je voir la fausseté de celui-ci et y mettre fin ? J’ai toujours pensé que c’était une mauvaise question. Il ne peut jamais voir cela parce que la perception est autonome.

Krishnamurti : Diriez-vous que ce mouvement est l’errance du désir ?

PJ : Oui. Ce mouvement est l’errance du désir.

Krishnamurti : Ce désir peut-il être vu comme un tout, non comme l’objet du désir, mais comme le désir lui-même ? Peut-il se voir comme un mouvement d’attraction ?

PJ : Au lieu de cela, même sans attirer l’attraction, le désir peut-il se voir ?

Krishnamurti : Pour comprendre si le désir peut se voir, il faut aller dans le désir. Le désir n’existe que lorsque la pensée vient à la sensation.

Asit Chandmal : Cette question est très importante. Nous opérons dans ce domaine. Tout ce qui fonctionne dans ce domaine …

PJ : Ne peut jamais nier ce champ.

Krishnamurti : Bien sûr. Il y a ce mouvement. Tant que je suis dans ce mouvement, vous ne pouvez pas me demander de le considérer comme faux et de le nier.

PJ : Par conséquent, où puis-je regarder ?

Krishnamurti : Vous n’avez pas à regarder. La chose est, arrêter ce mouvement. Découvrez, découvrez par vous-même comment mettre fin à ce mouvement. Est-ce possible ?

PJ : Je pense qu’il est possible de couper.

Krishnamurti : Soyez prudent lorsque vous utilisez le mot «couper». Qui est le coupeur ?

PJ : Sans le cutter.

Krishnamurti : Par conséquent, qu’est-ce que cela signifie ? Continue. Ne compliquez pas le problème. Il suffit de voir qui est le coupeur. Il n’y a pas de coupeur. Alors qu’est-ce qui se passe ? S’il n’y a pas d’entité qui puisse couper, arrêtez, alors …

PJ : C’est juste percevoir.

Krishnamurti : C’est tout. Il n’y a que la perception. Il n’y a pas le percepteur qui perçoit ni le percepteur qui étudie ce qu’il perçoit. Il n’y a que la perception, n’est-ce pas ? Perception de ce qui est faux.

PJ : La perception jette la lumière sur le faux. Il n’y a que la perception.

Krishnamurti : Il n’y a que la perception. Il faut s’en tenir à ça. Ensuite, nous allons nous enquérir de ce qui est perçu. Qu’est-ce que la perception sans la parole, sans le nom, sans les souvenirs, percevant quelque chose que l’on appelle l’intuition ? Je n’aime pas utiliser ce mot, pardonnez-moi. La perception est un aperçu direct.

PJ : La question est-elle d’être complètement éveillé ?

Krishnamurti : Appelleriez -vous cette attention ?

PJ : Etre complètement réveillé, c’est de l’attention.

Krishnamurti : C’est tout.

PJ : Que l’ordinateur ne peut jamais faire.

Krishnamurti : Asit le prend, il ne répond pas. Monsieur, y a-t-il une fin à la pensée ? Le temps doit s’arrêter, n’est-ce pas ?

AC : Je comprends.

RR : Puis-je vous poser une question :
que se passe-t-il lorsque nous percevons avec perspicacité ?

Krishnamurti : Il y a cette perception de la perspicacité et les cellules du cerveau elles-mêmes changent. Votre pensée peut-elle s’arrêter quand votre cerveau a été conditionné dans le temps, dans ce mouvement … cause, effet, action, réaction et tout ce qui s’arrête soudainement ? Le cerveau n’a-t-il pas subi un changement radical ? Bien sûr que ça l’a été.

RR : Je dois vous poser cette question à nouveau.
S’il y a une telle vision que les cellules cérébrales changent,
que se passe-t-il après l’avoir perçu ?

Asit Chandmal : Seul le cerveau physique a changé et j’ai peur qu’il meure.

Krishnamurti : C’est pourquoi nous abordons la question de la conscience.

Asit Chandmal : Est-ce que cela se termine par la mort ? Alors tout cela sera différent de l’ordinateur …

Krishnamurti : Monsieur, comment allez-vous traduire tout cela à vos amis qui sont des experts en informatique ?

Asit Chandmal :  Ils vont continuer à faire ce qu’ils font – essayer de produire des super-ordinateurs.

PJ : La question se pose alors.  Comment l’homme peut-il accélérer l’autre pour être dans cette nouvelle perception ?

Asit Chandmal : On ne peut voir que ce mouvement et ne rien faire d’autre.

Krishnamurti : C’est tout.

L’avenir de l’homme

Seminaire New Delhi, le 4 Novembre 1981

 

Achyut Patwardhan : Monsieur, il y a un sentiment général d’une crise qui s’aggrave. Ce sentiment est dû à divers facteurs dans l’environnement – la course aux armements, la pollution, les problèmes économiques, sous-jacents à tout cela, un profond sentiment de déclin moral; dans un pays comme l’Inde, ce sentiment est assez accablant. Il serait utile de comprendre la relation entre cette crise morale interne et ses manifestations extérieures qui menacent la survie de l’homme. Le problème est: Pouvons-nous découvrir par nous-mêmes la relation de la crise dans l’homme et la crise extérieure ?

Romesh Thapar : Monsieur, je voudrais juste ajouter un mot à ce qu’a dit Achyutji. Moi, en tant que personne qui a analysé les problèmes, présentant une perspective dans un laps de temps d’environ vingt-cinq à trente ans, regardez le monde et voyez-le rétrécir. Quand je regarde le problème dans mon pays, je vois que je dois façonner en l’an 2000 une société pour un milliard de personnes. Je sais que la texturation de cette société ne peut être faite de la même façon que d’autres sociétés ont été texturées. Si je veux être honnête avec mon peuple, le texturage doit être spécial. Le fondement civilisationnel doit être particulier. Mais avec le monde qui rétrécit et avec les communications qui jouent le rôle qu’ils font, les systèmes de valeurs auxquels je m’attarde sont constamment attaqués et peuvent même détruire les éléments de modernisation qui existent dans la société. Maintenant je me demande : Est-il possible d’élaborer un système de pensée qui me protégera de ce scénario horrible ? Car, si je suis incapable de retracer ma société sur des principes justes, et indépendamment de ce qui se passe ailleurs dans la corruption, j’établirai une société très brutale et injuste.

TN Madan : Je voudrais demander une clarification concernant la première question qui a été soulevée. Je ne connais pas l’âge, le temps, la culture ou le pays où les gens n’ont pas senti qu’il y avait une crise morale. La question semble donc être qu’il faut d’abord définir quelle est la nature de notre crise morale ; Autrement, nous nous approchons trop de nos problèmes immédiats et de notre environnement immédiat et pensons que le nôtre est le pire des temps, que le meilleur des temps était dans le passé ; ou nous pensons en termes d’utopies. Donc, en premier lieu, pourrions-nous définir la nature de la crise morale ? Et un indice à cela pourrait résider dans ce que M. Thapar disait. Nous adhérons aux valeurs que nous jugeons bonnes, mais peut-être que ces valeurs n’existent plus parce que le monde s’est rétréci. Les valeurs de la communauté villageoise ne serviront pas la communauté mondiale. Nous semblons être pris dans une scission – une scission représentée par des changements qui nous sont imposés, et des systèmes de valeurs dont nous avons hérité et que nous pensons naturellement précieux. Comment pouvons-nous résoudre ce dilemme entre un monde qui rétrécit que nous devons accepter et le monde des valeurs que nous ne voulons pas quitter, ne veulent pas s’éloigner?

Rajni Kothari : Monsieur, je dirais qu’un sentiment de crise morale est apparu de tous temps essentiellement lorsque les institutions s’effondrent. Il y a beaucoup de points de vue sur la crise actuelle. La première est que nous traversons une période de transformation si rapide que cette crise est inévitable ; Par conséquent, nous devrons restructurer tout cela à un moment donné. Je ne vois pas clairement les contours d’un système alternatif, d’une nouvelle manière de restructurer l’activité humaine ou l’intellect humain, et comme il n’y a rien qui prenne la place de ce qui s’effondre, ce sentiment de crise morale est venu.

Ashish Nandy : Franchement, je ne vois pas de véritable crise morale. Mais il y a une crise morale chez les gens comme nous, et cela s’est manifesté pendant de nombreuses années. Je suis un grand adepte de l’homme ordinaire, et je ne pense pas qu’il souffre d’une crise morale ; il souffre d’une crise de survie.

Interlocuteur : L’un des faits les plus significatifs est que nous disposons aujourd’hui de certains outils technologiques qui auront un impact important sur l’avenir de l’homme. Il se trouve que je suis informaticien et que je suis au courant de certaines choses très importantes qui se déroulent dans le domaine de l’informatique. Et ce que j’aimerais beaucoup apprendre de ce séminaire, c’est comment quantifier et penser à ces systèmes de valeurs pour que les machines qui vont arriver dans le futur, les ordinateurs électroniques qui auront la capacité de penser et d’apprendre, puissent faire le bon type de choix.

Sudhir Kakkar : Je remets en question le sentiment de crise morale, ainsi que le pessimisme exprimé par les précédents orateurs.

PJ : Je me demande pourquoi nous utilisons le mot «moral». La crise face à l’être humain est-elle de même nature que les crises du passé ? Ou, en raison d’un ensemble particulier de circonstances, en raison des pressions générées par l’action des êtres humains – génie génétique, génie informatique et possibilités illimitées de l’ordinateur reprenant les fonctions de l’esprit humain – est la crise d’un tout autre commande ?

Ce n’est pas seulement une crise morale ; nous avons eu des crises morales dans le passé, mais la crise qui frappe les racines de l’esprit humain est d’un ordre très différent. Je pense qu’il est temps que nous abordions cet aspect, que la crise à laquelle l’homme est confronté aujourd’hui est la crise de la survie. Avec la croissance de la génétique moderne et de la technologie informatique, des méthodes seront adoptées pour prendre en charge les fonctions de l’esprit humain ; la possibilité distincte de l’atrophie de l’esprit humain est quelque chose que nous ne pouvons plus ignorer. Si tel est le cas, ne devrions-nous pas commencer à penser à la crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui ? Quelques années plus tard, cela pourrait ne plus être envisagé. S’il y a une menace à la racine même de l’esprit humain, à la survie de ce qu’on appelle humain, alors quelle est l’action de l’homme ? Y a-t-il une telle menace ? Est-il possible de la rencontrer ? S’il est possible de la rencontrer, avec quels outils, quels instruments de notre être, la rencontrons-nous ? alors quelle est l’action de l’homme ?

Achyut Patwardhan : Puis-je expliquer le point que j’ai soulevé ? Considérez Sakharov, le scientifique, qui, sous la pression des circonstances, était responsable de l’invention de la bombe à hydrogène, mais, plus tard, trouvant qu’il était responsable d’une menace colossale pour la survie humaine, a cherché des moyens de répondre à la crise. Cela peut être dramatique dans le cas des scientifiques. Mais la crise existe autant pour le fermier du village que pour le citoyen ordinaire de la ville. Il y a un défi à son intégrité, créé par la pression de l’environnement.

JU : Il y a une crise politique, scientifique, sociale et aussi morale. Quelle est la résolution de cette crise ? Est-ce la foi ?

Jai Shankar : Nous avons tous parlé d’une crise morale. La question est : existe-t-elle pour tout le monde ? Je ne pense pas qu’une crise morale existe, par exemple, pour les fabricants d’ordinateurs, ou pour les fabricants d’armements et ceux qui les achètent, ou pour les gens qui exercent le pouvoir politique à tout prix. Et à l’autre extrémité du spectre, comme l’a dit le Dr Nandy, les pauvres ne sont confrontés à aucune crise morale ; ils font face à une crise de survie. Alors, de quelle crise parlons-nous ? La crise n’est vraiment pas une crise morale en soi, mais le résultat de la dissociation de la morale et de la connaissance.

KV : A propos de tout ce qui a été dit, la peur joue-t-elle un rôle dans cette connaissance amorale ?

PJ : Je ne pense pas que quiconque contestera la prémisse qu’un outil n’est ni moral ni immoral. C’est seulement l’application de l’outil qui est morale ou immorale. Personne ne peut arrêter de fabriquer des outils ; mais leur application, la façon dont ils sont utilisés, peuvent être contrôlés.

Rajni Kothari : Je pense que M. Jai Shankar faisait référence à une partie intégrante de la nature de la science moderne, dont le motif, la force dynamique, est la manipulation, la conquête de la nature, le réordonnancement de la société ; et ce n’est pas qu’il n’y a pas de perspective morale derrière la science moderne. Il y a une perspective morale qui a conduit aujourd’hui à prendre conscience du type de savoir manipulateur qui s’avère amoral. Je pense qu’Achyutji l’a déjà signalé dans le cas de Sakharov : c’est également vrai d’Einstein. Après ce qu’ils ont inventé, ils se sont sentis désolés pour ce qui était arrivé en conséquence. Je pense que Jai Shankar parle de quelque chose d’inhérent à la nature du savoir moderne, qui tend à rendre la science et la technologie amorales.

Jai Shankar : Quand l’outil cesse-t-il d’être un outil et devient le maître ? Telle est la question. Vous présumez qu’à tout moment, les outils peuvent être contrôlés. Je pense qu’il pourrait y avoir des outils qui pourraient vous dépasser ; en fait, les outils vous ont déjà dépassés ; ils vous contrôlent, et il y a très peu de liberté qui vous reste.

OV Vijayan : Je me demandais si cette crise est moderne du tout, si ce n’est pas la répétition d’une crise pérenne avec une référence contemporaine et moderne. Qu’est-ce qui cause l’effondrement de la moralité ?

JU : Il est vrai que les développements scientifiques et politiques ont affecté la conscience humaine. Cependant, je sens que si la conscience humaine ou ce qui est au centre de la conscience humaine est fortifiée, alors la conscience humaine sera toujours la maîtresse de tous les outils qu’elle crée. Le problème est d’éveiller la conscience humaine afin qu’elle puisse maîtriser l’outil qu’elle crée.

Krishnamurti : À quel moment les outils deviennent-ils des maîtres?

Rajni Kothari : Il y a une agitation fantastique de la conscience au niveau de la personne ordinaire. En fait, le rétrécissement dont parle Romesh n’est pas seulement le rétrécissement que les télécommunications et la technologie ont provoqué ; c’est aussi un rétrécissement entre les couches inférieures et supérieures de la société. Et ce rétrécissement donne lieu à des formes et des problèmes que l’esprit a découvert. Je n’ai pas de réponses à ces deux questions ; c’est un processus extrêmement compliqué. Un processus de transformation de la conscience se poursuit d’une manière si radicale que cela me rend nerveux.

Krishnamurti : Si je peux le souligner, je ne pense pas que la crise soit dans la moralité ou les valeurs du tout. Je pense que la crise est dans la conscience et la connaissance. À moins que les êtres humains ne transforment radicalement cette conscience, nous allons nous retrouver dans des guerres sanglantes. La connaissance a-t-elle transformé l’homme à tout moment ? C’est la vraie crise. L’homme a vécu vingt-cinq mille ans, d’après ce que la découverte moderne a montré. Pendant ces deux cent cinquante siècles, il n’a pas radicalement changé. L’homme est anxieux, effrayé, déprimé, malheureux, agressif, solitaire, tout cela. La crise est là, et la crise est dans la connaissance moderne. Quel chaos, la connaissance a-t-elle joué ? A-t-elle une place quelconque dans la transformation de l’homme ? Telle est la vraie question. Nous devons comprendre, non pas intellectuellement, non verbalement, mais profondément dans notre être la nature de notre conscience et cette énorme accumulation de connaissances dans les cent cinquante dernières années, que cela ait provoqué la destruction de l’homme, ou l’ascension de homme, ou s’il y a une place quelconque dans la transformation de l’homme.

PJ : De quel genre de connaissances parlez-vous ? Quand vous demandez : «Quelle place a la connaissance dans la transformation de l’homme ?»Ne devrions-nous pas clarifier votre conception de la connaissance ?

T.N. Madan : Nous avons sûrement un problème ici de communication et de compréhension mutuelle, j’essayais de m’expliquer ce que Krishnaji voulait dire par son observation de la connaissance, et de suggérer que peut-être ce qu’il voulait dire était la volonté d’être humain par l’expérience, convertir les connaissances en expérience. Maintenant, cela pourrait être la connaissance à n’importe quel niveau. Cela pourrait être la connaissance des scientifiques. Permettez-moi, un instant, d’être l’avocat du diable et de dire que la rubrique du scientifique est assez mauvaise mais que sa droiture morale peut être pire. Et il faut se rappeler que le scientifique qui produit l’ordinateur ne le fait pas au nom de la réalisation de la liberté humaine. Je pense que nous devrions essayer de déterminer s’il s’agit d’un problème de crise morale ou de la nature de la connaissance ou de l’acquisition de connaissances.

PJ : Nous semblons tourner autour de ce facteur de connaissance. Vous avez parlé de la conscience, qui contient non seulement des connaissances sur les machines, les ordinateurs, etc., mais aussi sur des choses plus puissantes, la peur, la cupidité, le chagrin, l’envie, la solitude. Ce n’est pas la connaissance dans le sens ordinairement reconnu du mot, bien que vous puissiez considérer toute cette partie du processus de la connaissance parce qu’elle provient de l’expérience.

Krishnamurti : J’aimerais discuter de ce qu’est la conscience et de la nature de la connaissance. Ces deux facteurs semblent dominer le monde. La pensée est la connaissance. La connaissance est l’expérience. La connaissance, la mémoire, la pensée, l’action – c’est le cycle dans lequel l’homme a été pris pendant vingt-cinq mille ans. Je pense qu’il n’y a pas de différend à ce sujet. Ce cycle a été un processus d’accumulation de connaissances et de fonctionnement à partir de ces connaissances, soit habilement ou maladroitement. Le processus est stocké dans le cerveau en tant que mémoire, et la mémoire réagit en action. C’est le cycle dans lequel l’homme est pris ; toujours dans le domaine du connu. Maintenant, qu’est-ce qui va changer l’homme ? C’est un problème.
L’autre est la conscience. La conscience est son contenu. son contenu constitue la conscience. Toutes les superstitions, croyances, divisions de classes, impressions brahmaniques, tout ce qui tombe dans la conscience. L’idole, la croyance, l’idée de Dieu, la souffrance, la douleur, l’anxiété, la solitude, le désespoir, la dépression, l’incertitude, l’insécurité, tout ce qui est dans la conscience humaine. Ce n’est pas ma conscience; c’est la conscience humaine, parce que partout où vous allez, en Amérique ou en Russie, vous rencontrez le même problème. Les êtres humains portent ce fardeau complexe de la conscience qui contient toutes les choses que la pensée a rassemblées.

Rajni Kothari : Je voudrais une définition du contenu de la conscience. Est-ce tout ce que la pensée a mis ensemble ? Est-ce que vous dites que les deux sont co-terminaux ?

Krishnamurti : Nous y viendrons maintenant. Lorsque vous examinez votre propre conscience, que vous soyez médecin, scientifique, philosophe ou gourou, vous trouvez vos propres angoisses, vos incertitudes, tout ce qui est votre conscience. Et cette conscience est le fondement sur lequel repose toute l’humanité.

Jai Shankar : Est-ce tout ? Tout cela est-il additionné à la somme de la conscience ? ou est la conscience plus que cette somme ?

GN : Si vous dites que le contenu de la conscience est la somme des pensées passées de l’homme, des choses que l’homme a connues, alors il n’y a rien qui soit ajouté par l’agrégation. La question est la suivante : La conscience est-elle la somme de ses pensées passées, de ses connaissances, de tout ce qui est mis en place, ou y a-t-il quelque chose de plus ?

Krishnamurti : Est-ce la question ?

Rajni Kothari : Y a-t-il quelque chose dans la conscience qui ne soit pas seulement une agrégation d’anxiété et de peur ?

Jai Shankar :  Il y a eu aussi des discussions dans notre tradition sur la conscience pure, une conscience qui n’est pas un agrégat d’anxiété, de douleur, de désespoir. Celle-là est plus que la somme de ces parties est une possibilité qui doit être considérée.

Krishnamurti : Même poser une chose en tant que conscience pure fait partie de notre conscience. Est-ce que vous êtes d’accord jusqu’à présent : quelle que soit ce que la pensée a mis ensemble, que ce soit super-conscience, la conscience ultime, la conscience pure, fait toujours partie de notre conscience, fait toujours partie de la pensée, et la pensée naît de la connaissance, et, par conséquent, complètement limité ? Toutes les connaissances sont limitées. Il n’y a pas de connaissance complète de l’ordinateur ou de la bombe atomique ou de quoi que ce soit.

PJ : La conscience est-elle un assemblage de plusieurs fragments
de différents types, ou a-t-elle une qualité holistique?

T.N. Madan : La conscience doit être intégrée.

Krishnamurti : Si c’est limité, ce n’est pas holistique.

T.N. Madan : Si la conscience n’est pas holistique, qu’en est-il de la connaissance ?

Krishnamurti : La conscience est la connaissance. Ne dirais-tu pas que toute notre existence est expérience ? De l’expérience – qu’elle soit scientifique, émotionnelle ou sexuelle – nous acquérons des connaissances. Et cette connaissance est stockée dans le cerveau en tant que mémoire. La réponse de la mémoire est pensée. Mais de toute façon, le processus est cela.

Sudhir Kakkar : La pensée est née de la peur.

Krishnamurti : La peur est le produit de la pensée, et non l’inverse. Admettez-vous que la pensée découle de la connaissance, que la connaissance ne peut jamais être complète à propos de quoi que ce soit ? Par conséquent, la pensée est toujours limitée, et toutes nos actions – scientifiques, spirituelles, religieuses – sont limitées. Donc la crise est dans la connaissance, qui est la conscience.

PJ : La question qui a été soulevée est la suivante : la peur est-elle indépendante de la pensée ? La pensée apparaît-elle comme une réaction à la peur ? Comment la peur apparaît-elle ?

Jai Shankar : Vous aviez dit que la pensée naît de la connaissance.

Krishnamurti : C’est un fait.

Sudhir Kakkar : Eh bien, je suggérais qu’il y a une étape intermédiaire, que la connaissance vient d’abord de la peur ; la peur est le père de la pensée plutôt que l’inverse.

JU : La connaissance se construit à travers un processus : la connaissance antérieure est remplacée par de nouvelles connaissances, il y a la conquête de la connaissance par la connaissance ; la connaissance chevauche ses propres épaules.

KV : Est-ce que cela constitue alors la conscience ou non ? Upadhyayaji a dit «oui», certains d’entre nous disent certainement «non».

Krishnamurti : Je ne suis pas tout à fait l’argument.

PJ : Nous ne communiquons pas ; peut-être que si vous ouvrez tout le problème de la connaissance, de la pensée, de la conscience, il peut être plus simple d’arriver à un point de rencontre.

Krishnamurti : Monsieur, qu’est-ce que la réalité ? J’aimerais explorer cette question. Qu’est-ce que la nature, l’arbre, le tigre, le cerf ? La nature n’est pas créée par la pensée ; ce qui n’est pas créé par la pensée est la réalité. La pensée a créé tout ce que je connais – tous les temples, les églises, les mosquées. Il n’y a rien de sacré dans la pensée ; les rituels, la messe, le namaz, les prières, tout ce qui est l’invention de la pensée. Alors je me demande : Qu’est-ce que penser ? Si vous me demandez mon nom, je réponds immédiatement parce que je le connais. Mais si vous me demandez quelque chose qui est plus complexe, il faut du temps pour enquêter, pour répondre. Autrement dit, je regarde dans ma mémoire et j’essaie de trouver la réponse ou je consulte des livres ou parle à quelqu’un pour trouver la réponse.
Il y a donc : une réponse immédiate, une réponse au temps, et la réponse qui dit : «Je ne sais vraiment pas.» Nous ne disons jamais : « Je ne sais pas. » Nous répondons toujours de mémoire. Ce souvenir se trouve dans les cellules de mon cerveau, dérivé de la tradition, de l’éducation, de l’expérience, de la perception, de l’ouïe, etc. Je suis tout ça. Né en Inde, éduqué à l’étranger, le contenu de ma conscience est le résultat de la culture indienne, de la culture européenne, de la culture italienne, etc. le contenu de ma conscience est le résultat d’innombrables entretiens, discussions avec des scientifiques, des religieux. Ma conscience est moi ; Je ne suis pas différent de ma conscience. Donc l’observateur est l’observé. C’est un fait. Ma conscience est la conscience de l’humanité; ce n’est pas séparé. Et cette conscience a connu des conflits, de la souffrance. Il a inventé Dieu.
Voyant tout cela, que dois-je faire ? Ce que je suis est le reste du monde ; Je suis le monde. Ce n’est pas une idée intellectuelle, mais un fait. Je suis un homme ordinaire, pas un type très intellectuel. J’ai regardé les gourous ; ils ne m’ont pas aidé ; les politiciens ne m’ont pas aidé ; les scientifiques ne m’ont pas aidé ; au contraire, ils m’ont détruit, mis à part la commodité technologique, la communication et tout ça. Leurs bombes atomiques, leur technologie militaire, perpétuent perpétuellement les guerres. Au cours des cinq mille dernières années, nous avons eu des guerres chaque année. C’est un fait historique. Cependant, toute cette accumulation de connaissances extraordinaires m’aidera-t-elle à changer tout cela ? C’est la vraie crise. J’ai compté sur tout le monde pour m’aider. Je dois me débarrasser de toute cette aide totalement. Je sens la crise est là et non dans le monde de la technologie ou dans le monde intellectuel ou dans le monde totalitaire.

Rajni Kothari : N’attribuez-vous pas une certaine homogénéité à tout ? Vous donnez le même caractère à différentes civilisations, différents systèmes religieux, systèmes de la science moderne et systèmes de pensée qui créent des guerres partout dans le monde.

Krishnamurti : Bien sûr, je ne vois aucune différence.

Rajni Kothari : Je n’ai aucune difficulté à voir qu’un être humain est le résultat de tous ces facteurs. Mais donner le même genre de caractère à tout cela sans différenciation, que je ne vois pas.

Krishnamurti : Physiquement, vous êtes plus grand, je suis plus petit ; et psychologiquement, il existe certaines tendances caractéristiques dépendant de cultures différentes, suivant certaines valeurs. A un certain niveau, nous sommes différents. Mais au niveau de ce que nous sommes, je pense qu’il a un point. Que vous viviez dans la jungle amazonienne ou dans une ville moderne, voici une universalité fondamentale de la situation humaine. Mais sûrement en termes de ce que nous avons, que nous ayons l’ordinateur ou la machine à coudre, il y a une différence.

Rajni Kothari : La question n’est pas la différenciation, mais le courant de conscience qui s’est passé dans le passé. Vous parlez en termes de vingt-cinq mille ans. La vision moderne, scientifique, homocentrique de la connaissance et son impact sur la conscience peuvent-ils être mis sur un pied d’égalité avec certains des anciens courants de la conscience ? En d’autres termes, l’expérience et l’accumulation de l’expérience ne nous offrent-elles aucun choix en ce moment de l’histoire, ou sommes-nous condamnés ?

PJ : Tant que nous continuons dans notre conscience connue, son souci du moins mauvais, du moins pire, nous sommes toujours pris dans l’emprise de quelque chose dont nous ne semblons pas pouvoir sortir.

Krishnaji fait allusion à un saut quantique, et nous sommes toujours dans la structure du temps. Peut-être demain nous verrons peut-être clairement, mais pouvons-nous le faire avec les instruments avec lesquels nous voyons le monde, quels sont les instruments que nous avons ? Pouvons-nous arriver à ce point d’où nous voyons ? Sinon, nous tournerons en rond : nous pouvons être meilleurs, plus moraux, moins moraux, moins destructeurs ou plus destructeurs, mais nous serons toujours pris dans ce cadre. Je pense que c’est le problème.

Jai Shankar : Monsieur, je comprends votre angoisse. Mais je ne comprends pas le problème. Si tel est le cas depuis vingt-cinq mille ans sans changement, nous ne pouvons pas revenir à une période ou à un état où les choses seraient plus souhaitables qu’elles ne le sont. Si c’est ce que nous sommes, je ne vois pas comment nous pouvons faire le saut quantique.

Jai Shankar : C’était exactement mon point de vue.

Krishnamurti : Ma question est la suivante: au bout de vingt-cinq mille ans, je suis ce que je suis. Nous le voyons tous. Hitler a laissé son empreinte sur nous ; le Bouddha a aussi ; si Jésus a déjà vécu, il l’a aussi. Le résultat de tout ça est mon conditionnement. Est-il possible d’être totalement inconditionné ? Je dis «oui», il est possible d’être complètement inconditionné.